Hello!
Vous savez quoi? Je vais vous présenter aujourd'hui un chapitre de Pline absolument incroyable. Il m'a tenu en haleine pendant toute ma lecture, si si, même si je savais globalement ce qu'il allait se passer... C'est vous dire s'il est prenant. Ce chapitre me travaille depuis que je l'ai lu... C'est encore plus vous dire s'il est fantastique. Je qualifie cette petite merveille de chapitre de "chef d'oeuvre". Et vous? Bonne lecture, et merci à tous de nous suivre!
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Hey poblacion de mi corazon !
Comment allez-vous ? Personnellement, je vais parfaitement bien. Surtout après autant de compliments de la part de PBG ! C'est l'assurance d'avoir une bonne journée, non ? Elle m'a annoncée que tous mes chapitres n'étaient pas si nuls que ça donc j'ai décidé de la croire (ou en tout cas d'essayer !)
Un gros câlin spécial à Gwen pour la remercier d'avoir posté la CENTIEME review ! Je suis en mode choquée. C'est seulement la deuxième fois que ça m'arrive, je ne suis pas comme PBG !
En tout cas, bonne lecture et... Rangez vos haches !
PS : Chapitre non corrigé, problème de timing. Désolée d'avance pour les fôtes. (Mouahaha !)
PS2 : Ayant eu du mal à commencer ce chapitre, toute la première partie est meilleure parce qu'elle est de PBG ! *serre PBG dans ses bras*
Chapitre neuf : Rencontre, revenant, regard et rixe.
Le remake d'Hawaï Five-0 passait à la télévision, une série qu'il appréciait en temps normal, mais qu'il n'avait aucunement envie de regarder aujourd'hui. Il préférait attendre que son portable sonne, sirotant silencieusement son verre de soda, tout en piochant par intermittence quelques chips dans l'immense bol placé sur son lit.
Il était dix-neuf heures. Il attendait l'appel du magasin avec impatience. Il pressentait qu'il n'allait pas tarder, tout comme il pressentait que quelque chose allait se passer ce soir. Quelque chose qui allait probablement changer sa vie, comme l'avait fait l'explosion d'il y a deux ans. Tout ce qui était associé à cette secte n'était jamais bon, son expérience le lui avait appris. Un coup de cœur interdit, une désillusion amicale et un adieu définitif. Voilà tout ce que ça lui avait apporté…
Et pourtant, ce soir, il allait très certainement s'y frotter une nouvelle fois. Le passé revenait au galop. Il n'était pas sûr d'aimer ça.
Il décida de retourner un instant dans le présent, de contacter la personne qui le raccrochait à sa vie actuelle, à la réalité. Il attrapa son téléphone après avoir bien pris soin de vérifier que le double appel était d'actualité –il était hors de question de manquer l'appel du magasin-, et composa le numéro de Tullia. Elle décrocha à la seconde sonnerie.
- Anto. Je n'attendais plus de tes nouvelles…
Il sentait largement le reproche dans sa voix.
- J'ai eu pas mal d'impératifs, Tul.
- Qui t'ont empêché de me contacter ?
- Si tu savais…
- Justement, j'aimerais bien savoir.
L'italien mordilla légèrement ses lèvres sous le ton froid de la jeune femme.
- Tul. C'est beaucoup trop long et compliqué à expliquer. Je rentre bientôt.
- Quand ?
- Bientôt.
- J'ai l'impression de ne plus connaître la personne qui me parle. Tu es lointain et évasif. Où est mon reporter si amusant et délicat ?
- Il sera là bientôt.
- Tu te répètes.
- Je sais.
Un bip résonna dans le téléphone. Il se félicita d'avoir veillé à laisser le double appel. Il grimaça cependant en constatant que le reproche était toujours largement présent dans sa conversation avec la jolie italienne. Il devrait veiller à réparer tout ça dès que l'histoire avec Tulipe Blanche serait terminée. La secte n'allait pas encore lui enlever une personne qu'il aimait. Il se le promettait.
- Tul. Je dois te laisser. Je te recontacte demain.
- Anto !
Il n'attendit pas qu'elle rajoute quelque chose et raccrocha pour prendre le second appel. La voix fumeuse de la gérante du magasin lui parvint alors.
- Ils sont là dans une heure. Faites vite.
