Voilà le prochain chapitre ! Je suis (du moins il me semble !) pas trop en retard, voir pas du tout. Après, je peux me tromper, j'avoue avoir oublié de regarder le calendrier... Glups. Ne m'en voulez pas trop !
Merci à ceux qui lisent cette histoire ! Un merci tout particulier à adenoide et à tous mes followers, reviewers, favoriters(ça se dit ?) qui sont là depuis le début (ou presque, on vous pardonne si tel est le cas ! ;-) )
Avant de débuter, ma réponse à l'unique commentaire du dernier chapitre :
Adenoide : Ahah ! Je dois avouer que je ne te facile sûrement pas la tâche en montrant Aurore sous énormément de jours (presque un par chapitre non ? Bon j'exagère peut-être mais ce n'est pas si loin, non ?). Peut-être ce chapitre sera le moment, longtemps attendu, où tu pourras la cerner ? Je te le souhaite ;) Sinon, peut-être au prochain chapitre !
Bonne lecture à tous !
Ps : désolée si ce n'est pas justifié : j'oublie toujours de le faire avant de mettre l'italique etc, et n'ayant pas envie de reformater 15 000 mots... Pour la prochaine fois !
Neuvième Chapitre : Halloween et l'affrontement !
Le lendemain matin, Rogue et Aurore clarifièrent quelques petites choses : il l'autorisait à passer du temps avec ses amis, à la seule condition qu'elle vienne lui parler du moindre détail suspect relevant de magie noire. Après l'épisode du livre, elle avait craint qu'il ne la laisse plus approcher les autres élèves. Aussi elle acquiesça sans problème.
L'autre bonne surprise fut que, malgré son escapade avec le chien, Aurore se sentait mieux que la veille. Les deux potionniste en conclurent que le mélange fonctionnait. Le seul point négatif était qu'elle allait désormais devoir en prendre deux fois par jour, ce qui n'emballait pas la Serpentard.
- On voit bien que ce n'est pas vous qui les consommez... S'était elle plainte.
- Encore un mot et je vous en trouve une sixième.
Au moins, à ce rythme-là, elle allait pouvoir jouer au Quidditch rapidement. Malheureusement, Rogue l'avait emmenée chez Mme Pomfresh (de force) qui avait décrété qu'il fallait attendre lundi pour jouer. Donc, elle aurait sûrement du retard sur Harry. Lorsqu'elle avait posé la question, pour le balai, le directeur de Serpentard lui avait demandé de ne pas s'inquiéter à ce sujet, qu'elle aurait très rapidement la réponse.
Au petit déjeuner, Dumbledore fit une drôle d'annonce.
" Exceptionnellement, les maisons pourront se mélanger ce matin. Ainsi, vous avez l'occasion de vous faire des amis dans les autres maisons. Profitez-en. "
Toutes les personnes présentes dans la salle echangèrent des regards étonnés, mais le prix des plus belles grimaces revenait aux directeurs de maisons : Chourave semblait désemparée, Flitwick essayait veinement de regarder par-dessus son assiette, un muscle se contracta sur la joue de McGonagall... Quand à Rogue, il donnait l'impression d'avoir avalé un verre de Pouss'os.
Aurore fut la première à bouger, et se dirigea à toute vitesse vers la table des Gryffondor. Une fois assise elle montra discrètement Rogue.
- Vous avez vu ? On dirait qu'il a avalé un verre de Pouss'os.
Hermione et la Serpentard pouffèrent, mais pas les autres qui ne savaient pas ce que c'était. En voyant leur incompréhension, l'invitée murmura :
- C'est une potion infecte.
Ron se tourna vers elle et murmura :
- Je crois qu'il t'a vu...
En effet Rogue lançait clairement un regard assassin à son élève qui disait :" Attendez que l'on soit seuls... Je peux vous garantir que vous aurez des problèmes." La jeune fille déglutit avant de se retourner vers Harry.
- Tu sais, je crois que ton papier kraft se trouve sous le chien.
- J'en suis arrivé à la même conclusion. Ça doit être quelque chose de dangereux ou très précieux. ..
- Pt'être les deux. Ajouta Ron, la bouche pleine de nourriture.
Seulement, la Serpentard remarqua bien vite qu'Hermione ne participait pas.
- Qu'est-ce qu'il lui arrive ?
- Elle ne nous parle plus depuis l'histoire du chien.
Au même moment, des hiboux portant deux longs paquets firent leur entrée. Tel des avions en pleine guerre, ils lachèrent les paquets sur la table, atteignant leur objectif et envoyant au carrelage les assiettes d'Aurore et Harry. Deux hiboux suivirent pour déposer une lettre par dessus.
- Lequel est à toi ? Demanda la Serpentard.
- Euh... Celui-là, il me semble. Dit-il en prenant le paquet le plus proche de lui.
- Attends, commençons par les lettres non ?
Et ils se saisirent des enveloppes posées sur chaque colis.
Sunshine, si vous avez fait fonctionné votre cerveau de cornichon, je suppose que vous avez ouvert cette lettre avant le colis. Dans le cas contraire, je dois déjà être entrain de vous donner des retenues jusqu'à la fin de vos jours.
Ce paquet contient votre Nimbus 2000. Je ne pense pas avoir besoin de le dire, mais il serait plus prudent pour vous de ne pas l'ouvrir à table. Faites profil bas, les première année ne sont pas supposés posséder de balai.
Flint vous attendra ce soir à six heures sur le terrain de Quidditch. (Ne gaspillez pas votre salive, j'avais déjà compris que vous n'aviez pas l'intention d'écouter Mme Pomfresh)
Professeur Rogue.
Ps: Ramenez moi Flint en un seul morceau, il lui reste des heures de retenues à terminer.
Aurore avait du mal à ne pas laisser éclater sa joie. Elle vit Harry montrer sa lettre à Ron, et supposa qu'il devait sûrement avoir le même genre de lettre. Elle se demanda, tout de même, quel balai il avait eu. Ron marmonna quelque chose à son ami, puis ils quittèrent la table.
Hermione lança un regard noir à Aurore.
- Alors toi aussi ?
- Je te promets que, contrairement à lui, j'ai passé un sale quart d'heure. En plus, il m'a fait boire cinq potions infectes. Et tu sais quoi ? Le pire, c'est qu'elles fonctionnent et que je vais être obligée d'en avaler deux fois par jour.
Hermione lui lança un drôle de regard, et elle lui montra discrètement sa lettre. Malgré elle, la rouge et or pouffa.
- On dirait qu'il te connaît par cœur.
- à vrai dire, cela ne m'étonnerais par. Je te promets, Hermione, que j'ai vraiment senti passé le fait d'être allée me promener dans les cieux. Et pas qu'à cause de Rogue, mais aussi parce que j'ai été prise de nausées ce soir-là... Ce n'était pas vraiment joyeux...
Hermione soupira.
- D'accord, je passe l'éponge pour cette fois...
- On croirait entendre Rogue !
- Sauf que lui ne passe jamais l'éponge...
- Avec les Gryffondor.
Elles se lancèrent un coup d'oeil complice. Puis, elles se hatèrent de sortir de la salle.
- Est-ce que tu sais pourquoi toi et Harry avez pu lire votre courrier tranquillement ?
Aurore pila. Il était vrai qu'ils avaient eu relativement la paix.
- C'est parce que tout le monde était occupé à voir si Rogue et McGonagall allait s'entre-tuer ou non.
- Encore ?!
- Oui ... Dès qu'ils ont vu les paquets arriver, ils se sont regarder d'une étrange façon. Après, en même temps ils ont craché : lequel ? Puis McGonagall à dit quelque chose comme 2000. En grinçant des dents. Et tu sais ce que ton directeur lui a répondu ? " copieuse."
- Naaan. Ce n'est pas possible ! Éclata de rire la vert et argent. Ça ressemble à une dispute d'enfants de six ans !
- J'ai pensé la même chose. Peut-être vous laissaient-ils le temps de partir discrètement ?
- Pour garder une bonne image de mes profs, je vais opter pour cette solution. Je te laisse Hermione, je rentre à mon dortoir.
Ce jour-là, Harry et Aurore eurent le plus grand mal à se concentrer en classe. Elle faillit même rater une potion, ce qui lui valut un regard désaprobateur de la part de son professeur. Quand à Harry, il n'y avait même pas de doute : il rata complètement la préparation. Les deux étaient trop occupés à penser à leur balai qui les attendait sous leur lit, ou au stade de Quidditch.
Le soir venu, Aurore déballa discrètement son balai en compagnie de Céleste. Même si elle n'était pas une fan incontestée des balais, il lui sembla magnifique : sa forme était élégante, avec un manche d'acajou étincelant accompagné d'un long faisceau de brindilles droites et lisses. La marque Nimbus 2000 était gravée en lettres d'or à une extrémité du manche.
- Tu as intérêt à battre Harry avec ça !
- Je me demande lequel ils vont lui donner...
- Peu importe ! Je suis sûre que tu es plus douée que lui. Les filles en force !
- Euh... Oui c'est ça... Maintenant, si ça ne te dérange pas, je dois aller au terrain.
- Je t'accompagne !
- Alors tu dois me promettre de ne rien dire à personne.
Céleste mima un zip sur sa bouche, et elles quittèrent le château pour le terrain de Quidditch. C'était encore plus impressionnant d'être en bas, à la place des joueurs, que dans les gradins. Depuis sa place, Céleste lui adressa un signe de la main. Aurore se serrait bien lancée dans les airs, si elle n'avait pas eu peur d'avoir mal à la tête avant de commencer l'entraînement.
Marcus Flint arriva quelques minutes plus tard, et eut la surprise de ne voir personne, sinon une Serpentard de première année dans les gradins. Il leva la tête vers elle et hurla :
- Elle est où ta copine ?
Malgré le fait que Marcus soit un joueur de Quidditch, il ne pouvait pas voir assez bien pour distinguer l'horrible sourire moqueur de Céleste. Oh, oui, il allait avoir une surprise.
Tout d'un coup, jaillit une ombre derrière lui. Qui lui hurla : " BOOOO!"
Le pauvre Flint se retourna et poussa un hurlement de terre, tandis qu'Aurore s'accrochait à son balai pour ne pas tomber, tellement elle riait fort.
- Franchement Flint, même un gosse n'aurait pas eu peur. Annonça-t-elle entre deux fou rires.
- Très drôle. Maintenant prouve-moi que tu sais jouer, au lieu de faire l'imbécile. Fais un tour de vol, et montre moi si tu es capable de voler à quelques mètres au-dessus du sol. À moins que tu n'aies peur de l'altitude ?
Aurore l'observa, pensive, et enfourcha son Nimbus 2000.
- Tu sais Flint, on a déjà du te le dire, mais quand tu fais cette tête, tu ressembles à un troll.
Et avant qu'il n'ait pu réagir, elle s'envola, grimpant rapidement jusqu'à quinze mètres de haut. Pendant quelques minutes, elle s'amusa à faire des descentes en piquées près de Flint. Remontant inextremis. À son bon vouloir, elle faisait des virages en épingles, des pointes de vitesse, des lupings... Lorsqu'elle se reposa par terre, l'élève de cinquième année avait l'air... mal dans son assiette.
- Tu fais du balai depuis combien de temps ?
- Jeudi dernier. Annonça la Serpentard, riant devant la tête que fit le capitaine de Quidditch.
- Bon, d'accord, j'admets que tu voles bien. Bon, okay, très bien. Si ça se trouve, on sera aussi imbattable que les Gryffondor à l'époque de Charlie Weasley. Par contre, il va falloir t'entraîner sérieusement. On va mettre la pâtée aux lions ! Jubila-t-il.
Il se saisit d'un grand sac de... billes.
- Bon, maintenant tu vas devoir rattraper des billes au vol.
- Des billes ?! Mais c'est plus petit que le vif d'or ! À moins que tu n'aies prit des mammouths ?
- Nop, ce sont des petites billes.
