Bonjour à tous! Me revoilà pour un nouveau chapitre! Vous l'attendiez, vous le vouliez, vous le désiriez! Et il est (presque) là *mouhahaha*!
Avant de passer à la lecture, merci à tous pour vos reviews! Ça m'a fait très plaisir surtout durant cette période qui (hormis le bac) a été très mouvementé et difficile pour moi, ce qui explique mon retard. Excusez-moi, je n'avais plus la foi d'écrire mais je m'y suis remise pour vous et j'espère que ça vous plaira!
Bonne lecture à tous (et rendez-vous plus bas)!
Chapitre VIII : « Un serviteur se doit d'obéir à son maître »
Les larmes de Ciel avaient cessé. Leurs lèvres se mêlaient et s'épousaient dans une harmonie parfaite. Ils étaient tout, ils n'étaient rien. Ils étaient seulement tous les deux. Ni le passé, ni le futur ne comptaient. Juste…cet instant que tous les deux désiraient secrètement qu'il ne finisse jamais. Mais cela jamais ils ne se l'avoueraient. Le comte et le démon étaient bien trop fiers pour s'abaisser à du sentimentalisme…n'est-ce-pas ? Qu'importe. Bientôt, la langue vicieuse du démon alla caresser les lèvres fraîches de son cadet pour en réclamer l'accès. C'est dans un soupir de plaisir que le jeune homme le lui accorda, à dix mille lieus alors de ce qui se passait. C'était bien trop bon. Jamais il n'aurait pu imaginer qu'un tel bien-être pouvait être possible après tout ce qu'il avait subi. Et encore moins venant de…
Le bal de leurs langues continua dans leurs bouches. Tendre puis plus passionné, les deux hommes se cherchaient, voulant dominer l'autre avant de finalement se laisser aller à un baiser d'égal à égal. La main du démon ne quittait pas la peau fragile du cou de son ancien maître sous-laquelle pulsait le sang coulant dans ses fines veines. Ciel empoignait furieusement les cheveux du brun et écrasait ses lèvres pour approfondir ce baiser. Le démon s'efforçait de le modérer. Il ne devait plus s'emballer. Il ne fallait plus que…ça se reproduise. Sébastian remonta ses mains sur les joues de Ciel qui rougit instantanément. Il le regarda. Ses grands yeux bleus étaient dissimulés sous ses paupières closes. Ses rougeurs étaient si belles…adorable.
Le démon rompit leur baiser, gardant son front appuyé contre celui du plus jeune. Celui-ci ouvrit les yeux. Ils se regardèrent. Il ne voulait plus jamais le relâcher.
- Sébas… ?
- Chut, le coupa l'interpelé en posant un doigt sur la bouche entre-ouverte. Nous n'avons pas à nous justifier.
Le serviteur hocha la tête. Ils n'étaient que tous les deux c'est vrai…Mais peut-être était-ce cela le problème ? Ciel n'aimait pas lui montrer ses sentiments à lui, le démon puissant et sans failles (en apparence).
« Nous n'avons pas à nous justifier… »Repensa Ciel. « Il a sans doute raison…s'il ne s'en sert pas contre moi après. »
Le gris se releva des genoux du plus âgé et déposa un baiser furtif sur ses lèvres accueillantes.
- Pas un mot à personne.
- Je ne vois pas Miss Elizabeth pour le lui dire, répondit le démon d'un ton moqueur.
Les pupilles bleus plongèrent dans celles carmin du Maître comme pour y desceller la vérité. Il semblait sincère. Un hochement de tête du gris vint confirmer son jugement sur les paroles prononcées. C'est en toute confiance qu'il vint se lover contre le corps ferme de l'autre qui le reçut avec tendresse. Ses deux bras se refermant dans son dos, l'étreignant.
- Tu m'as manqué…, murmura Ciel.
Il se tendit. Les mots avaient devancé sa pensée et aussitôt dis, il les regretta. Ciel ferma les yeux en se mordant l'intérieur de la joue, s'efforçant de ne pas rougir. Il était dérisoire d'espérer que le démon à l'ouïe aiguisée ne l'ait pas entendu. Un petit ricanement vint confirmer son raisonnement.
- Oya ! Oya ! Vous seriez-vous laissé aller au sentimentalisme durant mon absence ?
L'enfant inspira profondément puis, sous l'impulsion, ce fut à lui de poser un doigt sur les lèvres du démon. Il se redressa, se libérant de l'emprise autour de lui.
