Chapitre 8 : Tant qu'il y aura Noël... :
Noël... Pansy n'aimait pas particulièrement cette époque de l'année. Pour certains, cela signifiait être avec sa famille, recevoir des cadeaux, ou en donner mais pour la jeune vipère, Noël n'avait rien de spécial. Peut-être parce que ces parents avaient fait en sorte que ce soit un jour ordinaire. Pas de démonstrations d'affection, pas de réunion au coin du feu, Pansy ne connaissait finalement rien à la notion de famille, d'une véritable famille dont les membres se soutiennent et s'aiment. Les vacances allaient être tranquilles au moins, c'était le seul point positif. En effet, tout le monde, ou presque, repartait chez lui durant les vacances. La salle commune de Serpentard était entièrement vide et la vipère imaginait que c'était la même chose pour les autres maisons. Parfait, ils passeraient Noël en petit comité. Au moins, elle ne risquait pas d'être dérangée. Elle resterait donc seule... Tout du moins, c'était ce qu'elle croyait...
_Harry, tu es certain de ne pas vouloir venir passer Noël à la maison ? Demanda pour la énième fois Ronald, depuis que le survivant lui avait dit qu'il préférait rester ici.
_ Ron, je t'ai expliqué mes raisons une bonne dizaine de fois déjà ! Primo, Dumbledore veut que je me rapproche de Slug, secundo, il est préférable que je reste ici pour toi et ta famille, je ne veux pas que des mangemorts débarquent au Terrier et que l'un de vous soit blessé et tersio,... Bah il n'y a pas de tersio, les deux autres raisons sont déjà suffisantes ! S'exclama Harry agacé par l'obstination de son meilleur ami.
_ Bon d'accord, c'était juste pour être sûr ! Marmonna Ron, quelque peu vexé par le refus du survivant.
_ Tu remercieras tes parents de ma part et tu m'excuseras auprès d'eux... Je leur enverrai une lettre pour Noël... Ne le prends pas mal Ron, s'il te plait. Tu sais que la sécurité de ta famille est très importante pour moi... continua Harry, ennuyé.
_ Je le sais mon vieux, ne t'en fais pas. Je suis juste un peu déçu, c'est tout, mais je ne t'en veux pas. Assura le roux à son meilleur ami qui soupira de soulagement.
_ Et comment ça se passe avec Lavande ? Demanda Harry, afin de changer de sujet.
_ Elle n'arrête pas de me bécoter à longueur de journée et à force j'ai les lèvres toutes gersées, regarde ! S'exclama Ronald en s'approchant de l'Elu.
_ Je te crois, je te crois ! Assura Harry, empêchant son ami de s'approcher de trop près.
_ Elle est aussi collante que de la glue extra-forte, je te jure ! Râla-t-il en s'asseyant à côté de son ami.
_ Tu veux mon avis ? C'est pas une fille pour toi... Elle est peut-être jolie mais elle est trop superficielle et gnangnan pour toi.
_ Tu as sans doute raison. Mais comment m'en débarasser sans lui faire de mal ? Soupira le roux.
_ Ça mon vieux, c'est à toi de t'en débrouiller !
_ Un conseil Harry, reste célibataire ! S'exclama Ron, désespéré.
_ Non, Ron, moi je saurais choisir celle qu'il me faut ! Répliqua le brun en se levant de son lit.
_ Sais-tu seulement qui est celle qu'il te faut ? Demanda ironiquement le fils Weasley.
_ Je ne sais pas si celle à qui je pense est celle qu'il me faut mais j'aimerai bien... répondit mystérieusement le brun en se dirigeant vers la porte.
_ Et moi ? Tu crois que je trouverai un jour celle qui est faite pour moi ? Proposa Ron, ayant vite compris que son meilleur ami n'avait aucunement l'intention de lui parler de la mystérieuse fille à laquelle il pensait.
_ Je suis même certain que tu la connais déjà. Sourit malicieusement le survivant en sortant du dortoir, laissant ainsi son frère de coeur pensif.
