Après avoir été énervée (encore une fois) par son patron, Mai se défoule sur un mur … avant qu'il ne pivote et qu'elle ne tombe dans une pièce cachée.

Chapitre 9 (le dernier) :

Mai tenta de se redresser mais sa tête était vraiment douloureuse. Lorsqu'elle prit appuis sur sa main droite, une douleur aigue s'ajouta à celle de sa tête. Il lui semblait entendre des voix mais ce qu'elles disaient, elle n'aurait pu le dire. Soudain, la douleur dans son crâne se calma, et elle pu se rendre compte de l'odeur. C'était bien pire que celle qui était sortit du four, vraiment horrible. Une voix douce et rassurante lui chuchota alors de se relever et de sortir pour soigner sa main.

Elle se releva rapidement grâce à sa main gauche et se plaqua contre un des murs. Devant elle se dressait une petite montagne lugubre, qu'elle ne voulait surtout pas regarder. John et Yasuhara se précipitèrent vers elle et l'emmenèrent hors de la pièce. A l'extérieur se trouvait toute l'équipe, qui avait entendu le bruit ou vu sur les écrans le moment où le mur pivotait.

Bou-San jeta un coup d'œil dans la pièce tandis qu'Ayako fixait la jeune fille qui était devenue extrèmement pâle.

« Mai, qu'est-ce qui t'es arrivé à la main ? »

La jeune fille resta silencieuse et ce fût Yasuhara qui répondit qu'elle avait frappé un mur. Le moine qui venait de revenir vers eux lui lança un regard de reproche et tout le monde comprit ce qu'il signifiait : « Il ne laisserait plus personne s'occuper d'elle lorsqu'elle est en colère. »

_ « Hara-San, commença Naru, les esprits ?

_ Hai, répondit-elle doucement, la manche devant sa bouche, tous les esprits des jeunes femmes sont coincés ici et il y a ceux de six hommes. L'un deux semble avoir été tué par une chaîne et les autres par arme à feux.

_ Yazuhara-San, appelle la police. John et Takigawa, vous ferez des exorcismes dès qu'ils auront fini chacun votre tour pour plus d'efficacité et Hara-San entrera ensuite pour vérifier que tout est en ordre.

_ Il reste deux problèmes, murmura Mai, ce qui fit tourner tout le monde vers elle, d'abord il y a le jeune garçon que nous sommes venus retrouver et ensuite les hommes qui ont fait ça étaient … hum… sept. »

Elle ne dit rien sur l'homme mort à cause d'une chaîne, mais elle sentait qu'elle était pour quelque chose dans sa mort. Ses mots eurent un impact impressionnant. Tout le monde semblait surpris et il y avait de quoi. Pendant quelques heures, l'équipe resta complètement silencieuse, jusqu'à ce que des sirènes se fassent entendre.

***

Il commençait déjà à faire nuit. Tout le monde avait été entendu par l'inspecteur, qui supervisait désormais l'enlèvement des corps.

Mai était coincée entre Lin et Naru sur le canapé (pour une obscure raison) tandis qu'Ayako soignait sa main blessée. Il était évident, par la façon dont brillait l'os, qu'elle s'était fait vraiment très mal. Naru regardait le bandage d'un air coupable, qui n'échappa à son assistant. Bou-San semblait énervé : jusqu'à présent, il avait toujours été capable de stopper la jeune fille avant qu'elle ne blesse quelqu'un, que ce soit son patron ou elle-même.

Mai n'en pouvait plus (elle est toujours coincée) et elle remua, avant de se lever et de proposer du thé.

« Tu veux vraiment aller à la cuisine ? » demanda Bou-San.

Mai se figea. L'attaque du buffet et la découverte d'un cadavre dans la cuisine lui avait ôté tout envie d'y retourner un jour, en tout cas toute seule. Elle fixa un moment la porte, un air désespérée sur le visage. Lin soupira et se dirigea vers l'ordinateur, qui n'avait jamais aussi peu servi dans une enquête.

Le silence tomba dans la salle, sans que personne n'ose le briser. Soudain, la porte s'ouvrit et l'inspecteur entra, indifférent aux regards interrogatifs que lui lançaient les occupants. Il déclara que son équipe avait fini mais qu'il faudrait attendre le lendemain pour que les exorcistes puissent faire « ce qu'ils ont à faire ». Génial, un sceptique.

