Bonjour bonjour
Voici le chapitre suivant. Bonne lecture !
Le Bifrost déchira le ciel glacé du royaume des Jotuns, Jotunheim, déposant son passager dans la neige molle. Loki leva la tête vers le ciel immense et froid, si différent du ciel asgardien. Il attrapa son sac, qu'il avait laissé tomber lorsque le pont arc-en-ciel l'avait déposer. Il se dirigea vers la ville. Il lui fallu une heure de marche pour arriver aux alentours du palais de glace sombre, adossé à la montagne. Les Jotuns se retournaient sur son passage mais cela importait peu à Loki, qui s'était enfermé dans sa bulle, ressentant seulement le froid glacial qui s'emparer de son cœur, autrefois si chaud. Lorsqu'il arriva devant les porte du château, il fut accueillit par les gardes qui l'escortèrent jusqu'à la salle du trône où Laufrey discutait avec l'un de ses conseillers. En voyant arriver son fils unique, il délaissa son interlocuteur et se dirigea d'un pas rapide vers les nouveaux arrivants. Il serra son fils dans ses bras musclés. Le noiraud ne réagit pas immédiatement puis se blottit contre le torse bleuté de sa mère.
« Loki... Pourquoi cet air si malheureux ? Que c'est il passé ?, le questionna doucement Laufrey.
- C'est avec Thor..., répondit le noiraud sans donner plus de détails.
- Qu'à t-il fait ? Il ne t'a pas fait du mal j'espère. Je vais convoquer Odin pour que nous en discutions, s'énerva le roi.
- Non mère... S'il vous plaît... Laissez moi régler cette affaire seul.
- Comme tu le désirera mon fils, lui promit le Jotun en le serrant davantage dans ses bras, pour le consoler.
- Merci mère. Je vais rester un peu à Jotunheim, si vous le voulez bien, le temps que ma colère passe.
- Ce royaume est le tien Loki. Reste autant que tu le souhaite »
Le fils et la mère se séparèrent et Loki se dirigea ers ses appartements, laissant Laufrey avec son conseiller. La chambre n'avait pas changé... Toujours aussi grande, froide et vide. Il posa son sac sur son lit et se dirigea vers le grand miroir qui se tenait dans un coin de la pièce. Il observa son reflet. D'un geste de main, il annula la métamorphose et son corps retrouva sa couleur bleuté. Ses yeux émeraude retrouvèrent leur couleur sanglante. Il retira son haut vert et opta pour un pull léger bleu nuit. Il enfoui son visage dans les manches. Elles étaient douces et avait une senteur rassurante. Il resta ainsi une minute, savourant leur contact réconfortant. Il commença à défaire son sac. Il saisit son sceptre doré et le regarda longuement puis commença à faire des moulinets, faisant siffler l'air. Il le déposa contre son lit. On vint frapper à sa porte. Le souvenir de Thor venant frapper à sa chambre lorsqu'il était encore à Asgard. Des larmes d'amertume et de haine lui montèrent aux yeux. Comment Thor pouvait il le trahir ainsi ? Il n'en avait pas le droit. Et cette Sif ! Il allait lui faire passer un sale quart d'heure à cette garce. La farce de la langue de vipère serait un cadeau à côté de ce qu'il allait lui infliger. Il essuya ses larmes d'un coup de manche et se dirigea vers la porte. Laufrey l'attendait de l'autre côté, l'air ravi. Le noiraud haussa un sourcil, interrogateur. Qu'est ce qui pouvait mettre sa mère de si bonne humeur. Le roi lui indiqua de le suivre, ce qu'il fit sans discuter. Il le conduit jusqu'à l'immense salle de fête. Au milieu de celle ci, on avait remplacé la table par un énorme objet. À regarder de plus près, cela ressemblait à une immense cage recouvert par un drap d'un blanc immaculé, rappelant au noiraud les robes blanches de la reine Fregga. Il retint ses larmes, refusant de pleurer devant sa mère. Aux côtés de la cage, deux gardes armés surveillaient les alentours, s'assurant qu'aucun curieux oserait s'approchait un peu trop à leur goût. Laufrey entraîna le jeune prince jusqu'à l'immense cage en métal sombre. Le drap la recouvrait presque entièrement.
