Hey hey hey ! Voici la suite, avec un peu de retard, mais hey, jer rappelle que je suis en vacances, donc pas toujours chez moi :) En plus, je préviens, j'ai pas mal de travail en ce moment (la terminale S, ça pardonne pas ;;_;;) et quelques épreuves de bac ET un bac blancs qui arrivent bientôt, donc je ne suis absolument pas sûre de pouvoir poster toutes les semaines ! (Mais j'ai une excuse, ce chapitre est un peu plus long que les autres !)
Sinon, je suis allée à Paris pendant deux jours, et j'avoue que certaines choses m'ont inspirées, je vais sans doute intégrer un petit quelque chose dans cette fic ! (Je suis aussi revenue avec une autre idée de fic Percico, mais bon, je pense que je vais pas l'attaquer avant euh... Longtemps ?).
Bref, j'espère que vous passez de très bonnes vacances, amusez-vous bien, et reposez-vous bien :D !
—Rassure-moi, lança Nico d'un ton ironique, Tu n'as pas vraiment prévu de nous faire visiter toute la région jusqu'à ce qu'on tombe miraculeusement sur Hécate ?
—Non, bien sûr que non ! Enfin, si tu n'as rien d'autre à faire…
—Percy-
—On pourrait aller visiter juste un peu quand même ?
Percy fit son « regard de Percy » en joignant ses mains, suppliant. Nico comprenait qu'il s'ennuyait, mais ça en devenait désespérant. Cela faisait trois jours que les trois demi-dieux n'avaient pas reçus le moindre message d'Hécate, ni de personne d'autre d'ailleurs. Annabeth restait la plupart du temps enfermée dans sa chambre à lire ; et leur expliquait ce qu'elle apprenait sur la magie dès qu'elle le pouvait. Mais les deux garçons se sentaient complètement inutiles, et s'étaient mis à trainer un peu partout.
Après tout, rien n'indiquait qu'il aurait à se battre contre Hécate. Peut être voulait-elle simplement faire sa petite école tranquille dans son coin sans en vouloir à personne ? Nico savait que c'était une version bien trop optimiste pour être vraie, mais il n'en savait pas plus quoi faire. Surtout qu'aucun d'entre eux n'avait entendu la moindre prophétie à ce sujet.
—Ok… Du moment qu'on ne retourne pas dans cette maison hantée à Carnac…
—Non ! De toute façon, Annabeth a dit que si Hécate ou qui que ce soit s'y rendait, ça serait certainement dans un mois, lors de la nouvelle Lune.
Nico opina, il n'aimait pas cet endroit.
—Tu veux faire quoi, au juste ? Y'a beaucoup de petits bleds ici
—J'sais pas, grogna Percy, C'est petit mais c'est cool. Ça… Change de New York.
Nico n'essaya pas de le contredire, car effectivement, New York c'était un autre délire. Il regarda Percy, tentant de masquer ses yeux avec quelques mèches de ses cheveux bruns. L'autre n'avait pas besoin de savoir qu'il avait des sentiments pour lui.
Il soupira, alors que Percy se tourna vers lui. Il voudrait que cela s'arrête, et qu'il puisse se contenter d'être ami avec le demi-dieu, et il avait pensé qu'il finirait bien par s'habituer à sa présence ; ça n'était pas le cas. Après la sortie aux alignements, les deux garçons avaient passés beaucoup de temps ensemble, et Nico luttait pour empêcher son coeur de s'emballer dès que Percy se rapprochait de lui.
Il savait que le jeune homme était déjà pris, mais avait tendance à l'oublier. Après tout, Annabeth ne se montrait jamais, et Percy l'évoquait rarement. À croire qu'il l'avait aussi oublié. Nico en venait même à espérer que le couple se sépare et qu'il puisse avoir Percy pour lui tout seul.
Bien sûr, ils étaient sensés rester soudés.
Un bruit se fit entendre derrière eux, et Nico vit Annabeth sortir de sa chambre en s'étirant. Il s'en voulait ; elle ne lui avait strictement rien fait, et il voulait ruiner sa relation avec Percy. Il la regarda d'un air concerné : son teint était un peu plus pâle que d'habitude, et de larges cernes étaient creusées sous ses yeux gris.