Rattraper des billes ne l'enchantait pas trop. Pas avec le mal de tête et le tournis qu'elle avait. Pourtant, elle allait mieux non ? Puis elle se rappela les mots de Mme Pomfresh " Vous devriez attendre jusqu'à lundi...".
Ils m'ont bien eu ! "Juste pour être sûr..." Mon oeil ! Ils devaient savoir que j'allais me sentir mal à balai... Grrr. J'arrive pas à croire que Rogue m'ait fait le coup...
- Euh... Flint ? Les billes ne m'enchantent pas trop, vu que j'ai la tête qui toouuurrrnnee...
- Encore mieux ! Si tu les rattrapes avec la tête qui tourne, alors tu pourras y arriver avec le vif d'or, en pleine santé. Dit-il en enfourchant son balai.
- Sale type... Marmonna-t-elle.
Ils s'élevèrent jusqu'à vingt mètres, et Flint se mit à lancer le plus fort possible les minuscules billes. Penchée sur son Nimbus 2000, elle devait souvent passer d'un bout à l'autre du terrain. Au final, elle ne rata que trois billes, ce qui était tout à fait honorable. Soudain Céleste s'écria :
- Eh ! Potter arrive !
Flint et Aurore se regardèrent.
- Qu'est-ce qu'il fait là ? Demanda le Capitaine.
- On s'en fiche, par contre, faisons une blague à Dubois et ce cher Harry. Déclara-t-elle, les yeux brillant de malice.
Lorsqu'Harry pénétra dans le stade, il n'y vit personne. Ce qu'il ne savait, c'était que trois Serpentard se cachaient dans les environs. Impatient de s'élancer, il poussa avec son pied par terre et s'envola.
Cachée, Aurore murmura :
- Il a le même balai que moi. Pas d'avantage de ce côté là.
- Et il vole aussi bien que toi. C'est mal barré.
Harry enchaînait des loopings et virages serrés jusqu'à l'arrivée du capitaine de Gryffondor. Dubois lui lança :
- Eh, Potter ! Descends !
Alors que les deux Gryffondor étaient à terre, l'un des deux serpents murmura :
- C'est le moment.
De toutes ses forces, Flint lança sa plus grosse bille dans leur direction.
Harry se retourna en entendant un bruit bizarre. Il eut un mouvement de recul en voyant une balle foncer vers lui.
Du haut d'un nuage, la jeune fille prit une descente en piquée et attrapa la bille cinq mètres avant qu'elle ne touche Harry. Elle fit un demi-tour sur elle même et leva le poing qui tenait la bille.
- Bien joué Flint !
- Je te rends le compliment Sunshine. Renchérit-il, en sortant du nuage où ils s'étaient tous deux cachés, et en venant se poser devant les lions.
Du haut des gradin, Céleste applaudit. Les trois serpents avaient réussi à se cacher des lions, et, à en croire la tête des deux arrivants, ils avaient réussis à les surprendre.
- Flint. Comment as tu su pour notre horaire d'entraînement ?
- Je te retourne la question Dubois.
Les deux semblaient se détester. Aurore et Harry se mirent entre les deux pour éviter qu'ils ne s'entre-tuent immédiatement.
-Euh... Aurore, tu es là depuis combien de temps ?
- Une heure. Mais je pense que nous allons rentrer. Je ne me sens pas bien. Merci pour l'entraînement Flint.
Et elle fit signe à Céleste de la rejoindre en bas, puis quitta le stade. Flint suivit rapidement le mouvement, et bientôt les deux Gryffondor étaient seuls dans le Stade.
- Comme je te le disais Potter, tu as un don. Mais elle aussi. Tu la connais ?
- En quelque sorte. J'ai découvert au début de l'année qu'elle était ma cousine.
- Ah. Je vois d'où elle tient son talent. Il va falloir t'entraîner encore plus que prévue. Elle est dangereuse. Tu sais à quel poste elle va jouer ?
- Aucune idée.
- Et elle, elle sait que tu joues au poste d'attrapeur ?
- J'ai dû faire une boulette de ce genre oui.
Ce soir-là, Olivier Dubois se demanda ce qu'il avait fait pour que Serpentard prenne cette fille dans son équipe.
Une fois sortie du Stade, Aurore avait la tête qui tournait. Elle s'appuya sur son balai.
- Ça va Aurore ?
- J'les déteste.
- Qui ? Harry et Dubois ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
- Non, Rogue et Pomfresh.
- Et pourquoi ?
- Ils m'ont dit : "ils seraient préférable d'attendre lundi." Et Rogue m'a laissé jouer. Ils doivent être de connivence...
- Qu'est-ce qu'il te dit que ce n'est pas toi qui deviens parano' ?
- Je suis pas dérangée à ce point Céleste !
- Oui bon, alors l'hypothèse la plus probable est qu'ils ont fait ça pour t'apprendre à respecter les délais donnée par l'infirmière. Répondit son amie dans un éclat de rire. Et je dois avouer que j'imagine très bien la scène.
- Arg, traîtresse ! Tu te ranges de leur côté ?
Les deux filles éclatèrent de rire. Flint les avait dépassées depuis longtemps, les regardant comme si elles étaient folles. Le fou rire passé, le mal de tête d'Aurore revint à la charge.
- Céleste, rentre, je vais aller ranger mon balai et on se retrouve dans la salle commune.
- Tu ne veux pas que je vienne avec toi ?
- Ça ira. Je... J'ai besoin d'être seule un moment.
- Quelque chose te tracasse ?
- Non. C'est bon.
Céleste partit vers le château, alors qu'Aurore se dirigea vers la remise à balai. De temps à autre elle titubait, se raccrochant à ce qu'elle trouvait. Elle déposa son Nimbus, et sur le retour, fatiguée, s'assit sous un arbre. Il y avait un problème, dont elle n'avait parlé qu'à Hermione : elle savait que les potions de Rogue lui permettait de de se sentir mieux, mais combien de temps ?
La jeune fille leva les yeux vers le ciel, où commençait à perler les étoiles. Et si jamais elle ne tenait même pas jusqu'au premier match de Quidditch ?
Pendant un long moment, elle resta là, à regarder le ciel, sans se rendre compte qu'elle sombrait dans les bras de Morphée.
Dumbledore n'aurait pas été plus surpris si Rogue lui avait annoncé que demain, il faisait une tournée générale de bonbons pour les élèves.
- Mais, que voulez-vous faire avec le livre ?
- Il se trouve, que je me suis rappelé de l'existence d'une page très intéressante... Sur les guérisons.
Dumbledore sortit l'ouvrage, pensif. Rogue le prit et ouvrit une page. Celle-ci resta vierge avant que, énervé, l'enseignant ne donne un coup sur la page. Une écriture glissa lentement sur les pages, puis s'immobilisa.
Dumbledore y jeta un coup d'oeil avant de regarder, incrédule, son maître des potions.
- Vous vous rendez compte que c'est de la magie noire ?
- Sauf votre respect, directeur, je m'en étais aperçu . Et vous, vous rendez-vous compte qu'elle a le droit de choisir ?
- Elle risque d'être dépendante de cette magie, toute sa vie.
- Qui sera bien courte, si jamais vous ne la laissez pas prendre une décision !
- Voyons, Severus, elle ne peut pas être aussi mal en point...
- Et pourtant, c'est le cas ! Et tout ça par votre faute !
Dumbledore posa des yeux tristes sur Rogue à travers ses lunettes en forme de demi-lune.
- Très bien, laissez la choisir. Mais, seulement, expliquez lui bien les conséquences.
- Oh, mais je le ferais, Monsieur le Directeur. Bonne soirée.
Et le maître des potions sortit en faisant tournoyer sa cape.
- N'oubliez pas le service que vous me devez Severus.
- Je n'oublie pas, directeur, je n'oublie pas.
À peine avait-il quitté la salle, que le directeur murmura pour lui même.
- C'est bientôt finit. "
"Aurore... Aurore...
Il faisait vraiment froid. Trop froid. La voix qui l'appelait lui semblait familière. Elle ne pouvait pas bouger. Ses paupières étaient lourdes.
- Aurore... Réveille-toi, s'il te plaît...
- Harry, elle est gelée. Nous ferions mieux de la ramener au château.
La deuxième voix était trop grave pour être celle d'Hermione ou Ron. C'était un élève. Peut-être celle d'Olivier Dubois ?
- N-non.
Elle put enfin ouvrir ses paupières. Le monde s'ouvrit sur le visage inquiet d'Harry. Aurore bougea légèrement la tête sur le côté. A travers ses cheveux, son crâne sentit le contact dur de l'écorce. Ainsi, elle était toujours contre l'arbre. Quelque chose lui revint en mémoire. Elle avait dû s'endormir. Sauf qu'avec la nuit tombée, elle devait être en hypothermie. Fébrilement elle se releva.
- Quelle heure est-il ?
- Environ huit heures et demie, ou neuf heures. Cela fait un certain temps qu'on essaye de te réveiller.
- Céleste doit être morte d'inquiétude ! Minute, vous n'avez été cherché personne ? Demanda-t-elle, à la fois étonnée et anxieuse.
- Non, répondit l'autre voix. Harry m'en a empêché, il m'a dit que la dernière chose que tu aurais voulu, c'est qu'on ramène McGonagall ou Rogue.
La Serpentard tourna légèrement la tête, et vit le capitaine de l'équipe de Quidditch des lions. Son regard, incrédule, passa d'un Gryffondor à l'autre.
- M-merci. Bafouilla-t-elle surprise.
Elle essaya de faire un pas, mais s'effondra, et fut rattrapée de justesse par Harry.
- Le froid t'a affaibli. On te raccompagne au château.
Aurore eut un rire nerveux.
- Je suppose que je n'ai pas le choix.
- Ravale ta fierté de Serpentard, et laisse-nous t'aider. Grogna Dubois.
Les deux lions l'aidèrent jusqu'à l'entrée, et elle leur demanda de la laisser rentrer seule à la salle commune de Serpentard. Ils lui lancèrent un regard dubitatif, au quel elle répondit par :
- Je préférerais qu'on ne me voit pas dans cette situation.
Et c'est avec la tête qui tourne, que la Serpentard prit le chemin des cachots. En chemin, elle croisa Rogue.
- Cela devint une habitude... Marmonna-t-elle.
Si son tuteur avait vu qu'elle n'était pas dans son assiette, il ne dit rien à ce sujet.
- Je voudrais vous parler, demain matin. J'ai... peut-être, trouver un remède à votre mal.
À ces mots, sa protégée sursauta. Avait-elle bien entendu ? Il... avait un remède ? Elle n'en espérait pas autant, deux heures plus tôt. Elle allait lui rétorquer qu'elle était en état de savoir maintenant, mais il coupa court à ses protestations.
- Je veux être sûr que vous serez assez en forme pour encaisser la nouvelle, et prendre une bonne décision. Car ce n'est pas un moyen comme tout les autres.
Aurore le dévisagea. Que pouvait-il y avoir de si terrible ? Finalement, elle acquiesça et partit se réchauffer dans la salle commune.
Assise devant le feu de la cheminée, la vert et argent observait les profondeurs du lac. Cette semaine d'horreur allait toucher à sa fin. Il y avait un remède au mal étrange qui la tenait aux coins de ses serres. Et bientôt, cela serait fini.
Elle monta se coucher dans son dortoir. Personne ne dormait. Pour la première fois depuis quelques jours, elle participa de bon cœur à une discussion entre filles. La soirée passa comme un rêve. Au moment de dormir, elle avala ses potions infectes puis laissa sa tête tomber sur l'oreiller. Il y avait un remède. On avait éloigné cet horrible livre d'elle. Ses amis ne l'avaient pas abandonnée et elle pouvait compter sur eux. Elle avait réussi à ne pas se faire renvoyer, et par dessus tout, Rogue lui avait permis de faire partie de l'équipe de Quidditch alors qu'elle était en première année. Elle avait l'un des meilleurs balais du moment, et aller jouer au poste d'attrapeuse. Quelque part, la vert et argent avait en plus l'impression qu'ils allaient gagner la coupe à la fin de l'année. Tous ses problèmes avaient une solution, et elle était heureuse. La tête la première, elle rejoignit Morphée.
