Alors, voici un chapitre un peu plus long que le précédent, puisqu'on en vient aux révélations. J'espère que la suite vous plaira.
J'aimerais également remercier toutes celles qui prennent le temps de laisser des reviews, de temps à autre ou à chaque chapitre ! Je mets à partir de ce chapitre des réponses en fin de texte aux review anonymes (je vais essayer de faire ça pour chaque chapitre).
En tout cas merci
à Lucie34, Lolo66, Fantomette34, Gilgalad Switblade,Kyara, Holkp, et Jade pour leurs reviews !
Merci aussi pour toutes les mises en favoris !
Rajout de dernière minute : on m'a signalé dans un commentaire que dans le premier chapitre, j'avais donné le nom de Wilson à Mae. Ceci est une erreur car j'ai hésité entre Wilder et Wilson pour le nom adoptif de celle-ci. Je vais essayer de changer ça sans supprimer le chapitre ! Voilà, je vous laisse lire !

Avertissement : on passe au moment des révélations, et les bébés ne se font pas tout seul, donc la relation entre Severus et Hermione va être évoquée. Je ne suis pas rentrée dans les détails, mais s'il y en a parmi vous qui sont gênés par les lemon, il est peut-être préférable de se retrouver au chapitre suivant. Je ne maîtrise pas encore les différents degrés de rating, mais je préfère prendre large en annonçant ce chapitre comme un rating M, au moins tout le monde est prévenu.
J'espère que ce chapitre vous plaira ! Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser une petite review, c'est toujours encourageant !

Si Minerva fut surprise de cette révélation, elle n'en laissa rien paraître. L'homme inébranlable qu'était Severus se trouvait maintenant face à elle, totalement dépassé par les évènements.
-« Severus…que c'est-il passé ? »

Il ne répondit pas. Il avait taché d'oublier au mieux cette histoire lorsqu'il avait compris qu'Hermione ne reviendrait jamais. Personne n'aurait jamais du savoir.
La jeune fille l'avait trouvé un soir, alors qu'il tentait péniblement de rentrer dans ses appartements, après une soirée particulièrement difficile auprès de Voldemort. Celui-ci, peu satisfait des avancées de ses Mangemorts, s'était chargé de leur rappeler leur place grâce à des Doloris et autres sorts sombres inconnus bien sentis. L'espion de Dumbledore avait donc l'impression que tous ses muscles se paralysaient, et il sentait de longues trainées de sang couler sur son corps. Il s'était écroulé une première fois à l'angle d'un couloir, et s'était relevé pour rechuter une quinzaine de mètres plus loin. La suite était très floue pour lui. Il se souvenait d'une voix qui l'encourageait, puis c'était le vide total. Il s'était réveillé le lendemain, dans ses appartements, courbaturé mais clairement soigné.

Cependant, lorsque la tête pensante du trio d'or s'était présenté à son bureau le soir suivant, avec un air de Molly Weasley sur le visage, lui disant qu'il ne pouvait en aucun cas continuer comme ça et qu'il fallait que quelqu'un s'occupe de lui quand il rentrait de ces réunions atroces, Severus avait compris que ce n'était pas Poppy ou Dumbledore qui l'avait retrouvé gisant dans les couloirs, mais bel et bien l'insupportable je-sais-tout de Gryffondor. Il, l'avait, comme à son habitude, rabroué sèchement, avant de lui claquer la porte au nez.
Quel ne fut pas sa surprise quand Dumbledore lui rendit personnellement visite dans ses appartements le jour suivant, lui demandant, puis l'obligeant à prendre Miss Granger comme apprentie en potions. Cette garce voulait devenir Médicomage, et avait expliqué au Directeur qu'un niveau supérieur en potion était nécessaire. L'arrangement imposé par Dumbledore donnait surtout à la jeune fille un accès au laboratoire personnel, et par conséquent aux appartements de Severus, et ce, à toute heure de la nuit.