—Ça va ? Demanda Percy d'une voix douce. Tu es restée enfermée depuis plusieurs heures, il serait temps de faire une pause, non ?
La jeune fille se faufila jusqu'à lui, et posa sa tête blonde contre son épaule. Nico était un peu gêné, mais lorsqu'il commença à s'éloigner, Annabeth attrapa sa main.
—Attend, dit-elle. J'aimerai vous poser une question.
—Il y a un problème ?
Percy fronçait les sourcils. La fille d'Athéna hocha lentement la tête, en se mordillant la lèvre inférieure, et semblait gênée par quelque chose. Elle désigna le canapé, et les trois adolescents s'assirent confortablement. Deux paires d'yeux se fixèrent sur Annabeth, et elle finit par ouvrir la bouche.
—Je pense que j'ai presque terminé les trois tomes de magie, souffla-t-elle. Pour dire la vérité, je pense qu'en suivant tous les conseils, on pourrait parvenir à contrôler un peu la Brume.
—Tu crois ? Percy l'interrompit. Je veux dire… Ne faut-il pas être un enfant d'Hécate pour y parvenir ?
—Pas forcément, tu te souviens que Thalia peut la manipuler, non ? En allant plus loin, j'irai même jusqu'à dire qu'avec beaucoup d'entrainement, à peu près n'importe quel demi-dieu pourrait y arriver. Je ne dis pas que tout le monde pourrait atteindre un haut niveau, mais créer des petites illusions…
Nico passa sa langue sur ses lèvres, intéressé. Il avait lui-même essayé de jouer un peu avec la Brume, lorsqu'il s'ennuyait sous terre. De plus, il pratiquait plus ou moins l'art de la nécromancie, qui était une forme de magie, bien qu'elle ne faisait pas intervenir l'usage de la Brume.
—Cependant, continua Annabeth, Il y a bien des demi-dieux qui sont avantagés. Les enfants d'Hécate, bien sûr et… Vous. Vos parents divins sont particulièrement puissants.
—Tu penses qu'on pourrait essayer un peu de suivre les étapes de ces bouquins ? Demanda Nico.
—Oui… Enfin, je vu que j'ai pu m'avancer sur le côté théorique, je pense que tenter la pratique serait… Utile. Après, ça n'est pas comme si on allait battre Hécate dans ce domaine. Mais si jamais on se retrouve confronté à ses « élèves », le mieux serait de ne pas être désavantagé là-dessus.
Le jeune garçon ne répondit rien, ce que disait Annabeth était tout à fait recevable.
—J'ai fait un autre rêve, continua la blonde.
Les deux autres sursautèrent, de nouveau attentifs.
—Hécate ? Fit Percy. Elle t'a dit quelque chose ?
—D'attendre, renifla la jeune fille. Elle prétend ne pas nous vouloir le moindre mal. Je ne sais pas si c'est vrai, mais j'ai plus l'impression qu'elle voudrait que nous rejoignons sa sorte d'école.
C'était ça, pensa Nico, c'était pour ça qu'il se méfiait d'Hécate. Une école de magie ? Dit comme ça, ça donnait envie de dire oui tout de suite. Une des raisons qui lui avaient fait aimer sauter plus de soixante ans, en plus de découvrir plus tôt Lou Reed et David Bowie, c'était probablement la saga d'Harry Potter. Il voulait rencontrer Hécate, Percy le voulait aussi très certainement, et Annabeth semblait en mourir d'envie ; mais personne n'évoqua même l'idée, parce qu'ils savaient tous les trois que ce serait trahir leurs parents, et qu'Hécate ne souhaitait très certainement pas juste faire plaisir à des demi-dieux fan d'Harry Potter à l'école des sorciers.
Mais il y avait toujours la Colonie, donc ni Percy ni Annabeth n'avait besoin de ça. Ils étaient devenus les piliers du camp, tout le monde les respectait profondément, et il n'y avait pas grand monde pour contester leur autorité là bas. Percy s'entrainait avec les nouvelles recrues, Annabeth était de très bon conseil. C'était du moins ce que Nico avait pu entendre des rares demi-dieux à qui il avait parlé en trois ans.
À chaque fois, les autres pensaient que lui parler de Percy et Annabeth serait une bonne idée. Pourquoi est-ce que quelqu'un penserait ça ?
