Bonsoir à tous ! Nouveau chapitre et je pense que c'est celui que beaucoup attendaient.
Oui, on y est enfin. Sabo est parmi nous. Et pour ceux qui connaissent mes autres écrits marquant les retrouvailles entre les deux frères, je brise mon standard et je prends une autre ligne de conduite (vous verrez).
Pour ceux qui sont content de l'intervention de Bobby, il sera notre invité au prochain chapitre, parole de scout !
En ce qui concerne les Portgas à Baterrilla, on ne les verra pas avant un long moment. J'ai pas encore prévu le comment du pourquoi, mais l'intervention aura lieu.
Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée et je vous dis à très bientôt !
Aujourd'hui était le jour tant attendu.
Aujourd'hui, Sabo allait retrouver Ace.
Il retira le casque de l'Animus Omega et cligna des yeux, essayant de bien réaliser qu'il était vraiment dans le monde réel, et non plus dans ce souvenir.
On lui fit faire deux trois tests pour s'assurer que son cerveau soit toujours en bon fonctionnement, avant que la femme, Mélanie Lemay, ne complimente ses résultats et lui demande ses impressions.
- C'est… whouawe. J'aime l'Histoire, mais ça, c'est un tout autre niveau.
- N'est-ce pas ? sourit la femme. C'est Dawn qui a fait la sélection de ce passage. Il disait que c'était un parfait tutoriel pour apprendre à contrôler Edward Kenway, sans lasser le joueur et le plonger réellement dans l'action. Avant de te le présenter, Garneau Olivier, notre Directeur Créatif, voudrait te parler. Tu viens ?
Sabo se leva de son fauteuil et suivit la femme qui lui disait que Garneau était au tout dernier étage.
- Le bâtiment est un peu déconcertant au début. C'est pour ça que nos équipes ont mis au point une application pour que tu puisses te repérer facilement, lui dit Mélanie en lui donnant le communicateur.
C'était assez simple en effet. Une fois que Mélanie lui eut montré où se rendre sur sa tablette, il se retrouva avec une petite flèche lui indiquant sa destination tout en haut de la zone de notification de l'appareil.
- Olivier est un type bien, tu n'as pas à t'en faire, assura Mélanie en l'accompagnant dans l'ascenseur pour aller jusqu'au niveau 15 où se situait le bureau d'Olivier.
Ace était concentré à reproduire les techniques de combat qu'il avait pratiquées dans l'Animus. Il avait poussé la table de son studio pour avoir assez de place afin d'exercer.
Il n'avait qu'à fermer les yeux pour imaginer Teach au bout de sa lame secrète inexistante.
Le tout était un travail de vitesse et équilibre. Il devait tournoyer agilement hors du chemin d'une attaque, s'effacer de la zone pour ensuite attaquer les points vitaux les plus sensibles. De préférence, la gorge, les yeux ou sous la mâchoire du bas.
Cela s'arrêta quand Ritsu se manifesta dans l'oreillette.
« Maman est en bas. »
- Tu veux dire qu'on a un Assassin dans le bâtiment ? s'étonna Ace.
« Non, on en a trois si on te compte. Elle se fait passer pour une livreuse. »
Ace ne prit même pas la peine de réfléchir et s'empara des documents qu'il avait cachés sous son matelas pour les Assassins. Il rajouta une rapide note à la fin, disant que d'autres seraient à venir…
… quand son oreillette se manifesta de nouveau.
Il ne reconnut pas immédiatement la voix.
« Allo, Salut ? Ce truc fonctionne ? Allo ? »
- Oui ? fit Ace en se redressant, perplexe.
« Ah, parfait, ça marche. Ici John, de l'équipe informatique. On s'est déjà vu, Dawn, c'est moi qui ais étalonné ton Animus. Je suis le Scotty d'Abstergo.»
Vu, c'était vite dit. Ace n'avait fait que passer devant l'Animus quand il avait vu les jambes de l'homme sous le bureau, avant que Mélanie ne le conduise au dixième étage, avec la cafet' et les studios des résidents sur le lieu de travail. Quand il était revenu à son poste de travail, il n'y avait plus personne.
John avait continué à parler pendant les réflexions d'Ace.
« Je m'occupe de tout le côté technique. Tu as une minute ? »
- Tout dépend pour quoi ? lui dit Ace en se demandant s'il devait fournir aussi aux Assassins sa lettre pour les Shirohige ou pas.
« J'ai un service à te demander. »
- Quel genre de service ?
Ace aimait de moins en moins ce gars. Pourquoi ne lui disait-il pas clairement ce qu'il en était ?
