The Fight Song


Le lendemain, le groupe d'alchimistes se tenait prêt pour passer à l'offensive.

Une nouvelle fois, mais aujourd'hui, ils comptaient bien réussir. Décidés à ne plus se laisser submerger par les attaques de ces étranges créatures, le plus censé était encore de les ignorer. Facile à dire cependant. Mais ce serait une perte de temps que de s'y attaquer, alors que leur nombre semblait infini. C'était un coup à se fatiguer pour rien, et risquer de se faire blesser une nouvelle fois. Ils ne se battront qu'en cas d'extrême nécessité.

Roy préférait en tout cas éviter. Son mal de crâne de la veille lui avait suffit.

Après s'être reposés, ravitaillés, ils étaient prêt à se lancer à l'attaque. Avançant dans la neige, tant bien que mal, ignorant le froid avec plus ou moins de succès selon chacun. On vous laisse deviner qui était le plus prompt à être énervé par ce temps. Un indice : il râlait surtout à cause de ses automails. Il retrouvèrent sans trop de mal le lieu ou ils s'étaient battus la fois précédente. En un premier temps, il ne rencontrèrent pas de ces étranges golems, à leur grand plaisir.

Cela ne dura pas. Ils eurent à peine parcouru quelques mètres supplémentaires par rapport à la dernière fois qu'ils virent au loin, quelques uns de ces golems.

« C'est étrange, on dirait qu'ils patrouillent …. fit remarquer Roy.

- On se bats contre des trucs difformes qui ne ressemblent à rien, faits de terre, de cailloux et de boue, et vous, tout ce qui vous étonne c'est qu'ils semblent patrouiller ? Railla Edward, nettement moqueur.

- Tais-toi donc un peu …. s'ils patrouillent, c'est qu'ils gardent quelque chose.

- Genre quoi ?

- Je ne sais pas … le lieu ou ils sont fabriqués sûrement.

- Vous pensez ?

- Quelqu'un les fabrique, c'est certain. Il nous reste à savoir ou il se trouve, et le sortir de sa planque. »

Encore une fois, ça semblait plus facile à dire qu'à faire. Pourtant, c'était ce qu'il y avait de plus logique à réaliser dans l'immédiat. Prudemment, le groupe d'alchimistes avança dans la neige, le plus silencieusement possible. Pas certains qu'ils soient dotés de l'ouïe, ils ne préféraient cependant pas risquer de le vérifier. Petit à petit ils progressèrent, suivant de façon croissante le nombre de ces choses cependant moins nombreuses que l'autre jour. Hugues émit l'idée que la fois dernière, ils avaient dû en détruire une bonne partie, et que, qui que ce soit qui les créé, n'avait pas eu le temps de refaire sa petite armée de créatures.

Puis, ce qui ressemblait vraisemblablement à une entrée de mine se fit non loin. Gardée, elle aussi. Hugues qui avait étudié un peu les environs, leur appris qu'il existait bien une mine, mais hors service depuis bien longtemps et condamnée depuis. La planque parfaite en somme.

« Il va falloir qu'on entre la dedans … Fit remarquer Hugues.

- N'y a t-il pas d'autre entrée ? Demanda Roy, se tournant vers lui, planqué derrière les fourrés enneigés.

- De mémoire, il y a une autre entrée, plus au Nord, à quelques minutes de marche, mais rien ne dit qu'elle sera dégagée. C'est même fortement improbable.

- Hum …. pas le choix, il va falloir dégager le passage. Restez la, je m'en occupe. »

Avant que les autres n'aient eu le temps de dire quoi que ce soit que déjà, Roy avait bondi hors de leur cachette de fortune et avait claqué des doigts, embrasant les créatures qui se trouvaient sur son chemin. Restant en retrait, Edward ne pu que se faire la réflexion que son supérieur devait avoir une revanche personnelle à prendre par rapport à l'autre jour. Pensée qui le fit sourire en coin, alors que sous ses yeux, le Colonel continuait de brûler tout ce qui osait bouger, jusqu'à les réduire en cendres. L'alchimiste de métal se dit aussi qu'il valait mieux que Roy utilise de son alchimie en dehors de la mine. A l'intérieur, il n'allait peut être pas pouvoir incendier à cette échelle tout ce qu'il voulait. C'était un coup à soit tout faire sauter, soit les étouffer tous.