Harry souriait bêtement alors qu'il arpentait de nouveau les couloirs de l'école. Ces pensées avaient si bien pris le contrôle qu'il ne s'était même pas rendu compte que ses pas l'avaient conduit d'instinct à la tour d'astronomie. Son coeur fit alors un bon dans sa poitrine lorsqu'il apperçut Pansy accoudée à la rembarde, admirant le parc recouvert d'une épaisse couche de neige. Emmitouflée dans sa cape noire, son écharpe verte, enroulée autour de son cou, couvrait sa bouche. Il sourit tendrement devant cette scène si paisible, si douce. Le survivant n'aurait voulu rompre le charme pour rien au monde... Malheureusement, Pansy s'était retournée et l'avait apperçut, un fin sourire se dessina sur ses lèvres fines.
_ Et bien Potter, je te pensais en train de préparer tes valises. Lança la vipère moqueuse.
_ Parkinson ! Comme tu peux le voir je suis ici et je n'ai pas l'intention de faire ma valise ! Rétorqua le survivant sur le même ton que sa camarade.
_ Toi ? Tu ne vas pas chez les Weasley pour Noël ? Est-ce que ce serait indiscret de te demander pourquoi ? Demanda-t-elle surprise.
_ Non... Ce serait indiscret de me demander pour qui... rétorqua le lion malicieusement.
_ Je vois... Et bien figure-toi que je me fous d'être indiscrète ou non avec toi ! Pour qui restes-tu ici ? Réitéra-t-elle soupçonneuse.
_ Jalouse ?
_ Et de quoi d'un petit chat échaudé par le célèbre lion Harry Potter ? Si c'est le cas, elle ne doit pas être très intelligente ! Le nargua la brune sans aucune animosité.
_ Allons Pansy ! Je te croyais plus perspicace que ça ! Cherche dans ta petite tête de vipère tordue ! Se moqua Harry avec un grand sourire.
_ Bien, alors pour qui voudrais-tu rester ? Pour... Cho Chang peut-être, par exemple. Proposa Pansy avec nonchalence.
_ Cho et moi sommes sortis ensemble c'est vrai mais elle ne s'intéressait qu'à une seule chose, la mort de Cédric et comme je refusais d'en parler elle est devenue de plus en plus désagréable et au final on a rompu parce qu'elle croyait qu'Hermione et moi étions plus que de simples amis. Raconta Harry brièvement.
C'est alors que Pansy éclata de rire. Pas d'un rire mesquin ou typiquement serpentard, mais plutôt celui d'une fille qui rigole d'une plaisanterie que lui aurait faite un ami.
_ Je peux savoir ce que ma relation avec Cho a de drôle ? Demanda le survivant alors que Pansy arrivait enfin à se calmer.
_ Je ne rigole pas de ta « relation » avec cette garce de Chang. Je savais que cette fille était idiote mais je ne savais pas encore à quel point elle l'était...
_ Tu t'expliques s'il-te-plait.
_ Enfin, Harry ! Il faudrait être un débile profond pour ne pas s'apercevoir qu'Hermione Granger est tout simplement dingue amoureuse de Ron Weasley ! Affirma Pansy avec un large sourire.
_ Effectivement, c'est une évidence. Mais tout le monde ne peut pas être aussi observateur que toi ou moi.
_ Oui... Une femme jalouse peut être extrêmement dangereuse et bornée mais la question est plutôt : Est-ce que Chang était réellement amoureuse de toi ? Suggéra-t-elle à l'élu.
_ C'est la question que je me suis posé durant toute la durée de notre relation et la réponse me paraît aujourd'hui évidente : non. Elle ne m'aimait pas sinon elle aurait compris pourquoi je ne voulais pas parler avec elle de Cédric. Répondit-il en s'appuyant à son tour à ses côtés sur la rembarde.
_ Tu étais jaloux de Cédric mais pire que tout tu l'as vu mourir et tu te sentais responsable...
_ Je me suis trompé... Tu es très perspicace ! Rectifia le survivant avec un sourire en coin.
_ Bon, Harry, plus sérieusement maintenant ! Arrêtons de jouer aux devinettes veux-tu ! Pourquoi restes-tu ici pour Noël ? Tes années chez tes moldus n'ont pas dû être faciles et je suppose que les Weasley sont devenus pour toi ta nouvelle famille. Alors pourquoi ne pas aller chez eux en cette période de fête ?
