Titre : Alors, elle te plaît ?

Genre : Romance

Rating : M

Personnages : Tous

Résumé : Heiji prévoit d'acheter une maison et trouvant la perle rare, décide de la faire visiter à sa meilleure amie. Jusque là, tout va bien, hein ? Sauf, quand on prend en compte toute la symbolique de cette action. Kazuha/Heiji ! Enjoy ^^

Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T

Spoiler : Aucun

Note : Attention chapitre M !


Chapitre 9


Une semaine après cette affaire, les championnats d'aïkido commencèrent et Kazuha finit deuxième de sa catégorie, ce qui n'était pas si mal. Alors qu'elle sortait des vestiaires après avoir pris une bonne douche, elle fut surprise de trouver Heiji. Elle était la dernière et l'endroit était désert, mais il l'avait attendu.

"Désolée, s'excusa-t-elle. Je pensais que tu allais rentrer chez toi.

- Ton père travaille ce soir, non ? demanda-t-il, ignorant sa remarque précédente.

- Euh, oui, mais je ne vois pas le rapport.

- Tu ne vas pas fêter ta victoire toute seule chez toi, railla-t-il.

- Techniquement, Heiji, ce n'est pas une victoire puisque je n'ai pas fini première.

- Mais, tu as loupé une semaine d'entraînement. Je considère donc ça comme une victoire, déclara-t-il tout naturellement.

- Bien que comptez-vous faire alors, Monsieur le détective ? céda Kazuha.

- Hum, fit-il semblant de réfléchir. J'ai réservé pour deux dans un petit restaurant du centre ville. Tu sais, le nouveau là...

- Le Osaka-center ?!" s'écria Kazuha.

C'était un petit restaurant qui venait d'ouvrir et dont les critiques ne disaient que du bien. Kazuha devait en parler à Heiji depuis qu'ils étaient rentrés au moins.

Ravie, elle glissa son bras sous celui d'Heiji et l'entraîna avec lui.

"Qu'est-ce qu'on attend, alors ? sourit-elle.

- Justement, fit-il en la retenant, je n'ai pas prévu que ça.

- Oh, qu'as-tu prévu d'autres ? interrogea-t-elle en se rapprochant de lui.

- Eh bien, là tout de suite... souffla Heiji, tandis que ses joues prenaient une teinte rose intriguant Kazuha.

Il réduisit l'écart les séparant doucement.

"Là... je comptais t'embrasser...

- Pourquoi ? murmura Kazuha.

- Pourquoi quoi ?" rit-il un peu décontenancé.

Elle leva un sourcil, l'accompagnant d'un sourire amusé.

"Je te demandais pourquoi poser cette question plutôt que de m'embrasser, mais j'ai compris.

- Quoi ? interrogea Heiji, en s'éloignant un peu.

- En fait, tu attendais mon autorisation, déclara-t-elle d'un air triomphant.

- Pas du tout, ça part pas un peu loin là, rétorqua Heiji.

- Si, sinon tu ne me l'aurais pas dit. Tu l'aurais fait, assura-t-elle mains sur les hanches.

- Aho ! Je te rappelle que je t'expliquais le programme de la soirée.

- C'est toi le Aho, la dernière fois qu'on s'est embrassés, tu ne me l'as pas dit avant."

Heiji soupira à cet instant. Oui, ça partait trop loin. Kazuha ajoutait quelque chose, mais déjà, il ne l'écoutait plus. Brusquement, il l'attira contre lui et la fit taire d'une manière très efficace. Il l'embrassa passionnément et lorsqu'il la relâcha, Kazuha se demanda comment elle s'était retrouvée plaquée contre le mur. Elle se mordit la lèvre en le regardant et ils s'embrassèrent à nouveau. C'était plus fort qu'eux, ils n'arrivaient pas à résister cette attraction mutuelle.

C'est le gémissement haletant de Kazuha quand il s'attaqua à son cou qui le fit revenir sur terre. Il s'écarta brusquement d'elle, tremblant et avec une désagréable impression de déjà vue.