Même si elle avait oublié qu'un de ses problèmes n'était pas résolu. Mais pour le moment, cela n'avait pas d'importance. Tout allait bien. Enfin.
Le lendemain matin, la vert et argent se rendit directement dans le bureau de Rogue. Ce dernier sembla surpris de la voir.
- Je ne vous attendais pas de sitôt, Sunshine.
- Si vous avez un remède, alors je ne vais pas attendre jusqu'à midi.
Si Rogue avait eu des lunettes, il les aurait réajustées. Mais comme il n'en avait pas, il se contenta de lancer un regard perçant.
- Ce n'est pas si simple. Mais vous devez avoir l'habitude, n'est-ce pas Sunshine ? Ajouta-t-il. Asseyez-vous, cela risque d'être fort long.
L'élève s'installa sur la chaise en face du bureau de Rogue, qu'elle avait occupé un peu trop souvent à son goût, ces derniers temps. Elle resta silencieuse tandis qu'il l'examinait du regard. Toujours sans un mot, il sortit quelque chose d'un de ses tiroirs, un livre.
En reconnaissant l'ouvrage, l'élève eut un mouvement de recul. Elle devait être en plein cauchemar.
- Pas lui ! Vous m'aviez dit que...
- Silence. Je vous avais effectivement dit que j'allais l'éloigner de vous, et je l'ai fait jusqu'à maintenant. Seulement, voyez-vous, je me suis rendu compte que cet ouvrage représente sûrement la seule chance pour vous de guérir. Mais reprenons depuis le début voulez-vous ?
La Serpentard jeta un regard mal à l'aise sur l'ouvrage, avant de se concentrer sur son professeur, et de tenter d'oublier l'hypothèse que ce livre pouvait, soudainement, se mettre à l'attaquer.
- Tout a commencé quand ... Notre cher Ministre a décidé d'aller plus vite en aspirant votre énergie. Seulement, votre corps n'a pas supporté d'être séparé de sa magie, et malgré les efforts de Mme Pomfresh, votre santé se dégradait.
Jusqu'ici, rien de nouveau pour la vert et argent, qui continua poliment d'écouter l'adulte.
- Après, vous avez fait la découverte de ce livre. Pendant vos lectures, vous avez du remarquer que vous n'aviez mal nulle part ?
Premier détail choquant. En effet, la jeune fille se rappelait très bien avoir eu un temps de lecture calme.
- Avez-vous une idée du pourquoi ? (Signe de négation de la part de son élève) et bien, c'est grâce à ce livre.
- Pardon ?
- Vous m'avez bien entendu. En fait, ce livre dispose dans l'une de ces pages, d'un sujet traitant sur la guérison des cas comme le vôtre, mais...
Rogue s'interrompit.
- Mais c'est une solution pleine de magie noire, n'est-ce pas ?
Son tuteur hocha la tête. Il prit une inspiration avant d'ouvrir le livre. Cette fois, il n'eut pas besoin de donner de coups sur la page.
- Auto-régénération ... Je pense que vous savez comme moi, que mes potions ne pourront malheureusement pas fonctionner indéfiniment. J'ai insisté auprès du directeur pour qu'il vous laisse choisir.
- En traduction : Si j'utilise ce moyen, je suis dépendante de la magie noire toute ma vie, même si je ne suis pas obligée de l'utiliser tout le temps; et de l'autre côté, j'ai une fin de vie relativement tranquille et sans magie noire...
Elle s'arrêta une minute et jeta un coup d'œil blasé à l'homme assis en face d'elle.
- Donc si je choisis la première méthode, cela veut également dire que je vais devenir... un monstre en d'autres termes. Est-ce que je vais être obligée de tuer pour... cette méthode ?
- Premièrement, vous ne serez pas un monstre. Même lorsqu'on pratique la magie noire, il n'y a aucune obligation de tuer. Je crois que... la seule condition est que vous utilisiez un sort de ce type au moins une fois par mois. Cela peut paraître étrange, mais je n'ai rien vu qui contredise cette trouvaille. En fait, je crois que le but est que la personne prenne plaisir à utiliser ces sorts et bascule...
- Donc en résumé, soit je deviens mage noir, soit je meurs ?
- Pas mage noir, non. Dépendante d'un sort noir pour survivre... Je dirais oui.
- C'est la même. ...
- NON, ce n'est pas la même chose ! Un mage noir fait régner la terreur, la plus part veulent la domination du monde. La seule difficulté sera de ne pas en faire un usage trop régulier qui pourrait vous... changer.
- C'est impossible, cela n'existe pas, ceux qui font de la magie noire sans avoir un jour envie de puissance, et de pouvoir.
- Il y a une première fois à tout, n'est-ce pas ? Si vous choisissez ce moyen, je ferais tout ce que je peux pour vous aider, soyons bien clair.
- L'autre problème est que cela va se savoir rapidement... Et là, ils auront tous vraiment peur de moi. Et je ne veux pas ça...
- Vous savez, si le directeur a pu masquer à toute une école qu'un des élèves était Loup-garou...
- Il y a eu un Loup-garou à Poudlard ?
- À époque, oui. Alors, que choisissez-vous ?
Aurore poussa un long soupir. Elle avait envie de jouer au Quidditch, aller en cours, avoir des amis... Vivre en toute somme. Mais le sacrifice de la magie noire en valait-il la peine ? Après tout, elle ne voulait pas être un monstre assoiffé de puissance.
- Vous... Me promettez... Que vous allez m'aider ?
- Oui, si tel est votre choix.
Aurore ferma les yeux et dit :
- Je ne veux pas mourir. Pas maintenant.
Rogue se leva et la raccompagna à la porte. Avant qu'elle ne parte, il lui lança un regard d'encouragement, et dit :
- Dans ce cas, je serais là.
- Hermione... Je peux te parler ?
La Gryffondor avait été surprise de trouver la Serpentard au détour d'un couloir. Sans poser plus de questions, elle acquiesça. Après tout, elle avait fini tout son travail et savait son amie dans une position pas très agréable.
- Il faudrait trouver un endroit calme...
- Les toilettes de Mimi Geignarde devrait faire l'affaire, qu'en penses-tu 'Mione ?
- C'est parfait.
Discrètement, elles se faufilèrent jusqu'aux toilettes hantées. Un spectre les accueillit en geignant.
- Qu'est-ce que vous venez faire ici, vous deux ?
- Nous avons besoin d'un endroit pour échanger un secret... De plus, nous savons à quel point tu es discrète, et intelligente.
Le fantôme gonfla la poitrine d'importance.
- Si c'est ça, Aurore... Mais qu'est-ce que j'ai en échange ?
- Laisses-moi réfléchir... Le droit d'inonder les toilettes ?
- Moui... Classique mais amusant.
Les deux élèves allèrent donc s'installer dans un coin tranquille des toilettes, et Aurore prit une grande inspiration avant de lancer :
- Il y a un remède.
Hermione la dévisagea quelques minutes avant de l'enlacer.
- C'est merveilleux !
- Tu dois te douter qu'il y a un mais.
La Gryffondor se retira légèrement en arrière. Elle n'aimait pas la teinte inquiète qu'avait pris le visage de son amie.
- Le seul moyen de me soigner, c'est un sort de magie noire. Sauf qu'après, je serai obligée d'en faire au moins une fois par mois...
- Il n'y a pas d'autres moyens ?
La Serpentard répondit par la négation. Si seulement elle n'avait pas été obligée de faire ce choix. Si seulement il y en avait eu un autre...
- J'ai dit oui du coup... Je voulais te prévenir, et je comprendrais parfaitement si tu décidais de ne plus vouloir me parler...
- Tu délires ! Nous serons toujours amies, quoi qu'il arrive ! Mais bon, je préférerais que tu ne deviennes pas le plus grand mage noir de cette planète. Racontes moi en détail ce qu'il s'est passé.
Aurore se lança donc sur le récit de ce qu'il c'était passé après son entraînement de Quidditch. À la fin, Hermione avait une mine soucieuse.
- Et tu fais confiance à Rogue pour ça ? Rogue, Aurore !
- Tu ne peux pas dire ça. Tu ne le connais pas.
- Oui, enfin s'il est capable de te faire des sarcasmes alors que tu vas mal... Excuses-moi d'avoir un doute !
Aurore lui lança un regard plein de doute.
- De toute manière, j'ai atteint le point de non-retour. Il ne reste plus qu'à voir.
- Bonne chance 'Rore.
- Merci 'Mione.
Les deux serpents avaient trouvé refuge au sommet de la tour d'astronomie. Elle était inutilisée durant la journée et le week-end. Rogue se tenait dans un coin reculé, attendant que le sort se termine. Il était là uniquement pour vérifier qu'elle n'allait pas faire exploser la tour, sous l'influence d'un quelconque effet secondaire possible. Il avait beau avoir imaginé toutes les issues possibles, il ne s'attendait pas à ce que sa protégée lâche le livre, et s'écroule sur le sol froid de la tour. Tout d'un coup, il ne sût plus ce qu'il devait faire.
D'un pas hésitant, le directeur de Serpentard, s'approcha, appelant son élève.
- Sunshine ? Sunshine ? Réveillez-vous par la barbe de Merlin !
Il fallut quelques minutes pour que la jeune fille rouvre les yeux.
- Où suis-je ? Demanda-t-elle, l'air groggy.
Une horrible idée traversa l'esprit du professeur : elle n'était quand même pas devenue amnésique ?
- Comment vous appelez-vous ? Demanda-t-il avec le plus grand sérieux.
La Serpentard, qui commençait à reprendre ses esprits, le dévisagea.
- Euh... Professeur Rogue ? Vous êtes sûr que vous allez bien ?
- Je vous ai dit de me dire votre nom.
- Euh... Aurore Sunshine, professeur. Mais puis-je savoir pourquoi vous me demandez ça ?
Le regard vert de la jeune fille se posa sur lui, perplexe. Le maître des potions se rendit soudain compte qu'il avait dû être ridicule. Heureusement, le ridicule ne tue pas. Par contre, il était hors de question d'avouer qu'il avait eu peur qu'elle ait perdu la mémoire. Autant ne pas s'enfoncer plus.
- Relevez-vous, je vous emmène à l'infirmerie.
- QUOI ?!
- C'est non négociable.
La jeune fille grommela et se releva. Elle avait la tête qui tournait. Discrètement elle jeta un coup d'œil à l'ouvrage, reposant sur le sol. Rogue attrapa son regard.
- Je viendrais le chercher plus tard pour le ramener dans le bureau du directeur. Assura-t-il.
Et lentement, ils descendirent les trois cents marchés de la tour.
- Vous êtes sûr qu'elle est tombée, comme ça, d'un coup ?
- Douteriez-vous de mes paroles ?
- Oui j'en doute professeur Rogue ! Bien, je vais la garder en observation une nuit, et nous verrons ce que cela va donner.
Les mots tant redoutés par Aurore venaient d'être prononcés. Ses yeux s'exorbitèrent, et son regard passa de son directeur de maison à l'infirmière.
- Vous ne pouvez pas me garder ici une nuit entière, sans parler du reste de la journée !
Rogue eut un rictus.
- Allons, allons... Notre petit tour avec le Quidditch ne vous a rien apprit ?
Cette fois, Aurore les regard comme s'ils étaient fous. Puis, elle se redressa sur le lit de l'infirmerie, et prit un air de Je-sais-tout.
- Je savais bien que vous étiez de connivence ! Seulement, je ne vous remercie pas, je suis tombée en hypothermie sur le chemin du retour, parce que je m'étais endormie sous un arbre, trop fatiguée pour rentrer au château sans faire de pause !
