Bonjour/Bonsoir à toutes et à tous ! Et oui, je reprends enfin cette fiction, après quelque temps d'abandon, d'absence du site tout court, pour causes de bac de français, vacances (qui ont été pourries par des grognasses) et début de terminale sur les chapeaux de roues e(t de philosophie), ainsi que quelques ennuis, et un syndrome de la page blanche.
J'ai eu du mal a vous le pondre, mais le voilà !
Un chapitre spécial Loïc, tout beau, tout chaud !
Un nouveau personnage clé !
Miss Manga : Owai prends Nyan Cat, Eragon et le cookie dans les bras* nya.
Perdu ! Mo'at parlait bien des ombres, mais le temples des Ombres ne concernent pas du tout les sans cœurs:)
Pas tellement la classe, plus normal, car la quasi totalité des chasseurs Na'vis manient l'arc, d'autres le poignard, certains, plus rarement, peuvent se battre à mains nues je pense, vu le gabarit.
Pour Loïc, voici ta réponse, chapitre spécial oblige:)
Ah, tu trouves ? Je sais pas vraiment si on peut me qualifier d'artiste mais c'est gentil de me nommer comme telle *-* Mais je trouve que donner le fruit qui te permets de te transformer en dragon, qui est l'animal préféré de pas mal de personnes, relève quand même d'un certain Mary-Sueisme (j'aime inventer des mots)
Encore perdu, c'est pas de l'oxygène ou du CO², c'est... Tout aussi mortel je peux dire x) et out aussi célèbre !
KINGDOM HEARTS : LES DESTINS LIÉS
Chapitre 9
Ederlezia
Loïc se réveilla dans une petite caverne de pierre, dont les rebords et les arêtes étaient polies, brillantes comme des diamants.
Il se leva et se dirigea vers l'entrée qui donnait sur le vertigineux gouffre du cratère de la fausse montagne.
A une dizaine de mètres en contrebas s'étendait une surface qui s'assimilait à une place... Avec une fontaine en son centre... Et des maisons...
Loïc s'assit et tenta de réfléchir.
Que faire ?
Une ombre chuta du ciel et atterrit gracieusement a son côté. Le garçon reconnut l'animal qui l'avait aidé à s'enfuir des griffes des loups de « l'usurpatrice », le magnifique griffon mordoré à la tête de pygargue et aux griffes aussi acérées que des rasoirs.
-Tu es réveillé, fils d'Adam.
-Euh... Mon père s'appelle Christophe...
L'animal vrilla ses yeux acier sur Loïc.
-Nous appelons ainsi tous les humains qui s'aventurent ici même...
-Mais il y a des hommes ici ? Fit le jeune garçon en désignant la ville en contrebas.
-Les restes des nains qui sont restés fidèle à notre chef... Mais trêve de blabla. La maîtresse de maison nous attends.
Loïc frissonna en se souvenant de l'ombre qu'il avait vu avant de tomber dans les pommes.
-Attends, tu n'es pas sérieux ?
-Grimpe sur mon dos, ou je te traînerais de force jusqu'à elle.
-... T'es vraiment sérieux...
Le petit brun grimpa sur le dos de l'animal, qui s'élança, survolant une part de la ville naine, où s'agitaient nombre de créatures, Loïc reconnaissant certaines d'entre elles, comme d'autres griffons, des animaux doués de parole et un ou deux faunes. Il n'avait pas assez de ses deux yeux pour tout voir.
Le griffon se posa a côté de l'immense fontaine, représentant deux filles et deux garçons, se tenant la main, en cercles, face aux maisons et s'élançant vers le ciel. Un magnifique lion, juché sur un rocher, rugissait, semblant commander aux gerbes d'eaux qui s'agitaient entre les statues, et qui se révélèrent vite être des ondines, souriantes et bienveillantes, conversant dans une langue de clapotis tout en s'approchant et touchant Loïc de leurs doigts aqueux.
Le griffon siffla, repoussant les ondines et conversant dans leur langue semblable au ruissellement de l'eau. Les dames de l'eau le regardèrent, insondables, avant de s'écarter de la fontaine...
… Qui elle même, par un système de coulissage, se séparait en quatre part égales, le pilier avec le lion restant cependant intact, mais révélant un immense creux, un vide, une chute libre.