« Voilà, ce matin, une de tes collègues est partie en vacances en oubliant de m'envoyer le fichier vidéo qu'elle m'avait promis. Comme je déteste quasiment tout le monde à ton étage, je me suis dit que tu pourrais m'aider. Il faut juste récupérer le fichier sur son ordinateur et le donner à la coursière quand elle passera. C'est super facile. Tu vas jusqu'à son Animus, tu te connectes, tu transferts le fichier, tranquille. »
Ace réfléchit puis haussa des épaules. Pourquoi pas.
« Vas-y, sinon, je trouverai une raison de te détester toi aussi. »
Ace était déjà en train de quitter son appartement. Il verrouilla la porte derrière lui et se dirigea vers l'ascenseur, jurant quand il passa devant lui en montant clairement dans les étages, avec Mélanie et un autre homme.
- J'étais dans mon studio. Laisse-moi descendre et je m'en charge, grommela Ace dans son oreillette.
« Merci. J'ajoute le repaire sur ton plan. »
La vue était époustouflante depuis l'ascenseur de verre. Plus on montait dans les étages, plus facilement on pouvait voir la ville. Une ville verte, avec quelques tours, mais beaucoup de parcs et au loin, une embouchure de fleuve.
Sabo fut tiré de sa contemplation quand ils arrivèrent au dernier étage. Dans son dos, les portes s'ouvrirent, et ils débouchèrent dans une sorte de salle d'attente en art moderne, tout dans les tons métallisés, noir ou blanc. Il y avait une secrétaire personnelle dans un bureau sur la droite qui leva la tête en les voyant arriver.
- Bonjour, vous êtes monsieur Curly Sabo ? demanda la secrétaire. Monsieur Garneau vous attend.
Sabo avait choisi ce nom dans l'espoir qu'Ace reconnaisse la référence et sache qu'il était vraiment son frère, et non pas un inconnu avec le même nom.
- Je vais t'attendre ici, avant de te conduire à l'étage Echantillon 17 pour que tu rencontres ton partenaire de travail, annonça Mélanie.
Et elle alla s'asseoir dans l'un des canapés à l'apparence inconfortable.
Sabo hocha la tête et gravit les marches jusqu'au bureau un peu plus loin devant lui, avec deux portes coulissantes qui s'ouvrirent devant lui, lui permettant d'entrer.
Il avait déjà fait une théorie sur le rapport entre la taille d'un bureau et celle de l'orgueil de son propriétaire. Le bureau disait clairement que cet Olivier Garneau devait avoir des chevilles et un crâne tellement enflés qu'il devait avoir du mal à passer les portes. Le bureau était immense. D'un côté, le bureau en lui-même, où l'homme mal rasé que devait être Monsieur Garneau parlait dans son communicateur en s'agitant, de l'autre, une immense table de réunion. Il y avait aussi de nombreuses étagères pleines de livres, une vitrine de poignards et de pistolets plus ou moins vieux. Il avait aussi, juste en face de sa porte, à l'autre bout de la pièce, un immense balcon donnant sur la ville de Montréal.
Sabo attendit poliment dans un coin, bien que ses oreilles fussent bien ouverte pour entendre de quoi il s'agissait.
- Eh bien, à moins que vous insistiez pour que j'abandonne, je ne peux pas mettre plus en danger la santé de notre meilleur élément. Le Sujet 18 est trop précieux et son ADN recèle bien trop de mystères pour qu'on puisse se permettre de l'aliéner.
Olivier continua sa conversation, disant que c'était avec ça qu'Hollywood avait fait ses grands débuts : les films de pirates.
- Là, on a un truc authentique, avec un gars tout aussi authentique nous permettant d'en juger ! Le fait qu'il en soit son descendant renforce les possibilités innombrables qui s'offrent à nous !
Sabo ne comprenait pas tout ce dont il était question, mais ses tripes lui disaient qu'il était question d'Ace. Son regard fut attiré par un écran de télévision qui diffusait une image d'un homme vêtu de blanc et bleu, avec une capuche lui masquant le visage et deux flingues accrochés sur le devant de sa poitrine. Il y avait un message au-dessous.
« Rappel, en raison de découverte d'élément sensible, le sujet Edward Kenway relève du secret absolu. »
- Oui, oui, on reparlera de tout ça à l'assemblée des actionnaires… oui, moi aussi, j'ai hâte de vous voir. A bientôt Laetitia.
Garneau avait l'air d'avoir fini sa conversation. Il remarqua enfin Sabo et lui sourit en se présentant.