"Tu ne disparais pas cette fois", souffla Heiji, tout contre elle.

Il l'entendit rire et ses mains descendirent sur son torse.

"Non, je reste. Tant pis pour toi, sourit-elle, l'entraînant à sa suite. On va dîner ?"

Il approuva encore chamboulé et soupira discrètement. Shinichi avait raison, il s'emportait vraiment vite.

Leur repas fut très agréable et sans aucune dispute stupide, ce qui relevait presque du miracle. Effectivement, le restaurant était délicieux et alors qu'Heiji déclara qu'il allait la déposer chez elle, elle le retint par la manche.

"Tu as dit que tu m'emmenais à Okayama demain pour le début des vacances ?

- Oui, assura Heiji, se demandant ce qui n'allait pas.

- Tu as pris mes affaires hier soir, signala la jeune fille.

- Donc ?

- Donc, je n'ai pas besoin de repasser chez moi, déclara-t-elle. Ce sera plus pratique pour demain.

- Oui, si tu veux. Et ton père ?

- Il va encore passer la nuit au travail, soupira Kazuha.

- Allons-y alors", fit Heiji en lui prenant la main.

Ils revinrent en moto. Kazuha était perdue dans ses pensées durant tout le trajet. Cette tension entre Heiji et elle semblait avoir atteint son paroxysme.

Elle prépara son futon dans la chambre d'ami et décida de prendre un bain. Ça lui ferait du bien, elle pensait trop.

En effet, rien que les vapeurs d'eau chaude la détendirent. Le stress accumulait au cours de son enlèvement ainsi que durant la semaine de compétitions sembla s'envoler. Elle se déshabilla, releva ses cheveux en un chignon haut puis se glissa dans l'eau.


Kazuha ouvrit un oeil, un autre et frisonna. Bon sang, elle n'avait pas decidé de prendre un bain ? Que faisait-elle couchée dans son lit ? Elle nota alors que son futon était humide et que bien qu'elle soit en pyjama, elle ne portait pas de culotte, chose qu'elle ne faisait pas en tant normal.

Intriguée, elle se leva et sortit de la chambre. Une lumière filtrait toujours sous celle d'Heiji. Elle l'appela doucement et fit coulisser la paroi.

Allongé en travers du lit, Heiji dormait. Kazuha entra dans la pièce et referma le shōji derrière elle. Elle tira la couverture et le recouvrit avec.

"Kazuha ? murmura-t-il en se réveillant.

- Oui ?

- Tu ne dormais pas ? s'interrogea-t-il en s'asseyant.

- Plus maintenant. D'ailleurs, réveille moi la prochaine fois, pervers, fit-elle, apparemment pas plus vexée que ça.

- Excuse moi, j'ai bien essayé, mais je n'ai pas réussi. Sinon, tu peux être sûre que je l'aurais fait.

- C'est ça, rétorqua Kazuha. On peut savoir ce que tu faisais dans la salle de bain déjà ?

- Je m'inquiétais pour toi et j'ai bien fait."

Elle ne répondit rien, mais gardait les bras croisés.

"Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il en la voyant rougir.

- Si tu veux tout savoir, mon futon est humide et...

- Je n'y suis pas, compléta Heiji, amusé.

- Non ! J'allais dire pas agréable, corrigea-t-elle.

- C'est ça", sourit-il.

Il la ramèna contre lui et la coucha dans son lit. Il éteignit la lumière et soupira de bien-être.

"Heiji, murmura-t-elle rougissant.

- Quoi ?" fit-il contre son cou.

Elle frémit et ferma les yeux.

"Je... je ne suis pas bien installée.

- Ah."

Il la libéra, la laissant se mettre à son aise. Elle glissa une jambe entre les siennes et se colla un peu plus contre lui. Heiji retint son souffle.

"Aussi, murmura la jeune femme. Je n'ai plus sommeil.