À peine avait-elle terminé sa phrase, que la jeune fille mit sa main sur sa bouche. Son côté Serdaigle qui ressortait : elle voulait toujours avoir raison, et n'hésitait pas à argumenter. Elle qui espérait couper à la nuit à l'infirmerie, elle venait de tout gâcher.
Pomfresh se retourna vers Rogue et lui lança un horrible regard accusateur.
- Je pense que vous pouvez remercier votre professeur, et sa brillante idée de vous laisser jouer pour vous apprendre à respecter les délais à l'infirmerie...
Rogue lui lança un regard meurtrier à l'infirmière qui ne cilla pas. À ce moment-là, Aurore songea très fort que si jamais il l'avait regardée elle de cette façon, elle aurait hésité à s'enfuir à toutes jambes.
- Vous n'aviez qu'à refuser.
- Si vous le dîtes. Maintenant je vous demanderai de sortir, c'est une infirmerie ici, et par conséquent je dois m'occuper de mes patients.
Et elle le mit à la porte. À ce moment, Aurore déglutit bruyamment. Si on lui offrait de recommencer son année, ou de se retrouver n'importe où mais pas dans cette infirmerie, elle aurait accepté.
L'infirmière commença à l'ausculter, et déclara, finalement, que pour quelqu'un qui n'avait pas la force de rentrer au château la veille, elle était en forme.
Lorsque Rogue revint, elle l'accueillit avec un sourire franc aux lèvres, un sourire qu'il n'avait plus vu depuis longtemps.
- Professeur... Je crois que le sort a fonctionné...
Aurore put enfin avoir un semblant de normalité dans cette année scolaire. La forme lui revint rapidement, et elle fut si occupée par ses cours et séances d'entraînement, qu'elle ne vit pas le temps passer. Elle ne s'était pas rendue compte que deux mois c'étaient écoulés depuis la rentrée scolaire.
Grâce à Hermione, elle rattrapa facilement les cours où elle ne s'était pas sentie en forme.
Les cours paraissaient de plus en plus intéressants, maintenant qu'elle avait assimilé parfaitement toutes les notions élémentaires et simples.
Au matin d'Halloween, les élèves se réveillèrent dans une délicieuse odeur de citrouille qui flottait dans les couloirs.
Mieux encore, le professeur Flitwick leur annonça qu'il allait leur apprendre à faire léviter des objets. Cette nouvelle enchantait tout le monde, sauf Aurore qui considérait Wingardium Leviosa comme le sort le plus inutile qui puisse exister.
En cours, le professeur demanda aux élèves de se répartir en équipes de deux. Tout naturellement, Céleste et Aurore se retrouvait ensemble.
Flitwick couina ses instructions, perché sur sa pile de livres, comme d'habitude.
- N'oubliez pas ce mouvement du poignet, l'imita Aurore à voix basse. Nous ne sommes pas amnésiques, quand même !
Cela parut difficile à tout le monde, sauf les deux Serpentard : Aurore parce qu'elle savait le faire depuis longtemps, et Céleste grâce à son amie qui lui avait donné des cours.
- Bravo, très bien ! S'écria le professeur Flitwick en applaudissant. Regardez tous, Miss Sunshine a réussi !
Ce qui eut pour effet de porter au comble l'exaspération des deux amies.
Ce jour-là, les Serpentard avaient une heure de botanique, pendant que les Gryffondor avaient enchantements.
Le cours de botanique fut particulièrement ennuyeux, vu qu'il ne s'agissait que d'un rappel de la théorie sur le filet du diable.
À la sortie de son cours, Aurore vit au loin Hermione, précédée d'Harry et Ron. Alors qu'elle les rejoignait, Hermione les dépassa en les bousculant. Elle semblait en pleurs.
- Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Qu'est-ce que vous lui avez dit ? Demanda la vert et argent, en rejoignant en courant les garçons.
Devant le mal à l'aise de Ron, elle devina qu'il lui avait dit une méchanceté.
- Qu'est-ce que tu lui as dit ?
- J'ai dit que cela ne m'étonnais pas qu'elle n'ait pas d'amis...
La Serpentard le dévisagea. La fureur s'était installée sur son visage.
- Et après, on dit que ce sont les Serpentard qui disent des horreurs ! Tu devrais avoir honte Ronald Weasley. Surtout que tu l'as fait dans son dos.
Puis elle se retourna, et courut après Hermione.
- 'Mione ! Hermione !
Sa course folle lui fit traverser le château, jusqu'aux toilettes des filles. Essoufflée, elle s'arrêta à l'entrée pour respiration. Lorsqu'elle entra, elle vit la Gryffondor en larmes à côté des lavabos.
- Hermione ?
- Va-t'en ! Laisse-moi !
- Tu es sûre Hermione ?
- Oui...
La Serpentard eut mal au cœur pour son amie.
- D'accord, mais si tu n'es pas là au dîner, je viens te chercher.
Et elle fit demi-tour vers la porte. Alors qu'elle en franchissait l'embrasure, Hermione releva la tête vers elle.
- Merci Aurore.
- De rien Hermione. Dit-elle en tournant une dernière fois la tête vers la Gryffondor.
Hermione ne se présenta pas au cours d'après et personne ne la vit de l'après-midi. À chaque fois qu'elle croisait Ron ou Harry, Aurore leur jetait un regard assassin. De plus, elle avait fait passer le mot à certains Serpentard, qui l'imitait quand ils croisaient les deux lions.
En se rendant à la Grande Salle où devait être servi le dîner d'Halloween, Aurore leur fit bien comprendre du regard qu'elle leur en voulait. Pendant un instant, elle hésita à leur demander si Hermione était sortie, mais se ravisa et s'approcha de Parvati et Lavande.
- Vous savez si Hermione est sortie ?
- Qu'est-ce que tu lui veux? Cracha Lavande.
- Calmes-toi ! Elles sont amies. Hermione s'est enfermée aux toilettes et je ne l'ai plus vue. Peut-être qu'elle va sortir pour dîner ?
Aurore hocha la tête. Elle espérait que cela serait le cas. Lorsqu'elle pénétra dans la Grande Salle, spécialement décorée pour l'occasion, Hermione lui sortit de la tête quelques minutes.
Des milliers de chauve-souris voletaient dans la salle et fondaient sur les tables en de gris nuages noirs qui faisaient vaciller les flammes des chandelles à l'intérieur des citrouilles. L'une d'entre elles semblait fatiguée et vint se poser sur les cheveux d'Aurore, ce qui la fit rigoler. Elle chassa l'impertinente d'un geste de la main, tandis que son regard vert se posait sur les plats d'or, sur lesquels venaient d'apparaître les mets du festin, comme lors du banquet de début d'année.
Suivant les nuages de chauve-souris, son regard se posa par inadvertance sur la table des Gryffondor, et la place vidé de son amie. Elle arrêta de rire, et son visage devint sérieux d'un coup. D'un mouvement, elle fit demi-tour et sortit de la salle en courant. Personne ne comprit son geste, mais tous replongèrent bientôt dans leur repas.
Au bout d'un couloir, elle vit Quirrell, qui semblait faire une drôle de tête, qui passa à effrayée lorsqu'il la vit. Pendant une demi-seconde, elle se demanda si c'était sa faute, mais visiblement il semblait poursuivit car il tournait la tête derrière. Cette idée lui donna envie d'arriver plus vite aux toilettes des filles. Elle y rentra, et trouva Hermione en pleurs, encore une fois.
- Hermione, tu ferais bien de revenir avec nous... La Grande Salle est magnifique pour Halloween, et je ne suis pas sûre que les toilettes soient très sûres... Marmonna-t-elle en jetant des regards apeurés vers la porte d'entrée.
- P-Pourquoi dis-tu ça ? Y'a pas de monstres à Poudlard...
- J'en serais pas si sûre, si j'étais toi. J'ai croisé Quirrell en venant, il courrait vers la Grande Salle et regardait derrière lui comme s'il était poursuivi.
- Oui, mais Quirrell a peur de son ombre...
- Tu as raison, Soupira-t-elle. Tu veux... Me parler un peu de ce qu'il se passe ? Par expérience, je peux te dire que ça fait du bien.
- Je les déteste ! Ils font n'importe quoi sans penser aux conséquences pour Gryffondor, c'est imbécile de Ronald Weasley se moque de moi parce que je réussis... Ce matin j'étais la seule à pouvoir faire un Wingardium Leviosa, et à la sortie, il a dit que ça ne l'étonnait pas que personne ne puisse me supporter, que j'étais un vrai cauchemar... Il ne savait pas que j'étais juste derrière...
Le récit de la rouge et or était régulièrement interrompu par des sanglots et reniflements. Elle tourna la tête vers Aurore.
- Au moins, toi, tu n'as personne qui te dit ça parce que tu réussis tous tes sorts... En fait j'aurais mieux fait d'aller à Serpentard...
La dite Serpentard fut à deux doigts de lui rétorquer qu'elle se faisait craindre par une bonne partie de l'école (même si, vu qu'elle n'avait rien fait explosé, la plus part des occupants s'étaient calmés). Mais finalement, elle se retint et serra légèrement Hermione contre elle. Après tout, pour qu'Hermione Granger dise qu'elle aurait mieux fait d'être à Serpentard, il fallait qu'elle soit en très mauvaise condition morale.
Soudain, une odeur nauséabonde envahit leurs narines. Un horrible monstre de près de quatre mètres de haut, à la peau grise et terne comme de la pierre venait de rentrer dans les toilettes. Son corps était recouvert de verrues, et la forme générale du monstre ressemblait à un immense rocher par-dessus lequel on aurait fait tenir une noix de coco grise et chauve en guise de tête. La créature avait des jambes courtes et trainait une massue au bout de l'un de ses bras, d'une longueur indéterminable.
Les deux filles étaient sur le point d'hurler. Leur peur atteignit un sommet quand la clé de la porte émit un clic. Quelqu'un les avait enfermées de l'extérieur.
Les deux filles poussèrent un hurlement strident. C'était un hurlement de détresse, désespéré.
Sans réfléchir, la Serpentard mit la Gryffondor derrière elle, et sortit sa baguette. Mais cela s'arrêta là.
- ON FAIT QUOI ?!
- BON SANG AURORE ! TU FAIS DE LA MAGIE NOIRE OU PAS ?!
- MAIS JE VEUX PAS L'TUER TON TROLL !
- ET MOI JE TE DIS QUE JE M'EN MOQUE ! FAIS QUELQUE CHOSE PAR LA BARBE DE MERLIN !
Avisant un mur d'une des cabines de WC, Aurore s'écria : WINGARDIUM LEVIOSA ! et la séparation s'envola allant taper le troll sur la tête. Sauf que d'un coup de massue, il détruisit le bouclier improvisé, et semblait encore plus en colère.
Trop occupées à essayer de sauver leur vie, les deux première année n'entendirent pas la porte s'ouvrir. Au même moment, elles furent séparées par un coup de massue.
Allongée à plat ventre sur le sol mouillé des toilettes, la Serpentard était furieuse. La créature se dirigeait vers Hermione.
- NE TOUCHE PAS À MON AMIE !
Elle leva sa baguette et un énorme jet noir jaillit touchant en plein ventre la créature qui recula de quelques pas sous l'effet de la douleur.
Aurore se releva immédiatement et retourna se mettre devant Hermione, alors qu'Harry hurlait à Ron :
- Essaye de l'attirer ailleurs !
Il ramassa un robinet et le lança à la tête du troll. Il s'arrêta à deux mètres des filles, et se retourna d'un mouvement lourd et lent. Son regard mauvais tomba sur Harry qui déglutit. Il hésita un instant avant de s'approcher de lui, sa massue levée.
- Ohé, petite tête ! Cria Ron qui s'était glissé de l'autre côté de la pièce.
Il lui lança un tuyau à l'épaule, mais la bête ne sentit pas le choc. Par contre, elle avait entendu le cri, et elle s'arrêta de nouveau, tournant vers Ron son mufle repoussant, ce qui donna du temps à Harry qui se glissa jusqu'aux filles.