« Loki... Je peux comprendre que tu cherche à résoudre tes problèmes seul... Mais j'ai pensé qu'un peu de compagnie t'aiderai à sortir de ta tristesse.
- C'est gentil mère... Mais que contient cette cage ?
- Découvre le par toi même » lui dit Laufrey en lui désignant la prison de métal d'un geste de la main.
Loki s'approcha prudemment, retenant son souffle. Il souleva doucement le drap, se préparant à voir surgir quelque chose. Mais rien ne vint sauter sur les barreaux noirs. Dans un coin de la cage était recroquevillé une énorme boule de poils. Le noiraud regarda sa mère, qui émit un petit sifflement. La boule de poils leva la tête, hésitante. Elle se leva et s'approcha de Loki, qui retint son souffle. La bête avait un peu près la taille d'un loup adulte et en avait l'apparence. Son pelage était entièrement noir. Il s'arrêta à un mètre des barreaux, craintif.
« Voici un louveteau géant. Je pensais qu'il pourrait devenir un compagnon précieux pour toi, mon fils. C'est un mâle. Je ne lui est pas donné de nom, je te laisse donc choisir », lui dire gentiment le roi.
Loki s'approcha encore plus près des barreaux, serrant le métal froid entre ses doigts, toute peur envolée. Le loup ressentit l'intérêt du noiraud et vint le renifler. Loki ferma les yeux, appréciant le souffle chaud de l'animal sur son visage.
« Fenrir..., chuchota le noiraud.
- Tu as dit quelque chose ?
- Oui, reprit il plus fort, son nom est Fenrir.
- Ça lui va à merveille, se réjouie Laufrey, heureux de voir son fils sourire de nouveau. Les loups géants sont plus intelligents que les autres animaux. Ils peuvent même apprendre à parler. C'est extraordinaire n'est ce pas ?!
- Oui, s'exclama le noiraud en détaillant le loup. Fenrir, toi et moi, on va bien s'entendre ».
Comme pour confirmer ses paroles, le loup émit un petit bruit joyeux, agitant la queue de gauche à droite. Les gardes attachèrent Fenrir à une corde, créant ainsi une laisse, qu'ils confièrent à Loki. Le loup descendit prudemment de sa prison, et reniflait les environs nerveux. Le noiraud s'approcha doucement de la bête et lui gratta les oreilles. Le loup ne fit aucun geste de recul et profita de ce geste rassurant. Après avoir remercier à plusieurs reprises sa mère pour ce présent, Loki entraîna Fenrir dans ses appartements. Une fois dans sa chambre, il détacha le loup qui commença à renifler tout les recoins de l'immense pièce. Le noiraud le laissa faire pensif. Asgard lui manquait, son palais doré avec ses couloirs brillants. Même l'inquiétante et dangereuse arène lui manquait. Mais Thor ne lui manquait en aucun cas. La colère crispa son cœur et il serra les dents de rage. Il sursauta lorsque Fenrir vint poser son museau humide contre sa main. Sa peau bleutée frissonna sous ce contact froid. Il flatta la tête du loup. La compagnie de Fenrir lui donnait un peu de baume au cœur. Il sourit doucement. Le loup commença à se rouler par terre, que mandant des gratouilles sur le ventre. Loki, amusé, s'exécuta en souriant, plongeant sa main dans la douce fourrure nuit de l'animal. C'est décidé, il allait apprendre à parler à Fenrir.
