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Maru sursauta, et se retourna alors que des sueurs froides lui dévalèrent le dos. Le détraqué de l'île se tenait là, courbé, un sourire doux et bienveillant étant adressé à l'orpheline, s'étirait sur son visage. S'accroupissant au niveau de Pinky puppy, le brun tapota le sommet de la tête de cette dernière.

-Tu as réussi à passer mes zombies? Tu es bien débrouillarde dis donc.

Maru resta stoïque à l'attente de ses compliments. Se qui émanait de cet homme avait comme un aspect malsain. Sincèrement, elle ne le sentait pas ce type. S'est pourquoi, sans se soucier de se qui lui donnait dos, Maru recula entraînant la chute de boites en cartons posées derrière elle.

Sans lâcher des yeux le scientifique se relevant doucement et replaçant sur son nez sa paire de lunette, Maru mit entre eux deux une certaine distance qui la rassura que très peu.

D'une démarche chaloupée, le plus vieux s'approcha de la jeune femme, ses bras écartés de part et d'autre de son corps. A cause d'un faux jour, les verres de ses lunettes cachaient son regard, le rendant ainsi doublement terrifiant. Maru déglutit, et sentit à son goût bien trop rapidement son espace vitale se raccourcir en faveur de celui de son ennemi.

Approchant d'une porte, Maru n'y réfléchit pas bien longtemps si oui, ou non, elle devait l'ouvrir. S'activant à tourner la poignée, elle passa la porte et se retrouva plongée dans la pénombre d'un long tunnel. Le couloir sombre dans lequel s'engouffrait l'orpheline ne lui inspira que crainte, et une fois arrivée au terme de cette traversé, Maru écarta une porte entre baillée, et déboucha dans une salle circulaire.

Dans un coin, un générateur bien usé alimentait tant bien que mal de nombreuse installation à la pointe des avancées technologiques, dont entre autre, un espace de travail très futuriste situé au centre de la pièce. Les touches, ainsi que l'écran, tous bleutés, transparaissaient comme irréelles, et flottèrent au dessus du bureau blanc, aux coins arrondis.

Un peu plus loin, dans des cylindres contenant un quel qu'once liquide inconnu à Maru, des êtres ressemblant de loin à des hommes étaient repliés sur eux mêmes, plongés dans un sommeil sans rêve ni cauchemar, alors que d'autres, aux entrailles à la vue de tous, reposaient sur des tables, attendant visiblement qu'on les raccommodes.

Pour Maru, supportant avec difficulté cette vision, elle ne trouva qu'une unique cachette valable. Il restait une table inoccupée. Elle s'y coucha, et se couvrit d'un drap traînant non loin. Ainsi dissimulée, elle calma sa respiration, puis la ralentit considérablement. Elle devait paraître tel un corps sans vie entre les macchabées de la pièce.

Puis, son coeur rata un battement. Des pas calmes résonnèrent entre les murs témoins de nombreuses horreurs. Le quarantenaire maître des lieux regarda la pièce dans sa globalité, tout en levant un sourcil. Mais où était donc passée cette jeune femme?

Pressé de connaître la réponse, le brun s'activa de parcourir le peu de mètre de distance le séparant à son tableau de bord à la pointe de la technologie. Il posa un doigt sur l'écran bleuté, qui afficha l'image d'un corps démembré en arrière plan, ainsi qu'un nom et un prénom en gras: Peltonne André.

André pianota sur les touches numériques, et plusieurs pages donnant sur des vidéos surveillances données par des escargots surveillances s'ouvrirent. Quant à Maru, d'un oeil discret, elle observait cette nouvelle technologie tape à l'oeil. Bouche entre ouverte, elle observa le scientifique rageant de ne pas trouver la fuyarde. A bout, André tapa des poings sur l'interface de son ordinateur. Soupirant, le quarantenaire prit dans une sacoche une plus petite version de son support numérique de travail, un ordinateur portable.

Un nouvel écran raccordé à un clavier bleuté fut son nouveau support de travail. Le brun rouvrit quelques dossiers enregistrés, montrant ainsi à la miss se qu'elle cherchait! Ses recherches! Ô bordel! Si elle ne devait pas se cacher pour sa vie, Maru se saurait faite une petite danse de la victoire particulièrement ridicule.

Mais au contraire de cela, s'en suivit une longue heure interminable pour Maru qui dû attendre que le maître des lieux ne s'éclipse, laissant le champ libre à la rosée. Souriant, la jeune femme sortit de cachette, et s'approcha du petit rectangle dépliable, pouvant s'ouvrir sur une étrange interface numérique. Cette technologie était un réel mystère pour elle.