- Toi au moins tu n'as pas perdu ta langue.
Le démon se leva à son tour, le dominant de toute sa hauteur. Il sourit. Lui aussi avait une nouvelle arme. Il releva de deux doigts le menton du plus jeune qui résista avant de relever les yeux vers le démon. Ses yeux le fixaient.
- Mais JE suis le maître.
L'enfant fronça les sourcils. Comment l'oublier ? Julien n'avait cessé de le lui répéter encore et encore à tel point que c'en était devenu une litanie quotidienne, une chanson accompagnant ses moindre faits et gestes. Non, il ne le savait que trop bien avec cette marque qui le brûlait atrocement. Il aurait voulu demander au brun d'annuler son ordre pour lui désobéir sans douleur, le tutoyer et le nommer par son prénom librement. La liberté semblait être un privilège entre ces quatre murs. Au lieu de ça, il ne put retenir un…
- Oui Maître.
Ses yeux couleur de nuit s'ouvrirent en grand et il plaqua ses mains sur sa bouche comme pris en faute. L'entraînement de Julien portait ses fruits : obéir semblait être devenu une seconde nature chez lui. C'était si humiliant… Sébastian rit. Julien avait fait du très bon travail.
Ciel rejeta son emprise sur son menton d'un geste vif de la main. Le démon retrouva tout son sérieux. Il fit un pas vers le jeune homme qui recula du même nombre de pas. Un pas en avant, un pas en arrière. Ce manège se répéta dans le silence et l'observation des deux partis, telle une danse entre le chasseur et sa proie. L'ancien comte se retrouva pris au piège, son dos frêle rencontrant le mur. L'homme avança de nouveau, se collant à lui. Il était piégé. Sa respiration était calme. Il ne cherchait pas à le fuir.
- Je vois que vous avez également appris à obéir.
Les mots pour répondre manquèrent au comte qui se colla le plus au mur, tentant ainsi de mettre un minimum de distance entre lui et son supérieur. Il était tellement impuissant face à lui ici…
- Redites-le encore.
Le gris détourna le visage en se mordant la lèvre, les joues rouges. Douleur ou honte ?...Pourquoi avait-il si chaud tout à coup ? La proximité de Sébastian y était pour quelque chose il en était sûr. Ciel hésitait…Il devait lui obéir quels que soient ses désirs.
Le démon caressa du bout des doigts son cou puis son menton finement dessiné jusqu'à ce que son serviteur se décide à le regarder. Il savait qu'il l'aurait.
- Redites-le, ordonna la voix suave en souriant, de son sourire le plus sensuel.
- Oui…Maître, murmura le gris, la voix cassée en se perdant dans le rouge des prunelles qui l'observaient et vers lesquelles il avait tenté un bref regard (s'éternisant…).
Ses poignets furent alors saisis et plaqués au mur tandis que ses lèvres se retrouvaient écrasées par un baiser fougueux du plus âgé. C'était…dingue (!) mais Ciel ne tenta pas de se défaire de cette étreinte qui le consumait. Au contraire il en redemandait ! Il quémandait cette chaleur émanant de leurs deux corps, la sensualité dont faisait preuve le démon pour le satisfaire. Il en voulait plus. Tellement plus…Et il savait comment l'obtenir.
- Maître…, gémit Ciel dans la bouche de son compagnon.
Le corps musclé se colla au sien à lui en couper le souffle. Mais il résistait. Il le voulait. Les mains du démon lâchèrent ses poignets pour revenir sur ses joues devenues rouge pivoine. Elles glissèrent sur son cou en coordination parfaite avec ses lèvres, n'aillant plus qu'un seul objectif: faire découvrir à cet être innocent tous les plaisirs de la chair.
Sa langue découvrait chaque parcelle de son cou immaculé jusque-là préservé. Ses mains descendaient toujours, toujours plus bas, frôlant le fin tissu de la chemise du serviteur. Ciel n'était plus que frissons contre le mur auquel il était maintenu, désespérément accroché aux cheveux du démon qui lui procurait tant de ravissement. A bout de souffle, le garçon retenait à grande peine les gémissements qui menaçaient de dépasser sa bouche. Il se mordillait la lèvre inférieur qui finit par s'ouvrir et saigner ce qui ne passa pas inaperçu à l'odorat du démon. Ses yeux se relevèrent instantanément sur le liquide rouge à l'odeur si envoutante. Le carmin de ses yeux flamboya sous le désir et sans un mot il se redressa, récupérant de sa langue tentatrice le filet de sang envoutant.