Cindy Watson aspira peu gracieusement une bouffée de sa cigarette. Dix minutes plus tôt, elle avait appelé ce foutu fed pour le prévenir de la vente avec Tulipe blanche. Quelle histoire ! Pourquoi toutes les emmerdes devaient toujours tomber sur elle ? Elle voulait juste avoir de quoi se payer une petite maison et se ranger. Elle avait passé l'âge de se frotter avec des malades qui faisaient exploser des agences, de toute façon.
Alors que la fausse blonde vérifiait si son sig était toujours bien installé, là où elle pourrait le prendre rapidement en cas de besoin (elle avait un mauvais pressentiment), Tony Todd poussa la porte de son petit "magasin" sans douceur.
"Vous avez fait vite. A l'école des fédéraux on ne vous apprend pas à respecter le code de la route ? Et après vous venez nous faire ch...
- Bref, coupa Tony, peu intéressé par son vocabulaire fleuri. Des nouvelles ?
- Ouep."
Elle lui expliqua rapidement que le même homme qui avait commandé les balles l'avait rappelée pour du C4 et des armes lourdes ainsi que les munitions qui allaient avec.
"J'espère que vous viendrez pas me faire chier avec les deux trois ventes pas vraiment légales sur ce coup. Vu que je vous aide.
- On verra. Pour l'instant je vais me cacher, vous allez faire votre transaction comme d'habitude mais essayer de leur tirer un peu les vers du nez. Surtout, n'insistez pas trop ou ils vont se méfier. Je ne veux pas que ça dégénère.
- Moi non plus, ne vous inquiétez pas."
Tony étudia la pièce, réfléchissant à toutes les issues possibles en cas de problème. Avant d'entrer dans le magasin, il fallait passer par une mince antichambre qu'un porte vitrée, et sûrement blindée, séparait de la boutique d'armes. Ensuite dix mètres carrés de fusils, d'armes de poing et de munitions enfermés derrière des grillages. Enfin le comptoir en "U" empêchait quiconque de s'approcher de trop près des armoires.
Derrière Cindy, un rideau menait sûrement à l'arrière-boutique.
"Il y a une sortie par derrière ?
- Ouais.
- Et elle mène où ?
- Une ruelle avec des poubelles. Pourquoi ?
- On ne sait jamais."
Ils se turent. La femme se frottait inconsciemment l'imposant tatouage qui ornait son bras tandis que lui réfléchissait. Qu'allait-il faire ? Oui, il allait assister à une scène qui pourrait empêcher une autre attaque mais il ne pourrait pas les arrêter ni même prévenir le NCIS. Alors, quelles options s'offraient à lui ? Il pouvait enregistrer la conversation et l'envoyer anonyment au Navy Yard. Il faudrait, dans ce cas-là, que Cindy arrive à les faire parler.
Tony soupira. Voilà qu'il voulait jouer les héros solitaires et qu'il n'avait même pas de plan ! Ca devait marcher, après tout, c'était toujours comme ça dans les films !
"Ils arrivent !"
Habilement, l'Italien balança ses jambes de l'autre côté du comptoir sur lequel il était assis et s'accroupit. Une seconde plus tard, il entendait la sonnette du magasin et alluma le microphone de son téléphone.
"Bonjour, salua Cindy. Alors, on vient chercher la marchandise ?
- En effet, ma chère."
Cette voix, il la reconnaissait ! Mais non, c'était impossible ! Il était mort, il l'avait tué, il l'avait vu blessé puis en proie aux flemmes alors pourquoi croyait-il l'entendre maintenant ? Richard Heaven n'était-il pas censé reposer en enfer ? Comme s'il n'avait pas déjà assez de problèmes !
"Je vais chercher ça !"
La vendeuse d'armes se rendit dans l'arrière-boutique sans adresser un regard à l'ancien agent fédéral, cependant, elle indiqua "deux" avec sa main. DiNozzo soupira, il pouvait désarmer deux hommes. Enfin, il l'espérait.
Elle revint un instant plus tard, portant un carton qui était visiblement lourd, elle le posa brusquement sur le comptoire, retourna en chercher un autre, bien plus petit et le déposa de la même manière.
"Voilà le matos. 10 000 dollars en cash maintenant.
- J'aimerais vérifier, d'abord, que tout y est.