Loïc grimpa sur le griffon, qui s'élança dans le tuyau, la vitesse plaquant ses vêtements contre sa peau, le grisant complètement.
Il n'avait plus peur.
Il était libre.
Il était né pour ça.
Le tuyau, insensiblement au premier abord, s'agrandit, devient moins lisse, plus rocailleux, la chaleur allait en s'augmentant...
Le griffon, soudainement, sortit comme une balle du tuyau, et se mit à planer au dessus d'un immense lave de lac.
Le rougeoiment illuminait d'une étrange lumière les parois de la caverne souterraine, serties de diamants et de pierres précieuses formées par la force tellurique. Une sorte de falaise semblait me ner à une antichambre.
Loïc pila net.
-La... La...
Le griffon tourna sa tête aux yeux d'orage, qui, avec la rougeur de la lave, semblait être du métal porté à chaud.
-Ederlezia. L'impératrice des déserts infernaux de l'Autre Côté... La fille de notre chef...
Le griffon atterrit face à un immense reptile ailé, fait de lave en fusion et de morceaux de plaque terrestres, avec de magnifiques yeux ambrés, comme ceux des lions.
La créature se rétracta, laissant la place à une magnifique jeune femme aux yeux complètement noir, aussi noirs que ses cheveux, liés en une longue tresse lui caressant les chevilles, elle avait un visage fin, semblant couvert d'écailles, comme ses mains et ses pieds griffus. Sa peau était d'or, ce qui faisait qu'on dirait une statue vivante.
Elle était nue, a l'exception d'un pagne semblant être une pluie de lave.
Elle observa de son regard insondable le jeune garçon, intimidé, apeuré.
-Maîtresse.
-Kalgara, combien de fois t'ai je dis que je n'étais point ta maîtresse ? Dis la femme statue d'une voix rocailleuse, grave, bien loin de celle que l'on pourrait attendre d'une femme d'une aussi grande beauté, d'une aussi grande finesse de traits.
Les yeux d'encre croisèrent les yeux verts de Loïc,qui sentait une autorité et une puissance phénoménale.
-Ce n'est pas un fils d'Adam. Pas un des quatre que l'on attendait et qui vaincrait Jadis.
Le griffon baissa légèrement sa tête, puis se tourna vers Loïc.
-Qu'en faisons nous maîtresse ?
La femme soupira.
-Kalgara... Je ne sais pas. Serait-ce la peine de le présenter à Père ? Sachant qu'il a encore disparu ?
-Tu connais ton père, il n'est jamais là où on le cherche. Il est libre. Il est sauvage.
-Je sais... Mais il faut qu'il soit au courant qu'un humain est là.
-Je suis certain qu'il est déjà au courant.
-De qui parlez vous ? Questionna le jeune garçon.
La femme le regarda, si on peut le dire.
-Mon père. Notre Seigneur. Le Créateur. Ainsi que la reine actuelle de notre pays... Jadis.
Elle avait craché ce nom comme une malédiction, une pourriture.
-Attendez... Les loups en ont parlés, non ? Ainsi que je me soumette...
-Oh Kalgara ! Vous vous êtes fait attaqués par la police de la Reine et tu ne me l'as pas dit ? Vous êtes blessés ? S'inquiéta soudainement la femme.
-C'est bon, maîtresse.
-Kalgara, pas maîtresse ! Ederlezia !
-Ederlezia... murmura Loïc.
-Cela te dit quelque chose ? C'est tout a fait normal. Lors de ma naissance, soufflé par le Créateur, deux humains était présents. Un garçon dont je ne me souviens plus le nom, et une petite fille, nommée Polly. Cette jeune fille était fasciné par une partie de son monde qui était considérée comme mauvaise. Elle aimait en particulier une chanson, contant l'histoire d'un musicien ayant perdu la femme qu'il aimait le jour de la saint Georges dans votre monde...
Loïc plongea dans ses souvenirs.
Il embêtait son frère, a peu près comme tout les petits frères.
-Tu fais quoooooi ?
-Rien.
-Tu fais quoooi ? Hein ?
-Rien.
-Tu-
-Rien.