Pour l'instant, ils restèrent tapis, attendant que Roy ne dégage la voie. Facilement, avec efficacité, comme si ces choses n'étaient rien. Bien qu'admiratif, Edward repensa alors à l'autre jour, ou il n'avait rien trouvé de mieux à faire que de se jeter sur lui pour le protéger. Il avait eu beau hier soir, raconter qu'il aurait pu brûler Edward de par le mauvais angle, ou il ne savait plus quel bobard il avait inventé encore pour sauver les apparences, le blond le traita encore une nouvelle fois d'idiot. Et la chaleur qui se répandit en lui n'avait rien à voir avec l'alchimie.

« La voie est libre. »

Après un moment passé à tout incendier, effectivement, plus rien ne bougeait autour de Roy Mustang. Ne restait que des cendres encore fumantes. La seulement, les trois autres hommes bougèrent pour le rejoindre.

« Roy, j'ai réfléchi un peu pendant que tu nous faisais ton numéro de pyromane : le plus sage serait que l'on se sépare en deux groupes pour entrer dans cette mine, pour parer à toute embuscade.

- Et au mieux, en créer une … oui, ce n'est pas bête, approuva Roy en regardant Hugues.

- Que veux-tu, je ne suis pas qu'un mari et un père idéal !

- C'est cela … Séparons-nous donc en deux. Edward et Armstrong, vous n'avez qu'à entrer par la, pendant que Hugues et moi même allons au Nord trouver l'autre entrée et vous y rejoindre. S'il y a une autre patrouille, je n'aurais qu'à les détruire. Je ne suis pas certain de pouvoir agir beaucoup une fois à l'intérieur.

- Très bien, on se rejoint à l'intérieur alors. »

Sur ces mots d'Armstrong, ils se séparèrent, ce dernier et Edward entrant dans la mine, pendant que Roy et Hugues s'en allèrent vers le Nord pour pouvoir en faire de même. Ce, non sans un dernier bref regard entre le Colonel et le plus jeune du groupe.

Ils progressèrent pendant quelques minutes dans le silence, avant que son ami ne prenne la parole.

« Dis-moi, Roy … nous sommes entre amis, pas vrai ?

- Tout à fait, pourquoi ? Demanda Roy, un peu méfiant.

- Alors dis-moi … avec Edward … que se passe t-il ? »

L'alchimiste de flammes tourna la tête un peu trop vivement vers son ami, à cette question. Un malaise plus que certain le gagna très rapidement, pendant qu'il retournait sa question dans tous les sens dans sa tête. Qu'est ce qu'il voulait dire par la ? A quoi pensait-il ? Que voulait-il insinuer ? Non, du calme.

Roy se reprit très vite, et avança comme si de rien n'était.

« C'est à dire ?

- Bien … tu sais, l'autre jour quand tu t'es interposé entre lui et le golem par exemple. Cette manie que vous avez à sans cesse vous chamailler ou à vous chercher des noises, mais en même temps à veiller l'un sur l'autre.

- Veiller l'un sur l'autre tu dis ?

- Ouep. A chacun à votre manière : toi tu fais toujours ce que tu peux pour protéger ses arrières lorsqu'il fait des conneries, et Edward, malgré ce qu'il dit, a toujours été et sera toujours de ton coté. »

Roy se prit quelques secondes pour réfléchir. Il avait deux options : soit lui mentir, soit lui avouer qu'il avait le béguin pour le blond. Il avait confiance en son ami, la n'était pas le problème. Peut être saurait-il lui donner de bons conseils, et ne serait-ce que de pouvoir en parler lui ferait du bien.

Mais d'un autre coté, en parler, ce serait donner plus de dimension à cette chose qu'il voulait étouffer.

« Bon. Ne le lui répète surtout pas, mais en ce qui me concerne, si je fais tout ça … c'est parce que je considère Edward comme … un petit frère.

Quelle connerie ! Un petit frère ! J'aurais aussi pu dire comme un fils mais qu'est ce que ça aurait été glauque …

- Un petit frère turbulent qui fait plein de conneries, qu'il faut remettre sur le droit chemin sans cesse avec lequel je me dispute souvent. Mais malgré tout, j'ai simplement beaucoup d'affection pour lui.

Ce n'est pas peu dire !

- Un peu comme j'en ai pour toi.

