Chapitre 9 : L'affaire se corse.
Haibara était paralysée. Le son était distinct, c'était bien la chanson des '7 enfants'. La rajeuni ne su pas quoi faire, puis elle alla du côté des toilettes des femmes.
- Boss, s'éleva une voix. Je l'ai retrouvé.
Vermouth !
La femme en noir attendait la réponse de son patron, avant de dire :
- Il se cache dans le parc de Beika. L'émetteur s'est réactivé, il a dû faire charger son portable pour prendre des nouvelles de sa fille.
Nouveau blanc, puis...
- Ils en parlent à l'hôpital, il aurait kidnappé un gamin et voudrait le relâcher que si sa fille est soignée convenablement.
-...
- Ok, boss.
Vermouth raccrocha en souriant. Puis elle se regarda dans la glace et rajusta quelques mèches de ses cheveux. Puis elle sortit tranquillement des WC avant de dire :
- Oui, ça serait dommage pour le Silver Bullet, hein ? Sherry !
Ai se raidit en comprenant ces paroles, mais ne put réagir à temps pour lui échapper.
Le jour suivant.
Conan avait l'impression que la situation de son kidnappeur dérapait pour ce dernier. Il paraissait de plus en plus nerveux au fil du temps. Angoissé aussi.
Il avait renoncé à attacher Conan, ce qui était un bon point pour le détective, mais il ne restait pas moins sous surveillance constante. Le gamin en était toujours sur le nom 'Hirota' et continuait de chercher où est-ce qu'il avait pu l'entendre.
L'homme arriva par-derrière le gosse et le souleva. Le rajeuni se laissa faire, tandis que son kidnappeur le boucla dans la chambre.
- Je vais faire un tour, toi tu restes tranquille. Je suis pas long.
Conan répondit par un hochement de tête affirmatif tandis que la porte se verrouillait. Puis il sourit dès que l'homme eut disparu de son champ de vision. Plus tôt dans la journée, il avait réussi (en négociant) à récupérer sa montre.
Mais pas question de l'endormir avant de savoir qui était ce Hirota. Conan déverrouilla le bracelet et alla vers la serrure de la chambre. Il se servit de la tige en fer qui permettait de fermer son bracelet, et après plusieurs minutes à tourner et retourner celle-ci dans la serrure, il y eut un 'clic' sonore.
Conan poussa la porte, et ouvrit une pièce au hasard. Il n'y était jamais rentré. C'était la chambre du gars. Il y avait un lit et une armoire, Conan ouvrit cette dernière.
Il sourit, devant lui se trouvaient ses affaires. Il se hâta de les enfiler, se sentant enfin en mesure de se libérer si les choses tournaient mal.
Puis il se mit à la recherche de la sortie.
Un soir avant que Conan ne retrouve ses affaires.
Lili dormait tranquillement. Son papa venait d'appeler et elle était contente d'avoir de ses nouvelles. Tout en faisant attention à ne rien dire qui pourrait alerter les infirmiers, Lili avait quand même demandé des nouvelles du gamin.
Soulagée de savoir que son papa faisait ça pour elle et n'était pas méchant avec Conan, Lili s'était laissé tomber sur l'oreiller.
Maintenant, il faisait nuit noire. L'hôpital était plongé dans un grand silence et seuls les appareils faisaient encore du bruit. Pourtant quelque chose réveilla Lili. Elle sentait qu'il se passait un truc pas net.
Elle se redressa lentement. Tout était noir autour d'elle et le couloir qui, d'ordinaire était allumé, était éteint. Les docteurs avaient vraiment fait un bon travail, Lili n'avait jamais été aussi en forme. Sa tumeur avait pu -chose rare- être retirée et d'ici quelques jours, elle pourrait enfin sortir.
Alors son papa relâcherait Conan. Et tout redeviendrait presque normal. Bien sûr, il faudra toujours se cacher. Mais c'est mieux que rien.
Un bruit de pas se fit entendre et Lili eut l'impression que la personne s'était arrêtée devant sa porte. Elle se glissa sous la couette, tremblante et priant pour que la personne s'en aille.
N'entendant plus rien, elle redressa la tête hors du drap blanc. Elle n'eut pas le temps d'hurler, un main se plaqua contre sa bouche, tandis qu'une seringue s'enfonçait dans son bras.
Lili perdit connaissance.