_ Pour une fille aussi perspicace que toi, je pensais que tu aurais deviné toute seule... la nargua-t-il avant d'être fusillé par le regard noir que lui lançait son interlocutrice. Voldemort me veut et ça l'arrangerait bien que je quitte Poudlard pour les vacances. En sortant de l'enceinte du château, non seulement je me mets en dangers mais également l'ensemble de la famille Weasley et ça je ne peux pas l'accepter ! Je ne courrai pas ce risque...
_ Je comprends... Mais tu crois que le seul fait que tu ne sois pas avec eux va empêcher les mangemorts d'aller leur rendre une petite visite, sans aucune courtoisie ? Que tu sois là-bas où non, leur but est de distribuer de la méchanceté gratuite afin de t'atteindre toi. Et le meilleur moyen de te faire du mal est de toucher ceux qui comptent le plus pour toi...
_ Donc tu penses que je devrais y aller parce que quoique je fasse ils iront quand même chez les Weasley et que si c'est le cas et que je n'y suis pas je culpabiliserais plus qu'en étant déjà avec eux.
_ Ouais... C'est compliqué à suivre mais je crois que tu as compris où je voulais en venir. Assura la vipère avec un sourire.
_ Mais ça veut dire que je te laisse seule ici pour les fêtes... conclut Harry en fronçant les sourcils.
_ Harry, je suis en sécurité ici à Poudlard! Ne t'en fais pas pour moi ! Et puis, ce ne sera pas franchement différent de mes Noël passés...
_ Tu seras juste en sécurité sans aucun risque que l'on te maltraite...
Pansy le regarda droit dans les yeux avec étonnement et suspiscion.
_ Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai été un jour maltraité ? Demanda Pansy après avoir retrouvé toute sa contenance.
_ Quand tu es tombée lors de notre match je t'ai rattrapé et t'ai conduit immédiatement à l'infirmerie. Madame Pomfresh m'a demandé mon aide pour te changer... Ne t'inquiète pas je n'ai rien vu j'ai seulement enlevé ton équipement de Quidditch et ton pull. J'ai vu ton dos... répondit Harry en voyant le regard couroucé que lui lançait la jeune fille.
Pansy se calma bien vite et l'idée qu'il l'ait vu en petite tenue fut secondaire à partir du moment où il avait vu ses cicatrices.
_ Pour ma part, je n'ai qu'une cicatrice sur le frond qui éveille la curiosité du monde entier mais je pense que celles qui vallent vraiment la peine d'être connues sont celles qui t'ont fait souffrir alors que tu étais consciente lorsque ton père te les infligeait.
_ Je ne suis pas du genre à m'appitoyer sur mon sort et j'aime encore moins que l'on ait de la pitié pour moi...
_ Ce n'est pas de la pitié mais de la compréhension. Je pensais avant cette année que l'on avait aucun point commun toi et moi, mais aujourd'hui je sais que tu as eu une enfance aussi dure que la mienne, peut-être même pire finalement.
_ On ne s'en est pas trop mal sorti au final. Fit remarquer Pansy avec un petit sourire en coin.
_ Apparemment non, nous sommes une véritable évolution je dirais de la relation serpogryffondor.
_ On dit gryffoserpentard ! Le reprit-elle, arrachant ainsi un rire au lion.
_ Tu crois que je devrais aller chez les Weasley ? Demanda le survivant en redevenant sérieux.
_ Je pense que tu dois faire ce qui te semble juste pour toi et pour les Weasley. Affirma Pansy avec sagesse.
Harry soupira un bon coup et, contre toute atente, prit la serpentard dans ses bras en lui murmura un simple mais sincère merci contre son oreille. Pansy, qui fut d'abord surprise par l'étreinte imprévue du survivant, le serra bien vite dans ses bras comprenant aisément son dilemme et ses craintes.
_ J'y vais, j'ai une valise à préparer... Mais à mon retour, ce sera à ton tour de me parler de tes précédentes relations amoureuses. Affirma Harry, plus joyeux.
_ Tu me sembles bien sûr de toi !
_ Prends ça comme le cadeau de Noël que tu me devras ! Dit mystérieusement le survivant en partant de la tour laissant une Pansy à la fois curieuse et heureuse d'avoir pu l'aider.
