Bonjour tout le monde

Je vous poste la suite en espérant que ce chapitre plaira à tout le monde. J'apprécie chaque reviews que vous me laissez, par contre si l'un de mes chapitres ne vous convient pas, j'aimerai que vous m'indiquiez pourquoi. Ca me permettra de m'améliorer et de ne pas recommencer les mêmes erreurs. Merci.

Merci à Didou 27 pour sa correction et ses remarques.

Et Bonne lecture.

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Chapitre 8 : Fugue et mauvais souvenirs

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Cher Père.

J'ai pris la fuite, je me suis enfuit de chez les Dursley et j'ai voulut trouver refuge dans le Sanctuaire de Londres, mais à la place du Sanctuaire, je n'ai trouvé qu'une résidence habitée par un couple de bourgeois. Pourquoi le sanctuaire de Londres a-t-il disparu ?

Les Dursley ont reçu la visite d'une tante, la tante Marge, elle était vraiment détestable, elle m'insultait et me critiquait à longueur de journée et puis un soir à un repas elle a insulté mes parents biologiques, elle disait qu'ils n'étaient que des monstres et je me suis souvenu de cette bande de gamin qui jouait autour du Sanctuaire. J'ai perdu mon sang froid père, j'étais tellement en colère que j'ai même perdu tout contrôle sur mes pouvoirs et que j'ai gonflé la tante Marge comme un ballon de baudruche. J'étais tellement furieux que j'ai fait mes valises et me suis enfuit. J'ai finalement atteint un parc ou j'ai trouvé refuge le temps de me calmer. Et une fois mon calme retrouvé, j'ai paniqué, vraiment, ils avaient parlé, aux informations, plus tôt dans la soirée d'un criminel, du nom de Sirius Black, qui s'était évadé de prison et moi, j'étais assis seul, en pleine nuit, dans un parc.

Le professeur Dumbledore pouvait dire ce qu'il voulait, j'avais décidé de rentrer à la maison, je savais que je serais en sécurité au Sanctuaire. Alors, j'ai pris le bus avec les quelques pièces qu'il me restait et j'ai marché le restant du trajet. Lorsque je suis finalement arrivé, j'étais impatient, je sais parfaitement que Oncle Nigel et Oncle James ne sont pas immortel comme vous ou Tante Helen, mais j'avais espéré trouver quelqu'un qui pourrait me conduire jusqu'à vous.

Mais l'homme qui m'a ouvert n'était pas vous, ni un employé du Sanctuaire. Lorsque je lui ai expliqué ce que je chercherais, il m'a hurlé dessus, disant que le manoir appartenait à sa famille depuis des générations et qu'il n'avait rien d'un sanctuaire pour les gens comme moi. Et il m'a claqué la porte au nez. J'étais perdu père, je le suis toujours et également inquiet, je suis effrayé à l'idée qu'il soit arrivé quelque chose à notre famille et j'étais, à ce moment, inquiet aussi, dans une certaine mesure, du fait que j'avais utilisé la magie, ma magie, contre une moldu, alors que la loi l'interdisait formellement.

Ne pouvant rester indéfiniment dans la rue, j'ai repris ma route en direction du Chaudron Baveur, l'auberge m'offrirait un abri pour la nuit et un repas convenable. Arrivé la bas, Tom le barman m'a pris en charge, il m'a offert un repas et est allé me préparer une chambre. Pendant mon repas j'ai put jeter un coup d'œil à la Gazette du sorcier, le journal local. La photo de Sirius Black s'étendait en première page. J'ai demandé des informations à Tom lorsqu'il est revenu et j'ai été horrifié d'apprendre que Sirius Black était un partisan de Voldemort. Mais j'ai surtout été terrifié lorsque Tom m'a appris que le Premier Ministre de la magie, M. Fudge, voulait me voir. J'avais violé la loi et la plus haute autorité de notre monde voulait me parler. Mais finalement et étrangement tout s'est bien passé, M. Fudge semblait plus soulagé de me voir que fâché. Il m'a rassuré, me disant que l'utilisation accidentelle de la magie arrivait de temps en temps. Il ne m'a pas puni, il m'a juste demandé de rester sur le Chemin de Traverse ou au Chaudron Baveur. J'ai préféré ne pas insister, malgré tout je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si l'attitude laxiste de M. Fudge n'avait pas un rapport avec la fuite de Sirius Black. Avec ma chance habituelle, je ne serais pas étonné que le criminel cherche à se venger de la disparition de son maître et veuille me tuer. La vie était plus simple pour moi lorsque j'étais à vos côtés père.