On ne savait pas, peut être qu'avant de rencontrer Nico di Angelo, on leur disait que le type était insociable, et que les seules personnes à qui il avait réellement parlé, c'était eux. Et que, du coup, pour faire ami-ami, la clé était de parler du couple.
Or, s'il y avait bien une chose qui énervait Nico, c'était les aventures amoureuses de Percy et Annabeth. On lui avait dit qu'un jour, ces deux-là c'étaient disputés pendant genre, trois jours, et que Percy avait finit par offrir des fleurs à Annabeth, à la grande surprise de tout le camps, et que depuis, personne n'était surpris de trouver le lit de la blonde vide le matin. Ah, super, tout ce qu'il lui fallait pour se sentir mieux.
Mais Nico, il pensa que rejoindre Hécate pourrait être plus divertissant, parce que personne ne serait là pour le juger, enfin, si personne ne le connaissait. Il avait honte de l'avouer, et ne pourrait l'admettre à voix haute sans rougir, mais il avait peur du jugement des autres.
Voilà, c'était dit. Ça lui retournait le ventre. Il se fichait plus ou moins de son apparence, mais le reste, c'était une autre affaire. Et le pire, le pire du pire, ça serait que Percy se mette à le juger aussi. Le fils des Enfers trouvait que le « héros de l'Olympe » était plutôt cool avec lui, malgré ce que Nico lui avait fait. Il l'avait piégé, et il le regrettait amèrement. Mais c'était trop tard, on ne pouvait pas effacer le passé, et Percy ne semblait même pas lui en vouloir.
Là encore, Nico se demandait si ça n'était pas uniquement parce que Percy se sentait responsable de lui.
—Pourquoi est-ce que tu te sens toujours responsable de moi ? Finit-il par lâcher.
La réaction de son ami fut plutôt amusante. Alors qu'il était accoudé à la fenêtre du RER, sa tête reposant dans la paume de sa main, il sursauta si fort que son coude dérapa, et que sous l'effet du choc, son front vint heurter la fenêtre.
—Ok, Nico. On pourrait, je sais pas moi, imposer une règle. Si tu veux rentrer dans des débats sérieux, pendant lesquels je vais certainement perdre toute ma crédibilité, tu préviens un peu avant. Ou tu aborde le truc de manière un peu plus light.
—Donc ? Répliqua Nico, l'ignorant complètement, mais voyant que Percy ne réagissait pas, finit par secouer la tête. Ok. Je vais te poser une question sérieuse qui va certainement te faire perdre toute ta crédibilité dans à peu près trois secondes. (Il prit une grande respiration et répéta :) Pourquoi est-ce que tu te sens toujours responsable de moi ?
—Bien mieux comme ça. Pas vraiment responsable, finit par admettre Percy, je me sens coupable, c'est vrai. Tu sais bien pourquoi, par contre.
—Ma soeur ? Écoute. On en a déjà parlé. Je n'aurai pas dû réagir comme ça, c'est vrai. Bianca est… Elle est morte, mais ça n'était pas de ta faute.
Percy eu un faible sourire, et serra affectueusement l'épaule de Nico.
—Merci, dit-il. Bianca n'est pas morte par ma faute, c'est juste que… Je me met de ton point de vue, et-
—Eh bien ne te met pas de mon point de vue, le coupa Nico, tu m'explique l'intérêt ?
—Il n'y en a pas, dit Percy. Mais je reste sur l'idée que tu ferais mieux de venir avec nous.
Nico ne répondit pas. Si seulement la Colonie pouvait simplement oublier qui était Nico di Angelo, il pourrait revenir, et juste essayer, pour une fois, d'avoir une relation normale avec les gens.
Le RER s'arrêta quelques minutes. Enfin, pas vraiment RER. Ici, on l'appelait le Tire-bouchon. Drôle de nom, pas vrai ? Nico n'avait pas cherché à comprendre le truc lorsque Percy lui avait traduit l'appellation.
—Où on va, d'ailleurs ? (Nico avait d'abord cru qu'ils se rendaient encore à Carnac, et que Percy lui faisait la faveur de ne pas y aller en voiture ; ça n'était évidemment pas le cas).
—J'sais pas… Percy avait l'air un peu confus alors qu'il répondait. Annabeth a dit d'attendre. Je suis curieux de voir ce qu'Hécate veut.