Tout le monde s'assit comme il pouvait, se préparant à passer une longue, très longue nuit. Mai se dirigea vers le canapé avant de s'y rasseoir, mais changea soudain de direction lorsqu'elle croisa le regard de Naru. Elle se retrouva à côté de l'inspecteur qu'elle observa un moment. Il semblait toujours aussi calme mais quelque chose dans son regard donnait un sentiment d'insécurité et même de peur. Mai était sûre que les criminels ne faisaient pas long feux devant cet homme.

Masako poussa un petit cri et tomba à genoux. Cela eût le don de retenir l'attention de tous les occupants de la pièce.

_ « Les esprits sont terrifiés, ils essayent de sortir de la maison.

_ Qu'est qui leur fait peur ? demanda Ayako

_ Je ne sais pas, ils sont tellement paniqués que je ne peux pas sentir autre chose que la peur. »

Mai senti le regard de l'inspecteur sur elle et se retourna, seulement pour se rendre compte qu'il arborait un petit rictus, plus effrayant que tous ceux qu'avait montré Naru. Réprimant un frisson, la jeune fille tourna le regard vers son patron, qui semblait inquiet. Naru, inquiet ??? Sentant une vague de jalousie la gagner, l'adolescente descida de sortir un instant de la base.

Presque instinctivement, ses pas la menèrent vers le sous sol où elle avait tant souffert. Là, elle posa la main (celle qui n'est pas blessée) sur le mur et commença à murmurer quelques mots.

_ « Maman, pardon de t'avoir laissée seule. Je sais que j'aurais dû rester avec toi pour l'éternité même si cela signifiait la mort. Mais maintenant je suis là et je vais t'aider à sortir de là.

_ Tanyama-San, qu'est ce que tu fais ici ? »

Mai se retourna brusquement et se retrouva face à face avec Lin. Il était certain qu'il avait tout entendu et cela fit un peu rougir la jeune fille. Elle ne répondit rien, préférant laisser son imagination travailler. Le regard de Lin d'ordinaire si froid avait aujourd'hui quelque chose de doux et elle comprit qu'il avait très bien deviné le sens de ses paroles.

« Il est temps de retourner en haut, les autres commencent sans doute à s'inquiéter. » fût tout ce qu'il dit, avant de tourner les talons et de monter les marches. La jeune fille se décida à le suivre et lorsu'elle posa le pied sur la première marche, il se tourna vers elle la fixa un moment. Il était vraiment étrange, et son regard donnait l'idée qu'il était devenu quelqu'un d'autre.

Mai savait ce que c'était, il ressemblait étrangement à masako lorsqu'elle avait été possédée dans le parc. Lin (ou plutôt l'esprit) posa la main sur l'épaule de la jeune fille et dit d'une voix douce.

« Je ne t'en ai jamais voulu, je suis juste heureuse que tu sois encore en vie. »

L'adolescente était vraiment surprise. Elle avait les larmes aux yeux : même si la voix était différente, c'était définitevement les mots de sa mère qu'elle entendait. Une fois le message délivré, Lin bascula en avant et Mai eut juste le temps de le rattraper avant qu'il ne tombe (même si elle devait y mettre toute sa force).

Lin revînt vite à lui et se redressa, un peu confus. Naru choisi justement ce moment pour apparaître.

_ « A quoi vous jouez tous les deux ?

_ …

_ Lin est devenu bizarre tout d'un coup, répondit la jeune fille en maudissant l'homme qui ne l'aidait pas du tout, je crois qu'il a été possédé.

_ Est-ce que tes shiki ne sont pas sensés te protéger de ça ?

_ Je me suis laisser faire … »

Cette phrase coupa court à la conversation. Mai était perplexe mais Naru semblait avoir compri en un clin d'œil ce qu'avait voulu dire son assistant. Lorsque les deux collègues s'éloignèrent, la jeune fille se sentit de plus en plus agacée d'avoir été laissée en dehors de tout ça. Malgré cela, elle les suivit, de peur de se retrouver toute seule.

***

Cela faisait déjà plusieurs heures que toutes l'équipe de SPR attendait patiemment de pouvoir purifier la bâtisse. Mai pensait au garçon qui avait disparu. Etait-il encore en vie ? Où était-il ? Et plus important, allaient-ils pouvoir le retrouver avant qu'il ne soit trop tard ? L'inquiétude devait se lire sur son visage car Ayako s'approcha et s'assit à côté de la jeune fille.