Quel beau mensonge …. pas mon affection envers Hugues mais ... le reste.

- Hum … je vois, fit Hugues, l'air pensif. Rassure-moi, entre nous deux je ne suis pas le petit frère ?

- Et pourquoi pas ! »

Même s'il s'en voulait un peu de n'avoir rien dit, Roy jugea que c'était préférable. Il valait mieux que personne ne soit au courant de ça.

Peu après la fin de leur discussion, ils trouvèrent l'autre entrée de la mine. Moins bien gardée, mais gardée tout de même. La encore, Roy se chargea naturellement de débarrasser l'entrée des créatures difformes pour leur permettre d'entrer. Il eu plus vite fait de s'en charger, avant que tous deux, ne puissent entrer, et avancer dans la mine. Récupérant une torche, que Roy eu vite fait d'allumer, ils s'enfoncèrent dans l'obscurité.

Dire que les lieux n'étaient pas accueillants serait un bel euphémisme. Outre le fait que, abandonnée depuis des années, la mine ne semblait pas des plus sécurisées, des carcasses d'animaux morts pensant avoir trouvé refuge en ces lieux étaient également présents. Ajoutez-y à cela le sinistre naturel des lieux, le passé de cet endroit, les nombreux mineurs qui ont sûrement trouvé la mort, et vous avez le tableau.

Malgré cela, ils continuèrent d'avancer, espérant trouver les deux autres alchimistes, ou encore, la source de tous ces problèmes. Que ce soit l'un ou l'autre, au bout d'exploration, ils eurent un début de réponse, via une porte, qui n'avait rien à voir avec les lieux.

Des symboles alchimistes étaient peints dessus.

« Nous sommes sur la bonne piste. »

D'autant plus que la porte était ouverte. Soit les deux autres étaient passés par la avant eux, soit, ils touchaient au but. Ayant emprunté les deux seules entrées et par la même, issues, aucun moyen pour que qui que ce soit leur ait échappé.

Prudemment, ils continuèrent, sans non plus noter la présence d'autres créatures. Qu'elles soient animées ou réduites à néants, rien de tout cela.

La progression se fit jusqu'ici sans mal bien que l'aspect mine fut éclipsé. A présent, on aurait plutôt dit une base cachée. Abandonnée elle aussi, en apparence seulement. Parce qu'en descendant plus bas, ils furent confrontés a un comité d'accueil. D'autres golem étaient la, montant visiblement la garde. Rapidement, ils se cachèrent derrière une caisse en bois, observant de loin les créatures, réfléchissant à quoi faire.

« On ne va jamais réussir à passer … réalisa Hugues.

- J'en ai bien peur, et utiliser mes flammes serait trop dangereux ici. Le plus sage, serait d'attendre qu'Armstrong et Elric n'arrivent. »

C'était du moins le plan de base. Ils n'avaient pas prévu que, plus loin dans l'obscurité, d'autres de ces choses les avaient repérés alors qu'ils se cachaient pourtant. Ils n'évitèrent le coup que grâce au bruit que fit ce qui ressemblait au poing du golem en heurtant le plafond, les faisant se retourner, et purent bouger à temps.

Mais c'était trop tard pour se cacher, faire demi tour ou attendre que les renforts n'arrivent. Si tant est qu'ils n'étaient pas déjà passés avant eux. Comme il le craignait, Roy ne pu utiliser les flammes : pas assez d'oxygène, pas assez d'espace, trop risqué à la fois pour Hugues et pour lui. Même sans cela, il pouvait se défendre. Si du moins, les créatures n'étaient pas plus résistantes que tout à l'heure, plus larges et imposantes.

C'était bien sa veine ! Le voilà réduit à devoir tracer des cercles rapidement pour pouvoir se défendre, lui et Hugues ! Ils devaient tenir le plus longtemps possible, résister face à ces créatures, éviter leurs coups. Mais ça devint vite très difficile. Ils avaient l'avantage sur tout : le lieu, leur nombre, la situation.

En réduire un en miette était possible, mais très laborieux et long sans les capacités de Roy. Si bien qu'il en vint à envisager la fuite comme option : crever dans ce coin perdu, dans une vieille mine ne faisait pas partie de ses plans. Pendant un bref instant, il cru bien que c'est ce qui allait se passer. Alors qu'il esquivait une attaque, il ne pu éviter une autre dans son dos, l'envoyant valser plus loin, plus près d'un golem plus imposant, qui déjà, levait son poing pour l'abattre fatalement sur lui. Blessé par les coups reçus, les projections de gravas, il s'apprêta alors à utiliser ses flammes, pour tenter le tout pour le tout.