Marmoréen, Florian commença ses devoirs, tandis que Loïc farfouillait son bureau et retrouva une photo de classe de son frère. Glissée avec, dans une petite enveloppe, un petit groupe de personne riait à l'objectif. Des petits mots de personnes qu'il ne recontacterait sans doute pas, qu'il avait laissé derrière dans l'établissement de province, pour un lycée plus connu, à Poitiers.
Loïc soupira, et, par curiosité, il lit les petits mots.
Il y avait les habituels « Gros bisous ! » « J'espère qu'on se reverra ! » « Vive le DJ YoloSwag :D ».
Un l'interpella.
« Ederlezi. Pardonne moi Florian. Jamais je ne t'oublierais même si toi tu m'oublieras. Pardon de pas t'oublier, et remets toi. Caly-chan. »
-Florian ?
-Rien.
-C'est qui Calypso ?
-Une pote, un peu tarée, mais cool. La plus détendue d'ailleurs dans ce lycée de balais dans le cul.
-C'est quoi Ered- Ederze-
-Ederlezi ? Une musique de gitan. Je lui ai promis d'écouter, mais chais pas si j'aurais le temps.
-Jamais de temps pour elle hein ? Parla sérieusement Loï t'aimais ?
-Oh... Elle m'oubliera bien.
Florian releva la tête de sa feuille.
Loïc ne sut dire si c'était de la sueur en cet été indien, ou une larme qui coulait.
Il ne saura sans doute jamais.
Loïc, ce jour là, avait monté le son de son ordi a fond et avait mis la chanson de « Caly-chan », qui lui avait fait mal au cœur.
Son frère, voisin de sa chambre, lui a demandé de baisser le son, en restant impassible.
Mais il avait vu.
Cette lueur de regret.
-C'est une belle chanson, sourit Loïc, revenant à la réalité. Et un beau prénom.
-Je te crois, répondit la statue vivante.
Elle se tourna vers Kalgara.
-Je vais partir chercher Père. Tu sais ce qu'il te reste à faire...
-Je veille sur la cité en cas d'attaque de votre sœur, maîtresse.
-Indécrottable.
Dans un souffle, des ailes lui apparurent, et elle s'engouffra dans le tuyau.
Un rugissement venant d'au dessus leur apprit qu'elle avait pris sa forme animale.
-Sa sœur ?
-Oui. C'est assez... Compliqué. On pourrait plus les qualifier d'ennemies pourtant. La sœur d'Ederlezia a détruit son royaume, l'a noyé sous la neige... Avant, notre monde était tellement beau... Avant cet hiver centenaire...
-Ah ?
-Oui... Il faisait beau, chaud, tout était parfait, la terre pourvoyait a nos besoins, nous étions en parfaite entente... Jusqu'à ce que notre chef décida d'engendrer de fausses humaines. Juste pour voir. Ce fut le chaos. Le feu contre la glace. Et la glace a gagné. Depuis, aucun signe de notre leader...
Kalgara soupira, et s'allongea sur le sol rocailleux, admirant le lac de lave.
-Puis un jour, une prophétie a été dite... Et propagée. Deux fils d'Adam et deux filles d'Eve nous sauveraient. Des gens de ton monde. Et depuis, on attends.
-N'êtes vous pas assez ici pour contrer sa sœur ?
-Non.
-Mais le feu gagne sur la glace ?
-Pas toujours. Ederlezia y a perdue ses jambes et ses mains, et bien plus encore... Elle a été guéri par une sorcière noire qui a rejoint notre lumière, qui est morte peu de temps après, qui a insufflé en elle l'âme d'un dragon. Son corps n'étant pas adapté, et n'étant pas métamorphe de base, elle n'a que peu de temps à vivre. Elle déplore de ne plus jamais voir Narnia libre du joug de sa sœur... Jadis... Celle qui a lançé ses loups sur nous...
-On ne peut rien faire ?
-Rien. Cependant, Jadis doit mourir de sa main. Autant dire que c'est mal engagé.
-Il faut espérer.
-Petit. J'ai cessé d'espérer à partir du moment où Narnia est mort sous la neige. Et ne va pas croire qu'il y a Noël. Il n'y a plus rien. Rien...
A suivre...
Nda : l'explication de la chanson est réelle.