Harry courrut à travers les couloirs du château, espérant arrivé à temps c'est-à-dire avant que Ron ne soit parti de la tour de Gryffondor. Arrivé devant le tableau de la grosse dame, il s'arrêta pour donner le mot de passe et entra dans la salle commune où Ron était assis en compagnie d'Hermione. Harry souffla un bon coup ce qui alerta ses amis de sa présence parmi eux.
_ Harry, qu'est-ce qui t'arrive ? Demanda Hermione inquiète de l'essoufflement de son ami.
_ J'ai eu peur de ne pas arrivé à temps... Ron, finalement j'ai décidé de venir chez toi fêter Noël... Si c'est toujours d'actualité bien sûr... demanda Harry un peu gêné par ce revirement de situation.
_ Oui, oui, bien sûr... Tu sais que tu es toujours le bienvenu à la maison mais... Pourquoi as-tu changé d'avis ? Questionna Ron alors qu'Harry montait les marches de l'escalier afin de rejoindre son dortoir.
_ Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! S'exclama le survivant en commençant à rassembler hativement ses affaires.
_ Harry ! S'exclamèrent en choeur Ron et Hermionne devant le manque d'explications de leur meilleur ami.
_ Bon... J'ai réfléchi. Ma première hypothèse était basée sur le fait que les mangemorts vous attaquerez seulement s'ils me savaient chez vous, mais après mûres réflexions, j'en ai déduit que ce que voulaient le plus les partisans de Voldemort, c'était me voir souffrir afin que je perde en puissance et le meilleur moyen de m'atteindre c'est de faire du mal aux personnes que j'aime et qui sont sans défense.
_ Mes parents... souffla Ron, appeuré.
_ Donc si je viens sur place au moins je serais certain que tes parents ne seront pas totalement sans défense, ils nous auront nous et je préfère mourir que de les abandonner à leur sort. Je ne laisserai personne les torturer à cause de moi. Affirma Harry catégorique et déterminé.
_ Bien... Et si nous allions le prendre ce train ? Proposa Hermione alors qu'Harry refermait sa malle.
Donc Ron passa le premier et alors qu'Harry passait à côté d'Hermione, elle murmurra à son ami.
_ Faudra que tu me racontes comment tu as pu changer d'avis aussi vite.
_ Comment ça ? Je réfléchis beaucoup figure toi ! Rétorqua Harry faussement vexé.
_ Je n'en doute pas, par contre je te connais Harry, tu es aussi têtu et borné qu'un hyppogriffe alors je dis chapeau à la personne qui t'a soufflé tous ces arguments, on ne peut plus louables.
_ Pansy... souffla Harry avant de continuer son chemin, laissant Hermione avec un sourire amusée devant l'attitude infantile du survivant.
L'élève de Gryffondor, ayant auprès de l'ensemble des élèves de Poudlard le surnom de Miss-je-sais-tout, était très intéressée par la tournure que prenait les évènements. Si Harry écoutait l'avis de Pansy sur un problème personnel cela voulait forcément dire que son meilleur ami faisait assez confiance à la Serpentard pour lui parler plus ou moins librement. Hermione s'était déjà trompée une fois en ne prenant pas au sérieux la sincérité de Pansy envers Harry, et aujourd'hui, elle ne comptait pas faire la même erreur. Harry devait se rendre compte de lui même de ce qu'il ressentait pour la vipère. Encore fallait-il qu'il l'admette... Pour ça, Hermione pouvait lui donner un petit coup de pouce...
Le voyage jusqu'à Londres fut pour le moins silencieux. Non seulement, Ron était silencieux, ce qui changeait énormément l'ambiance mais lui et Hermione ne se parlait pas à cause de cette chère Lavande qui continuait de coller Ron comme une sangsue. Si Hermione n'attentera à la vie de personne avant la fin de l'année ce sera un véritable miracle. Le survivant assistait au manège de ses amis avec nonchalence, ils n'avaient cessé de se disputer depuis leur toute première année alors autant qu'ils acceptent leurs véritables sentiments l'un pour l'autre sans son aide. Il était grand temps qu'Hermione Granger et Ron Weasley sachent enfin faire la différence entre amitié et amour. Néanmoins, ils étaient des Gryffondors et comme tout lion qui se respecte, ils sont tétûs et incorrigibles, alors autant qu'ils se débrouillent car finalement, ça ne le regardait absolument pas.