Plusieurs mois passèrent et Loki jonglait entre l'apprentissage de la magie et les entraînements avec le loup géant. Plus les mois s'écoulaient, plus Fenrir grandissait et parlait comme si il avait toujours su le faire. Laufrey veillait constamment sur son fils, s'assurant qu'il retrouvait bien le sourire. La compagnie du loup éclairait les journée du noiraud. Fenrir appelait souvent Loki par son nom mais lorsqu'il lui avait parlé de Sleipnir, le loup avait décidé d'appeler aussi le noiraud "maman" et s'était déclarer grand frère du poulain. Loki avait accepté, amusé et attendrit par le comportement du loup géant. Il se retrouvait donc avec deux "enfants". Cela lui allait très bien. Il était pressé de retrouver Sleipnir et espérait qu'Heimdall se soit bien occuper de lui durant son absence. Même s'il ne le voyait pas, il sentait le regard protecteur du gardien sur lui. Certains soirs, il le ait les yeux vers le ciel sombre, parsemé d'étoiles et se demandait si en ce moment même, Heimdall l'observation.
Il quitta sa chambre en compagnie du loup géant et se dirigea vers la salle du trône. Fenrir atteignait désormais la taille de Loki mais sa croissance était presque finit, ce qui rassurait le noiraud. Laufrey somnolait sur son siège royal. Loki s'approcha de lui et toussota pour attirer son attention. Le roi ouvrit les yeux, bailla, s'étira et se leva en envoyant un sourire à Loki. /p
« Tu voulais me voir Loki?
- Oui mère. Je compte retourner sur Asgard. J'ai passé assez de temps sur Jotunheim.
- Je suis triste que tu me quitte déjà mon fils...
- Je sais mère. Mes bagages sont déjà prêt. Mais je voulais vous prévenir avant de vous quitter.
- Promet moi que tu reviendras me voir.
- Je vous le promet mère».
Les yeux de Laufrey brillait d'un éclat triste, qui fut vite remplacé par un éclat de fierté. Oui, Laufrey était fière de son fils. Il l'accompagna jusqu'aux portes du palais. Loki et Fenrir s'avancèrent de quelques pas. Loki leva les yeux vers le ciel et hurla.
« Heimdall, ouvre le Bifrost ».
L'arc-en-ciel déchira le ciel, entourant le noiraud et le loup. Tout devint que lumière et Jotunheim disparut.
Les deux passagers arrivèrent à Asgard. Fenrir grognait en reniflard les alentours. Face à eux, le gardien retirait l'épée doré de son socle. Il s'avança vers eux et Loki entendit son loup poussait un grognement sourd. Le guerrier s'immobilisa. Son regard ne trahissait aucune peur, seulement de la prudence. Loki le regarda, plein de respect. À sa place, il aurait été mort de peur devant un animal aussi imposant et dangereux que Fenrir.
« Bienvenue à asgard mon prince, je suis heureux de vous revoir. Cela faisait longtemps...
- Moi aussi Heimdall. Oui en effet, cela fait plusieurs mois que je suis parti. Je suis content de retrouver la chaleur d'Asgard. Oh ! Et voici Fenrir, je suis sa "mère".
- Vous avez donc à présent deux enfants.
- En effet, répondit Loki d'un air malicieux.
- Le roi aimerait saluer votre retour. Pouvez vous l'attendre ici, mon prince ?
- Bien sûr »
Loki regarda son reflet dans la paroi du bâtiment. Il abordait toujours son apparence bleuté. Il agita les doigts et le jeune prince au yeux émeraude se reflétant dans la paroi, ses yeux verts brillant encore de tristesse et de douleur. Fenrir derrière lui, continuait de renifler ce nouvel environnement quand il poussa un grognement qui attira l'attention du noiraud. Odin descendait d'un des objets volants asgardien. Il s'arrêta à une distance respectable de Loki et du loup géant. Le mage calma Fenrir d'un signe de main apaisant. Les grognements se turent immédiatement. Loki rejoignit le vieux roi.
« Je suis heureux de te revoir parmi nous Loki. J'ai appris la cause de ton départ mais Fregga m'a interdit de punir Sif et mon fils, sous prétexte que tu préfères gérer ce genre d'affaire seul.
- Elle a raison et je l'en remercie, répondit il en souriant, se rappelant que la reine le connaissait presque par cœur.
- Elle aimerait te revoir tout de suite, si cela ne te dérange pas. Après tu pourra te reposer.
- Je suis moi aussi presser de la revoir, avoua t-il.
- Parfait. Alors, suivez moi ».