_ « Mai, commença la miko, tu penses au garçon qui a disparu, n'est-ce pas ?

_ …

_ Ne t'inquiètes pas, continua Ayako en voyant que la jeune fille gardait le silence, il n'est pas dans ce pensionnat, ce qui signifie qu'il n'est sans doute pas à la merci des esprits maléfiques.

_ Il s'est sans doute enfui, dit soudain Naru, et le directeur a mis sa disparition sur le dos des esprits. »

Mai tourna la tête vers son patron, surprise : ce n'était pas la première fois que ses paroles lui remontaient le moral mais elle n'y était toujours pas habituée. A côté de lui se trouvait Lin, qui semblait un peu mal à l'aise. Comme moi quand j'ai appris que je l'avais traité comme mon père, enfin … plutôt le père de Kenji-kun. De temps à autres, il levait les yeux vers la jeune fille avant de les baisser rapidement, embarrassé.

_ « J'en peu plus, s'exclama soudain Bou-san, faisant sursauté tout le monde, combien de temps on va encore devoir attendre ?

_ Encore un petit peu, répondit l'inspecteur dont tout le monde avait oublié l'existence.

_ Au fait, dit Masako, il vaudrait peut-être mieux que Mai ne soit pas là pendant les exorcismes.

_ Pardon ?

_ Un des esprits est celui de sa mère, n'est-ce pas ? Je n'ai pas spécialement envie qu'elle essaye de possèder l'un d'entre nous pour lui dire au revoir .

_ Aucun risque de ce côté-là. Je doute que ça se produise à nouveau »

Toutes les têtes se tournèrent vers Lin qui venait de prononcer cette phrase (sauf Naru bien sûr). Bou-San commença à rire, sans pouvoir s'en empêcher.

_ « Takigawa-San !

_ J'aurais vraiment voulu voir ça, pouffa Ayako, ça a du être assez spécial.

_ Je suppose que comme ça, vous êtes à égalité, fit remarquer John, après tout Mai à été possèdé par un enfant qui pensait que Lin était son père. »

Mai savait qu'elle avait les joues rouges. L'inspecteur l'observa un moment, avant de se lever. Il décrèta qu'il valait mieux ne pas tenter le diable et que la jeune fille devrait attendre dans un hôtel de Nagoya. Cela la calma immédiatement. Elle fixa l'homme d'un regard mauvais mais comprit rapidement qu'il avait raison. Même s'il y avait peu de chance que sa mère possède quelqu'un d'autre, la jeune fille savait qu'elle aurait peu de chance de regarder l'exorcisme sans tenter de l'arrêter.

« Très bien, je serais à l'hôtel où on a interrogé les pensionnaires. »

Un peu dépitée, elle se précipita dans la chambre et jeta ses affaires dans sa valise. Lorsqu'elle tourna les talons, elle heurta Lin de plein fouet. Le choc la fît basculer mais il la retrappa avant qu'elle ne touche le sol. En murmurant un vague « merci », la jeune fille se redressa et se demanda ce qu'il faisait ici.

« L'inspecteur t'accompagnera à l'hôtel et te tiendra compagnie, les autres policiers resteront icic pour vérifier qu'on ne détruit pas de preuves. »

Mai paniqua : seule avec ce policiers qui lui donnait la chair de poule ! Elle commençait à regretter de ne pas avoir décider de rester dans la demeure.

***

Cela ne faisait qu'une demi-heure que l'inspecteur avait démarrer et Mai voulait déjà s'enfuir. Il n'avait pas dit un seul mot et le silence commençait à devenir assez pesant. Elle ne voulait toutefois pas le rompre, et se contenta de fixer la route. Soudain, la jeune fille se rendit compte que quelque chose clochait. Elle tourna la tête vers son compagon de route et se rendit compte qu'il souriait. En fait, plutôt qu'un sourire, c'était un rictus mauvais qui s'étalait sur son visage. Mai comprit ce qu'il se passait et, avant qu'elle n'ai esquissé le moindre geste, il lui plaqua un mouchoir sur la bouche et elle sombra dans les ténèbres.