Une fois à l'étage de l'échantillon 17, Ace alla vers un couloir à droite de la secrétaire pour passer une première porte vitrée ouverte pour lui.
« C'est l'un des avantages de mon habilitation de niveau 1. Maintenant, tu l'as aussi, n'en abuse pas. » lui dit John dans l'oreillette.
Ace n'avait pas l'intention de faire cette promesse quand une porte qui devrait lui être fermée, car réclamant une habilitation de niveau 1, passa du rouge au vert avant de s'ouvrir.
Il repéra l'Animus désigné par son Communicateur et s'y connecta. Suivant les instructions de l'informaticien, il contourna la sécurité pour accéder au noyau et parvenir à la vidéo que demandait John. Les indications étant assez claires, le Noob en informatique qu'était Ace y parvint et craqua le mot de passe et autres systèmes de sécurité en place.
« Parfait, tu l'as craqué. Le fichier devrait se télécharger automatiquement. J'ai créé une base de données pour que tu puisses le retrouver. Va voir dans la section "Mes documents" de ton communicateur. Tout ce que tu télécharges reste stocké ici, protégé par un firewall, ça va de soi. Maintenant, redescends vite à l'accueil pour donner tout ça à la coursière.»
Ace se leva de l'Animus, se déconnecta et l'éteignit, avant de sortir de la pièce, tout en allant dans la section que lui avait désignée John. Il s'arrêta dans sa route vers l'ascenseur en voyant de quoi il était question.
Son cœur en loupa un battement et il dut s'adosser à un mur pour regarder le fichier.
Le rapport vidéo de la récupération des données du Sujet 17.
On l'avait retrouvé sans surveillance et décédé dans un lieu appartenant à la Première Civilisation s'il en croyait la vidéo. Il voyait des hommes d'Abstergo s'agiter sur la scène en tenue kaki contre les radiations ou des gaz, récupérant la dépouille de Desmond sur le sol pour le hisser sur une civière.
On avait pris aussi les effets personnels de Desmond d'où les objets extraits seraient analysés. Jamais dans la vidéo on ne donna son nom. Juste le mot Sujet ou Sujet 17 était mentionné.
- Le sujet présente des brûlures à la main droite assez intense pour causer une fusion osseuse qui témoigne d'une forme de combustion spontanée. Jusque-là, nous n'avions jamais rien vu de tel, disait le narrateur de la vidéo. La tête, le cou et le torse étaient en bon état.
Le gars qui parlait dans la vidéo expliquait comment on avait sélectionné une équipe chargée de recueillir les fluides corporels (sang et salive) avant de passer à l'extraction matériel et de plusieurs échantillons. En disant ça, Ace était certain que l'un des gars de la vidéo venait de retirer le foie de son défunt camarade.
- L'analyse des échantillons sur les séquences données se déroule remarquablement bien. Grâce à la base de données de Cloud et les échantillons récupérés par Abstergo, l'héritage du Sujet 17 pourra continuer à être exploité sous la dénomination Echantillon 17.
Ace ferma la vidéo, une main sur la bouche, le cœur au bord des lèvres et marcha comme un automate jusqu'à l'ascenseur pour aller retrouver la coursière.
Il ressentait autant de colère en lui que le jour où il avait trouvé le corps de Thatch.
Il trouverait le responsable de la mort de Desmond. Et il le vengerait.
- Salut ! Tu dois êtes Curly Sabo ? Merci de ta visite ! sourit l'homme en tendant sa main à Sabo qui la serra. Je suis Garneau Olivier, la tête de cette branche d'Abstergo.
Sabo se contenta de sourire poliment en lui serrant la main.
- Merci de ta visite, j'apprécie vraiment. Si je t'ai fait venir avant que tu ne commences, c'est parce que tu vas travailler avec notre meilleur élément, Dawn D. Red. Le gars est têtu avec pas mal de défauts, mais, si tu jettes un œil aux données de son travail sur le projet Kenway Edward, tu verras, c'est du lourd. Là où on a besoin de toi, c'est pour y faire un peu de nettoyage, pour toucher le public familial.
- Dawn ne peut pas le faire ? s'enquit Sabo.
- C'est un homme brut qui aime les choses brutes, sans faux semblant. Quand notre héro se prend une gueule de bois d'enfer pour se réveiller dans un tas de paille… c'est pas ce que j'appelle « approprié pour tous les âges ». On a besoin d'un regard neuf, et de quelqu'un pour le seconder, pour faire le tri.
Il invita Sabo à le suivre sur son balcon.