Annabeth leur avait affirmé quelque chose, parce que la déesse elle-même le lui avait dit. « Je ne vous ferais aucun mal, de plus, vous pouvez êtres sûrs que je vous laisserait repartir si vous le souhaitez. Vous avez ma parole. » ; et peut être que c'était dur à croire, mais une déesse ne donnait pas sa parole comme ça, pour rien. Si elle voulait « juste parler », bien. S'ils pouvaient en même temps mettre au clair cette histoire d'école et de barrière autour de la région, encore mieux.
—C'est super, finit par répondre Nico ironiquement, donc tu es en train de me dire qu'on prend juste le RER comme ça, sans aller nulle part ? Pour le plaisir de s'assoir dans le fameux Tire-Bouchon ?
—Quoi ? Non ! On s'arrête quelque part.
—Où ?
Le fils des enfers commençait à s'impatienter.
—À Rennes. C'est une ville un peu plus loin. Pas au bord de la mer, mais c'est genre la capitale de la région. Et puis, ça doit être suffisamment loin pour être hors de portée de la magie d'Hécate.
—Oh. Ça à l'air cool. Des trucs à faire en particulier ?
—Nope. Si. Cinéma, planétarium, musée. Shopping, expo, parcs, braderie-
—C'est bon, grogna Nico.
Ok, donc pour Percy, « attendre » que la déesse de la nouvelle Lune leur parle, ça voulait juste dire faire comme si de rien n'était, et continuer à profiter des vacances. Pas que ça le dérangeait.
Le trajet fut un peu plus long que ce à quoi Nico s'était attendu. Il parla un peu avec le fils des océans, mais il arriva un moment où aucun des deux adolescents ne savaient quoi aborder.
Il y avait un groupe de jeunes, pas loin, qui étaient sur leur portables, et Nico se surpris à être un peu jaloux. Les demi-dieux n'utilisaient pas de portables, c'était une question de survie. Mais ça avait quand même l'air pratique. Envoyer des messages-Iris, c'était stylé, mais quand même un peu compliqué, et pas moyen de jouer à Candy Crush Saga comme ça.
Il finirent bien par arriver. Le jeune Italien remarqua d'abord que l'ambiance était complètement différente qu'à Carnac. À Carnac, les gens étaient en vacances ; ils allaient à la plage, se la coulaient douce, mangeaient des glaces. Ici, il y avait beaucoup de monde dehors, mais on en devinait pas moins que beaucoup prenaient juste leur pose, et retournaient travailler après ça. Il faisait aussi un peu moins chaud.
Percy portait un t-shirt d'un vert sombre, et un jean un peu troué au niveau des genoux. Des baskets un peu vieilles mais acceptables, et une chemise à carreaux nouée à la taille. C'était simple, mais efficace, et puis de toute façon, Nico s'était mit dans la tête que quels que soient les vêtements qu'il portait, le fils de Poséidon serait attirant. Ce style simple, sportif, un peu négligé lui allait bien, Nico ne se plaignait pas.
Lui-même portait… Un t-shirt noir, pour changer, et un jean tout aussi sombre. Et des doc Martens. Noires. Il faisait dans l'originalité, aujourd'hui.
Percy passa la main dans ses cheveux bruns, tentant de les recoiffer, et adressa un sourire en coin à Nico.
—Bon. On a plein de trucs à faire, dit le jeune demi-dieu.
Nico hésitant quelques secondes.
—Genre trouver Hécate et négocier ? demanda-t-il.
Percy fronça les sourcils, l'air de dire, ben non, quelle idée.
—Je pensais au planétarium. Puis, j'sais pas, se balader près des quais.
L'autre leva les yeux au ciel, Percy était vraiment irresponsable, mais après tout, qui s'en souciait ?
—Donc, reprit le fils des océans en plaisantant, voilà le plan. On va au planétarium. Hécate est la déesse de la nouvelle Lune, donc elle se dit qu'on est suffisamment intéressé pour aller jusqu'à Rennes pour ça. Et elle finit par nous parler !
Les deux demi-dieux marchaient à côté, aussi la première réaction de Nico fut de donner un gros coup de coude à son ami.
—C'est bizarre, souffla le fils des Enfers, mais j'ai l'impression que tu viens d'inventer ça genre, tout de suite.