Loki suivit le vieux roi jusqu'au vaisseau et y monta. La sensation était différente de celle de la première fois. Après plusieurs tentatives, Loki réussit à convaincre Fenrir de monter avec lui dans la machine. Il accepta à contre cœur. Le voyage se fit très vite. Le loup saura à terre, en poussant un soupir de soulagement, heureux de retrouver la terre ferme. Loki, devant la réaction de Fenrir, laissa échapper un rire cristallin. Il entrèrent dans le palais doré. Contrairement à la première fois, les courtisans restèrent loin du petit groupe royal, intimidés et terrifiés par le loup géant qui les accompagnait. Ils arrivèrent devant les salons privés de la famille royale, mais n'entretient pas. Loki réussit à percevoir des brides de conversion à travers la porte. Il reconnu la douce voix de Fregga et celle de ce traître de Thor. Il serra les dents et la douleur qui emprisonnait son cœur se fit plus violente. Thor grognait et marmonnait pour rester mais la reine tint bon et le blond quitta la pièce, énervé, en claquant la porte opposé à celle où se trouvait Loki et Fenrir. Fregga vint ouvrir la porte du salon. Elle semblait épuisé mais un sourire rayonnant éclairage son visage dès qu'elle aperçut Loki. Sourire qui disparu aussitôt lorsqu'elle remarqua Fenrir.
« Ne vous inquiétez pas, commença le noiraud, il n'est pas méchant, juste impressionnant. Il ne mord pas tant que l'on ne l'embêter pas où que l'on ne s'approche pas trop de moi..., sourit Loki.
- Ravie de te rencontrer. Comment s' appelle t-il ?
- Fenrir, répondit le loup à la place du mage.
- Oh ! Il sait parler ? C'est extraordinaire !
- Oui » lui répondit le noiraud dans un sourire.
Elle les invita à entrer dans le salon. Ils s'assirent dans les grands fauteuils qui emplissaient la pièce. Loki raconta à la reine son arrivée à Jotunheim, sa rencontre avec Fenrir, l'apprentissage et les entraînement du loup, ses progrès en magie. Ils discutèrent ainsi pendant une heure. La reine les libéra et Odin accompagna le mage et son loup jusqu'à leurs appartements.
« Reste dans tes appartements pour l'instant Loki... Thor rôde dans les couloirs à ta recherche. Je pense que tu n'a pas envie de le croiser au détour d'un couloir...
- Non, en effet..., avoua Loki.
- De toute façon, je ne laisserai pas ce Thor s'approcher de maman », grogna Fenrir, en montrant les crocs.
Loki déposa un baiser sur le front de l'animal, touché par la réaction protectrice et touchante de son enfant. Il les salua et Loki referma la porte derrière lui. Il déposa son sac sur l'immense lit recouvert de couverture. Il se dirigea d'un pas rapide vers la porte qui reliait les deux chambres princières et s'assura qu'elle était bien fermée. Elle l'était. Il n'avait pas envie de revoir la tête blonde de celui qui l'avait trahi, sous prétexte qu'il était saoul. Il retourna vers son sac et saisit son sceptre doré. Il le regarda longuement puis le fit tournoyer devant lui, faisant siffler l'air à chaque mouvement. Il le déposa ensuite contre le lit. Il installa un lit de coussins pour Fenrir, qui commença à se rouler dedans en poussant des petits glapissements de joie. Soudain, des coups résonnèrent à la porte. Fenrir poussa un grognement étouffé et Loki lui fit signe de se taire. Les grognements se turent immédiatement. Le silence s'installa sur la chambre. Le noiraud s'approcha de la porte d'un pas silencieux. Il sonda celle ci et poussa un soupir de soulagement. Il avait peur que ce soit Thor. Fandral patientait dans le couloir. Alors qu'il allait partir, Loki ouvrit la porte et l'invitation à entrer. Le guerrier s'immobilisa en apercevant le loup, qui était resté silencieux.
« Fandral, Fenrir. Fenrir, Fandral. Maintenant que les présentations sont faites, installons nous ».
Le guerrier suivit le noiraud et ils s'installèrent dans les divas.