J'ai passé le reste des vacances à me promener sur le Chemin de Traverse, retrouver une telle liberté m'aura été bénéfique, depuis que je suis entré dans le monde de la magie, j'ai toujours l'impression d'être surveillé en permanence et c'est sûrement le cas. Je suis passé à la loupe par chaque sorcier que je croise comme s'ils n'attendaient qu'un mauvais pas de ma part. Ce monde est une prison père, une prison doré mais une prison malgré tout. La veille de la rentrée, Ronald et Hermione sont venus faire leurs achats pour l'école. Hermione s'est acheté un chat orange, pas roux, vraiment orange avec le museau écrasé, on aurait dit qu'il avait percuté un mur. Il s'appelle Pattenrond. Hermione l'adore, en revanche, je ne suis pas sûr que le rat de Ronald, Croûtard, l'aime particulièrement, déjà qu'il avait l'air malade alors si en plus il se retrouve avec un chat sur le dos… il faudra faire attention à ce qu'il ne rentre pas dans notre dortoir. J'ai également surpris une conversation entre les parents de Ronald et mes soupçons ont été confirmés : Sirius Black s'est évadé pour me tuer.

Le jour du départ pour Poudlard est finalement arrivé, pour mon plus grand malheur. Comprenez bien père, l'école me plait, le problème vient des élèves et des professeurs, je peux dire adieu à ma liberté. Dans le train, le seul compartiment que nous avons trouvé était déjà occupé par une personne, de toute évidence le nouveau professeur de Défense. Hermione a découvert le nom de l'homme endormi sur sa malle : le professeur R.J. Lupin, il semblait épuisé. Nous nous sommes installés sans faire de bruit et le voyage a débuté, Ronald parlant Quidditch et Hermione parlant des cours. Alors qu'il ne restait que quelques heures de voyage, le train s'est soudain arrêté et c'est là que mon cauchemar a commencé. J'ai senti un grand froid s'abattre sur le train, quelque chose se rapprochait de nous, cette chose a ouvert la porte. La dernière chose dont je me souvienne, avant de m'évanouir, est une main squelettique. Puis les cris sont arrivés, ceux d'une femme. Avec du recul, je me dis que cette femme devait être ma mère au moment de sa mort. Puis j'ai entendu vos cris père et votre désespoir, je revivais les pires souvenirs de ma vie et je n'oublierai jamais ce jour, le seul moment où je vous ai vu pleurer. Lorsque je me suis réveillé, la chose avait disparu. D'après le professeur Lupin, c'était un Détraqueur, un gardien de la prison d'Azkaban, j'en plaindrais presque les prisonniers s'ils n'étaient pas des criminels.

Je suis actuellement dans mon dortoir, finalement devrais-je dire. J'étais à peine arrivé dans l'école, que l'infirmière a voulut me voir et m'examiner, ai-je déjà mentionné que je détestais l'infirmerie ? Mme Pomfresh, l'infirmière, ne m'a laissé sortir qu'à la condition que je retourne la voir au moindre problème. Je sais m'occuper de moi-même seul, même si je ne refuse pas l'aide et le réconfort que ma famille peut m'offrir.

Une nouvelle année commence et je sens qu'elle ne sera pas des plus calmes, la seule bonne nouvelle est que ma méditation porte ses fruits et que je distingue de mieux en mieux l'une de mes quatre formes d'animagus.

Avec tout mon amour,

Votre fils, Harry.

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John referma la lettre, encore troublé par le premier paragraphe et il n'était pas le seul, à l'époque où Harry avait écrit cette lettre, soit en 1993, le Sanctuaire de Londres était encore intact et sous la direction de James. Pourquoi ne l'avait-il pas trouvé ?

L'inquiétude de Nikola par contre était toute autre. Une fois de plus son enfant avait été blessé et menacé. Blessé par les Dursley, si jamais il leur mettait la main dessus, même Helen ne pourrait pas l'arrêter. Et menacé par ce Sirius Black. Son enfant ne pourrait-il donc pas connaître un peu de paix ? Et ces créatures, les Détraqueurs ? Nikola poussa un soupir las et senti la main d'Helen se poser sur son épaule pour le soutenir.

Pendant ce temps les enfants souriaient en imaginant la tante Marge et imaginaient sans mal les coups tordus et les blagues qu'ils pourraient faire lorsqu'Harry se réveillerait. Cependant un passage de la lettre avait mis mal à l'aise le Lycan du groupe. Henry hésita à demander des précisions à Tesla concernant le souvenir d'Harry. Lui et Tesla s'étaient rapprochés, Tesla étant comme un mentor pour lui, mais aussi et surtout un homme fort, qui ne montrait aucune faiblesse. Or depuis qu'Harry avait été ramené, Nikola avait laissé tomber son masque d'arrogance et de confiance en soi ou bien était-il brisé ?

- Mec, appela Henry, doucement.

Nikola leva son regard sur Henry et lui jeta un coup d'œil interrogatif.

- Harry a mentionné un souvenir, continua, hésitant, le PHA.