- Venez ! Courrez ! Cria-t-il.
Il essaya de tirer Hermione vers la porte, mais elle était incapable de faire un geste et restait collée au mur, la bouche grande ouverte, figée par la terreur.
Aurore quant à elle, s'était jetée devant Ron qui était en très mauvaise posture, le troll l'acculant dans un coin.
- Stupefix ! Cria-t-elle alors qu'un jet rouge caractéristique jaillissait de sa baguette.
L'effet sur un troll était moindre, aussi, il fut juste étourdi.
Harry en profita pour faire quelque chose de stupide : il sauta sur le dos du monstre et lui enfonça sa baguette magique dans la narine droite. De douleur la créature se trémoussa. Harry pouvait tomber d'une minute à l'autre ou recevoir un coup de massue.
Aurore lui envoya un autre sort de Stupefixion. La créature se concentra sur elle, et faillit l'atteindre avec sa massue. Malgré tout elle fut projetée à terre pas très loin d'Hermione qui était à moitié évanouie.
À ce moment, alors qu'Aurore commençait à se relever, Ron dégaina sa baguette et prononça la formule apprise en cours :
- Wingardium Leviosa !
Aussitôt la massue s'arracha de la main du troll et, après s'être élevée dans les airs, s'abattit avec un craquement sinistre sur la tête de son propriétaire.
La créature vacilla et tomba face contre terre avec un bruit sourd, qui fit trembler toute la pièce.
Harry eut du mal à se relever. Hermione et Aurore, toujours à terre se jetèrent un regard incertain. Finalement elles rompirent le silence.
- Il ... Il est... Commença Aurore.
- Mort ? Termina Hermione
- Non, dit Harry, il doit simplement être assommé.
- Dommage. Marmonna la Serpentard. En attendant, et vous êtes tous témoins, c'est la dernière fois que je prétends que Wingardium Leviosa ne sert à rien...
Harry se pencha et récupéra sa baguette, désormais recouverte d'une espèce de colle grise pleine de grumeaux.
- Beuuââârk, de la morve de troll !
Un claquement soudain et des bruits de pas sonores leur firent lever la tête. Ils ne s'étaient du vacarme qu'ils avaient produit. Un instant plus tard, le professeur McGonagall fit irruption dans la pièce, suivie de près par Rogue et Quirrell. Ce dernier, en voyant le troll, laissa échapper un gémissement et s'assit sur un siège de toilettes, une main sur le cœur.
Rogue se pencha sur le troll alors que le professeur McGonagall regardait Ron et Harry, les lèvres livides.
- Qu'est-ce qu'il vous est passé par la tête ? Dit-elle avec une colère froide.
- Vous pouvez vous estimer heureux de ne pas vous être fait tuer, poursuivit le professeur de métamorphose. Pourquoi n'êtes-vous pas dans votre dortoir ?
Rogue jeta à Harry un regard féroce et Aurore se demanda auquel elle aurait le droit, elle. Harry baissa les yeux alors qu'il était évident qu'il aurait préféré que Ron rabatte sa baguette, toujours en l'air.
Hermione se releva et lança un petit regard à son amie qui fit de même. Leurs deux petites voix s'élevèrent alors :
- Professeur McGonagall...
- Professeur Rogue...
- Ne soyez pas trop sévères, s'il-vous-plaît. Ils étaient venus nous chercher.
- Miss Granger !
- Miss Sunshine !
McGonagall et Rogue lançaient des regards qui signifiaient clairement : "Expliquez-vous."
- J'étais partie à la recherche du troll parce que je... Je croyais pouvoir m'en occuper moi-même. J'ai lu beaucoup de choses sur les trolls... Commença la brune aux cheveux légèrement bouclés.
De stupéfaction, Ron lâcha sa baguette, et Aurore lui lança un rapide regard inquisiteur. Hermione Granger venait de mentir à un professeur. Heureusement, leur comportement passa inaperçu, les trois professeurs dévisageant Hermione, comme si elle leur avait annoncé connaître les ingrédients de la pierre philosophale.
- S'ils ne m'avaient pas trouvés, eux et Aurore, je serais morte à l'heure qu'il est…
- Oui, enfin, nous serions toutes les deux mortes ou bien endommagées. Je te rappelle que nous étions toutes les deux ici quand le troll est arrivé. Coupa Aurore.
- Harry lui a enfoncé sa baguette magique dans le nez et Ron a réussi à l'assommer avec sa propre massue. Ils n'ont pas eu le temps d'aller chercher quelqu'un d'autre. Le troll était sur le point de nous tuer quand ils sont arrivés.
Harry, Ron et Aurore faisaient semblant de ne pas découvrir cette demi-vérité. D'ailleurs, Ron, qui ne connaissait pas bien Rogue, crut bon d'ajouter :
- Enfin non, il allait la tuer, mais au moment où nous sommes arrivés, Aurore lui a envoyé un immense jet noir, et le troll a reculé de plusieurs pas comme si elle lui avait fait super mal.
Aurore prit sa tête entre ses mains. Ce n'était pas possible... Quel idiot !
Rogue lançait un regard furieux à sa protégée.
- Est-ce vrai ? Articula-t-il dangereusement.
- Il-Il allait tuer Hermione ! Je n'ai pas fait exprès, je vous le promets... Je n'ai même pas prononcé de formules, j'étais juste en colère...
Seules Hermione et McGonagall comprenaient pourquoi Aurore s'excusait d'avoir fait reculer le troll. Les autres regardaient la scène sans rien y comprendre. Surtout Ron. Il avait dit ça pour l'aider mais visiblement cela avait eu le contraire de l'effet escompté.
- Suffit. Siffla la voix de Rogue. Il me semble que j'ai eu raison en début d'année : vous n'avez pas votre place à Serpentard, comme le courage insensé dont vous avez preuve ce soir. Maintenant retournez dans votre salle commune. Immédiatement.
Défaite, Aurore baissa la tête, et sortit rapidement. De ses yeux commençaient à perler des larmes.
- Miss Granger, continua McGonagall, vous feriez bien de retourner à votre salle commune. J'enlève cinq points à Gryffondor.
Hermione fila sans demander son reste.
Alors que la directrice de Gryffondor allait s'adresser à Harry et Ron, un hurlement d'Hermione les fit tous trembler.
- IL Y EN A UN AUTRE !
Il fut immédiatement suivit par un rugissement de la Serpentard.
- Ah, non ! J'en ai plus qu'assez ! Ça ne va pas recommencer ?! Bombarda ! Stupefix ! BOMBARDA MAXIMA !
Et sans attendre une seconde de plus, les professeurs sortirent des toilettes, suivis des deux Gryffondor. Le spectacle qui les attendait les étonna. Aurore bombardait de sorts un troll des montagnes de quatre mètres de haut, semblable au premier. Elle faisait barrage devant Hermione. Rogue fut le seul à remarquer l'étrange lueur qui brillait dans les yeux de son élève. Sans attendre plus, il réduisit la distance qui les séparait, et attrapa l'enfant par la manche de sa robe.
- Ça suffit ! Vous allez vous calmer Sunshine !
Quelque chose sembla disparaître dans le regard de la jeune fille, qui regarda son professeur d'une façon étrange.
Sauf que le troll avait senti qu'on ne l'attaquait plus et se rapprocha, jusqu'à toiser l'adulte et les deux enfants de toute sa hauteur.
- Mauvaise idée professeur... Murmura Hermione.
Rogue leva la tête, et vit le troll, prêt à leur donner un coup de massue d'une seconde à l'autre. Sans attendre plus, il sortit sa baguette et la pointa sur le monstre. Ses lèvres se soulevèrent légèrement à mesure qu'il marmonnait quelque chose. Un jet sortit de la baguette et toucha le troll en pleine tête. Il vacilla avant de s'écrouler sur le sol du couloir, assommé.
Rogue se pencha ensuite sur la créature et confirma d'un signe de tête qu'ils étaient hors de danger. Avec un rictus, il se retourna vers McGonagall et Quirrell.
- Je vais raccompagner ces demoiselles dans leur salle commune respective avant qu'un autre troll ne surgisse et les attaque à nouveau. Minerva, je suppose que vous avez affaire avec Potter et Weasley ? Quirrell, je pense que vous serez donc d'accord pour nous débarrasser de ces deux trolls.
- Q-Quoi ? M-mais, Severus...
- Très bonne idée professeur Rogue. Merci encore de vous en charger pour nous professeur Quirrell.
Au fond, Aurore trouvait cela parfaitement injuste pour le professeur de Défense Contre les Forces du Mal, mais son seul et unique vœu, à cet instant, consistait à rentrer dans son dortoir. Aussi elle n'y fit pas attention.
Rogue mit ses mains sur les épaules des jeunes filles et les poussa en avant.
- Nous y allons. À moins que vous ne vouliez des points en moins pour Gryffondor, Granger ? Et pour vous des retenues Sunshine ?
N'ayant aucune envie de rester près des trolls, ni d'être injustement punies, elles se dépêchèrent d'avancer à travers les couloirs, suivies de Rogue.
- Nous allons d'abord à la tour de Gryffondor. Annonça-t-il.
Ne se rappelant pas vraiment par où il fallait passer depuis les toilettes des filles, Aurore suivit Hermione.
- On a quand même eu chaud avec ces trolls... Marmonna cette dernière.
- Effectivement Miss Granger, répondit la voix de Rogue par-dessus elles.
Zut ! Elles avaient pourtant essayé de parler de façon à ce qu'il ne puisse pas les entendre…
- Et j'espère qu'aucune de vous deux ne recommencera la chasse au troll. Reprit-il. Vous avez de la chance d'être en vie. Si cela devait se reproduire, vous n'auriez peut-être pas cette chance. Quoique, je dois avouer que Sunshine aurait plus de chance que vous d'en sortir vivante, Granger.
Aurore n'arriverait jamais à comprendre comment il arrivait à éprouver si peu de compassion pour ses élèves. Pourquoi était-il sarcastique alors qu'Hermione venait à peine d'échapper à la mort ?
La Serpentard commença à se retourner pour protester, mais son tuteur bloqua sa rotation d'une main sur son épaule, exerçant une pression suffisante. Il la poussa légèrement en avant.
- Si jamais l'une de vous venait à recommencer de pareilles idioties, je serais dans l'obligation de sévir, est-ce clair Miss Sunshine ? C'est également valable pour vous Granger, même si vous ne faîtes pas partie de ma maison... Et encore, je ne suis pas sûr qu'il restera quelque chose de vous après mon passage, ou celui du professeur McGonagall … Cela dépendra évidemment duquel de nous deux sera le plus rapide…
Les deux amies déglutirent. Dans leur propre intérêt, il aurait mieux valu dire qu'elles étaient aux toilettes sans être au courant pour le troll, mais dans ce cas, Harry et Ron auraient eu des ennuis... Or, elles leur devaient bien cela non ?
Rogue et Aurore laissèrent Hermione devant le portrait de la grosse dame, avant de retourner vers les cachots. Ce ne fut qu'à ce moment, que la jeune fille remarqua l'étrange démarche de son professeur. Il semblait grimacer à chaque pas.
- Vous avez mal quelque part ? S'enquit-elle.
- Cela ne vous concerne pas vraiment, n'est-ce pas Sunshine ? Et puis, d'où vous vient cette idée ridicule ?
- Vous semblez grimacer à chaque pas, et votre démarche est étrange... Comme si vous étiez entrain de masquer une boiterie.
Rogue pila net pour observer son élève.
- Je vous demanderai de sortir cette idée de votre tête Sunshine. Maintenant dépêchez-vous, j'ai autre chose à faire.
Si elle n'avait pas eu peur d'aggraver son cas, la Serpentard lui aurait répondu que c'était lui qui s'était arrêté et non elle. Aurore se remit donc en marche vers les cachots. Une fois devant la salle commune, Rogue lui lança un regard.