- Tu veux la suite de mon programme, répondit-il du tac au tac.

- Pourquoi pas ? sourit-elle, sentant sa chaleur corporelle monter d'un coup.

- Tu es sûre ? Il se pourrait que ce soit plus sportif que ce que tu penses.

- Heiji... souffla-t-elle en se tortillant.

- Non, je préviens c'est tout. Parce qu'une fois lancé, il est possible que je ne m'arrête...

- Heiji ! coupa-t-elle brusquement. Fais moi l'amour."

Il ne bougea pas quelques secondes et il sentit son corps réagir vivement.

"Il n'y aura pas de retour en arrière.

- Je n'en veux pas."

Ils étaient directs et sincères. Elle l'entendit très distinctement soupirer et elle releva la tête vers lui. La tension entre eux augmenta un peu plus et les bras d'Heiji se refermèrent sur sa taille fine.

"Kazuha", gémit-il à son oreille.

Elle dut se mordre les lèvres face au potentiel érotique de sa voix. Sa main se posa sur sa joue et il l'embrassa. Elle se retint à son tee-shirt et se laissa finalement retomber dans ses bras. Elle glissa ses doigts dans ses cheveux et frissonna. Une main venait de s'aventurer sous son haut de pyjama. Kazuha releva une jambe encerclant Heiji et l'embrassa encore, lui mordant la lèvre. Il se vengea sur son cou et ne le quitta pas avant d'entendre ce qu'il voulait entendre : un suave gémissement. Elle se tortilla un peu plus contre lui, collant sa poitrine contre la sienne.

Il caressa son ventre de sa main droite, puis sa taille et descendit doucement. Son autre main, maintenant sa nuque et il continuait de l'embrasser. C'était quelque chose dont il ne se lasserait jamais. Il plaqua fermement sa cuisse contre sa taille et remonta avidement sa main, la sentant remuer sous ses caresses. Elle le débarrassa de son tee-shirt et une bouche vint embrasser son torse. Sans qu'il ne s'y attende, il se retrouva plaqué contre son propre lit, Kazuha à califourchon sur lui.

Elle resta collée contre lui tandis qu'il se trouvait complément stupéfait, il posa juste ses mains sur ses cuisses, profitant du jeu de lumière qu'offrait le clair de lune. La jeune fille se redressa et enleva son haut de pyjama, lui dévoilant une vue on ne peut plus délicieuse.

Avide, il s'assit et saississant ses fesses, l'empêcha de glisser. Elle poussa un cri de surprise et gémit en sentant clairement son érection tout contre elle. Il l'embrassa à pleine bouche et se délecta de la sensation de sa poitrine contre la sienne. C'était au moins mille fois plus doux et agréable que ce qu'il avait imaginé.

Il gémit et sa langue lécha son cou remontant vers son oreille. Ses hanches vinrent onduler contre lui.

"Heiji !" susurra-t-elle dans un souffle haletant.

Elle gémit plus fort encore quand une main engloba un de ses seins. Ses tétons déjà durcis lui firent presque mal sous les mordillements d'Heiji. Il caressa sa chute de rein, descendant plus bas, passant une main sous son pyjama. Il la rapprocha de lui et elle le regarda. La lumière de la pleine lune permettait une assez bonne visibilité et ce qu'il vit le fit frisonner. Elle avait des yeux remplis de désir, sombres et impatients. Il la retourna et la plaqua vivement contre son lit. Elle gémit et s'arqua contre lui, murmurant d'inintelligibles paroles.

Il revint sur sa pointrine, la léchant, mordillant. Son autre main glissa plus bas et fit descendre son bas de pyjama. Elle passa une main sur ses fesses, puis à ses hanches et enleva son bas. Quelques secondes, ils restèrent ainsi, nus l'un contre l'autre. Il la regarda avec tendresse et l'embrassa, glissant sa langue contre la sienne avec volupté. Une main parcourut son corps, la faisait gémir. Il la glissa entre ses jambes et entra doucement un doigt en elle. Elle haleta contre sa bouche et ses deux mains vinrent attraper ses fesses.