- Il y a d'autres choses à faire pour notre pirate virtuel. On pourrait peut-être lui mettre une voix à la Jambes Bond -Sabo ne put s'empêcher de rire devant l'idée- ou dans ce genre, pour jouer sur la séduction.
Ils arrivèrent sur le balcon et Olivier s'appuya sur la rambarde, regardant l'extérieur.
- C'est une très belle ville, non ?
- Magnifique, on en rencontre rarement d'aussi belle et d'aussi paisible dans le Shin Sekai, approuva Sabo sans mentir.
Garneau se tourna vers Sabo et alla droit au but :
- Mais la raison principale pour laquelle je t'ai fait venir, c'est à propos d'un sujet récurrent dans la mémoire. Il est question d'un Observatoire. Dawn le juge trop mineur pour l'avoir sélectionné dans ses données. Ce que je te demande, c'est que tu essaies de localiser ce groupe de mémoire et toutes les informations concernant ce lieu le plus vite possible, s'il te plaît. En ce qui me concerne, ce n'est pas important, mais ça fait plusieurs jours que les grands pontes d'Abstergo me les réclament sans cesse. Alors, suis toutes les pistes que tu trouveras, et avec de la chance…
Garneau se figea.
- J'ai un appel, je dois le prendre. Je te souhaite la bienvenue dans l'entreprise et bonne chance. Tiens-moi au courant. Bonne journée.
Et il se détourna pour prendre un appel dans son oreillette, parlant à un certain Allan.
Sabo sortit lentement, dans l'espoir de récolter deux trois informations en plus mais hormis qu'il parlait à un certain Allan Rikkin, rien de bien intéressant ne fut dit.
Le révolutionnaire fut contraint de sortir du bureau et retrouva Mélanie.
Il était temps de voir Ace.
Ace était dans l'ascenseur quand John donna un conseil qui aurait été plus utile plus tôt : ne pas regarder le fichier. Seulement, Ace n'avait pas l'intention de faire comme si de rien était.
Son pote était mort.
Et on attendait de lui à ce qu'il reste sage !
Peu importe que son moral soit dans ses chaussettes ! Son sang était en ébullition et réclamait vengeance !
Il eut presque envie de rire quand on lui dit de ne pas profiter de ses nouvelles compétences en hacking pour pirater les ordinateurs de ses collègues. Ace avait bien l'intention de le faire pour trouver un max d'infos sur ce qu'il était advenu de la dépouille de Desmond. Rien à faire que ce soit illégal. Il est déjà un hors-la-loi. Et jouer au con c'était sa spécialité, sa nature propre.
Il quitta l'ascenseur pour se retrouver dans l'Atrium et son immense aquarium avec les poissons exotiques. Il activa brièvement sa Vision d'Aigle.
La coursière dans sa tenue marron et orange lui apparut en doré près du kiosque de café. Le tenant dudit kiosque, Shaun, lui, était en bleu. Avant qu'on ne remarque le changement de couleur de ses yeux, Ace désactiva sa compétence et s'avança, souriant devant la conversation des deux personnes :
- Je ne crois pas que je pourrais continuer, ce boulot est très en dessous de mes compétences, disait Shaun avec son accent britannique.
- Peut-être, mais ton café est pourri, lui pointa la femme en souriant en désignant la tasse qu'elle avait en main. Il va falloir que tu t'entraînes.
- Oh non non non non ! J'ai suivi la recette à la lettre !
- C'est un art, Shaun, pas une science.
- Je suis bien d'accord, même mon petit frère qui ferait cramer l'eau à plus de compétences dans la fabrication du café, intervint Ace.
Shaun et Rebecca regardèrent Ace. Shaun avec un air vexé et Rebecca avec un sourire.
- Voyez qui voilà, on a fini par se rappeler de nous, Port-Dawn ?! gronda Shaun. Quel manque de politesse, ça fait presque une demi-heure que Rebecca poireaute.
- Hey, le British, bas les pattes ! rouspéta la femme. Fais pas attention à lui, il a trop forcé sur son café infect. Comment va Ritsu ?
Bingo ! La mère de l'AI qui lui rendait tellement service.
- Elle se fait surchauffer le cerveau pour un cas sans solution. Un problème que m'ont laissé Vidic et Stillman.
Le visage de Shaun se ferma à la mention de Stillman et Rebecca soupira, comprenant l'allusion.
- Je l'y encourage fortement et je vais faire le nécessaire, moi aussi. Tu es un des nôtres, après tout.
Rebecca avait ajouté ça très bas pour ne pas se faire entendre.
Ace esquissa un sourire.
- Assez parler. On a un échange à faire. J'ai ici quelques paquets pour toi et tu as quelque chose à me donner, je crois.