- J'aimerais vous voir dans mon bureau demain, pour discuter de ce... rayon noir comme l'appelle Weasley.
Aurore hocha la tête, et rentra dîner quelque chose dans la salle commune, avant d'aller se coucher. Sans aucun autre détour : Mine de rien, combattre deux trolls en une soirée, cela fatigue.
-Le match de Quidditch -
Le temps froid de novembre enveloppa de glace les montagnes qui entouraient l'école et, comme chaque année, la surface du lac prit une couleur acier. Depuis peu, le sol était couvert de givre, si bien qu'il arrivait même, parfois, que des élèves dérapent malencontreusement et se blessent. Souvent, les élèves apercevaient Hagrid dégivrant les balais sur le terrain de Quidditch.
La saison de Quidditch avait commencé par un match Poufsouffle-Serdaigle. Le samedi suivant, Aurore et Harry devaient disputer leur premier match après de longues semaines d'entraînement : Serpentard contre Gryffondor.
Si presque personne n'avait vu les deux nouvelles recrues s'entraîner, il y avait, tout de même, eut des fuites : On savait qu'Harry jouait au poste d'attrapeur, et participerait au match du samedi.
Pour Aurore, c'était plus compliqué : avec Flint, elle s'amusait à diversifier ses entraînements. Un coup on la voyait avec le souaffle, un autre avec une batte de batteur, même si le plus souvent, elle chassait le vif d'or. Seulement, la majeure partie du temps, on ne la voyait pas tout court : Flint avait insisté pour qu'elle s'entraîne dans les nuages en cas de forte pluie, ou de mauvaise visibilité.
Ce manque d'informations pouvait également s'expliquer par le fait que les deux capitaines gardaient soigneusement les armes secrètes à part.
Depuis l'épisode des trolls, Hermione et Aurore s'étaient rapprochées des deux Gryffondor, et ils formaient un groupe inséparable, même si Harry et Aurore faisaient attention à ne pas divulguer d'informations sur leur stratégie de Quidditch.
Voyant bien que les deux joueurs étaient tendus, Hermione tenta de leur trouver de la "lecture instructive". Malheureusement, il n'y avait plus qu'un seul exemplaire du Quidditch à travers les âges. Qu'Aurore céda à Harry, même si, finalement, ils se retrouvaient de temps à autre pour lire quelques passages ensemble.
Même si Aurore avait déjà assisté à des matchs, elle déglutit en voyant qu'il y avait sept cents fautes possibles.
La veille du premier match, le quatuor se retrouva dans la cour pendant la récréation. Il faisait extrêmement froid, aussi Hermione et Aurore avaient fait apparaître des flammes magiques qu'elles pouvaient transporter dans des bocaux de confiture.
Serrés l'un contre l'autre, ils se réchauffaient aux flammes bleues des bocaux, en les cachant soigneusement derrière eux, de peur qu'on la leur confisque, lorsqu'ils virent Rogue traverser la cour. Cette fois-ci, il ne faisait aucun effort pour dissimuler sa boiterie, sans doute, cela le faisait trop souffrir, pensa Aurore.
Rogue décela sans doute de la culpabilité sur leur visage, et il clopina droit vers eux. Il n'avait pas vu le feu, mais cherchait quelque chose à reprocher aux Gryffondor.
- Qu'est-ce que vous faîtes ? Demanda-t-il.
- Nous attendons gentiment de nous transformer en glaçons, professeur. Répondit Aurore, sarcastiquement en levant la tête du livre d'Harry.
Rogue lui lança un regard noir, puis s'intéressa à l'ouvrage du Gryffondor.
- Qu'est-ce que vous avez là, Potter ?
C'était le Quidditch à travers les âges. Harry et Aurore lui montrèrent le livre.
- Il est interdit des livres de la bibliothèque en dehors des murs du château. Fit observer le maître des potions. Donnez-le-moi et j'enlève cinq points à Gryffondor.
C'était vraiment injuste, et Aurore savait à quel point Harry était stressé par le match, aussi, alors que Rogue s'éloignait en claudiquant, elle prit une décision.
- Professeur ! L'interpella-t-elle. Un instant s'il vous plaît. En fait, ce livre est le mien, et j'étais en train de montrer un paragraphe intéressant à Harry quand vous êtes arrivé... Or, vous n'imaginez pas à quel point je suis stressée à cause du match... Si vous pouviez me le rendre...
Rogue pila net et l'observa. Il n'avait pas envie que Serpentard perde le match parce que leur attrapeuse était trop stressée. Mais d'un autre côté, si elle mentait, elle rendrait le livre à Potter. Un rictus se forma sur la bouche du Directeur de Serpentard.
- Dans ce cas, Sunshine, vous viendrez le chercher, une fois à l'intérieur des murs du château.
Puis il s'en alla en claudiquant.
- Ça, c'est une règle qu'il vient d'inventer, marmonnèrent les attrapeurs, en colère.
- Je me demande ce qu'il s'est fait à la jambe. Répliqua Hermione.
- Je n'en sais rien, mais j'espère que ça lui fait mal, dit Ron d'un ton amer.
Les salles communes de Serpentard et Gryffondor étaient particulièrement bruyantes ce soir-là.
Chacun dans leur salle commune, les membres du quatuor s'occupaient comment ils pouvaient.
Aurore essayait vainement de se détendre en regard les profondeurs du lac. Pour son plus grand bonheur, le calamar géant passa devant les vitres, et fit un geste de sa tentacule, comme pour saluer les Serpentard. Au même moment, deux personnes eurent la même idée.
Harry, tu veux que je t'aide à récupérer ton libre ?
Aurore, tu peux venir récupérer mon libre avec moi ?
S'en suivit un silence cérébral gêné.
D'accord Harry. Et Ron et Hermione, ils viennent ?
Non, ils ont peur de Rogue.
Et pas toi ?
Pourquoi devrais-je avoir peur de lui ? C'est un prof, non ? Il peut rien me faire... Surtout s'il y a d'autres profs...
Ouais, bah, tu devrais quand même le craindre, au moins un peu... Mais t'as pas tort, presque tous les profs t'adorent, donc si tu lui demande devant eux, dans le pire des cas, ils te défendront. Mais je peux quand même te poser une question ? Pourquoi tu veux que je vienne ?
Euh... Disons que tu es mon joker.
Ça fait plaisir à savoir. Répondit-elle sarcastiquement. On se donne rendez-vous où ?
Dans les escaliers près de la salle des profs ?
Va pour ça. À toute suite.
Au moment où elle s'éclipsait, une voix l'interpella.
- Aurore ! Où vas-tu ?
- Céleste ! Euh... Je dois aller demander un truc à Rogue. Il nous a confisqué un bouquin à Harry et moi, donc je vais essayer de le récupérer ... Un peu de lecture va peut-être m'aider à me détendre avant le match...
- Ah, je vois... Bonne chance, si Rogue vous a confisqué quelque chose... Je connais des première année qui n'ont toujours pas récupéré leur bien...
- Oui mais ils ne sont pas à Serpentard, ni le chouchou du plus grand confiscateur de biens de Poudlard, devina-t-elle avec un ton coquin, pressée de partir rejoindre le lion.
- Pas faux, rigola Céleste. Bon bah, à toute à l'heure !
D'un pas rapide, elle traversa le château pour rejoindre le Gryffondor. Seulement, il n'était pas là. La jeune fille fulminait. Et si jamais il lui avait fait une blague ? Soudain, elle le vit débarquer en courant. Il s'arrêta essoufflé.
- Qu'est-ce que tu as Potter ? Tu reviens d'où ?
- Salle ... Des profs...
- Ça valait le coup que je vienne, si tu y vas sans moi ! Alors, tu l'as ton bouquin ?
Harry releva la tête vers elle.
- De un, arrêtes de m'appeler Potter. De deux, je pensais que tu serais là plus rapidement, donc j'y suis allé seul. De trois, non je l'ai pas, et je te conseillerais de ne pas essayer de le récupérer.
Aurore arqua haut et fort un sourcil.
- Je t'appellerai Potter, à chaque fois que tu m'énerveras. Ensuite, je ne vois pas pourquoi je n'essayerais pas.
- Il est vraiment de mauvaise humeur. En plus il est seul avec Rusard...
- Rusard ? Qu'est-ce qu'il fait seul avec Rusard ? S'étonna la Serpentard.
- Euh...
- J'ai compris, j'y vais. Si jamais je réussis à le récupérer, je te préviens. Éventuellement, attends-moi à la bibliothèque, je n'ai toujours pas abandonné cette histoire de papier kraft.
Harry resta quelques minutes à la dévisager, avant de partir vers la bibliothèque. Aurore se rendit donc vers le bureau des professeurs, puis toqua. Une fois. Deux fois.
Finalement, elle ouvrit très discrètement la porte, et passa sa tête par l'entrebâillure. En effet, Rusard et Rogue étaient seuls. Ce dernier avait relevé sa robe de sorcier au-dessus du genou, laissant apparaître une plaie béante sur l'une de ses jambes sur laquelle il mettait les pansements que lui tendait Rusard.
- Saleté de bestiole... De plus j'ai la nette impression que Potter sait quelque chose sur le cabot... C'est plus que problématique qu'il nous ait entendus… Sale morveux… Horrible garnement imbu de lui-même… S'il croit que je vais le laisser parader dans l'école…
- Professeur Rogue... Je crois que nous avons une... invitée, coupa soudainement Rusard.
Rogue laissa brusquement tomber sa robe sur ses jambes et jeta un regard froid à Aurore.
- Sunshine... Grogna-t-il, visiblement peu ravi.
Aurore s'appuya négligemment sur la porte et jeta un regard victorieux à son directeur de maison, qui signifiait "je le savais..."
- Laissez-moi m'occuper d'elle... Demanda Rusard, en jetant un regard presque suppliant à Rogue.
Mais Rogue n'en fit rien. Immédiatement, Aurore prit une position plus... respectueuse, sentant bien que les ennuis allaient pleuvoir.
- SORTEZ ! SORTEZ SUNSHINE OU JE NE RÉPONDS PLUS DE MES ACTES !
La Serpentard eut la peur de sa vie. Elle ne l'avait jamais vu aussi en colère.
- Je voulais juste vous demander pour le livre...
- SORTEZ J'AI DIT !
La jeune fille se dépêcha de fermer la porte, et de mettre le plus de distance possible entre Rogue et elle. Aurore arriva à la bibliothèque, essoufflée, et sortit un livre quelconque comme excuse pour rester.
- Alors, tu l'as ? Interrogea le brun, bien que connaissant déjà la réponse.
- Il ne m'a jamais fait aussi peur de toute ma vie... Tu as vu sa blessure ?
- Il a dit que c'était le chien... En plus, avec Ron, on l'a vu monter au troisième étage à Halloween. Il a dû essayer de passer le chien pour voler ce qu'il y avait en-dessous. Il a dû faire entrer le troll pour faire diversion...
- Non... Harry je ne peux pas y croire. Pas Rogue ! N'importe qui d'autre, Quirrell, Sinistra, Trelawney... Mais Rogue, c'est impossible. Il ne volerait pas quelque chose qui a été mis en sécurité à Poudlard.
- Je sais très bien pourquoi tu ne peux pas y croire, Aurore mais...
- Il n'y a pas de mais Potter ! Reviens me voir quand tu as des informations sérieuses !
- Aurore !
- J'espère te faire mordre la poussière demain, Potter. Bonne chance, renifla-t-elle avec plus de mépris que Drago n'en aurait jamais été capable.
Et elle sortit rapidement après avoir remis en place le livre qu'elle avait pris. La jeune fille laissa un Harry étonné.
Cette nuit-là, les deux attrapeurs n'arrivaient pas à trouver le sommeil : ils revoyaient sans cesse l'expression féroce du visage de Rogue lorsqu'ils l'avaient surpris en train de soigner sa jambe. Même si les preuves qu'apportait Harry étaient fondées, Aurore ne voulait pas y croire : Rogue ne pouvait tout simplement pas essayer de voler quelque chose que Dumbledore avait mis en lieu sûr.