- Vous me faites plus confiance ? Vous devriez savoir que je suis toujours réglo.
- Bien sûr, répondit la voix doucereuse de Heaven. Mais dans notre métier, il faut toujours être méticuleux. Vous ne trouvez pas ?
- C'est pas faux."
Silence. Tony s'impatientait mais ce n'était pas encore le bon moment pour intervenir.
"Dîtes, reprit la blonde. C'est quand même des beaux joujoux tout ça... Vous comptez en faire quoi, sans indiscrétion ? Parce que c'est la meilleure vente que je fais depuis un sacré bout de temps et voilà quoi."
L'Italien se crispa.
"Oh, une petite vengeance."
Un bruit sourd se fit entendre puis un léger claquement. Sûrement une malette.
"Voici l'argent.
- Parfait, répondit Cindy.
- Lewis, ordonna la voix de Heaven, va ranger ceci dans le coffre, je parle encore avec la jeune demoiselle pendant ce temps.
- Oui, monsieur." répondit une voix grave.
Lewis ! Tony s'en rappelait très bien, ce géant avait essayé de le tuer le jour de l'explosion pour protéger son patron ! Il avait toujours détestait cet homme qu'il avait pris l'habitude de surnommer secrètement le "toutou". Il entendit le lourd carton râcler le bois du comptoir et il se tassa encore un peu. La sonnette retentit à nouveau. C'était le moment.
Anthony DiNozzo Junior se releva avec toute la classe possible avec des jambes engourdies à force d'être resté accroupi trop longtemps. Face à lui, se tenait Richard Heavens. Il avait une partie de la peau du visage brûlée mais ses yeux possédaient toujours la même lueur un peu folle.
"Oh, Heavens, ironisa Tony. Je vous croyais six pieds sous terre. Enfin, la mort vous va si bien ! Vous savez, comme dans ce film de 1992 avec Meryl Streep et Bruce Willis. Sauf que vous vous n'êtes pas vraiment une jeune et jolie immortelle, n'est-ce pas ? Et vous n'êtes même pas drôle.
- Kubrick. Ou devrais-je dire DiNozzo... Quel plaisir de vous revoir. J'avais cru comprendre que vous aviez quitté les vôtres après que votre chère amie israélienne faillit mourir !"
Il se retint de sauter par dessus le comptoir pour étrangler ce malade du mieux qu'il pût.
"Cindy, je pense que vous devriez partir maintenant."
Cette dernière hocha la tête sans répondre, prit son argent et fila par l'arrière de la boutique.
"Enfin seuls !"
Mais a peine DiNozzo avait-il dit ça que la sonnette résonnait encore. Cependant, ce ne fut pas un géant aux cheveux noirs qu'il vit, mais son ancienne équipe.
Le temps sembla se figer.
Tony croisa les deux pupilles bleues de son ex-patron et une tempête de sentiments contradictoires s'empara de lui. Il se sentit d'abord bien, enfin, il le revoyait. Puis il se sentit coupable, en colère, triste... Il en avait la tête qui tournait.
De leur côté, Gibbs, Ziva et McGee n'en menaient pas large non plus. Ils étaient dans le même état que leur ancien collègue et ami. Une porte vitrée les séparait, comme un symbole. Ils ne vivaient plus dans le même monde. Ils étaient différents. La Dispute les avait séparés...
Pendant cette fraction de seconde que dura leur surprise, Heaven comprit qu'il était cerné. Mais il n'abandonnerait pas comme ça. Il sortit son arme et la pointa sur Tony.
"NON !" hurla Ziva.
L'Italien se retourna un instant. Dans les yeux marrons de la jeune femme brillaient une supplication intense, un espoir fou et une tristesse colossale. Autant de sentiments forts qui lui firent mal physiquement. Pourquoi cela s'était-il passé ainsi ?
"Je ne suis pas seul, dit le grand patron de Tulipe blanche. Nous sommes une infinité."
Une micro seconde plus tard, Richard Heaven tirait dans le petit carton que Lewis n'avait pas pu prendre.
Celui qui contenait du C4.
"Pourquoi ça ne se passe jamais comme dans les films ?" fut la dernière pensée cohérente de Tony.
Et le bâtiment explosa.
Pline! Tu mérites un badge TBC en or!
P : Merci !*part se cacher avant que les projectiles ne l'atteignent*
