Salut ! Enfin le chapitre 9.

Merci à Moira-chan de l'avoir corrigé ! Toujours un super boulot.

La Pomme Verte : La fin de ce chapitre risque de ne pas te plaire alors ^^ Alors, petite précision : Midoriya était effectivement en filière générale et donc n'a jamais été héro. L'ancien coéquipier de Shoto, ce n'était pas Midoriya, mais j'y reviendrai. Et oui, il faut un alter puissant ! Shoto n'a rien oublié de son ancien coéquipier. Katsuki n'a pas encore son rôle, mais ça viendra. Pour le moment, c'est juste le héro numéro 2. T'inquiète, tu aura tes explications et je vais essayer de pas trop faire traîner ça XD Merci pour ton review !

Bonne lecture !


Chapitre 09

J'étais sorti de l'hôpital au bout de deux jours à peine. Durant ma convalescence, la police était venue me voir. J'étais intervenu sans autorisation, après tout. Mais comme j'étais déclaré sans alter, je n'avais techniquement pas enfreint la règle stipulant que seuls ceux qui possédaient un permis pouvaient utiliser leur alter : je n'avais donc pas été arrêté.

Dès ma sortie de l'hôpital, j'avais appelé Shoto pour qu'on puisse se voir. Il m'avait invité chez lui le dans l'après-midi.

Le matin même, j'avais un rendez-vous avec mon patron, qui voulait savoir comment j'allais.

-« Un journaliste sans alter sauve la vie de Shoto ». Avoue que c'est un scoop. Ce qui est encore plus un scoop, c'est que c'est même pas toi qui as écrit cet article ! Ça aurait été encore plus percutant : Moi, sans alter, j'ai sauvé la vie de Shoto.

Je regardai le vide. C'était vrai, j'aurais pu l'écrire, cet article. Et il ne serait sûrement pas passé inaperçu comme le précédent.

J'avais lu le journal, celui de ma maison d'édition, avant de venir. Shoto n'avait fait que me remercier sincèrement pour l'avoir sauvé. Il ne me l'avait pas reproché. Pourtant, cet incident lui faisait une très mauvaise pub et ternissait son image. Cela voulait dire qu'il n'était pas capable de protéger ses arrières. Il avait des failles. Des failles si évidentes, même, qu'un sans alter avait dû intervenir. Voilà ce que les gens pensaient.

Et Shoto m'avait seulement remercié.

Aucun reproche.

Pourquoi ?

Quand je le regardai à nouveau, mon patron me dévisageait.

-Mais au moins, ça sera plus percutant quand on va sortir la biographie. Si elle est écrite de la main de celui qui a sauvé Shoto, ça devrait se vendre plus facilement.

Oui. Peut-être.

-Tu m'écoutes ?

Non. Je suis pensif.

Je hochai la tête.

-Bien sûr, monsieur.

Il me jeta un regard peu convaincu.

-Où en es-tu de la biographie ?

-Depuis la dernière fois, je n'ai que peu avancé. Todoroki-kun est parfois assez peu coopératif.

-Voyez-vous ça... et pourquoi ?

Et pourquoi pas ? Il avait bien le droit d'avoir son caractère.

-Nous avons abordé un sujet fâcheux.

-Lequel ?

-Son ancien coéquipier.

-Oh...

Il se gratta l'arrière du crâne.

-Je ne vais pas changer le délai pour autant. Il faut que cette biographie soit publiée le plus tôt possible. Sinon les gens vont oublier cet incident.

-Mais j'ai perdu trois jours.

-C'est ton problème.

Un coup je lui faisais une pub d'enfer, l'autre j'étais fautif. Je ne savais jamais sur quel pied danser avec le patron. Je soupirai.

-Très bien.


Shoto n'était pas dans sa tenue de héros, pour une fois. Il était habillé de façon très décontractée. Il portait un pantalon beige et une chemise bleue. Ce fut lui et non Fuyumi qui m'ouvrit la porte.

-Bonjour Midoriya, me dit-il en souriant. Comment allez-vous ?

-Très bien, merci.

-Votre bras ?

-Il va bien aussi. Le médecin m'a dit que cela guérira vite.

Il sembla soulagé de l'apprendre. Il m'invita à entrer et me guida vers le salon des plantes vertes. Il y en avait une nouvelle depuis ma dernière visite : une petite plante aux longues branches pendantes et aux feuilles violacées en forme de cœur.

Shoto s'absenta quelques instants pour aller chercher un plateau avec une bouteille de vin rouge et deux verres. Il fronça les sourcils en voyant ma tête.