« Cela faisait longtemps, Fandral. Comment vas tu depuis ?
- Bien merci. Mais toi... Comment va tu ? J'ai su ce qui s'est passé... Je suis désolé... J'aurai dû être là pour te soutenir.
- Ne sois pas désolé... Ce n'est pas de ta faute... Mais ne t'inquiètes pas... J'ai déjà prévu ma vengeance.
- Je n'en doute pas, répondit il en rigolant. Mais dit moi... Comment as tu rencontré Fenrir ?
- C'est ma mère Laufrey qui me l'a offert. Il est attachant et il me prend pour sa mère. Et il parle.
- Il parle ?! Whoa...»
Loki pouffa devant la réaction de son ami. Malgré les épreuves qu'il devrait subir, il pourrai toujours compter sur Fandral. Les deux amis continuèrent de discuter pendant plusieurs heures, Fandral mettant Loki au courant des derniers ragots d'Asgard et tout ce qui se disait sur l'affaire Sif-Thor. Loki écoutait chaque information, les dents serraient, tissant peu à peu sa vengeance.
Le lendemain matin, Loki se leva aux aurores. Il sortit dans le couloir, Fenrir sur ses talons, reniflant chaque endroit, près à agir si le fameux Thor osait pointer le bout de son nez. Ils marchèrent dans les grands couloirs du palais, évitant la salle à manger. Loki sortit du palais et se dirigea vers l'arène. Il avait besoin de se défouler et Fandral lui avait donner rendez vous hier. Il pénétra dans l'immense bâtiment, le ciel orangé surplombant l'endroit. Fandral l'attendait dans les gradins, en armure. Les combattants s'écartèrent lorsque Loki arriva, suivit de son loup géant. Les deux guerrières se saluèrent d'une poignée de main énergique. Fenrir quémanda des caresses auprès du guerrier blond qui lui gratouilla les oreilles en souriant. Ils s'entendait bien, au plus grand plaisir du noiraud. Le combat commença. Loki faisait tourner son sceptre autour de lui, empêchant le blond de s'approcher de lui. Fandral para les attaques de Loki sans problème. Ils s'éloignèrent l'un de l'autre, essoufflés par le combat. Ils allaient fondre sur leur adversaire quand une voix résonna au loin.
« LOKI ! »
Thor accourait dans leur direction. Loki vit Fenrir bander les muscles, ses épaules puissantes roulant sous sa peau. Le prince Asgardien arriva à une dizaine de mètre d'eux lorsqu'il ralentit l'allure. Le cœur de Loki se serra. Il lui en voulait toujours. Il lança un signe de main discret au loup, qu'il se tienne prêt. Fenrir opta pour une position de chasse et se plaça discrètement dans le dos de Thor, prêt à lui sauter dessus. Le blond s'approchait davantage des deux guerriers. Loki sentit une vague de colère l'envahir, plus puissante que celle qu'il avait déjà ressenties auparavant. Sa mâchoire se crispation. Tous devint flou autour de lui, sauf Thor, qui s'approchait chaque seconde de lui. Il ne veut pas qu'il le touche. Il ne peut pas.
« Fenrir, maintenant ! »
L'animal bondit sur sa proie. Thor eu juste le temps de faire volte-face, avant que les pattes de Fenrir s'écrase sur son poitrail, les griffes puissantes et aiguisés s'enfonçant dans son armure. Le blond poussa un cri de surprise et de rage. Fandral saisit Loki par le poignet et l'entraina à l'écart. Il contournèrent le loup géant et se dirigèrent vers l'entrée de l'arène. Le noiraud lança en direction du loup.
« Fenrir, ne le tue pas, Odin et Fregga m'en voudraient. Mais dissuade le de m'approcher de nouveau. Quand tu auras fini, rejoins moi dans ma chambre ».
Fenrir lui répondit par un grognement, montrant les crocs à Thor, la bave dégoulinant de sa gueule entrouverte, la fourrure hérissé de colère. Fandral et Loki quittèrent l'arène, se dirigeant au pas de course au palais, où ils se séparèrent devant les appartements du noiraud. Une dizaine de minutes plus tard, Loki entendit gratter à sa porte. Il vint ouvrir et Fenrir entra dans la pièce, joyeux. Le noiraud referma derrière le loup et s'assit sur le lit.