Le visage de Nikola s'assombrit au rappel de ce moment. Il avait voulu faire plaisir à Harry et l'avait donc amené à la plage. L'enfant lui avait avoué n'avoir jamais vu la mer. Il avait invité Helen et étaient tous les trois partis pour un pique-nique au bord de la mer. Le repas, préparé par les domestiques d'Helen avait été délicieux, le vin encore plus. Nikola s'était allongé dans le sable, profitant des rayons de soleil, de la présence d'Helen et d'Harry et du calme des lieux. Ce qu'il n'avait pas prévu était qu'Harry se promène sur une jetée naturelle un peu plus loin. Nikola se souvenait très bien lui avoir demandé de revenir sur le sable, l'enfant s'était tourné vers lui pour l'écouter et avait amorcé un mouvement dans le but de lui obéit. Mais la mer en avait décidé autrement, une vague énorme s'était abattue sur la jetée et avait emporté Harry avec elle, plongeant l'enfant, qui ne savait pas nager, dans les tumultes de l'eau salée. Le cœur des deux adultes avait manqué un battement et Nikola s'était précipité dans l'eau, prenant juste le temps d'enlever sa veste.

Il avait cherché son enfant pendant ce qui lui avait semblé être des heures. Lorsqu'il l'avait finalement trouvé, Harry était inconscient. Nikola l'avait sorti de l'eau, usant de ses pouvoirs vampiriques pour aller plus vite et l'avait déposé sur le sable de la plage.

Il lui avait semblé q'un avait fallu un temps fou à Helen pour le réanimer, pourtant cela n'avait duré, en réalité, qu'une minute, une minute d'enfer pour lui, il avait supplié et pleuré pour la vie de son enfant. Harry était l'un des seuls, si se n'est le seul qui l'avait parfaitement et complètement accepté. Malgré son arrogance, malgré son orgueil, ses recherches, l'enfant l'avait accepté avec ses défauts et ses quelques qualités. Harry lui était précieux et il n'aurait pas supporté de le perdre à ce moment là.

- Mec ? appela Henry

Nikola fut sorti de ses pensées et posa un regard troublé sur l'enfant d'Helen, avant de secouer lentement la tête, se remettant les idées en place.

- Harry évoque un vieux souvenir, un moment où j'ai faillit le perdre, répondit Tesla

- Vous l'avez retrouvé, remarqua Henry en désignant la chambre occupée.

- Oui, c'est vrai, concéda Nikola avec un léger sourire.

- Si on m'avait dit que vous étiez capable de pleurer, avant aujourd'hui, je ne pense pas que j'y aurai cru, continua Henry.

- Chaque homme a ses faiblesses, ajouta Will, et on en a trouvé deux à notre ami Tesla.

- Et lesquelles je vous prie, William, demanda, intéressé, le vampire.

- Le premier c'est Magnus et le second c'est Harry, répondit Will avec un sourire. Je suis sûr qu'Harry arriverait à vous faire marcher sur la tête s'il le voulait, tout comme Magnus.

Vexé de voir que Will pensait qu'il laissait Helen le manipuler à sa guise, Nikola jeta un regard noir au jeune psychologue. De toute façon, Harry n'avait jamais trop osé lui demander quoique ce soit. C'était dans sa nature, donner tout ce qu'il pouvait sans rien demander en retour, alors bien sûr qu'il offrirait à l'enfant tout ce qu'il viendrait lui demander. A ce moment là, Nikola constata qu'Harry l'avait enroulé autour de son petit doigt et que l'enfant pourrait devenir, très vite, gâté avec lui. Un léger tremblement dans la main posé sur son épaule força Nikola à se tourner vers Helen. Cette dernière avait suivit le même cheminement de pensée et était arrivée à la même conclusion que Tesla. Et elle était amusée par cela. Nikola n'était pas un homme à enfant, mais Harry était une exception pour beaucoup de choses. Helen offrit alors un sourire amusé à son ami, Nikola avait été un bon père pendant ces six ans, qu'importe ce que lui en pensait. Helen savait que Will, Henry et Kate auraient du mal à reconnaître Nikola, lorsque celui-ci aurait repris son rôle de père mais Helen attendait ce moment avec impatience.

Ce fut un bip provenant de la chambre qui sorti Helen de sa nostalgie. Inquiète, elle entra dans la pièce où se reposait Harry et contrôla son état. Elle fronça alors les sourcils en voyant que pendant quelques secondes le rythme cardiaque d'Harry avait augmenté. Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi, jusqu'à ce qu'elle ne remarque que l'une des blessures de l'enfant s'était refermée, ne laissant derrière elle qu'une cicatrice. Une main sur son épaule la fit sursauter légèrement, Nikola venait de la rejoindre.

- Il va bien, rassura Helen.

- Quel était le problème ? demanda, doucement, le vampire

- Je pense que sa magie le soigne de l'intérieur, expliqua Helen, l'une de ses blessures s'est déjà refermée.

- Alors pourquoi les appareils ont bipé ? interrogea Nikola

- Son cœur s'est emballé, je suppose que ça doit se produire au moment où la plaie se referme complètement.

- Alors tout va bien ? voulut s'assurer le Serbe

- Tout va bien, confirma avec un sourire Helen. Papa Poule, marmonna cette dernière après que Tesla eut quitté la pièce.

Lorsqu'Helen rejoignit les autres dans le couloir, Nikola l'attendait avec une lettre dans les mains. Helen prit cette dernière et la décacheta.

- Cher Père. J'ai enfin réussit, après de long mois, j'ai enfin pris connaissance de l'une de mes formes animagus…