Severus avait tout tenté pour faire fuir l'insolente. Il avait d'abord été imbuvable, lui faisait récurer les chaudrons les plus sales, l'ignorant totalement, et la critiquant sur ses moindres faits et gestes. Voyant qu'elle s'accrochait, il avait essayé l'intimidation. Il tournait autour d'elle lorsqu'elle se lançait dans une préparation, lui racontant les sorts dont il pouvait être victime, sa voix douce et menaçante lui faisant comprendre à demi-mot qu'il pourrait avoir des pulsions violentes, des envies de luxure ou de meurtres en rentrant d'une réunion particulièrement difficile. Elle avait tremblé, mais n'avait pas cédé, arguant qu'elle saurait se défendre. Pauvre folle !

Puis il avait joué sa dernière carte, et était devenu séducteur. Quelle jeune fille digne de se nom aurait pu supporter les avances du sombre et sarcastique Severus Snape. Mais alors qu'il s'était attendu à la voir fuir, elle était entrée dans son petit jeu. C'était devenu un défi à qui irait le plus loin. Elle avait gagné lorsqu'elle avait plaqué violemment ses lèvres contre les siennes. Mais il avait repris le dessus lorsqu'il l'avait coincé contre le mur, dévorant son cou de baiser vengeur, la faisant gémir d'envie de plus. Puis la tension était montée, les limites morales avaient volées en éclat, laissant cours à une passion dévorante. Il n'y avait pas d'amour entre eux, juste un feu brûlant, un désir incommensurable, et une envie de surpasser l'autre. Tout était brutal, sans douceur, le but étant de faire perdre pied à l'autre. Tout deux oubliaient tout dans ces moments qui n'appartenaient qu'à eux. Elle, la quête qu'elle voyait se profiler, la mise en danger de sa famille, de ses amis, la guerre qui s'approchait inexorablement. Lui, la tâche infâme qui l'attendait.

Bizarrement elle avait continué de venir le voir à Spinner's End. Il lui avait vaguement demandé une explication, une fois, mais elle avait refusé de se livrer, préférant arracher les boutons de sa chemise récalcitrante. Il ne s'était pas interrogé plus longuement. Elle lui apportait un peu de lumière dans sa sombre vie. Son corps chaud sous le sien, ses gémissements qu'elle tentait en vain de retenir lorsqu'il la prenait sauvagement, son nom qui lui échappait lorsqu'elle perdait toute notion du temps et de l'espace grâce à lui, tout cela le rendait fou. Il était accro à elle, même s'il ne l'aurait jamais avoué, même sous la torture. Puis l'été s'était terminé, et ils s'étaient dit adieux. Il était bien trop risqué qu'elle vienne à Poudlard, avec les Carrow et les autres élèves qui auraient pu la trahir, même involontairement.

Pourtant elle était venue. Une fois. Un soir, au début du mois d'octobre. Il n'avait jamais su comment elle était entrée dans ses appartements. Elle paraissait fragile, ce jour là, et sa jeunesse qu'il avait oublié transparaissait dans son regard inquiet.
-« Que veux-tu. » Froid. Distant. Hautain. Du Severus Snape dans toute sa splendeur.
Elle avait bégayé, ce qui ne lui était jamais arrivé face à lui. Les yeux rivés au sol elle lui avait avoué qu'elle avait besoin de lui, qu'elle était perdue…Il l'avait coupé.
-« Tu savais que tu ne devais rien attendre de moi. J'ai toujours été clair là-dessus. Tu devrais partir maintenant. Et ne reviens pas. »
Il avait cru voir une larme perler de ses yeux whisky, mais l'avait ignoré, retournant à son bureau sans même la regarder partir. Il ne l'avait plus vue jusqu'au jour de la Bataille Finale.