- Mmmmh…, soupira le plus jeune entre deux baisers ensanglantés.
Sébastian avança son genou contre l'entre-jambe du gris qui gémit en se cambrant à cet attouchement. De l'électricité se diffusait dans tout son corps jusqu'à son bas-ventre. C'était…Un gémissement franchit ses lèvres lorsque le démon exerça une nouvelle pression sur son membre durcit, trop à l'étroit dans ses habits.
Les gémissements du comte excitaient les sens du brun qui en voulait plus lui aussi. Il voulait se faire du bien et son compagnon de jeu ne semblait plus être contre cette idée, ainsi fébrile dans ses bras, haletant. Il était si désirable que s'en devenait une torture. Sa main passa dans le pantalon du serviteur, allant caresser ses fesses.
A ce contact, le comte ne gémit plus comme l'escomptait le démon mais commença à trembler de tous ses membres. Ce qui était auparavant du désir se changea peu à peu en peur. L'enfant reprit rapidement ses esprits. Et si le démon ne se contrôlait pas ? Et le s'il le blessait ? Et si… ? Ciel secoua la tête. Ce contact charnel le brûlait. Une boule d'angoisse se forma dans sa gorge lui donnant des nausées. Il fallait qu'il lui échappe !
- Sé…Sébas…, tenta désespérément de prononcer le jeune homme en se détachant des lèvres du démon.
Mais loin de la vérité, le démon prit ce murmure pour un appel à d'avantage de jouissance. Cela l'excita. Oh oui depuis le temps qu'il désirait mettre cet enfant dans son lit…Le gamin devrait se rabaisser à lui en demander plus et Sébastian lui accorderait en bon Maître qu'il était. Il se réjouit de la situation. Enfin il tenait sa chance de racheter sa faute.
- Sébastian ar…, articula Ciel avant d'être brusquement coupé par un baiser langoureux de son compagnon.
Son esprit repartait déjà, embrumé par le fantasme de ses caresses. Les mains du démon avaient glissé sur sa taille.
- Aaaah…, gémit le comte. Non je…
Trop tard. Le démon le souleva de terre en lui écartant les jambes, lui suggérant implicitement d'entourer sa taille avec. Ses chevilles se croisèrent alors que les mains du brun se posaient sur son dos et ses fesses pour le soutenir. Enfin il quitta le mur. Gêné, le gris enfouie son visage contre le cou de son compagnon, n'osant plus rien dire. Jamais ils n'avaient été aussi proches. Jamais il n'avait pu sentir le parfum de son majordome aussi distinctement un mélange d'amertume et de douceur.
- Est-ce-que tout va bien Ciel ?demanda Sébastian en le déposant doucement sur le lit.
Le plus jeune osa alors le regarder. Ses iris flamboyants le terrorisaient mais il ne pouvait pas lui montrer. Plusieurs fois il l'avait vu dans cet état alors qu'il donnait à son diable de majordome l'âme de pions inutiles, à dévorer. Mais c'était totalement différent. Il était le maître et non la proie ! Pas comme ici…Et il avait peur de ce que pourrait lui faire le démon.
Il détourna le regard.
- Regardez-moi, dit le brun dans un souffle en caressant la joue du plus jeune.
Il obéit et se retrouva à nouveau entrainé dans un baiser, plus doux cependant tandis que le démon écartait d'avantage ses jambes. La chaleur était suffocante et son cœur battait fort dans sa poitrine. Les mains froides allaient et venaient sur ton torse à présent dénudé. La…la peur…l'angoisse…tout.
« NON ! »
- NON !cria le serviteur en se contorsionnant de manière à lui échapper.
En une seconde tout fut fini. Le démon le lâcha, positionnant ses mains en l'air en signe de paix. Son regard n'était que surprise face à la situation. Le garçon avait pourtant l'air d'apprécier ce qu'il lui faisait…Pourquoi un tel changement d'attitude soudainement?
Ciel se laissa aller sur le matelas, les yeux humides et les joues rougies par le manque d'oxygène et sa gêne quant à la situation. Il ferma les yeux, la respiration haletante. Tout était confus en lui, ses pensées se bousculant entre soulagement que le démon ait arrêté et douleur…son membre levé par le désir le faisant atrocement souffrir.
- Calmez-vous…, souffla sensuellement le Maître en caressant les rougeurs de son serviteur. Vous êtes magnifique.
- Sébastian.
- Oui my Lord ?le questionna le démon en détaillant son expression.