Les jounées au Terrier parraissaient bien monotone aux yeux du survivant. Madame Weasley avait perdu son entrain habituel. La déprime, liée à la guerre qui grondait dans le monde de la magie, la rongeait jour après jour. La peur la tenait à chaque fois que quelqu'un franchissait le seuil de la porte. Ainsi, Harry, essayant de la ménager, sortait le moins possible. Quant à Ron, il semblait préoccupé, sa relation avec Lavande devenait de plus en plus embarassante et ennuyeuse, alors que celle avec Herione était catastrophique. Le rouquin n'était pas habitué à ce genre de problèmes sentimentaux alors il gérait ça comme il pouvait, même si cela voulait dire qu'il devenait muet. Au moins, cela signifiait qu'il réfléchissait intensément avant d'agir, pour changer.
Le soir de Noël, Harry était plus inquiet que jamais. Les mangemorts n'avaient pas encore fait leur appartion, malheureusement, il ne pouvait douter de leur prochaine visite surprise. Les Weasley avaient invité Remus Lupin et Nymphadora Tonks pour l'occasion, et Harry en avait profité pour faire part de ses inquiétudes concernant Rogue et Malefoy au dernier Maraudeur. Néanmoins, celui-ci ne semblait pas de son avis.
_ Voldemort aurait choisis Drago Malefoy pour une mission ? Dit le lycanthrope sceptique.
_ Ça a l'air totalement dingue, je sais mais... répondit le survivant avant d'être interrompu par son ancien professeur.
_ Et il ne t'est pas venu à l'idée que Rogue faisait seulement semblant de proposer son aide à Drago pour pouvoir découvrir ce qu'il mijotte ?
_ Ça n'en avait pas l'air. Déclara le survivant, plus sérieux que jamais.
_ Harry a peut-être raison Rémus... Faire un serment inviolable... C'est une chose... voulut intervenir Tonks, à son tour coupée par Rémus.
_ Tout dépend si l'on fait confiance ou pas au jugement de Dumbledore. Il a confiance en Rogue, par conséquent moi aussi ! S'exclama Rémus catégorique.
La confiance en Dumbledore n'avait rien à voir là-dedans selon l'élu. Dumbledore était digne de confiance, c'était certain, mais il était avant tout humain et l'humain est imparfait et peut ainsi commettre des erreurs de jugement. Le directeur de Poudlard était capable de voir à travers les gense, de la cerner avec une aisance inégalable. Il suffisait de constater ce qu'il s'était passé avec Pansy... Mais Rogue... C'était autre chose, il était intelligent, perfide, et capable d'entourlouper le vieux professeur sans que ce dernier ne s'en rende compte, quoiqu'en dise Rémus...
_ Harry, admets-le, tu es aveuglé par la haine que t'inspire Severus et ce dés le premier jour de votre rencontre. S'exclama Rémus, réprobateur.
_ Tu es extrêmement mal placé pour me faire une réflexion sur mes sentiments à l'égard de Rogue. Je ne le porte pas dans mon coeur, c'est vrai, et ma confiance en Dumbledore n'est pas à mettre en cause ici ! Je fais confiance au professeur Dumbledore mais Rogue est un ancien mangemort peu importe son statut d'espion ou le fait que Dumbledore dise qu'il ait changé, les faits sont là ! Rogue a vendu son âme au diable il y a longtemps et lui reprendre n'est certainement pas aussi simple.
_ Des gens disparaissent, Harry, chaque jour. On ne peut faire confance qu'à une poignée de gens désormais. Et si on commence à se méfier les uns des autres, on est fichu... reprit Rémus plus calmement après la tirade du survivant.
Harry ne pouvait que comprendre les inquiétudes de son ami. Mais, il ne pouvait pas oublier les paroles de Rogue... D'ailleurs, il n'était pas le seul à être témoin de cette scène, Pansy était avec lui et elle ne pensait certainement pas que Rogue jouait la comédie mais qu'au contraire tout cela était sérieux et très grave. Harry savait qu'il ne pouvait pas raconter ça à Rémus, au risque de mettre en dangers Pansy. Et avant qu'il n'est pu ajouter quelque chose, l'hybride se leva en compagnie de Tonks pour partir en direction de la cuisine. Arthur s'approcha alors du survivant.