En fait, le plus bizarre fut que son plan marcha.
Oui, cela fonctionna, mais après coup, personne ne se donna la peine de donner le moindre crédit à Percy ; Hécate voulait juste probablement leur parler, planétarium ou pas.
Quand Percy et Nico s'étaient rendus au planétarium, ça avait été plutôt agréable. Ils ne comprenaient pas un mot qui sortait de la bouche de l'animatrice, encore moins ceux des gosses qui criait parfois des réponses aux questions qu'elle posait, mais du coup, les deux garçons pouvaient se reposer sans essayer de capter le truc des planètes qui tournent autour du Soleil. Leurs sièges étaient plus que confortables, et avec un dossier presque allongé. Nico avait réellement l'impression de voyager dans les étoiles, même si parfois les animations étaient limites.
Et quand, plus tard, la séance se termina et qu'ils durent partir, Hécate apparut. Nico ne la reconnu pas, au départ. Ils venaient tout juste de sortir du bâtiment, et une femme de grande taille, en tailleur et jupe serrée noire les attendait. Elle avait des cheveux noirs et soyeux attachés par une pince discrète, et des yeux verts perçants. Alors qu'il passait devant elle sans vraiment la remarquer, elle s'éclaircit la gorge.
—Nico di Angelo, dit-elle avec assurance. Percy Jackson.
Là, le fils d'Hadès se dit que, ah, si quelqu'un connaissait leur nom alors qu'ils se promenaient dans Rennes, ça ne devait pas être normal.
—O-oui ?
Il y avait des fois où Nico parvenait à garder un air calme et menaçant, assez cool. Cette fois-ci n'en faisait pas partie.
—Je voulais vous parler, continua la femme avec une sourire.
—Hécate vous a envoyé ? Demanda rapidement Percy, qui avait soudainement prit un air sérieux.
—Oh, je suis Hécate.
Elle secoua la tête, presque désolée.
—Pour vous dire la vérité, je comptais avoir deux mots avec vous depuis longtemps. Mais cet endroit est très bien.
Nico songea que la déesse n'avait pas d'emprise particulière sur ce lieu. Ils étaient en dehors de sa « barrière ». C'était peut être la raison pour laquelle elle les avaient suivit. Peut être qu'elle ne voulait pas qu'ils se détachent trop d'elle.
Le jeune homme grimaça ; si possible il voulait éviter de devenir un pion d'Hécate, mais il avait aussi le sentiment que la déesse pourrait le forcer à faire absolument n'importe quoi sans qu'il ne puisse résister.
Il fallait négocier. Il fallait qu'Hécate se mette d'accord avec les dieux de l'Olympe, et qu'elle explique cette histoire d'école. Il fallait que ses « élèves » rejoignent la Colonie.
—Bien, dit soudainement Percy, je pense que vous vous êtes assez amusée jusqu'ici. On veux juste savoir ce que vous voulez.
Il y avait quelque chose que Nico avait oublié à propos de Percy Jackson. C'était qu'il ne fallait jamais le laisser parler avec un être immortel, parce que quatre-vingt pour-cent du temps, il se faisait détester après les deux premières phrases. Et là, c'était plutôt bien partit pour suivre le schéma habituel.
Nico faillit s'étrangler en essayant de reprendre les choses en main.
—Nous… Avons cru comprendre que vous contrôliez une large zone à l'insu des dieux de l'Olympe… Et puis, il y a cette histoire d'école… À vrai dire, nous aimerions que vous nous éclairiez sur ces différents points.
Hécate eu un rire froid, à vous glacer le sang.
—Je préfère cela, di Angelo. Si votre ami pouvait contrôler ses propos, je me ferais une joie de lui répondre, mais il semblerait que vous soyez plus apte à m'écouter.
—Hey, commença Percy, je pense que- ugh, Nico !
Ce dernier venait de lui écraser majestueusement le pied pour le faire taire.
—C'est vrai, reprit Hécate en soupirant, j'ai entrepris de réunir moi-même mes enfants ici.
—Il auraient une place à la Colonie, pourtant, répliqua Percy. Pourquoi les amener ici derrière le dos des autres ?
Elle laissa filer un petit rire amer.