Elle était amaigrie, vraisemblablement blessée à plusieurs endroits, et paraissait épuisée. Mais elle avait toujours cette flamme de vie dans le regard, une détermination farouche se lisant sur son visage. Ils n'avaient pas échangés un seul mot lorsqu'elle et ses deux meilleurs amis l'avaient découvert, agonisant dans la Cabane Hurlante, mais il avait été soulagé de la voir, si pleine de vie après des mois d'errance et d'épreuves. Il savait tout sur elle, se renseignant de façon détournée. Il savait que Bellatrix l'avait torturée de façon ignoble, la marquant pour toujours. Mais elle était là, plus prête que jamais à en découdre.
Et pourtant, quand il s'était réveillé à Sainte-Mangouste, elle n'était jamais venue, alors que Potter multipliait ses visites. Puis lorsqu'il avait innocemment demandé ce qui se passerait pour le fameux trio d'or, Minerva avait fondu en larme. Il avait sincèrement espéré que quelque chose soit arrivé au fils Weasley, pourvu qu'Hermione aille bien. Mais les souhaits de Severus Snape n'étaient jamais écoutés. Hermione Granger était vivante, certes, mais avait tout oublié de son appartenance au monde sorcier. Egoïstement, Severus pensa tout d'abord qu'elle l'avait oublié lui. Puis il comprit que la sorcière la plus brillante de sa génération venait de perdre le brillant avenir qui l'attendait.
Il s'était juré, arguant qu'il le faisait pour le bien du monde magique, de trouver une potion pour lui rendre la mémoire. Malheureusement, les meilleurs Médicomages eux-mêmes ne savaient pas ce qui avait engendré cette perte totale de mémoire. Ce n'était pas un simple Oubliette, mais un ensemble. La jeune sorcière était épuisée, tenait visiblement debout grâce à plusieurs potions, et avait été victime de plusieurs sorts aussi sombres les uns que les autres. Lorsque l'on avait interrogé les meilleurs amis de la jeune femme, ils avaient avoués qu'Hermione avait disparue quelques heures la veille de Bataille Finale, leur assurant de ne pas s'inquiéter. Elle était revenue, comme promit, certes, visiblement fatiguée mais semblant soulagée.

Severus savait bien ce qu'elle était allé faire à présent. La Bataille Finale avait eu lieu le 2 mai 1998, le lendemain de la naissance de Mae. La culpabilité le rongeait comme jamais auparavant. Même la mort d'Albus ne lui avait pas fait cet effet. Elle était venue lui demander de l'aide pour l'enfant à venir ce soir d'octobre, et lui l'avait mise à la porte, comme aurait fait le pire des salauds. Elle avait accouché quelques heures à peine avant la Bataille, s'était certainement gavées de Potions Revigorantes sous toutes leurs formes pour tenir le coup, et le cumul de tout cela avait mené au résultat qui persistait aujourd'hui encore : Hermione Granger avait perdue la mémoire, de façon définitive.
Le voilà qui se trouvait responsable de la destruction d'une nouvelle vie. Cette jeune femme avait un avenir brillant devant elle, et lui avait tout brisé, encore une fois, par pur égoïsme. Hermione avait du confier l'enfant à des amis ou des connaissances moldus, promettant qu'elle viendrait la chercher rapidement. Et peut-être qu'ils s'étaient impatientés, et l'avaient finalement mise à l'orphelinat, ou qu'il leur était arrivé malheur. Après tout, Mae pensait que ses parents étaient morts dans un accident de voiture, peut-être que c'était le cas de ses parents adoptifs.

Minerva le regardait toujours, ayant certainement compris qu'il avait besoin de mettre au moins un peu au clair les pensées qui devaient envahir sa tête. Après de longues minutes, il semblait toujours anéanti, mais l'incompréhension totale qui emplissait son regard un peu plus tôt avait disparue. Il devait voir Potter –il était hors de question qu'il s'adresse à Weasley-. Celui-ci avait certainement remarqué quelque chose d'étrange chez leur amie durant leur périple de septième année. Ou peut-être savait-il même qu'Hermione avait un enfant, mais qu'il avait été incapable de lui faire avouer le nom du père. Severus allait lui expliquer, et lui dire d'adopter définitivement Mae. Le survivant serait certainement honoré de s'occuper de la fille de sa meilleure amie. Certes, lui souffrirait de voir son enfant, qu'il aimait au fond déjà, appeler un autre homme Papa, mais c'était le mieux pour tous. Il se leva.
-« Rasseyez-vous jeune homme. » Tonna Minerva. « Je vous rappelle que je suis toujours dans l'incompréhension la plus totale, et de plus l'idée que vous venez d'avoir n'est pas bonne, je vois déjà une pointe de regret dans vos yeux. »
Depuis quand était-il devenu si transparent. Il devait se ressaisir.
-«Allons voir le tableau d'Albus, mon petit, il saura vous conseiller, j'en suis certaine. »
-« Je ne suis le petit de personne Minerva, et Albus savait certainement avant moi que je suis père. De plus… »
-« Cessez de discuter, nous y allons. »