-Vous buvez de l'alcool j'espère ?

-Rarement, mais... je veux bien goûter ce vin.

Il me servit un verre. J'avais vraiment l'impression d'être reçu comme un invité et non plus comme un journaliste. Même si cela m'intimidait, j'étais heureux de ce changement.

-Où est votre sœur ?

-Elle a un rencard en ville.

Je souris.

-Alors, si j'ai bien compris : vous vivez ici avec elle. Et vos deux frères ?

-Ils ont chacun un studio en ville. Ils vivent leur vie, maintenant. Fuyumi est un peu la seule à rester accrochée à cette maison.

Enfin, il y avait lui, aussi.

-Fuyumi est enseignante dans l'école voisine. Ça l'arrange de vivre ici.

-Pourquoi vous, vous avez décidé de rester dans cette maison ?

-Il fallait bien qu'un des enfants continue à l'entretenir. Ma grand-mère ne peut plus le faire.

Je sentis que c'était une excuse bidon. Après tout, Fuyumi vivait ici, elle aussi, et son travail était bien moins prenant que celui de Shoto, elle aurait pu s'en occuper. Alors pourquoi était-il resté ? Peut-être Shoto ne voulait-il pas vivre seul, peut-être avait-il peur ? Ou bien espérait-il le retour de sa mère dans cette maison ? Ou peut-être encore qu'il ne mentait pas et qu'il restait vraiment ici pour aider sa grand-mère même si j'avais de la peine à y croire.

En parlant d'elle... elle semblait vivre ici mais je ne l'avais encore jamais croisée. Je posai la question à Shoto. Il me répondit qu'elle vivait dans une autre aile du bâtiment, qui lui était presque entièrement consacrée. Elle n'en sortait presque pas.

-Que font vos frères dans la vie ?

-C'est le journaliste ou l'ami qui pose cette question ? Me demanda-t-il, taquin.

Je rougis. Ami ? Il me voyait comme un ami ? J'étais flatté.

-L'ami, répondis-je d'une petite voix.

Je cachai ma gêne en buvant une gorgée du vin. Il était délicieux, rond et parfumé avec des touches boisées. Un délice. Je lus sur l'étiquette que c'était un vin français.

-Ils sont dans la finance. Bien qu'ils soient enfants d'un héros, ils n'ont pas eu le droit de s'inscrire en filière héroïque, tout comme ma sœur. Mon père ne voulait pas prendre le risque qu'on me fasse de l'ombre.

Je souris. J'avais du mal à imaginer comment on pouvait faire de l'ombre à Todoroki Shoto. Il était tellement... tellement lui. On ne pouvait pas l'ignorer, et son lien de parenté avec le héros numéro un de l'époque le rendait encore plus célèbre. Et son côté mystérieux ne faisait qu'accentuer l'intérêt qu'il suscitait.

La conversation dériva sur bien d'autres sujets. Nous finîmes la bouteille de vin. Shoto s'absenta ensuite de nouveau et revint avec un plateau avec deux assiettes. Il avait cuisiné avant mon arrivée.

-Je vous avais dit que je vous inviterais à dîner. Ma sœur est absente, c'est le moment parfait !

Je ne savais pas comment il avait pu apprendre à cuisiner avec tout le travail qu'il avait. Mais c'était vraiment délicieux. La viande était parfaitement cuite, les légumes fondants. Son plat avait un véritable équilibre des saveurs et je passai bien cinq minutes à faire l'éloge de sa cuisine.

Shoto, lui, ne cessait de sourire. Il avait ouvert une bouteille de champagne. Je me demandai s'il n'aurait pas été mieux de boire le vin pendant le repas et le champagne avant. Mais Shoto balaya ma remarque d'un geste de la main. C'était lui qui décidait.

À la fin du repas, j'avais un peu trop bu et bien mangé. J'étais presque ivre quand il servit le dessert. Mais Shoto était dans le même état que moi : il avait failli faire tomber le plateau avec les charlottes au chocolat qu'il avait passé la matinée à faire. Encore une fois, c'était délicieux.

Nous bûmes, rîmes, et discutâmes beaucoup ce soir-là. Au bout d'un moment, Shoto voulut me faire goûter un cocktail spécial de son frère Natsu. Je voulus refuser parce que je sentais que je n'allais pas tenir (et je devais encore rentrer chez moi après), mais Shoto insista. Le cocktail était à base de vodka et de jus de fruit avec, selon mon hôte, une « touche spéciale Natsu ».

Ce fut le verre de trop. Après, je ne me souviens plus de rien.


Ah, mais que va-t-il se passer, hein ?

Review ?