Salut, salut !
C'est re-encore-et-toujours moi ! Chat les amis ? Vous n'êtes pas mes amis ? Ben mince... je suis déçus :'( (c'est la solituuuuudeuuuuh).
Aujourd'hui un chapitre 9 fort en (chocolat) émotions, avec de l'amour, de la déception, des ... Wowowowowow ! Je suis en train de vous spoiler là ...
Truc qui n'a absolument rien à voir (ou peut-être que si allez savoir) est-ce que vous avez écouté la dernière de Yéyé ?! Nan parce que là, c'est juste trop la beauté ! Autant la première version, j'étais passée complètement à côté mais là ... My God ! S'il passe en concert à côté de chez moi, je le kidnappe (non je ne suis pas une psychopathe) !
Bref, au lieu de blablater pour ne rien dire, je vous envoie le chapitre 9 en personne ! Good luck !
Chapitre 9: Un alliés... Puis deux...
Le 22 Juin, l'armistice fut signé à Rethondes. La famille Daniel et les deux Sommet apprirent qu'Olivier n'avait absolument pas rédigé ce texte, puisqu'il avait été fait par les Allemands eux-mêmes et que, comme le pensait Mathieu, la France n'était aucunement en position de négocier.
Lorsque les conditions de ce traité de paix furent révélées, un vent de panique souffla sur tout le pays. La moitié Nord et les côtes atlantiques étaient occupées par les Allemands et le reste était dirigé par un gouvernement en étroite collaboration avec les nazis. Malgré tout, la population fut rassurée de ne pas trouver dans les exigences du führer des atteintes directes aux libertés de chacun et surtout à celles des juifs.
Ce qu'ils ne savaient pas à l'époque, c'est qu'il est facile de jouer sur les mots et que le texte les maniaient suffisamment bien pour cacher leur double sens. Les clauses étaient écrites de façon à laisser carte blanche à l'occupant tout en exigeant une totale coopération de l'occupé.
Deux jours plus tard, le 24 Juin, c'est l'armistice avec l'Italie qui fut signé. Mussolini avait déclaré la guerre à la France quelques jours seulement après Hitler avec qui il était allié. L'hexagone, qui n'en était plus vraiment un, fut à nouveau amputé d'une partie de son territoire. Un bout du Sud-Est fut rallié à la Grande Botte.
Après tout ça les choses se calmèrent un peu pour la France métropolitaine mais dans les colonies, notamment en Afrique, les combats faisaient toujours rages.
Mathieu et Nora n'avaient plus de nouvelle de leur mère. Ils ne savaient même pas si elle était bien arrivée à Paris. Marie tentait tant bien que mal de les rassurer en leur disant que le courrier avait du mal à circuler et que le pays était complètement désorganisé à cause de la guerre, de la grande exode et maintenant de l'occupation. Selon elle, il fallait se montrer patient, les lettres finiraient bien par arriver.
Très vite, dans le sud commença à se raconter des histoires sur les pratiques des forces occupantes. Des arrestations et meurtres seraient perpétrés par les nazis sans raison, parfois même en pleine rue. Selon les rumeurs, ils détruisaient les magasins et les maisons qu'ils apprenaient appartenir aux juifs. Quelques jours à peine s'étaient écoulés depuis la prise de la France et déjà ce genre de récit fleurissait.
Deux mois passèrent et toujours aucune nouvelle de leur mère. Tous savaient ce qu'il en était mais personne n'osait le dire. Marie s'occupait d'eux comme de ses propres enfants ce qui avait le don d'agacer fortement Olivier. Elle leur avait, on ne sait trop comment, trouvé de nouveaux papiers avec une fausse identité. Elle avait aussi réussi à leur faire reprendre les cours, Mathieu dans la même école qu'Antoine et Nora dans une d'infirmière. Ils se faisaient passer pour des cousins éloignés n'ayant plus de famille, ce qui n'était pas si loin de la vérité.
Parmi toutes les histoires qu'il entendait, Mathieu fut interpellé par celle qui portait un grand nom, fait assez rare puisque généralement elles parlaient de gens anonymes: le frère, du mari, à la meilleur amie, de la cousine, du voisin, de l'arrière grand-mère, de son chat. Alors, quand il entendit ce nom, ça attira tout de suite son attention: le Général De Gaulle, pourtant reconnu pour ses victoires et son héroïsme pendant la guerre avait été condamné à mort par le tribunal militaire de vichy.
Un matin, comme à son habitude, il alluma la radio mais quelque chose avait perturbé les programmes, alors il changea de canal pour trouver une émission plus intéressante. C'est là qu'il entendit une diffusion qui le surpris. Il l'écouta en entier et sut ce qu'il lui restait à faire.
Il voulu d'abord en parler à sa sœur. Il ne restait qu'eux de leur famille, alors il était hors de question pour lui de faire quoi que ce soit sans son accord. Il pensait qu'elle refuserait. Il redoutait sa réponse plus que tout. Si elle s'y opposait, il serait extrêmement déçu mais il comprendrait et respecterait sa décision.
Ensuite, il en parlerait à Antoine. De son côté, pas de problème, ils se ressemblaient trop pour qu'ils ne partagent pas le même enthousiasme. Ils allaient vivre cette aventure ensemble.