Etonnement pour Minerva, et pas du tout pour Severus, le portrait de Dumbledore était bien réveillé lorsque les deux professeurs entrèrent dans le bureau directorial.
-« Il me semble que des félicitations s'imposent mon cher ! » S'exclama avec joie l'ancien directeur.
Le Maitre des Potions se pinça l'arrête du nez de désespoir. Le vieux fou savait tout, encore une fois.
-« Si vous souhaitez vous payer de moi, je vais de ce pas me souler dans mes appartements… »
-« Reste Severus. » La voix d'Albus était plus calme à présent.
-« Avez-vous des conseils ? »
-« Oui. Premièrement, vous allez oublier tout de suite cette idée de faire d'Harry le père adoptif officiel de Mae. »
Severus maugréa, et Minerva sourit, triomphante. Elle savait bien que le sombre homme avait eu une idée stupide.
-« Vous devriez annoncer la vérité à Mae. Cette petite est intelligente et encore dépassée par la puissance magique qui se trouve en elle, ce qui est beaucoup moins étonnant lorsqu'on sait qui sont ses parents respectifs. De plus, elle rêve d'avoir des parents, est passionnée par les potions, et éprouve une fascination sans borne pour votre personne… »
-« Fascination qui disparaîtra dès qu'elle comprendra que son soit disant père l'a laissé pourrir dans un orphelinat miteux pendant 11 ans. » Coupa Severus, beaucoup moins enthousiaste que l'ancien directeur.
-« Je te l'ai déjà dit Severus, Mae est une enfant intelligente. Elle comprendra. »
-« De toute façon, même dans l'hypothèse où Mae me pardonnerait, qu'est ce que cela changerait. Je suis toujours un ancien Mangemort, encore vu par beaucoup comme un profiteur qui a su retourné sa veste au bon moment. Mon âme est irrémédiablement détruite, et mon caractère ne se prête absolument pas à l'éducation d'une enfant de onze ans. Je m'étais juré de ne jamais être père, Albus, alors à quoi bon ? »
-« Peut-être qu'à vous deux, vous pourriez faire retrouver la mémoire à Miss Granger… »
-« Foutaises ! Les meilleurs spécialistes se sont penchés sur le sujet. Croyez-vous sincèrement qu'une petite visite de type en famille ferait revenir la mémoire à Hermione ? Pauvre fou, vous êtes plus sénile que je ne le pensais. »
-« Severus, tu connais aussi bien que moi les théories émises par les spécialistes. Il est possible qu'une partie de l'inconscient d'Hermione refuse de se souvenir du passé, car celui-ci est trop douloureux. Peut-être que savoir qu'elle a une fille… »
-« Je ne le ferais pas Albus…je ne ruinerais pas la vie de cette enfant. Je suis incapable de m'occuper d'elle sur le long terme, et refuse de lui donner de faux espoirs quant à sa mère. C'est non. Et définitivement ! »
Le ton du sorcier s'était brisé sur le dernier mot. Il venait de quitter le bureau, laissant l'ancien directeur avec celle qui lui avait succédé.
-« Vous saviez Albus ? » Lui demanda la vieille femme, qui n'avait pas eu le courage de retenir encore une fois le sorcier.
Le portrait ne répondit pas, quittant son cadre sans un bruit.

Le Directrice se laissa lourdement tomber dans son fauteuil. Cette soirée était définitivement trop longue et bien trop riche en émotions. Le Ministre outrepassait ses droits pour une histoire sans importance qui révélait finalement que Severus était père depuis onze ans, et que la mère n'était autre qu'Hermione Granger. En effet, la puissance de Mae s'expliquait mieux à présent. Avec des parents comme les siens…La seule chose que Minerva ignorait encore, c'était les liens qui avaient unis son professeur de potion et son ancienne élève. Cependant, elle avait deviné qu'ils avaient partagé bien plus qu'une nuit de débauche imprévue. Severus aurait voulu qu'Hermione s'en sorte, elle l'avait vu dans son regard. Il était bien sur trop tôt pour parler d'un éventuel sentiment amoureux, surtout lorsqu'on connaissait le personnage, mais Hermione avait eu de l'importance pour l'ancien espion. Et qu'avait voulu dire Albus à propos de la mémoire d'Hermione. Etait-il possible que voir Severus et Mae ensemble lui rappelle leur histoire ?
L'écossaise avait définitivement besoin d'un verre de scotch. Elle parlerait au directeur de Serpentard le lendemain.

