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- Laissez-moi juste la voir ! Quelques instants seulement !

- Non Mr Porter, je vous répète que cela lui serait défavorable

- Mais…

- Comprenez donc que nous voulons la même chose ! Son rétablissement total. Mais pour cela, elle ne doit pas vous voir maintenant, c'est beaucoup trop tôt, cela rouvrirait ses blessures encore à vif. Je comprends votre déception, mais cela est nécessaire pour elle

- Comment pourra-t-elle guérir en se coupant de tout le monde ? Sans aucun soutien, aucun ami ?

- Je suis désolé, Mr Porter, mais elle ne vous voit pas comme un ami en ce moment

Dean accusa le coup avec difficulté, mais s'opposer à son médecin ne changerait pas la situation, alors il s'avoua vaincu et renonça avec regret.

- Quand ?

- Je ne peux pas vous promettre quoi que ce soit, si ce n'est qu'elle fait de réels progrès. Je suis très optimiste. Nous vous contacterons quand vos visites lui seront profitables, je vous promets, je vous bien combien vous tenez à elle, c'est pourquoi je vous conjure d'être patient, et d'étouffer vos propres besoins, pour vous concentrer sur les siens

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Plusieurs mois plus tard.

- Bonjour Olivia. Je suis content de pouvoir te voir enfin. Et que tu accepte ma visite.

Olivia reste calme derrière sa table. Elle ne le regarde pas, elle regarde ses doigts qui glissent sur le rebord de la table. Cela inquiète un peu Dean, mais les médecins de son centre de repos lui ont assuré qu'il pouvait désormais venir la voir, que sa thérapie évoluait très rapidement, et que même son ressenti vis-à-vis de lui était favorable. Dean continue de parler, pour ne pas laisser un silence angoissant s'installer entre eux.

- Je trouve que tu as bonne mine. Veux-tu aller te promener dans le parc ? Je n'ai pas encore eu la chance de visiter moi, est-ce que tu veux bien ?

- Olivia ? Est-ce que tu m'écoutes ? …. Ou est-ce que je t'ennuie, et préfères-tu que je te laisse ?

Elle ne répondit toujours pas, alors Dean commença à se lever doucement, le cœur serré. Ça ne servait à rien de lui imposer sa présence si elle ne voulait pas lui parler.

Elle releva ses grands yeux sur lui, et d'un ton calme mais décidé, elle lui dit :

- Dean, rends-moi mon bébé

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