_ Il ne faut pas en vouloir à Rémus. C'est très perturbant ce qu'il vit...
_ Vous allez bien Monsieur Weasley ? Demanda Harry, soucieux du ton que prenait le père de son meilleur ami.
_ Nous sommes suivis, nous tous... Molly évite de sortir de la maison, ce n'est pas facile... déclara las, le roux.
_ Vous avez reçu ma chouette ? Demanda alors l'élu.
_ Oui... Si Dumbledore voyage, le Ministère n'en est pas informé mais c'est peut-être ce que Dumbledore souhaite. Quant à Drago Malefoy, j'en sasi un peu plus...
_ Je vous écoute.
_ J'ai envoyé un agent chez Barjow&Beurk, et d'après la description que tu m'as faite, l'objet que vous avez vu à la fin des vacances et qui intéresse tant Drago Malefoy est en fait une armoire à disparaître.
_ Une armoir à disparaître ?
_ Ça faisait fureur quand Voldemort a commencé à devenir puissant, et on comprends pourquoi ! Quand des mangemorts étaient à votre porte, il vous suffisit de vous glisser à l'intérieur et de disparaître pendant une heure ou deux. Ça peut vous transporter à peu prêt partout, c'est pas facile malgré tout, c'est très capricieux ce truc.
_ Qu'est-ce qu'elle est devenue, celle de Barjow & Beurk ?
_ Elle n'a pas bougé. Elle y est toujours.
Là, Harry ne comprenait plus. Si cette armoire intéressait tellement Drago, pourquoi ne pas l'avoir emportée chez lui ? Avait-elle une utilité quelconque en restant dans la sordide boutique de l'allée des embrumes ? Il y avait tant de quesions qui restaient sans réponse et Harry n'avait aucun indice pouvant l'aiguiller sur les solutions... Quelques minutes plus tard, Rémus leur faisait savoir qu'ils partaient.
_ C'était délicieux Molly, merci. Dit Tonks en franchissant la porte d'entrée.
_ Vous ne voulez vraiment pas rester ? Leur proposa Molly avec gentillesse et inquiétude.
_ Non, il faut qu'on y aille. La première nuit du cycle est toujours la pire. Ajouta plus doucement la métamorphomage alors que Rémus scruptait les alentours avec hésitation, son instinct en éveille.
_ Rémus ? Demanda Monsieur Weasley, s'étant apperçu de l'attitude du lycan.
La nuit était calme, trop calme. Le Terrier autrefois si chaleureux et acceuillant était devenu lugubre à cause des incertitudes reignant au dehors.
_ Chéri ? Dit à son tour Tonks en se rapprochant de celui qu'elle aimait.
Harry regardait quant à lui, le départ des invités par la fenêtre de la cuisine. Peu rassuré par l'attitude du loup-garou, il était lui aussi à l'affu du moindre mouvement suspicieux.
Et soudain, un cri, des flames encerclant la maison, des nuages noirs très actifs s'approchant de la demeure et un rire glacial. Ça y est, ils étaient là, Bellatrix Lestrange en première ligne arborait un sourire goguenard. Harry sortit de la maison et s'arrêta en se mettant devant Rémus.
_ Le petit bébé Potter... Le maître avait encore raison... Essaye de m'attrapper ! S'exclama-t-elle en se ruant hors du domaine de la maison.
_ Non. Déclara le survivant, surprenant ainsi l'ensemble de l'assistance.
_ Quoi ? Demanda la mangemort, les yeux exorbités, un rictus dégoûté apparaissant sur ses lèvres.
_ Tu as bien entendu. C'est fini Lestrange, je ne risquerai pas la vie de l'un de mes proches simplement pour t'attrapper. Sirius n'auait pas voulu que je risques leurs vies pour le venger. Je ne suis pas un assassin... Ton heure viendra tôt ou tard, tout comme celle de Sirius lorsque tu l'as provoquée.
Rémus regardait le jeune homme avec étonnement et fierté. La mort de Sirius avait profondément changé le survivant, c'était certain. À moins qu'il y ait autre chose qui soit arrivé au jeune homme et dont le loup-garou n'aurait pas été mis au courant...