Son ancien maître le fixait d'un air assuré. Il n'était plus sous l'emprise de ses baisers et suçons sulfureux. Il était là, Ciel Phantomhive sous toute sa splendeur. L'éclat noble brillait dans ses yeux d'un saphir pur. Il n'avait rien perdu à sa fierté. Un sourire ravi se dessina sur les lèvres du brun, fasciné par le charisme de l'enfant.
- Cesses de me toucher comme-ci j'étais ton jouet !
- Je vous touche comme un humble serviteur dévoué à son maître. Ce que vous êtes.
- Je ne suis pas une catin !
Le démon haussa nonchalamment les épaules.
- Qui puis-je si vous ne savez pas retenir vos gémissements pour deux caresses ?
Ciel vit rouge. Alors c'était maintenant que le démon se servait de sa faiblesse contre lui. C'est pourtant lui qui l'avait entrainé dans tout cela ! Il ne lui avait pas fallu longtemps à ce…
- BAKA !cria le serviteur en levant la main sur le brun pour le gifler.
Son poignet fut attrapé et ses mains contenues d'une poigne coriace sur le matelas, de part et d'autre de sa tête. Le Maître le regarda durement alors que Ciel se figeait net sous la force du dominateur. Il savait qu'il n'aurait pas le dessus dans un corps à corps mais il ne le laisserait pas faire pour autant.
- Avant vous étiez le maître, Ciel Phantomhive mais à présent vous êtes mon serviteur et je ne tolèrerais plus aucun écart de conduite de votre part. Vous allez apprendre où est votre place.
- Et que vas-tu me faire ? Me violer ?lui cracha le jeune homme à la figure sans se démonter.
- Ne me tentez pas, vociféra le démon menaçant.
- Tu…
- Taisez-vous !
Des doigts frôlant légèrement la porte les stoppèrent net dans leur affrontement. Ciel voulu se dégager de son emprise pour reprendre une posture correcte mais son supérieur ne l'entendit pas de cette oreille et le garda allongé sous lui, bras et jambes ouverts. On toqua alors plus franchement.
- Qu'est-ce ?interrogea le brun en haussant la voix sans jamais quitter du regard son prisonnier.
- Vous nous aviez demandé de vous appeler pour vous escorter à la réunion Maître, répondit une voix féminine de l'entrée.
Le garçon interrogea l'homme du regard. Une réunion ? Et cette voix…Ciel secoua la tête sous le regard inflexible de l'autre. Il devait se tromper.
- Patientez ! ordonna-t-il à voix haute puis il baissa la voix pour s'adresser à son serviteur. Rhabillez-vous correctement et suivez-moi.
Sur ses mots il se leva et attendit son sous-fifre en croisant les bras. Il ne retint pas quelques soupires d'exaspération devant la lenteur du jeune, ce qui eut le don de l'énerver.
- Si tu n'es pas content rien ne te retient ici !
Alors qu'il finissait tout juste de remettre correctement sa chemise, Ciel fut attrapé par le col et attiré tout près de l'homme. Il le regarda surpris. Il en avait assez qu'il le manipule ainsi à sa guise ! Pour qui se prenait-il ? La sévérité de maître avait repris le dessus sur la tendresse qu'il avait laissé filtrer durant leur brève étreinte à tel point qu'en l'observant, Ciel se mit à douter de sa sincérité passée.
- Vous me vouvoierez en public. Et je ne veux aucun affront de votre part. Le premier mot ou regard déplacé sera aussitôt sanctionné, me suis-je bien fait comprendre ?
Ciel pinça les lèvres sans bouger, laissant le regard du démon courir sur ses traits pour analyser son expression. Après quelques secondes il le relâcha.
- Vous m'avez compris.
Une affirmation. Ciel pouvait dire ce qu'il voulait, le démon ne doutait pas de son autorité sur lui. Et s'il devait sévir pour le rappeler à l'ordre, il n'hésiterait pas à le faire. Jamais un serviteur ne lui avait autant tenu tête que lui. Il faut dire qu'il l'avait très mal habitué au manoir, sur Terre, lui cédant tous ses caprices pour le satisfaire (mais également obéir au pacte ^^).
L'ancien majordome lui refit correctement son nœud sans le regarder puis ils partirent. Enfin il allait voir à quoi ressemblait la vie du démon qui lui avait caché tant d'années sa vraie nature de chef des Enfers. Certes, le comte n'avait pas tenté de s'y intéresser mais il le regrettait à présent. Quelle frustration pour lui de savoir que son majordome connaissait tout de son passé, ses habitudes, ses envies, ses sentiments…alors que lui, placé dans un nouvel environnement, avait l'impression de faire face à un inconnu. Pourquoi devait-il l'accompagner à sa réunion ?