Avant que lui n'ait pu claquer des doigts ou le golem bouger davantage, un claquement se fit entendre, très net, et aussitôt, un pic surgit du sol et vint empaler la créature, l'éloignant de Roy alors que le choc le démantela. Clignant plusieurs fois des yeux, le brun tourna la tête et aussitôt, un tissu rouge lui barra le regard.

Remontant les yeux, il vit le FullMetal aller se placer entre lui et le reste des créatures.

« Alors Colonel, on est déjà fatigué ? Clama le blond, la voix moqueuse.

- FullMetal, qu'est ce qui vous a prit si longtemps ?

- La voie était disons … encombrée, il a fallu un peu dégager. Mais surtout, ne me remerciez pas pour vous avoir sauvé la peau hein !

- Plus tard FullMetal, il en arrive d'autres. »

Roy s'était relevé, prêt à nouveau à agir. Avec l'arrivée d'Edward et d'Armstrong, les choses furent bien plus aisées. L'un réduisant tout en miette de ses poings, l'autre se jetant dans la bataille, sans hésiter. Si bien que pour cette fois, ce fut Roy qui fut réduit à devoir attendre, conscient qu'il gênerait plus qu'autre chose les deux hommes.
Il préféra rejoindre Hugues, tapis dans la pièce à l'abri.

« Au moins Edward n'a pas eu la même brillante idée que toi.

- Rah, oublie ça tu veux bien ? »

Pas possible ça. …. Après, Roy lui donnait bien raison. C'était aussi une bien étrange sensation que d'avoir vu Edward venir s'interposer entre lui et les créatures, mais en un sens, pas désagréable non plus.

Le blond n'était nullement un enfant que l'on a besoin de protéger.

A deux deux, au prix d'une lutte acharnée et efficace, ils purent se débarrasser des golems restants, les réduisant en tas de poussière, de débris. La seulement, Roy et Hugues purent les rejoindre, et enfin, continuer d'avancer tous ensemble.

Passant une autre porte, les lieux semblaient cette fois plus habités. Les lampes à huile allumées le long du couloir, illuminaient leurs pas pendant qu'ils descendaient plus bas sous terre. Ce, jusqu'à arriver à la fin du chemin.

La pente terminée, ils avaient devant les yeux un large sous sol, mais aménagé. Vivant. Et pas aménagé en n'importe quoi. Visiblement, en laboratoire alchimique. Des livres éparpillés, des notes, des débuts d'expériences diverses, des cercles alchimiques, le tout formait un étrange capharnaüm.

Et au milieu de tout cela, dans un cercle alchimique à moitié effacé, assis avec un livre à la main, était un homme. Les cheveux longs, le teint cireux qui suggérait qu'il n'avait plus vu le soleil depuis un moment, prenait des notes farouchement. Ce, avant d'avoir entendu les pas des alchimistes d'Etat, qui le stoppèrent dans ses activités.

Lentement il releva la tête vers eux.

« Alors c'est toi qui est à l'origine de toute ce remue-ménage …. remarqua Roy.

- Regardez quoi voilà donc dans mon … humble demeure … Mustang … Hugues … tiens, Armstong, même vous ? Et … qu'importe.

Le qu'importe en question, vous l'aurez compris était Edward, qui fronça les sourcils. Comprenant sans peine que l'homme devait connaître ses supérieurs, il tourna la tête vers eux.

- Vous le connaissez ce type chelou ?

- Je n'en n'ai pas souvenir ma foi … lui répondit Armstrong.

- Non plus … avoua Hugues.

- C'est normal … qui veut se souvenir de moi … qui veut se souvenir d'un type qui a simplement suivi les ordres, et s'est fait virer pour ça... ricana à moitié l'homme.

- Charles Stein. Ancien combattant d'Ishbal …. annonça Roy. Ça me revient maintenant. Je savais t'avoir déjà vu.

- Bien … bien bien, au moins UN dont la mémoire ne lui fait pas défaut !

- Jugé inapte suite à un débordement au retour d'Ishbal, et renvoyé de l'armée.