Bellatrix se mit à hurler sa colère avec démence. Le survivant, même éloigné de Dumbledore restait inaccessible et sous haute protection. Elle lança alors un sort droit sur Harry, qui l'arrêta aisément. Néanmoins, le deuxième partisan, qu'il reconnaissait comme étant le tristement célèbre fenrir Greyback, loup-garou maléfique, vint à son aide et s'attaqua également au survivant. Mais c'était sans compter sur l'inervention de Rémus et Tonks. Étant, ainsi, minoritaires, les mangemorts préférèrent battre en retraite, non sans mettre le feu au Terrier et laisser leur signature flotter au-dessus de l'incendie qui se propageait dans ce havre de paix qu'était autrefois la maison des Weasley. Harry se sentait incroyablement cupable en voyant la maison brûler. Cependant, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il avait fait au mieux. Tout le monde était saint et sauf, Ron, les jumeaux, Ginny, les parents Weasley,Rémus et Tonks.
Le goût de l'interdit est parfois si irrésistible, le tout est de savoir s'il vaut la peine de perdre les personnes les plus chères que l'on est au monde... Et en cette nuit du 24 décembre, tout prenait un sens. Noël était le temps du partage, ou chacun pensait aux autres avant de penser à soi-même. Harry avait compris qu'il devait faire passer les gens qu'il aimait avant toute autre chose. Et tant qu'il y aura Noël, le survivant savait que l'espoir subsisterait toujours même dans les moments les plus sombres.
Après cette soirée, le reste des vacances parut bien calme, mais ce n'était pas pour leur déplaire. Ils avaient emménagé pour la fin des vacances au Chaudron Baveur, aux frais du survivant. Bien évidement, les Weasley ignoraient ce petit détail et c'était tant mieux pour Harry. Ainsi, le retour à Poudlard arriva plus vite et Harry avait hâte de rentrer. Il voulait remercier Pansy de l'avoir poussé à y aller, car grâce à elle, il avait pu exorciser le démon qu'était Bellatrix Lestrange de son esprit. Malheureusement, il ne pourrait la voir que lorsqu'il aura l'occasion de s'éclipser discrètement. Hermione lui sauta au coup dès qu'elle le vit. La nouvelle de l'incendie chez les Weasley avait fait la une de la Gazette du sorcier et avait donc vite circulé à travers l'école. Et Hermione aurait également sauté au cou de Ron si Lavande n'avait pas été plus rapide qu'elle. La petite amie du roux hurlait littéralement sa voix de le voir saint et sauf, ce qui eut pour effet immédiat d'exaspérer Hermione qui s'éloigna du couple, Harry sur ses talons.
Arrivé à la Grande Salle, le survivant ne put s'empêcher de diriger son regard droit vers la table des Serpentards. La brune qu'il cherchait, était là, en compagnie de Malefoy, elle l'avait remarqué et Harry aurait voulu pouvoir aller lui parler tout de suite, mais c'était impossible. D'un regard, ils s'étaient accordés pour se retrouver le soir même. Hermione avait bien entendu remarqué leur manège mais n'avait rien dit. Curieusement, la relaton secrète entre Harry et Pansy avait le don de la faire relativiser, de lui faire penser à autre chose qu'à Ron et sa bécasse de petite amie.
Le soir venu, Harry put se libérer grâce à l'aide de sameilleure amie qui le couvrait telle une pro. Sous sa cape d'invisibilté, Harry courut vers la tour d'astronomie et y trouva Pansy. Cette dernière était, une fois de plus accoudée à la rembarde mais c'était vivement retournée en le voyant apparaître sous sa cape magique. Les yeux brillants, elle courra à son tour vers lui et s'accrocha à son cou comme à une bouée de sauvetage, sous le grand étonement d'Harry.
_ J'ai eu tellement peur qu'il te soit arrivé quelque chose, que tu ne reviennes pas. Murmurra Pansy la voix brisée par l'émotion.
À ces mots, Harry referma ses bras autour de la taille de la jeune fille et plongea son nez dans sa chevelure ébène. Elle sentait le miel... Doux, naturel, cette odeur resterait gravée dans la mmémoire d'Harry pour l'éternité. Puis, après quelques minutes de silence, Pansy relâcha son étreinte et s'éloigna un peu du survivant. Harry, quant à lui, se sentait bien. Néanmoins, le côté serpentard de la jeune fille refit vite surface.