Le PC en mains, Maru finit par le ranger dans un étui rembourré semblant lui être déjà attribué, puis passa la sangle de la sacoche par-dessus sa tête, et la déposa sur l'une de ses épaules. Déglutissant, Maru avala une dose de courage, qui eut dû mal à passer. Pour peu, ce courage lui tomba telle une pierre dans l'estomac.

Ouvrant la porte de la salle, sans faire le moindre bruit, la rosée avança dans les couloirs. Aucune trace du dégénéré.

Arrivant à la pièce précédente, de nouveau l'orpheline eut l'agréable surprise de ne pas le recroiser, lui laissant ainsi l'opportunité de remonter au rez-de-chaussée de l'hôpital. Elle ne songeait déjà plus qu'à trouver une manière sûre de s'en aller, quand un rire sombre l'alerta.

Maru se retourna, et vu à l'entrée de la cage d'escalier André, une veine palpitante sur le front s'approcher d'elle, les mains dans les poches de sa blouse. Maru déglutit, alors que le pouvoir de l'imaginaire de son subconscient amplifiait sa terreur.

Se n'était qu'une gamine! Les gamines voient le monde les entourant tournoyer, les ombres les engloutirent, lorsque la peur les choissent en victime. Tous devient bien plus effrayants, alors que le sang pulsant dans chaque recoin de leur enveloppe charnelle, emmène l'adrénaline nécessaire pour une fuite sans plus de réflexion.

Tournant le dos, la sacoche ballotante dans tous le sens, la rosée accourut jusqu'à la sortie, où elle se heurta à un obstacle. Les battants ne s'ouvraient pas. La respiration s'accélérant, les mains devenues moites, Pink Puppy prit la première chose qui lui passa sous la main. Une corbeille à papier qu'elle balança sur la vitre…et qui lui revint en pleine face.

Mais quelle idée de balancer une poubelle en plastique pour briser une vitre en même temps?!

S'offrant réellement une baffe sur l'une des joues, la jeune femme trouva du regard un brancard un peu plus loin d'elle. Se dépêchant de l'atteindre, l'orpheline le poussa jusqu'à la sortie vitrée, et fracassa le lit médical contre.

Le verre vola en éclat, laissant le passage libre pour Maru qui une fois dehors réalisa avec effroi qu'il était bien conne. Elle était rentrée au sein de cet établissement hospitalier par les toits...comment allait elle se démerder pour fuir, alors que l'enceinte du l'hôpital était clôturé par un mur?

-Pourquoi je réfléchis toujours qu'à moitié!

Se demanda la jeune femme tapant de sa main droite le mur lui barrant la route. De suite, un hurlement de douleur fut émit par ses cordes vocales, alors qu'elle recouvrait de sa seconde mains celle ayant frappé, et sautilla sur place tout en se mordant la lèvre inférieure.

Enfin, elle se ridiculisa ainsi jusqu'à se qu'un bruit distinct d'une brindille cassante sous un poids n'accapara son attention. Un grognement bestial finit par rappeler à Maru, qu'elle avait il y avait quelques heures due balancer un mort vivant dans le vide, et que désormais, elle était coincée avec ce dernier, ainsi qu'un scientifique fou.

Ne pouvant s'attarder ici plus longtemps, enfin, sans prendre la peine qu'un zombie ne l'agresse, Maru longea le mur noirci, jusqu'à ce qu'elle due obligatoirement se cacher dans un buisson. Devant elle, entre les feuilles, la rosée voyait André à sa recherche. Resserrant la prise sur la bandoulière de la sacoche, des frissons prirent en otage Maru…faisait froid…puis sa vessie lui indiqua qu'un arrêt toilette lui ferait du bien.

Tôt ou tard, l'un des deux ennemis qu'elle avait sur le dos la retrouverais! Et elle ne doutait pas! Sans aide, elle ne s'en sortirait pas.


-Et bien, elle s'en sort pas mal, déclara Lilith assise sur l'un des toits d'une bâtisse, jumelle en face des yeux à épier l'avancée de son nouveau jouet.

La mauve gloussa en voyant le désarroi de cette frêle gamine, alors qu'elle plongea sa main dans un paquet de sucrerie. Sucreries venant directement de Whole cake island, donc, de l'île d'un certain Yonko, et qui par conséquent étaient animées. Les sucreries gélatineuses s'affolèrent en voyant leurs fins approcher, alors que Lilith se délectait de leurs cris. Rien de mieux que de la nourriture vivante, songea la marine.