« Qu'est ce que tu as fait pour dissuader Thor de m'approcher ?, le questionna Loki en lui gratouillant le museau.
- Lorsque vous êtes partis, je me suis mis à grogner en montrant les crocs, à quelques centimètres de son visage et j'ai planté mes griffes dans son armure. J'ai dû lui griffer le torse car il semblait souffrir mais je sais que ses blessures sont superficielles. Il sera vite guéri.
- Merci Fenrir... Tu m'as protégé. Tu es mon héros » le complimenta le noiraud en souriant. Fenrir poussait des petits cris de joie, fier des compliments que lui adressait sa mère.
Une heure plus tard, Loki décida d'emmener le loup géant aux écuries pour qu'il rencontre Sleipnir. Ils traversèrent les couloirs dorés du palais, sur leur garde. Ils ne voulaient pas croiser Thor. Mais ça ne le dérangerait pas de rencontrer la guerrière brune... Il lui ferait passer un sale quart d'heure ! Ils entrèrent dans le grand bâtiment. Une odeur de crin de cheval, et cuir et de paille sauta aux narines des deux arrivants. Loki entendit les chevaux s'emballer. Ils avaient dû percevoir la présence du loup. Son cœur fut assailli par une vague de doute. Et si Sleipnir réagissait de la même manière ? Cela détruirait Fenrir... Il voulait tellement le rencontrer et être son grand frère. Le noiraud avança d'un pas hésitant vers le box du poulain. Des écuyers débarquèrent dans les écuries, alertés par le bruit. En apercevant Loki et Fenrir, ils s'immobilisèrent. Le mage fit un signe de main, leur indiquant qu'il n'avait rien à craindre. Ils s'arrêtent à trois mètres du box du poulain et Loki indiqua au loup de rester ici jusqu'à ce qu'il l'appelle. Fenrir acquiesça. Le noiraud sentit qu'il craignait lui aussi la réaction du poulain. Le prince le rassura d'une caresse puis se dirigea vers le box. Sleipnir dormait encore, recroquevillé dans un coin. Aria avait dû être changée de box, le poulain étant devenu trop vieux pour être dans le même box qu'elle.
« Hé... Sleipnir... Debout, c'est moi, Loki.
- Maman ?, demanda le poulain en ouvrant les yeux.
- Oui, je suis là. Tu as bien grandit...
- Oui ! Je suis tellement heureux de te revoir maman, tu m'as manqué.
- Moi aussi tu m'as manqué Sleipnir... J'ai quelqu'un à te présenter. S'il te plaît... N'est pas peur.
- Promis maman.
- Fenrir... Approche, dit le noiraud en tournant la tête vers le loup, qui s'avança jusqu'au box. Je te présente ton grand frère.
- Whoa ! J'ai un grand frère ?!, s'exclama le poulain, aux anges.
- Je suis ravi de te rencontrer, commença doucement le loup.
- Moi aussi, répondit Sleipnir en sautillant.
- Bon... Je vous laisse faire connaissance. Je vais voir mon cheval. A tout de suite », les informa Loki en s'éloignant.
Il atteint le box de Black, qui grignotant tranquillement du foin. Il l'appela d'un claquement de langue et lui flatta le museau. Il resta ainsi plusieurs minutes, jusqu'à ce que Fenrir vienne le chercher, faisant paniquer l'étalon noir.
Après avoir salué le poulain à huit pattes, ils rentrèrent au palais, le visage rayonnant de joie et de soulagement. Fenrir et Sleipnir s'entendaient à merveille et les voir ainsi remplissait le noiraud de plaisir. Il laissa Fenrir se promenait et se rendit devant les appartements de la reine. Il toqua et elle vint lui ouvrir. Elle lui offrit un sourire maternel et l'invita à entrer. Ils s'exercèrent à la magie jusqu'au coucher du soleil.