_ Espèce d'imbécile ! Hurla-t-elle alors en le frappant au torse avec ses poings.
_ Quoi ? Mais qu'est-ce qui te prends ?
_ Qu'est-ce qui me prends ? Tu ne m'as donné aucune nouvelle après l'incendie, tu ne m'as pas prévenu que tout allait bien ! Je me suis fait un sang d'encre parce que je ne savais pas comment tu allais ! S'exclama-t-elle hors d'elle, sa voix montant de plus en plus haut.
_ Pansy, calme toi on va nous entendre ! Reprit Harry, se maudissant de son idiotie.
_ Me calmer ? Sache, Potter, que l'on n'inquiète pas une Parkinson impunément ! Tu te prends pour qui pour m'avoir fait une peur telle que celle-ci ?
_ Tu sais que tu es très belle quand tu te mets en colère. Ne put s'empêcher de dire Harry avec un sourire en coin.
Et sa tactique eut l'effet escompté, Pansy arrêta de le marteler de coups et lui jetta un regard noir persant.
_Alors comme ça tu t'inquiètes pour moi ? Demanda Harry cherchant à la titiller un peu plus.
_ Ne monte pas sur tes grands chevaux, Harry. Oui, je me suis inquiété ! Mais attention ne va pas t'imaginer quoique ce soit ! L'avertit Pansy.
_ Je voulais te remercier... De m'avoir poussé à y aller. Tu avais raison, ça m'a permis de revenir encore plus sûr de moi et fier de les avoir protégés. Lui dit-il en lui prenant la main.
_ Mais je t'en pris, ça sert à ça les amis non ?
_ Parce que nous sommes amis maintenant ? Répliqua Harry en riant.
_ Disons que l'on a appris à se connaître et à se faire confiance donc je considère que oui, nous sommes amis. Et merci, pour ton cadeau de Noël. Lui dit-elle en écartant sa cape de son cou.
En effet, sur son décolleté trônait un magnifique pendentif représentant un éclair et une pansée, soutenu par une fine chaîne en argent. Harry était tombé par hasard dessus dans une vitrine de Pré-au-lard et il n'avait pas pu résister à l'envie de l'acheter.
_ L'important est qu'il te plaise. J'ai été heureux de te l'offrir... lui répondit-il avec douceur.
_ Je l'adore.
Cet échange aurait pu être plus intense encore mais il n'en fut rien. Les deux jeunes gens n'avait pas besoin de mots pour savoir ce que l'autre pensait. Ils étaient juste heureux de se retrouver et n'avaient pas envie de se séparer. Ainsi, ils firent apparaître deux couvertures, s'enroulèrent dedans et s'allogèrent sur le toit. À la fois proches et éloignés, ils regardèrent les étoiles. Les sujets de conversation n'avaient pas d'importance, peu importe de quoi il s'agissait.
_ Crois-tu que nous avons tous une destinée à suivre obligatoirement, que ce soit tuer le plus grand mage noir de tous les temps ou obéir aux ordres horribles que t'impose ta propre famille ? Demanda Pansy en se tournant vers le lion.
_ Je crois qu'en allant contre sa volonté on n'accomplit pas sa destinée mais que l'on souffre d'être emprisonné par ce que l'on considère comme un pseudo devoir. Répondit Harry en se tournant à son tour vers la belle vipère qui lui souriait.
Ils avaient beaucoup de choses en commun et leurs caractères à la fois explosif et renfermé se complétaient parfaitement. Néanmoins, de lourds secrets subsistaient entre eux. Ils en étaient conscients et savaient que ça leur poserait certainement des problèmes plus tard mais pour ce soir, ils préféraient les mettre de côté et profiter de l'instant présent. Cet instant paisible, prémice d'une tempête dévastatrice...
NDA : Salut tout le monde !
Désolée d'avoir mis autant de temps à poster cette suite mais maintenant que tous mes exams sont finis je vais pouvoir me reconcentrer un peu sur l'écriture et ça me fait un bien fou ^^ Voilà la suite j'espère qu'elle vous plaira ^^ J'ai hâte de lire vos impressions !
Le prochain chapitre s'intitule : Je veux savoir...
à bientôt
Bonne lecture à tous !
kamomille