"Heiji, souffla-t-elle, mais fais moi l'amour !" s'écria-t-elle alors qu'il allait et venait en elle, ravi des effets qu'il lui procurait.

Il repéra de suite un point particulièrement sensible et joua un moment avec, la faisant gémir un peu plus. Il savoura le roulement de ses hanches, la cambrure de son dos et le tremblement de ses caresses avant de craquer. Malheureusement, il réalisa alors qu'il devait trouver un préservatif. Kazuha comprit son problème et tenta de réfléchir à une solution.

"Ta mère, murmura-t-elle aprés un moment.

- Quoi ?! s'exclama Heiji en se détachant d'elle.

- La connaissant, il doit y en avoir dans cette pièce."

Il y réfléchit deux secondes et essaya de se rappeler l'endroit où il en avait vu, car il était sûr d'en avoir vu.

"Heiji", susurra Kazuha, lascivement.

Il entra à nouveau un doigt en elle et fut surpris de l'entendre crier cette fois. Alors, elle n'était pas discrète, mais pas du tout et il adorait ça. Il s'apprêtait à fondre sur ses lèvres quand elle l'arrêta.

"Heiji, j'ai envie de toi... s'il te plait...", murmura-t-elle en se mordant les lèvres.

Il s'écarta d'elle et trouva ce qu'il cherchait un peu plus loin dans le panier de sous vêtements.

"Prête ? souffla-t-il en revenant contre elle.

- Mais oui", assura-t-elle en grognant.

Il la pénétra lentement, la laissant s'habituer à sa présence et gémit fortement. C'était vraiment chaud et agréable comme sensation. Il continua de l'embrasser et d'une main titilla son clitoris. Elle s'arqua sous lui et il s'enfonça un peu plus en elle, les faisant gémir tous les deux.

"Ça va ? demanda-t-il en sentant des larmes couler le long de ses joues.

- Oui, Heiji. Je vais bien."

Il avait pensé dire "Je peux y aller ?", mais ce ne fut pas les mots qui sortirent, non à la place, il murmura une déclaration tout aussi courte.

"Je t'aime Kazuha."

Il fut aussi surpris qu'elle et la sentit s'immobiliser. C'était sorti tellement naturellement. Il lui sourit et commença ses va-et-vient appliqués au début, puis, lorsqu'elle se détendit, il accéléra et perdit complétement prise en entendant la jeune femme crier son prénom. De ses mains brûlantes, il parcourut son corps encore et encore, ne se lassant pas de ses halètements. Ses hanches vinrent suivre son rythme, lui permettant de s'enfoncer plus profondément en elle. Il revint caresser son clitoris, mordre ses lèvres rougies par leur baiser. Elle se ressera soudainement autour de son sexe.

"Kazuha !", souffla-t-il.

Il accéléra le rythme, là maintenant contre lui avec force, et passa une main dans ses cheveux. Ils sentaient bon le jasmin.

Heiji s'entendit crier son prénom et la pression se faire plus forte. La délivrance vint rapidement et elle trembla sous lui.

"Niveau discrétion, on repassera, sourit Heiji en se laissant doucement tomber sur elle.

- Je te retourne le compliment", haleta-t-elle alors qu'il sentait avec délectation sa poitrine monter et descendre contre lui.

Il caressa ses cheveux avec tendresse et l'embrassa.

"Je t'aime Kazuha, je t'aime.

- Hey, souffla-t-elle du bout des lèvres, c'était ma réplique."

Elle lui sourit et se lova contre lui avec bonheur. Bizarrement, elle s'endormit aussitôt.

"J'avais prévenu", souffla Heiji en la regardant avec amour.

Il l'observa dormir jusqu'à ce que ses yeux se ferment, gardant en tête l'image d'une Kazuha souriante, endormie dans ses bras. C'était décidément ce qu'il désirait le plus au monde.