Les cernes creusaient encore plus que d'habitude le visage déjà émacié du Maitre des Potions le lendemain matin. Mais au moins, il ne semblait pas avoir la gueule de bois, remarqua Minerva.
-« Je vous veux dans mon bureau avant le commencement des cours Severus. » Dit-elle en s'y rendant.
Il maugréa une réponse inintelligible, qu'elle prit pour un oui. Elle viendrait elle-même le chercher s'il osait ne pas se présenter. Mais Severus n'était pas lâche. Du moins, pas totalement. Il se présenta au bureau dix minutes après, mais semblait vouloir repartir au plus vite.
-« Avez-vous pris une décision, Severus ? »
-« Oublietter Kingsley. »
Minerva laissa échapper un halètement choqué, ne remarquant pas que Severus venait de sortir. Elle se lança à sa poursuite, mais la cape de l'homme disparaissait déjà dans l'escalier en colimaçon.
-« Je ne vous laisserais pas fuir indéfiniment Severus. Mae a le droit de savoir. » Cria la vieille femme.
L'homme sombre l'ignora royalement, prenant la direction de ses cachots. Il était si empressé, qu'il ne remarqua pas la petite fille aux yeux bleus nuit qui s'était caché dans une alcôve lorsqu'il était apparu.

-« Je suis sûre qu'elle parlait de moi Teddy. Il n'y a pas des dizaines de Mae au château, et je te rappelle que c'est Snape qui a empêché d'être emmenée par l'Auror ! C'est forcément lié ! »
-« Même si le cas, Mae, que comptes-tu faire ? »
-« Lui arracher la vérité ! » Répondit la fillette, comme si elle avait fait la découverte du siècle.
Teddy ne put s'empêcher d'éclater de rire.
-« Mae enfin, je te pensais plus futée que ça. Certes, tu n'as pas peur de Snape, mais il reste le plus grand espion que le monde magique ait connu. Il a trompé Voldemort lui-même, en pendant des années ! S'il ne veut pas te révéler quelque chose, il n'y a pas moyen pour que tu le fasses parler. »
Mae se referma sur elle-même, boudeuse.
-« Tu m'en crois incapable. » Ce n'était pas une question, mais une affirmation. Elle était déçue que son ami ne lui fasse pas confiance.
-« Car je pense que même Harry en serais incapable. Personne n'arrache de renseignements à Severus Snape, croit moi, même une furie de ton genre. »
-« Et je fais quoi ? Je laisse tomber ? »
Teddy haussa les épaules.
-« Et si je me rendais directement dans le bureau de McGonagall ! Il y a peut-être quelque chose… »
Teddy se releva en sursaut de la bûche sur laquelle ils étaient assis.
-« Tu n'es pas sérieuse Mae ! Entrer dans le bureau de la Directrice sans y être invitée, sans même être sur d'y trouver quelque chose qui en vaille la peine ? Ca n'a aucun sens ! »
-« Mais si justement ! S'il y a quelque chose entre le Ministère et Poudlard à propos de moi, c'est forcément dans le bureau de McGonagall qu'on trouvera des informations ! D'ailleurs, j'aurais besoin de quelqu'un pour faire le guet, tu m'accompagneras ? »
Teddy inspira profondément avant de faire face à Mae.
-« Ecoute…ce que tu t'apprêtes à faire est interdit Mae. Et ce n'est pas une petite bêtise qui sera puni par un petit retrait de points ou une retenue. Poudlard est une école stricte, et tu disais même avoir peur de te faire renvoyer. Ca n'en vaut pas la peine, attend au moins d'avoir des certitudes justifiées. »
Mae se renfrogna. Elle n'était pas patiente. Mais Teddy avait raison. Il faudrait qu'elle soit prudente, sinon, elle risquerait gros. Mais elle ne laisserait rien au hasard, et n'étais pas une enfant comme les autres. Se cacher et éviter les adultes avait fait partie de son quotidien pendant des années. Et même dans un environnement où chaque enfant devait apprendre à maîtriser ces techniques, Mae faisait partie des meilleurs. Elle trouverait la réponse à ses questions, elle se promit.