Soudain, le démon se retourna sur lui et dans un mouvement de son corps calculé dans les moindres détails, se pencha et vint happer les lèvres du serviteur dans un tendre baiser. Ciel se laissa faire, d'abord surpris puis il entreprit de participer au baiser. Mais c'était déjà trop tard. L'homme s'était redressé et lui tournait le dos.
« Comme-ci rien ne s'était passé… »Pensa-t-il en passant ses doigts sur ses lèvres ou la fraicheur du baiser était encore présente.
- Tenez-vous bien, lui rappela son vis-à-vis.
Ils marchèrent vers la porte qui s'ouvrit d'elle-même à leur approche. Sur le seuil, Ciel découvrit qui seraient leurs escortes. Son sang ne fit qu'un tour. Eux.
« - Tu sens cette odeur ?
- L'odeur de la brebis effrayée, murmura la femme.
…
- Oui continue à crier mais il ne viendra pas ! Tu es seul mon petit! Seul ! »
Il secoua la tête. Non le comte n'avait pas oublié ce qu'ils lui avaient fait au tout début de ce cauchemar sans nom. De cette descente aux Enfers. Ses yeux méfiants se levèrent sur le mercenaire. Lui aussi l'épiait du regard à l'insu du Maître. Il le regarda plus encore, le visage blêmit par la peur de ce qu'il observait. Il serra les poings pour contrôler son angoisse. S'il s'était laissé aller devant Sébastian, il en serait différent pour ses anciens tortionnaires.
Au vue de son sourire ironique, l'homme non plus n'avait pas oublié.
- Nous pouvons y aller, déclara le démon avant de ses mettre en marche.
Le garçon se rua sur la main tendue et resta (le plus dignement possible) proche du Maître qui lui offrait une totale sécurité. L'obscurité dissimula le sourire du plus âgé qui avait prévu une telle réaction. Les deux mercenaires leur emboitèrent le pas. Ciel pouvait sentir leurs regards dans son dos mais s'obligeait à ne rien laisser paraître. Pour sa main…Il ne faisait qu'obéir à son supérieur ! Rien de plus, rien de moins. N'empêche…Pourquoi diable Sébastian avait-il besoin de gardes ? Il s'était toujours défendu seul lorsqu'il était à son service.
« Une nouvelle mise en scène pour son rang. Tssk…Quel comédien. »Pensa-t-il amèrement.
Ils arrivèrent bientôt à une porte ornée de lourds montants que les gardes se hâtèrent d'ouvrir pour les laisser passer. Maître et serviteur entrèrent, s'arrêtant bien vite devant une table ovale où les attendait un homme ou plutôt un démon. Ciel ouvrit de grands yeux. Cette vision aurait glacé sur place toute personne seine d'esprit. Il était grand, habillé tout de noir, les montures d'argent brillant autour de ses yeux dorés, seuls éclats sur son visage froid et inexpressif. Lui. Claude Faustus.
A suivre…
Voilà ce que j'ai écris en trois jours! Excusez-moi s'il y a quelques fautes, j'ai fais mon maximum et je voulais le publier avant de partir à Orlando. A moi l'écriture, le soleil, la drague et les parcs d'attraction ;)
J'espère que ce chapitre vous a plu car c'était le but ^^ C'est mon premier début de lemon donc si vous avez des conseils pour que je m'améliore n'hésitez pas, je suis toujours preneuse!
En autre nouvelle, j'ai créé une page Facebook spéciale pour moi et mes lecteurs. C'est "XFlox de ". Je veux proposer dessus mes fictions, des photos, des anecdotes, des passages bonus (passages et dialogues jamais publiés), des exclusivités sur les prochains chapitres, discuter plus librement et régulièrement avec les personnes qui me suivent pour écouter vos idées et également faire du RPG! Car j'ai découvert ça il n'y a pas longtemps (plus ou moins) avec une amie et j'adore, le problème est qu'elle n'est pas très disponible donc je suis toute triste...Voilà voilà! Donc n'hésitez pas, encore une fois je ne mange personne et ça sera un plaisir de ne pas avoir créée ce facebook pour rien ;)
Merci de m'avoir lu et j'espère que j'aurais quelques reviews ;) Gros bisous à tous et bonnes vacances!