Au matin, le ciel était clair, l'air sec et froid. La Grande Salle sentait bon la saucisse frite et toutes les maisons conversaient au sujet du match de Quidditch. Pourtant, le stress prenait au ventre l'attrapeuse de Serpentard.
- Avales au moins un bout de toast ! La supplia Céleste.
- Non. Je n'ai pas faim. Et puis si j'ai pu monter à cheval pendant deux heures à BeauxBâtons sans manger, alors je peux faire un match de Quidditch, marmonna-t-elle pour seule réponse tout en faisant tourner distraitement une cuillère dans sa tasse de thé.
Depuis le réveil, ses deux amis l'avaient trouvée dans un état végétatif digne d'un poireau, et n'arrivaient pas à l'en sortir. Etonnement, cela avait été la plus longue réponse donnée depuis le début de la matinée.
- Il faut que tu prennes des forces avant le match, contra Malefoy. Le canasson, c'est différent du Quidditch.
Cette remarque suffit à réveiller Aurore qui attrapa un livre, et se mit à taper Drago avec.
- Retires immédiatement ce que tu as dit ! Tu ne tiendrais même pas deux secondes en selle !
Sauf que Drago se mit à rire, Céleste aussi. La jeune fille vit rouge.
- Arrêtez de vous payer ma tête ! Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
Puis elle comprit et se rassit en marmonnant "Vous m'avez bien eu..."
- Bon Céleste, c'est moi qui choisis les places. Pour ton information Aurore, nous avons parié, avec Céleste, que l'un de nous pourrait te sortir de ton état végétatif. Le gagnant choisissait les places pour le match de Quidditch.
- Rassurez-moi, vous deux, vous n'avez quand même pas parié sur le score du match ?
Les deux Serpentard détournèrent le regard en sifflotant. En fait, ils avaient parié la veille avec Ron et Hermione qu'Aurore allait mettre la pâtée à Harry.
- Vous êtes incorrigibles...
- Maintenant manges quelque chose, avant que je ne demande à Crabbe et Goyle de te faire avaler un morceau de toast de force.
La Serpentard soupira, et attrapa une galette de maïs, la coupant en deux puis avala un morceau.
- Tu es content ?
En une heure, le décor était radicalement différent. Presque toute l'école était rassemblée sur les gradins. De nombreux élèves étaient équipés de jumelles, pour ne rien rater du spectacle. Si la team Harry avait déployé une grande bannière où ils avaient écrit : "Potter Président". Les Serpentard n'avaient pas laissé les choses au hasard : Drago et d'autres avaient déployé une immense bannière où étaient inscrite la phrase " Sunshine éclairera notre journée ". La phrase n'était pas aussi percutante, mais le mérite de l'effort y était.
Pendant ce temps, dans les vestiaires, Aurore revêtait, avec son équipe, la robe verte de leur maison. Deux minutes avant le début du match, Flint fit un signe à tous les membres de l'équipe qui approchèrent.
- Messieurs...
- Et Mesdemoiselles, ajouta Aurore avec un air de défi.
- Okay, calmos, Messieurs et Mesdemoiselles, corrigea Flint.
- Nan, c'est une blague ? Tu vas nous faire un discours Flint ? Railla Adrian Pucey, un poursuiveur.
- Taisez-vous tous ! La seule chose qui compte, c'est qu'on va les massacrer. Les réduire en bouillie, les lions à leur mémé. S'exclama Flint, ajoutant les gestes à la parole.
- Pour Serpentard ! Hurlèrent-ils tous, d'un même élan.
- C'est l'heure, mettons leur la pâtée.
Aurore n'était soudain, pas très à l'aise. Elle suivit sans discuter Flint et Pucey sur le terrain où ils furent accueillis par des acclamations enthousiastes.
Aurore...
Laisses moi Potter !
Elle fit le vide dans son esprit, espérant bloquer Harry. Heureusement, cela fonctionna. Sous le coup de la concentration, la Serpentard ferma les yeux.
- Je veux que cette rencontre soit placée sous le signe du fair-play, averti une voix connue.
Pas besoin d'être un génie pour se rendre compte que Madame Bibine s'adressait tout particulièrement à Flint.
- Prêts ?
Un coup de sifflet retentit. Avec une vitesse incroyable, Aurore ouvrit les yeux et s'élança dans les airs, suivant en presque ligne droite le vif d'or. Flint avait concentré l'entraînement sur l'envol rapide. La seule chose que l'attrapeuse pouvait distinguer était la traînée or et argent de la balle ailée, mais cela lui suffisait. En piqué, la Serpentard montait de plus en plus haut, et vers la barre des vingt mètres d'altitude, tendit le bras pour attraper la minuscule balle. Le match allait se terminer moins d'une minute après son début.
Sauf que l'un des spectateurs ne le voyait pas de cet œil. Il avait besoin que le match dure plus longtemps.
Soudain, Aurore ne montait plus. Son balai commença une chute vertigineuse sous les cris étonnés des supporters. Pendant plusieurs minutes, paniquée, la Serpentard tenta de remonter le manche, de reprendre de l'altitude, mais en vain. Elle était désormais à dix mètres du sol. Dans un élan de folie, elle sortit sa baguette de sa poche et hurla :
- Finite Incantatem !
Par miracle, le balai pila et se posa à une hauteur bien définie. Pliée en deux par l'arrêt brutal, l'élève eut à peine le temps de ranger sa baguette qu'un cognard lui fonça dessus, et elle eut du mal à l'éviter.
- C'EST PAS MORAL ! Hurla la Serpentard.
Elle venait à peine d'échapper à une étrange chute, et on lui envoyait un cognard ? Aucun sens de l'honneur ces Gryffondor. Malheureusement, dans sa chute, Aurore avait perdu de vue le vif d'or. Maugréant, elle sillonna le terrain. Elle voulait absolument gagner le match. Au bout de quelques buts, elle aperçut enfin la boule. Donnant toute la puissance de son balai, elle fonça dans sa direction. Seulement, un hurlement la fit se retourner légèrement. Le balai d'Harry avait commencé un rodéo effréné.
À ce moment, Aurore eut à choisir entre le vif d'or et Harry, car elle savait qu'elle pouvait tenter quelque chose.
Faisant un virage en épingle la jeune fille fonça dans le Gryffondor, et lui rentra dedans pour l'éloigner de la zone du sortilège, car il était évident que s'en était un. Malheureusement, le choc ne fut pas assez puissant pour les écarter tous les deux.
À son tour, le Nimbus 2000 de la Serpentard se lança dans un rodéo qui lui rappela celui des pégases caractériels de BeauxBâtons. Ainsi, serrant les mains et les genoux, elle n'eut pas trop de problèmes pour tenir en place, même si elle commençait à fatiguer.
De l'autre côté du terrain, Harry fit, lui aussi, le choix d'essayer d'aider Aurore plutôt que d'attraper le vif d'or. Sauf qu'ils restèrent, cette fois, tous deux pris dans le sortilège, leurs balais ruant comme des chevaux enragés. Chaque fois que quelqu'un approchait, les Nimbus prenaient un peu plus d'altitude, Aurore en conclut donc que seul quelqu'un allant à la vitesse d'un Nimbus 2000 à pleine puissance pouvait éventuellement les toucher. Harry glissa de son balai, ne s'y tenant plus qu'à une main alors que l'attrapeuse adverse semblait sur le point de subir le même sort.
Puis il y eut un cri d'horreur, quelque part dans les gradins. Sans chercher à comprendre d'où il venait, Harry se remit en place sur son balai, tandis qu'Aurore reprenait une position normale. Pour une mystérieuse raison, le sort c'était arrêté. Alors, quelque chose d'or et argent vint les narguer.
- Le premier qui l'attrape Potter ? Demanda-t-elle, malicieuse et désireuse de voir qui gagnerait dans un duel.
- Si tu veux Sunshine.
Et ils s'élancèrent en même temps à l'assaut de la balle volante. À la surprise générale, ils attrapèrent chacun une aile de l'objet et, emportés par leur élan, s'écrasèrent sur le gazon froid.
La suite fut suivie par un tumulte de protestations et de cris en tous genres. Au moment où ils avaient attrapé le vif d'or, Serpentard et Gryffondor étaient à égalité. Pour la première fois, un match de Quidditch se terminait par une égalité. Finalement il fut décrété que les deux maisons avaient gagné, et chacun retourna vaquer à ses occupations. Pourtant les attrapeurs étaient étonnés par le fait d'avoir manqué d'être éjectés de leurs balais. Sans parler de la mystérieuse chute d'Aurore.
Si leurs camarades passèrent leur temps à les féliciter, les deux élèves avaient la tête ailleurs. Pourquoi était ce toujours à eux d'avoir des problèmes ?
Hagrid invita le quatuor à prendre un bon thé après le match. Ce fut une échappatoire pour la Serpentard (et un soulagement pour ses tympans), qui en avait assez des réprimandes de Flint et Rogue. Le premier lui reprochait de ne pas avoir attrapé le vif quand elle en avait eu l'occasion (tu aurais pu aller sauver ton amoureux APRES !), tandis que le second lui reprochait son "courage insensé de Gryffondor" lorsqu'elle avait percuté Harry pour se mettre à sa place lors des ruades.
Alors qu'elle avalait tranquillement une gorgée de thé, Ron parlait de l'épisode des balais fous.
- C'est Rogue qui a fait le coup, affirma-t-il. On l'a vu avec Hermione, il marmonnait des formules magiques en te fixant des yeux. Qu'est-ce qu'il a dû être surpris quand Aurore s'est jetée à ta place !
En entendant cela, la jeune fille recracha bruyamment son thé. Elle les regarda, ahuris.
- Vous n'allez pas vous y mettre vous aussi !
- Allons, ce sont des bêtises, je suis d'accord avec Aurore, répliqua Hagrid. Pourquoi Rogue aurait-il fait ça ?
Les trois Gryffondor échangèrent un regard hésitant que la Serpentard comprit très bien. Pouvaient-ils partager ces informations avec le géant ?
- J'ai fait une découverte à son sujet, annonça Harry. Il a essayé de passer devant le chien à trois têtes, le soir d'Halloween et il s'est fait mordre. Même Aurore a vu la blessure. Il voulait prendre ce que le chien gardait !
Aurore recracha encore une fois le thé qu'elle avait eu le malheur d'essayer de boire, et lança un regard noir à Harry. Hagrid, lui, lâcha sa théière.
- Vous avez vu Touffu ? S'exclama-il.
- Touffu ?
- Il est à moi. Je l'ai acheté à un ami grec que j'ai rencontré dans un pub, l'année dernière. Je l'ai prêté à Dumbledore pour garder...
Hagrid s'interrompit.
- Garder quoi ? Demanda Harry.
- Non ça suffit, ne me posez plus de questions. C'est top secret.
- Même pas une dernière ? Demanda Aurore d'une petite voix. Je vous promets qu'elle n'est pas dérangeante.
- Oui, bon d'accord, mais juste parce que c'est toi, accepta-t-il dans un soupir.
Si les Gryffondor s'attendaient à une question en rapport direct avec leur enquête, ils furent déçus.
- Quel âge a Touffu ?
- Eh bien, il a maintenant trois ans.
- Trois ans ! Mais il va continuer de grandir ! S'affola Aurore.
- Les chiens ont fini de grandir à trois ans, fit remarquer Hermione sarcastiquement.
- Pas ceux à trois têtes, Hermione, reprit Hagrid. C'est très rare, même dans le métier ! Donc oui, il va continuer à grandir ...
- Mais vous avez pensé au fait qu'il touche déjà le plafond ? Reprit Aurore avec le plus grand sérieux. Et si jamais il gagne en force et casse la trappe sur laquelle il est ? Après il se pourrait qu'il ait assez de force pour casser une partie du sol, et donc se glisser à l'intérieur de la galerie juste en-dessous ?