Lorsqu'elle reprit conscience, Mai était dans une sorte de maison, pieds et poings liés. Par chance, elle n'était pas baillonée et pouvait encore parler librement. Malgré l'obscurité, elle aperçut une forme à côté d'elle et comprit que c'était le gamin que l'on devait chercher. Il avait l'air plutôt mal en point mais au moins, il était encore vivant.

Un mouvement furtif attira son attention. L'inspecteur était assis dans un coin de la pièce, son arme pointée sur elle.

_ « Pardonne moi Mai mais maintenant que je suis policier, je ne peux pas permettre à une petite morveuse comme toi de m'accuser.

_ Pourquoi avoir enlevé ce garçon ?

_ J'ai vu dans un journal que tu faisais parti d'une équipe de chasseurs de fantômes. Il fallait bien que je t'attire. De plus, il semblait avoir des rêves étranges dans le pensionnat et je ne voulais prendre aucun risque.

_ Vous allez me tuer, n'est-ce pas ?

_ En effet. »

Le silence retomba. Mai avait encore un peu l'esprit embrumé mais elle comprenait très bien qu'il y avait de grandes chances qu'elle ne sorte pas vivante de cette bâtisse. Soudain, son portable sonna, la faisant sursauter. L'homme s'approcha et la baillonna, avant de décrocher.

« Oui ? Ha bonsoir Shibuya-san … non elle est en train de dormir … oui nous sommes déjà à l'hôtel … bien, bonne chance avec vos exorcismes. »

Il jeta l'appareil dans un coin et s'agenouilla devant la jeune fille. Ses yeux étaient terrifiants et lui rappelaient les soirs où il venait et la fouettait. C'était lui le plus malade de tous, celui qui n'hésitait pas à violer un enfant. Elle lui jeta un regard interrogatif, et il comprit la question qu'elle lui posait.

« Je suis sûr que tu es très surprise. Tu pensais que j'étais mort n'est-ce pas ? En fait, je les ai tous tués, l'un après l'autre. Je me suis dit que si tu lisais les journeaux, ce serait bien que tu penses que j'étais mort … mais au dernier moment, j'ai décidé de les enterrer quelque part autour de cette maison. »

Mai se sentais de plus en plus mal. Elle ne voulait pas mourir comme ça, de telle sorte que son corp ne serait jamais retrouvé. L'homme se redressa et pointa son arme sur sa tête. Le jeune garçon à côté d'elle remua, terrifié et Mai commença à pleurer. Un coup de feu parti.

La jeune fille tremblait de tout son être mais elle se rendit compte qu'elle n'était pas blessée. En levant les yeux, elle vit l'homme s'effondrer. Elle regarda en direction de la porte et aperçut le professeur qui l'avait tant dévisagée. Elle se seouvînt que c'était lui, et non l'homme qui gisait devant elle, qui l'avait trouvée errant dans la forêt lorsqu'elle était enfant.

***

Peu après, elle était à l'hôpital, entourée de tous ses collègues et du professeur, qui avait avoué être un agent sous couverture. Naru lui avait expliquée que l'esprit de sa mère avait énormément résisté, car elle savait que la jeune fille était en danger. Le coup de téléphone n'était quant à lui qu'un moyen de la localiser.

Elle avait murmurer un vague merci, les larmes coulant sur ses joues. Elle demanda ensuite comment allait le garçon.

_ « Il était déshydraté et affamé, répondit Bou-san, mais ce malade ne lui a rien fait de plus. Il ira sans doute mieux dans quelques jours. »

_ « Et … hum … pour cet homme ?

_ Le coup de feu l'a tué, répondit le « professeur », en tout cas, je suis désolé, je le soupsonnait depuis longtemps et j'ai bien failli arriver trop tard. »

Mai ne répondit rien. Pour elle, cette affaire avait été très éprouvante mais il semblait qu'elle allait maintenant pouvoir combattre ses propres démons, tout en sachant qu'elle ne serait plus jamais seule.

N/A : Et voilà, c'est la fin de ma première fanfic. J'espère qu'elle vous a plu. J'ai déjà commencé la suivante, « épines de rose » mais j'ai besoin de savoir. Quel couple voulez vous voir ? Je pense que ça marchera à la majorité. En tout cas, si vous avez un conseil a me donner ou juste pour me donner votre avis, n'oubliez pas le bouton review.