Arrivant à la fin de son goûté, la mauve se releva, puis d'où elle se trouvait, au moins à 4 mètre du sol, sauta et atterrit souplement sur un zombie, dont elle écrasa la tête. Un curieux liquide verdâtre lui resta sur la semelle de ses bottes style cow-boy, qu'elle essuya sur le vieil habit usé de la créature qu'elle piétinait.

Autour d'elle, d'autres morts bras tendus s'approchèrent, alors que Lilith se munit d'une arme à feu plaçait dans son dos. Elle déchargea son chargeur sur ses assaillants, tout en rigolant.

Les balles n'affectaient pas ses êtres putrides, mais les canarder jusqu'à en faire du gruyère les endommageait assez pour ne pas gêner les actions de la CP8.

En ayant finit avec eux, Lilith reprit sa route sans plus tarder, un sac plein à craquer sur le dos. Arrivée à la grille de l'hôpital, Lilith y plaça dessus quelques paquets d'explosif, qu'elle raccorda à une cordelette. Sifflotant, elle s'éloigna tout en déroulant une bobine de file, et une fois adossée à une maison, elle alluma la mèche de son petit dispositif.

Suite à une explosion ayant eut le mérite de libérer l'accès à l'hôpital, la mauve n'eut plus qu'à attendre Maru, qu'elle rattrapa par le col du tee-shirt.

-Et ben fifille, t'as quoi de beau pour moi?


Lorsque Maru avait définitivement tiré un trait sur ses chances de survies, une explosion retentit à quelques mètres d'elle. Mains sur ses oreilles, la rosée se risqua à passer sa tête entre les feuilles de sa cachette, et crut au miracle.

La grille avait été projetée au loin, et le souffle de l'explosion avait envoyé André, sonné, valser au sol, tandis que le zombie avait été soufflé jusqu'à une branche d'un arbre d'où il pendait par les intestins.

Sans hésiter plus, l'orpheline accourut vers son salut, le sourire aux lèvres qu'elle perdu bien vite lorsqu'on la retint sans prévenir. L'orpheline tourna son regard, et se décomposa en se retrouvant nez à nez avec l'échappée d'asile.

Se débattant comme une diablesse contre cette dernière, Maru ne fut récompensée que par une claque sur la joue. Apportant ses mains à cette partie de son corps désormais rougie et endolorie, elle foudroya de son regard azure Lilith s'emparant de son butin, la sacoche dont elle avait eut tant de mal à s'emparer.

Voyant rouge, Maru ouvrit sa bouche pour protester, quant au même moment Lilith se débarrassa d'elle, l'envoyant valser dans une beine à ordure. Se relevant, jetant avec une grimace de dégoût une peau de banane ayant élu domicile sur son front, précipitamment la rosée rattrapa Lilith qui lui coupa l'herbe sous le pied.

-Tu m'as écouté? Tu es surprise? Gamine, la ferme! J'ai pas de temps à perdre avec toi~. Puis, tu vas être légèrement occupée, acheva de déclarer la mauve indiquant à la miss de se retourner.

Un regard par dessus son épaule, et l'orpheline comprit. Derrière eux, André rouge de colère comptait bien récupérer ses biens. Quand à Lilith, elle profita de l'inattention de Maru pour s'éclipser. De nouveau seule face au danger, la rosée n'avait guère d'autre choix mise à part la fuite.

Poursuivit par le scientifique de l'île, elle fut acculée dans une impasse. Et contre un mur, elle trouva un tonneau remplit d'eau croupie. Elle ne réfléchit pas plus, et de ses forces restantes bascula le tonneau. Une fois celui-ci vidé de son contenu, elle s'y glissa et le referma de son couvercle en bois qui reposait contre le mur.

Retenant sa respiration à l'approche d'André, Maru entendu avec effroi les pas calmes de ce dernier approcher. D'un troue dans la surface en bois, elle épia l'avancée de son poursuivant, qui posa ses mains sur sa cachette.

Maru se voyait déjà faite comme un rat prit au piège, quand brusquement André fut projeté au sol. Le surplombant, l'une de ses créations en décomposition le maintenu au sol, tandis que de l'entrée de la rue, d'autres zombies handicapés par des marbres tordus, en pièces ou en lambeaux approchaient.

Retenant son souffle, fermant les yeux, et mains sur ses oreilles, l'orpheline s'isola de ce massacre. Les cries du scientifique lui soulevait le coeur alors que l'odeur acre du sang s'imposa à son odorat. Le créateur se faisait dévorer par ses créations. Fatal coup du sort.