—Tu ne peux pas comprendre, renifla-t-elle. Ton père est reconnu, et même si aucun fils de Poséidon n'était supposé arriver au camp, son pavillon est resté en place. Mes enfants n'ont jamais été les bienvenus à la Colonie. Pourquoi ne pourrais-je pas les entrainer moi-même ?
—Vous pouvez, dit Percy en haussant les épaules. Mais pourquoi le cacher ?
—Cacher ? Mais je ne me cache de personne. Il existe une barrière autour de mon école, c'est vrai. Mais dis-moi, Percy Jackson, si les dieux se méfiaient de moi, pourquoi ne me l'auraient-ils pas dit ? Qui te dis que Poséidon ne fait pas la même chose, de son côté ? Personne ne dirait rien.
—Sauf que mon père n'était pas du côté de Cronos, il y a trois ans.
Hécate soupira de nouveau. Nico observa les deux interlocuteurs se toiser, mais il ne faisait aucun doute que même Percy ne faisait pas le poids contre la déesse de la magie. Il avait un jour battu Arès, mais à proximité d'eau.
Les yeux verts foncés de la déesses fixaient Percy avec froideur. Nico se dit qu'il le sentait pas, s'il laissait les choses se faire, bah il n'aurait plus qu'à réfléchir à quoi dire à Annabeth lorsqu'il reviendrait avec le cadavre de Percy.
—Vous pouvez donc nous confirmer que vos intentions ne sont pas hostiles ?
Un sourire se dessina finalement sur les lèvres d'Hécate. Quand une déesse sourit, c'est souvent soit qu'elle est heureuse de vous parler, soit qu'elle pense avec délice à la façon dont elle va vous tuer très bientôt. Nico espérait juste que c'était la première option.
—Hostile ? Allons, mon cher, n'ai-je pas déjà dit que vous étiez les bienvenus dans mon école ?
Nico faillit s'étrangler.
—Surtout toi, fils d'Hadès. Certains « héros » (elle fusilla Percy du regard) sont très bien intégrés à la Colonie des Sang-Mêlé. Mais avec un père comme le tien, tu seras toujours rejeté là-bas.
Percy ouvrit la bouche en signe de protestation, mais Nico eut la bonne idée de le couper.
—Je… Je suis très flatté de votre proposition, répondit le jeune demi-dieu en choisissant ses mots avec précaution, mais il me semble que mon père a besoin de moi aux Enfers.
—Je doute que ta présence lui soit indispensable. Si tu viens avec moi, il n'en saura rien. Mais je suppose que la décision te reviens.
La déesse avait haussé un sourcil, comme pour dire que non, la décision ne lui revenait pas, qui se fichait de son avis ? Nico fronça les sourcils, mais ne répondit pas.
—J'aimerai, continua Hécate, que vous réfléchissiez tous deux à ma proposition. Surtout toi, Nico. Je suppose que votre amie pourrais également nous rejoindre.
Sur ce, elle disparut. Elle sembla se dissiper dans l'air, se fondre dans le vent. Nico n'était pas satisfait du tout de leur échange, mais au moins, ils avaient pu rentrer en contact avec elle, directement.
Il y eut un petit silence, et le fils des Enfers cru pendant un moment que Percy était vexé d'avoir été interrompu quelques minutes plus tôt. Il essaya de penser à quelque chose pour détendre l'atmosphère, et se trouva un peu bête, quand la première chose à laquelle il pensa fut :
—Je crois qu'Hécate a flashé sur moi.
Au cas où vous vous poseriez la question, non, le Tire-bouchon n'est pas une invention ! Si vous le prenez et que vous traversez l'isthme de Penthièvre, vous aurez même le droit à un arrêt inutile entre les deux mers :) ! (J'y ai le droit à chaque fois).
Sinon, si vous trouvez que l'histoire avance lentement, ben... Tant pis, hein, c'est vrai que c'est assez long à se mettre en place xD mais c'est comme ça ; et encore vous avez eu le droit à l'apparition d'Hécate (youpiii).
Alors, sinon, j'ai terminé le prochain chapitre, mais je suis en train de revoir une partie du scénario (j'ai la fin et le milieu en tête, mais il me manque deux trois éléments, + une petite partie que je vais peut être supprimer), donc encore une fois, je ne sais pas quand je le posterai exactement !
Bonne journée !