Hagrid semblait désormais paniqué. Il faisait les cent pas en marmonnant des phrases que le quatuor pouvait entendre.
- C'est problématique... Surtout que le chien garde l'affaire entre Dumbledore et Nicolas Flamel... Je vais avoir des problèmes.
- Nicolas Flamel ? Répéta Aurore intéressée.
Hagrid eut soudain l'air furieux contre lui-même. Elle l'avait eu.
- Bon, ça suffit. Maintenant partez.
- Mais Rogue veut voler ce que garde votre chien ! Hurla Harry.
- Rogue est un professeur de Poudlard. Il ne ferait jamais une chose pareille.
- Alors pourquoi a-t-il essayé de tuer Harry ? S'écria Hermione, marquée par le rodéo. Je sais ce que ça veut dire de jeter un sort tout de même ! Rogue n'a pas cillé une seule fois !
- L'idée n'a pas traversé ton brillant esprit qu'il essayait peut-être de parer le maléfice ? Hurla Aurore tout en s'appuyant contre la table, furieuse. Qu'est-ce que vous avez avec Rogue ? Pourquoi vous n'allez pas voir tous les professeurs suspects ? Par exemple Quirrell ...
- Quirrell a peur de son ombre Aurore ! Contra Harry. Les preuves sont là, et je sais très bien pourquoi tu ne veux pas les voir.
- NE JOUE PAS AVEC MES SENTIMENTS POTTER !
Et sans attendre de réponse, elle remercia Hagrid et parti le plus vite possible.
- Qu'est-ce qu'il lui prend à la Serpentard ? Demanda Ron. Elle a pas supporté d'être à égalité avec nous ?
- Cela n'a pas de rapport avec le Quidditch, Ron, expliqua Harry. Depuis la rentrée, c'est Rogue son tuteur.
- Par la barbe de Merlin, vous vous rendez compte qu'on a accusé son tuteur devant elle ? S'exclama Hermione. Si ça se trouve, elle s'est attachée à lui, et du coup, ne veut pas croire que c'est lui qui essaye de voler le paquet !
- Personne ne peut s'attacher à Rogue, répondit Ron, comme s'il s'agissait d'une évidence.
- C'est parce que tu as la capacité émotionnelle d'une fourchette ! Je vais la voir.
Et Hermione sortit rapidement de la cabane du garde-chasse, pour aller courir après la Serpentard.
- Tu y comprends quelque chose aux filles toi ?
- Si seulement Ron, si seulement...
Aurore ne marchait plus aussi vite qu'à la sortie de la cabane. Son dos la faisait énormément souffrir. Ce qu'elle avait pris pour des courbatures dues aux entraînements intensifs de Quidditch semblait prendre un nouveau sens. Finalement, elle s'arrêta pliée en deux par la douleur : c'était comme si une ligne la brûlait continuellement. Au loin, près de l'école, Aurore remarqua Quirrell qui semblait avoir la main sur sa baguette, sûrement effrayé par quelque chose. A ce moment, Hermione arriva en courant à sa hauteur.
- Qu'est-ce que tu veux ? Demanda-t-elle dans un sifflement digne d'un serpent, le sentiment de rage dupliqué par la douleur.
- Tenter de ... m'excuser. Je ne savais pas que Rogue était ton tuteur...
- Qu'est-ce que ça peut faire ?
Elle prit une inspiration et se redressa lentement.
- Tu comprends, que je ne peux pas y croire. J'ai vu la blessure, mais je ne peux pas y croire. Je ne veux pas y croire.
À ce moment, la douleur s'accentua et Aurore se mit à tousser. Hermione l'entraîna jusqu'à un banc où elles s'assirent.
- C'est le Quidditch qui te fait ça ?
Quand la Serpentard cracha du sang dans la prochaine quinte de toux, la Gryffondor se dit qu'il valait mieux aller chercher un professeur. Pour une raison mystérieuse, son instinct lui disait de ne pas demander à Quirrell. Au détour d'un couloir, Hermione aperçut le professeur McGonagall, et en quelques mots, son élève lui expliqua la situation.
- Dans ce cas, dépêchons nous Miss Granger, approuva-t-elle avec gravité et une inquiétude ma dissimulée.
D'un pas rapide, elles se dirigèrent vers le parc, où elles trouvèrent Aurore là où Hermione l'avait laissée, mais Harry et Ron étaient là avec elle. Entre temps, les yeux de la Serpentard avaient commencés à devenir vitreux.
- Qu'est-ce qu'il vous arrive Miss Sunshine ? C'est le Quidditch qui vous fait ça ?
Pourquoi demandaient-ils, tous, ça ? La Serpentard porta sa main à sa bouche alors qu'une nouvelle quinte de toux la prenait.
- Je... ne ... sais ... pas...
- Je vous emmène à l'infirmerie.
- Hors de... question...
- Aurore ! Hurlèrent les trois Gryffondor. Arrêtes de faire ta Serpentard !
Finalement, la jeune fille se laissa emmener, à contre cœur, à l'infirmerie. Quand elle la vit dans cet état, Mme Pomfresh eut un sursaut.
- Vous avez bien fait de me l'emmener Minerva.
Hermione, qui avait suivi le professeur McGonagall, lui lança un regard victorieux. Aurore forma sur ses lèvres un "c'est ça oui..." agacé. Madame Pomfresh lui demanda d'aller se mettre sur un lit. Sauf qu'Hermione fut obligée de l'aider car elle ne tenait pas debout. Son dos la faisait énormément souffrir.
- Maintenant, si vous pouvez nous laisser, demanda l'infirmière.
Et elle commença à l'ausculter. Dans une autre quinte de toux du sang rejaillit. Mme Pomfresh s'immobilisa une minute, réfléchissant à toute vitesse, puis alla chercher deux flacons de potions qu'elle lui fit avaler. La Serpentard arrêta de tousser, mais n'était vraiment pas en forme.
- Ne bougez pas, je vais lancer un rapide sortilège de diagnostic.
L'infirmière sortit sa baguette et lança le sort. Un parchemin lui arriva dans les mains, et elle poussa un cri étonné, ce qui poussa l'angoisse d'Aurore à un niveau élevé.
- Qu'est-ce que j'ai ...?
- Qu'est-ce que vous n'avez plus, serait plus juste. Votre niveau de magie est à un stade critique. Je ne comprends pas : il y a deux mois, je n'ai jamais vu autant d'énergie et là... plus rien.
La nouvelle laissa de marbre la jeune fille. D'un extrême à l'autre. Pourtant... depuis le livre et la magie noire, elle n'avait pas eu plus de problèmes qu'un petit mal de dos, et encore !, occasionnel. Certes aujourd'hui, il l'avait empêché d'avancer, mais bon. L'élève se sentait légèrement fiévreuse, et si elle n'avait pas été sur un lit, elle aurait titubé.
- Vous avez mal quelque part ?
- J'ai un peu mal au dos... Avoua-t-elle.
L'infirmière l'examina avant de pousser un petit cri de surprise.
- Vous avez une immense cicatrice tout le long du dos.
- Pardon ?
- Avalez cette potion, cela va vous endormir le temps que j'essaye de vous remettre d'aplomb.
Hésitante, l'élève accepta finalement la potion, et sentit sa tête entrer en contact avec l'oreiller, avant de plonger dans un monde noir.
Lors de son réveil, Aurore se sentait mieux, grâce aux soins de Mme Pomfresh ou à la magie ? Elle n'en avait aucune idée, mais seul le résultat comptait. Lentement, elle se redressa sur son lit et observa les alentours. Une voix l'appela. Mais d'où venait-elle ? Son regard, un peu flou, se posa sur une silhouette à côté d'elle.
- Comment te sens-tu ? Demanda Hermione, qu'Aurore reconnut enfin.
- Comme quelqu'un qui... disons… est épuisé après vu toute sa magie disparaître.
- Il y a vraiment quelqu'un qui t'en veut dans cette école. Tu as une idée ?
- Disons que je vais dire le nom du seul prof que je ne connais pas : Quirrell.
- Quirrell ? C'est impossible, il est incompétent, et ça m'étonnerais qu'il puisse faire du mal à un élève... En plus il aurait trop peur des représailles, tu ne penses pas ?
La Serpentard réfléchit. C'était le plus logique, mais quoiqu'Hermione dise, elle n'allait pas rendre la vie facile au professeur de Défense Contre les Forces du Mal.
- Tu sais ce que je n'apprécie pas dans cette histoire ? C'est que quelqu'un se sert de moi comme réserve vivante d'énergie.
- Moui, c'est sûr que ce n'est pas très agréable... Sinon j'ai une nouvelle moyennement bonne à t'annoncer : tu vas devoir rester jusqu'à mercredi ici, ordre de Madame Pomfresh.
Le visage d'Aurore se décomposa à une vitesse record. Pas ça ! Pas l'infirmerie avec Pomfresh qui passait son temps à lui faire avaler des potions infectes ! Car si les séjours à l'infirmerie avaient appris quelque à la Serpentard, c'était qu'elle préférait faire les potions, plutôt que les boire.
Devant la tête d'Aurore, Hermione pouffa.
- Traîtresse. Viens te mettre à ma place, et on en reparle.
- Non merci ! En attendant, tu as meilleure mine, tu m'as vraiment fait peur hier...
- Hier ? S'exclama-t-elle, surprise. J'ai dormi pendant combien de temps ?
- Il est seize heures, et nous sommes dimanche. Tu as vraiment fait peur à Mme Pomfresh. Un moment, elle était désespérée, je le sais vu que j'ai eu le malheur de passer à ce moment-là. Tu… Tu as failli mourir. Puis… Puis une aura noire étrange t'a entourée… et tout était revenu dans l'ordre.
La Gryffondor se pencha en avant et murmura sur le ton de la confidence, pour être sûre que si jamais Pomfresh rentrait, elle ne l'entendrait pas.
- C'était la magie noire, n'est-ce pas ? Alors, ça fonctionne vraiment ?
- Oui, mais je dois faire tusaisquoi chaque mois... Et je dois t'avouer que c'est très tentant. Je me sens puissante quand j'en fais. Heureusement que Rogue est là : à chaque fois il me ramène assez vite à la réalité.
- Je vois. Mais en contrepartie...
- Quelqu'un se sert de moi comme réserve vivante d'énergie, etc... La seule chose, c'est que ça m'a à moitié sauver la vie. Tout n'est pas rose Hermione. Personnellement, je vois plus d'inconvénients que d'avantages. Il y a des jours où je préférerais…
Elle fut interrompue par une nouvelle quinte de toux violente, ce qui attira l'infirmière comme un aimant. Avant de partir, Hermione lui dit :
- Je t'apporterai les cours si tu veux. Soigne-toi bien, je préfère tes yeux verts plutôt que translucides.
Elle lui sourit, et Aurore le lui rendit faiblement.
Pourtant, l'idée dérangeante que Rogue ait pu tenter de voler la pierre ou tuer Harry ne cessait de trotter dans sa tête si bien que ce soir-là, malgré le calme olympien qui régnait dans la pièce, elle ne put dormir.
Voilà ! C'est la fin de ce chapitre !
A votre avis, que va faire Aurore la prochaine fois qu'elle verra Rogue ? Comment auriez-vous réagi à sa place ? Pour vous, que va-t-il se passer ?
Le prochain chapitre se nommera "Retour d'un désir et alchimie". Ce dixième chapitre est un de mes préférés pour sa fin 3 Vous aurez de (maigres) informations sur le passé d'Aurore à BeauxBâtons ! Est-ce que vous avez hâte ? Moi oui, en tout cas !
A très vite !
Ps : n'oubliez pas un petit commentaire ! Que ce soit pour répondre aux questions au-dessus ou laissez un petit encouragement ! Je carbure vraiment aux reviews, alors s'il-vous-plaît n'oubliez pas le petit bouton juste en dessous ! (je me contente de tout et de rien, même de la météo, alors n'hésitez pas ! ;-) )