- Un débordement ? … pfff ! Ce n'était rien du tout voyons ! Rien !

Edward ne demanda pas de quel genre de débordement il s'agissait. Il n'y avait qu'à voir que ce type n'avait plus sa tête depuis longtemps pour comprendre qu'il avait fait une sale connerie. Petit à petit, il avait droit à des echos de ce qui s'était passé la bas, à Ishbal. Sans en savoir plus. Il posa un instant les yeux sur Roy, avant de regarder de nouveau le taré.

- Mais qu'est ce que vous pouvez comprendre vous tous ? … rien ! Surtout toi ! Roy Mustang ! Héros de la guerre d'Ishbal ! Hein ? Qu'est ce que tu peux y comprendre?!

- Il n'y a rien d'héroïque dans ce que j'ai pu faire la bas.

- Justement ! Et pour tout ça, on t'a donné une médaille ! Tu m'entends ? Ouais, une putain de médaille !

Pendant un bref instant, Edward se demanda si ses supérieurs avaient pu eux aussi péter un plomb après cette guerre.
Heureusement qu'ils semblaient avoir les nerfs plus solides...

- Je comprends tout à fait ce que vous … tenta Armstrong, prudemment.

- NON ! Non vous ne comprenez pas ! Je vivais uniquement pour mon Art, mais tout ça parce qu'un trop haut gradé en a perdu une jambe, qu'il a fallu me renvoyer comme un malpropre !

- Il avait perdu ses deux jambes ! Et il n'y a rien de glorieux a créer des monstres qui terrorisent un village entier !

- Mais qui se préoccupe de ce coin perdu !

- L'armée, justement. Et c'est pour cela que nous sommes la. Charles Stein, veuillez vous rendre dans le calme, et aucun ….

- Jamais ! »

Furieux, il se rua sur un cercle alchimique non loin de lui avant qu'ils n'aient pu agir, et l'activa. Sous leurs yeux, prit alors forme l'une de ces créatures qu'ils avaient à maintes fois affronté jusqu'ici.

Aucun ne choisi de le laisser terminer.

Armstrong s'était chargé de démolir la créature amorcée, pendant que Hugues s'était jeté sur le cercle pour le détruire, le fausser. Edward avait sauté au travers des gravats de la créature pour aller en un premier temps coller son poing sur sa figure, avant de le surplomber, mutant son automail en une lame, qu'il plaça sous sa gorge.

« J'ai dit : rendez-vous ! Clama Roy en s'avançant, l'air menaçant.

- Jamais ! Vous m'entendez ? Jamais !

Il tenta de se débattre, mais, quoique plus grand qu'Edward, il était bien plus maigre, bien moins fort et ne faisait pas le poids. Il eu beau se débattre comme un diable, il ne fit rien d'autre qu'exaspérer Edward.

- Rah ! T'as pas entendu le monsieur ? Il a dit : la ferme !

Et sans autre forme de discours, le blond lui donna un nouveau coup de poing, plus violent, qui assomma directement l'homme, cessant aussitôt de gesticuler.

- Ce n'est pas tout à fait ce que j'ai dit …

- Pas grave l'idée est la. On l'a chopé, c'est tout ce qui compte. »

Approuvé par les autres, ils s'occupèrent de l'ancien alchimiste d'Etat, le ligotant au cas ou il venait à se réveiller, et Armstrong se chargea de le porter sur une épaule.

Maintenant, tout ce qui leur restait à faire, c'était de retourner en ville. De mettre ce type en cellule pendant qu'ils prévenaient Central, et en attendant leurs directives.

Celles-ci furent très claires : il leur fallait ramener vivant Stein, récupérer ses notes, et détruire le laboratoire clandestin. La réaction première d'Edward fut de râler contre ces ordres, mais ses supérieurs lui firent entendre raison : l'armée n'avait vraiment pas besoin de ce genre de publicité, et éviter que quiconque ne trouve les recherches de Stein.

Alors pendant que Hugues et Edward ramenèrent le fauteur de trouble au petit commissariat de la ville, Roy et Armstrong se chargèrent de retourner sur les lieux pour régler les derniers détails, avant de tout détruire.

La mission touchait enfin à sa fin.

Demain, ils prendront le premier train pour retourner à Central, et livrer Stein à l'armée.

Demain enfin, il quitteront ce paysage enneigé pour revenir à leur quotidien.