Lorsque enfin les cris d'agonis se calmèrent, puis se stoppèrent, Maru osa rouvrir un oeil. Pas un bruit. Rassurée, la rosée souleva avec lenteur le couvercle, et s'extirpa de sa cachette. A son regard, seules une flaque de sang et des habits en pièce ne restait d'André.

Détournant le regard Maru s'enfuit, comme elle savait si bien le faire. Approchant de la sortie du village, elle se ravisa. Lilith lui avait prit son butin, sa seule chance de prouver au chirurgien sa valeur, et de surtout sauver la vie de son larbin.

Une larme traça son chemin sur sa joue. Une bonne à rien, se critiqua t'elle. Relevant son regard vers les champs de blé, ses jambes endolories après avoir tant courut lui refusèrent une nouvelle fuite. Et sur ses épaules, soudainement le poids du collier d'esclave de la mauve lui rappela sa présence.

Maru shoota rageusement dans une pierre, qui se heurta à un arbre, dont dans l'ombre de ce dernier une masse difforme apparut. L'orpheline y reconnu là l'une des apparitions de son démon.

Démon dont on ne pouvait voir qu'un tas sombre, où un sourire et des yeux luisants. A bout de sa journée, sachant qu'elle ne pourrait survive avec ce démon et des zombie au cul, Maru hurla de rage...se qui eut pour seul mérite de laisser aux morts vivants le loisir de la localiser.

-Regardez se qu'on a trouvé.

D'un coup la rosée releva la tête et vu devant elle les autres membres du CP8. L'unique femme du trio regarda sombrement l'orpheline. Cette fois-ci, elle ne laisserait pas cette gamine lui filer entre les doigts. Quand à Maru, une idée lui traversa l'esprit. D'un doigt, elle pointa son collier, et fit les yeux doux à l'un des deux hommes, plus précisément le seul semblant avoir un coeur au sein du CP8.

-Votre collègue m'a muselé...pour le fun, ajouta t'elle. L'un de vous pourrez me le retirer?

Se passant une main sur la nuque, le gentil de la bande tenta de convaincre ses collègues de faire cette fleure à cette gamine, tout en rappelant les méthodes particulières que pouvait user leur folle de tronçonneuse préférée.

Dans un soupire, sa leader céda alors que l'autre homme alla cramer quelque mort vivant de son lance-flamme. Ravie, Maru fut libérée de ses chaînes, mais dû suivre docilement le trio vers la maison servant de laboratoire à Lilith.

Sur le chemin, Maru sentit la présence de son démon. Des sueurs froides lui dévalèrent le dos, ce monstre la traquait maintenant?! Alors que cette présence hostile s'amusait par moment à créer un vent froid, serpentant sous ses habits, Maru trembla de peur. Une caresse aérienne glaciale, la faisant se tendre telle la corde d'un arc. Malaise que les marines remarquèrent, mais ne relevèrent pas.

Une fois arrivée au devant de la maison de l'horreur comme le pensait Pink Puppy, l'orpheline hésita encore un moment. Elle pouvait fuir désormais libérée de son collier ! Mais…abandonner Stivy à son sort?! Impensable! Elle devait récupérer des mains de Lilith les recherches d'André!

La seule femme du trio entra la première, et s'avança sans crainte dans le salon suivit de près par le reste de son cortège. Une fois que Maru eut passé en dernière le seuil de la maison, dans son dos, dans un claquement, la porte se referma.

Lilith qui jusque là était restée dans l'ombre, adossée contre le mur avança et coinça les bras de son ancien jouet entre ses omoplates.

-Gamine, on vient me chaparder les données de scientifique?

-Nee san, souffla l'autre mauve bien plus petite que Lilith, lâche cette civile.

-La ferme Cheyry. Ron, va me chercher une corde, ordonna Lilith.

Levant les bras au ciel, le bleuté obtempéra et alla farfouiller dans un tiroir d'un meuble. Il revint quelques seconde après, et donna une corde à la borne qui se chargea de saucissonner Maru. Une fois cela fait, ils ignorèrent tous la présence de la jeune femme, qui ne cessa de fixer la curieuse invention contenant les recherches d'André posée sur la table basse.

Le CP8 était composé de professionnels, et Maru était… et bien... elle même. Restons gentil, et polie, s'est tout de même mon Oc.

L'orpheline souffla par le nez. Psychologiquement elle était prête pour le marché suicidaire qu'elle allait proposer. Toussotant pour que l'attention lui revienne, se rappelant les bidons d'essence qu'elle avait remarqué dans une rue, et ressentant les allumettes qu'elle avait discrètement subtilisées dans une poche de son short, la jeune femme se lança.

-Dit Lilith, ça te tente un jeu de chat et sourie dans une ville remplie de zombie?