Elle se mit donc à observer McGonagall les jours suivants. Elle avait besoin de savoir quand est-ce que la Directrice quittait son bureau, et le temps qu'elle passait dehors. Elle décida qu'elle passerait à l'attaque durant un diner. Elle demanda à Adam de l'aider, car elle avait définitivement besoin de quelqu'un qui surveillerait l'arrivée d'un professeur ou de McGonagall elle-même. Le petit garçon hésita, mais finit par accepter, convaincu par l'enthousiasme de Mae.
Ils passèrent à l'acte un jeudi soir. Dès qu'ils virent la Directrice entrer dans la Grande Salle, ils se ruèrent dans les couloirs en direction du bureau directorial.
Cependant, une fois arrivé devant la porte, ils furent obligés de faire face à un problème de taille. Ils n'avaient pas pensé au mot de passe. Mae tenta toutes les friandises sorcières qu'elle connaissait, sans succès.
-« Hum…Les mots de passes semblaient plus simples à l'époque d'Albus Dumbledore, selon mon père adoptif. »
Un crissement se fît alors entendre alors qu'un passage se libérait clairement sous leurs yeux.
Mae ne réfléchit pas une seconde de plus, et se rua en avant.
-« Fait le guet ! » Cria-t-elle à son camarade en disparaissant.
L'endroit la stupéfia quelques secondes, puis elle couru vers le bureau. La majorité des tiroirs semblaient fermés par des enchantements qu'elle ne connaissait même pas. Il n'y avait rien de très accessible. Elle lut quelques lettres vraisemblablement écrites par des parents d'élèves. C'était inintéressant. « Y avait-il vraiment des parents qui se plaignaient pour des choses aussi superficielles ? » Songea-t-elle.
Elle devait partir, elle était là depuis trop longtemps déjà. Elle ne vit pas en sortant, un regard bleu azur malicieux posé sur elle.

-« Severus ne veut rien dire Albus, et je ne sais pas comment le faire changer d'avis ! » S'exclama une Minerva au désespoir dans son bureau.
-« Vous ne pouvez pas. »
-« Et donc ? Je ne fais rien ? Je laisse Mae dans l'ignorance ? »
-« SI Severus ne fait rien lui-même, la petite finira par trouver des éléments. Elle était dans votre bureau i peine une heure. »
-« Je sais encore qui est ce que je reçois dans mon bureau Albus… »
-« Je n'ai pas dit qu'elle avait été invitée. »
Minerva se retourna soudainement.
-« Vous voulez dire que Mae Wilder, élève de première année de Serpentard, est entrée illégalement dans mon bureau sous vos yeux ? »
-« Tout à fait. »
-« Et il semblerait qu'elle soit à la recherche d'informations. »
-« C'est le cas. »
-« Et que dois-je faire de ces informations ? »
-« Rien. Vous ne l'avez pas vu. Vous ne savez rien. Vous pouvez éventuellement glisser cette information à Severus, peut-être que cela le fera changer d'avis. »
Minerva sourit. Son collègue allait devoir faire face à une Serpentard manifestement presque aussi rusée que lui. Cela s'annonçait fort divertissant.
-« Minerva ? « Retentit la voix de l'ancien directeur.
La vieille femme se retourna.
-« Bien que je sois honoré du mot de passe que vous avez choisis pour garder votre bureau…sachez qu'il n'est pas très original, et facilement déchiffrable. »

Réponse aux reviews anonymes :

Lucie34 : Merci beaucoup pour tes commentaires en début de fic, en espérant que la suite t'a plu !

Kyara : Merci beaucoup pour ta review ! Pour le moment j'arrive à garder un chapitre d'avance, en espérant continuer comme ça pour proposer un chapitre par semaine !

Holkp : Merci ! La suite arrive dimanche prochain !

Jade : Merci pour ton long commentaire sur le dernier chapitre ! En effet, l'état d'Hermione est attristant, et on le comprend un peu mieux grâce à ce chapitre. Je sais que mon personnage de Kingsley n'est pas vraiment en lien avec celui écrit par J.K Rowling mais je ne voulais pas inventer trop de personnages pour une première fiction, d'où l'utilisation de celui-ci, bien que je déforme son caractère ! Merci encore et à dimanche prochain !