Oui, Mathieu voyait ça comme une aventure. Une belle histoire épique qu'il pourrait raconter plus tard à ses enfants. Il serait une sorte de super héro ou de chevalier. Sauver la veuve et l'orphelin. Faire le bien, arrêter les méchants. Il se prenait déjà pour un super héro de son époque.
Si seulement il avait sut à quoi s'attendre. Si seulement il sut quelle allait être la réaction de sa sœur. Si seulement il avait sut dans quoi il entraînait ses proches. Si seulement il avait sut tout ça, il ne se serait jamais lancé là dedans.
Mais parfois, ne vaut-il pas mieux laisser faire le destin ? Il ne savait pas dans quoi il s'engageait mais pensait malgré tout légèrement idéaliser ce qu'il s'apprêtait à faire. Il était encore loin du compte.
Il refréna ses ardeurs et attendit quelques jours avant d'en parler à sa sœur. La peur peut-être. Ou cherchait-il simplement les mots justes pour la convaincre de le laisser faire ? Quand il fut prêt, il se dirigea vers la chambre de Nora d'un pas hésitant. Après une profonde inspiration, il appuya sur la poignée et laissa la porte s'ouvrir dans un grincement aigu. La vision qu'il eu l'instant d'après lui hérissa les poils et le tétanisa.
Elle était là posée délicatement en tailleur sur son lit. Ses cheveux longs et bruns encadraient et cachaient son visage incliné vers une feuille de papier. Mathieu dans l'encadrement de porte ne pouvait pas voir son expression mais il devinait à son immobilité,qui lui donnait l'air d'être hypnotisée par cette feuille, que quelque chose s'était passé. Il s'approcha et l'appela doucement pour ne pas la faire sursauter. Elle releva la tête lentement vers lui, dévoilant un visage baigné de larme. Ses grands yeux noirs, semblables à ceux de leur père, reflétaient un chagrin profond. Sa peau était plus pâle qu'habituellement. Elle semblait aussi dévastée de l'intérieur que de l'extérieur.
Mathieu comprit tout de suite ce que disait cette lettre et qu'elle était la responsable de l'état de Nora mais il ne dit rien. Il vint s'asseoir juste à côté d'elle et l'enlaça lui retirant la feuille des mains. Il l'écarta le plus possible d'eux comme pour éloigner la nouvelle qu'elle venait annoncer.
Il serra sa petite sœur dans ses bras un long moment sans parler, oubliant par la même occasion tout ce qu'il avait prévu de lui. Quand elle parue apaisée, il s'écarta d'elle pour s'emparer de la lettre. Il la lu silencieusement. Malgré le fait qu'il savait ce qu'il allait y découvrir, sa gorge se noua et les larmes montèrent. Il dégluti avec difficulté et les ravala. Nora avait besoin de lui donc il ne devait pas craquer. Une sourde colère montait en lui remplaçant peu à peu la tristesse.
La première chose qu'il remarqua sur le papier était que l'écriture n'était pas celle de sa mère. Effectivement sur la première ligne, sa voisine, une femme très gentille qui les avait gardés de nombreuses fois étant petits, se présentait. Puis, elle expliquait qu'elle les contactait sur demande de leur mère. Elle avait été arrêtée car elle n'avait pas coopéré en refusant de divulguer aux nazis où étaient ses enfants. Elle avait donc été incarcérée dans une prison sordide où l'on faisait subir tout et n'importe quoi aux détenus. Elle était décédée quelques jours plus tard des suites d'un « malheur accident ».
Aussi bouleversé qu'elle, il attrapa le visage de sa sœur entre ses mains et avec une douceur infini la poussa à relever la tête. Il planta son regard dans le sien, comme il le faisait enfant et qu'il lui promettait qu'aucun monstre était caché sous son lit, et que de toutes manières, il était pour la protéger.
-Je te promets que je la vengerais. Je te le promets, tu m'entends ? Ils paieront ce qu'ils lui ont fait. Personne n'a la droit de faire ça. Personne !
Il n'avait pas simplement fait une promesse, non, il avait proféré des menaces.
-Je te jure que personne ne te fera de mal. Je serais toujours là pour te protéger. Je vais faire tout ce que je peux pour que cette guerre s'arrête le plus tôt possible.
Surprise, elle ne releva pas le fait que la France n'était plus en guerre, alors que d'habitude elle lui aurait asséné tout un cours d'histoire-géo-politique pour son manque de précision. La seule chose qu'elle fut capable d'articuler était une toute petite question dont elle redoutait la réponse:
-Tu vas faire quoi ?
-Je vais m'engager, Nora. Je vais m'engager dans la résistance.
Sa décision était prise et rien ne pourrait le faire changer d'avis. Même pas les protestations de sa sœur. Mais à son étonnement, elle ne dit rien. Elle se contenta d'opiner et une nouvelle fois de se blottir contre lui.
Vous avez vu ? J'ai fait un effort de longueur pour qu'elle soit équivalente a l'autre ^^
Bon voilà, alors ? Quoi que vous en pensez ? Ça avance pas trop, mais maintenant ça va aller plus vite (enfin j'espère) !