- De quoi vous foutre en rogne, confirma Ace.
Il prétexta de se passer une mèche derrière l'oreille pour éteindre l'oreillette et prit son communicateur pour faire le transfert du fichier.
- Vous êtes pour quelque chose sur le fait que Haruta ait réussi à infiltrer Abstergo y'a quelques jours ? demanda tout bas Ace.
- Non, on est par contre responsable du fait qu'ils sachent pour la supercherie d'Abstergo, répondit Shaun tout aussi bas en regardant son amie recevoir le fichier.
- On devait bien ça à Fushisho après notre échec dans notre mission, lui dit Rebecca. Et voilà, le transfert est effectué ! Voilà pour toi !
Ace fit exprès de renverser les paquets qu'on lui donna pour que Rebecca s'accroupisse pour l'aider à récupérer les boites et lui donner discrètement les documents qu'il voulait donner à leur groupe.
- Dîtes-leur de laisser tomber. Je vais pas tarder à finir comme Seize, murmura Ace.
Il reprit ses paquets et se redressa, obligé de marcher à l'aveuglette pour s'orienter.
- Cet homme est têtu, tu le sais aussi bien que nous, lui pointa Rebecca, avant de reprendre plus fort. Et voilà tous les paquets de Superdry. Je t'enverrai le reçu par mail ! A la prochaine, messieurs !
- Ciao Bella ! salua Ace en prenant le même accent que son aïeul florentin.
Rebecca eu un rire en s'éloignant
- Au revoir, Rebecca ! Et tu iras voir ailleurs pour le café gratuit ! lui lança Shaun. Arrogante !
Et il se tourna vers Ace qui décida que marcher en crabe était la meilleure solution pour ne pas se prendre de mur ou tomber.
- Cette fille est géniale, non ?!
Ace reluqua la silhouette qui s'éloignait. Il y avait bien un moment qu'il n'avait pas pensé aux filles.
- Un régal pour les yeux en tout cas.
Il mit un instant ses paquets de cartons en équilibre pour rallumer son oreillette et salua Shaun pour retourner à son appartement.
- Oh et Dawn !
Ace pivota sur lui-même pour voir le barista du dimanche et revint vers lui.
- Désolé pour le Révolutionnaire, il nous a en partie aidé à te retrouver, on n'a pas pu l'empêcher de venir mettre son nez dans ton cas.
Ace leva un sourcil perplexe, lui disant qu'il voyait pas de quoi il parlait, et qu'ils en rediscuteraient quand il aurait le savoir nécessaire.
Il pénétrait dans la cage en verre et se demandait comment procéder quand John se manifesta dans son oreille.
« Salut, je viens d'apprendre que tu avais vu la coursière. C'est génial, t'es un vrai miracle. »
Un gars, voyant l'embarras du brun, lui demanda où il se rendait pour enclencher pour lui l'ascenseur.
« Non, c'est trop, j'exagère. Tu suis les consignes, tu fais ton boulot. Mais j'apprécie ton aide. En tout cas merci et amuse-toi bien… avec tes pirates. »
Et Ace se retrouva de nouveau à l'étage dix, avec le sentiment que ce gars lui était antipathique.
Ritsu eut pitié d'Ace et infiltra les circuits pour lui ouvrir la porte, et la refermer derrière lui.
Dawn D. Red n'était pas à son poste de travail. En interrogeant la secrétaire de l'étage de l'échantillon 17, il s'avéra que le jeune homme était descendu à l'Atrium où il devait réceptionner des paquets, avant de remonter dans les étages, les bras chargés de cartons.
Au vu de cela, Mélanie fit part à Sabo de son soupçon disant que Red devrait être dans son studio.
Elle le conduisit jusqu'au dixième étage, lui montrant d'ailleurs son propre studio qui était à proximité de celui de Red. La porte d'en face, puisque Sabo logerait au cinq et Ace était au quatre. Sabo remarqua d'ailleurs qu'on avait déjà rangé ses affaires. Donc, probablement fouillé. Heureusement qu'il n'était pas né de la dernière pluie.
Mélanie le conduisit ensuite au studio d'Ace et toqua à la porte.
- MINUTE ! cria Ace de l'autre côté de la porte.
Quelque chose fut posée un peu brutalement sur une surface dure et peu après, la porte fut ouverte.
- Désolé, je viens d'avoir une livraison, je peux…
La voix d'Ace mourut quand il vit que Mélanie n'était pas seule devant sa porte.
Pour la première fois depuis dix ans, Sabo voyait en face à face son frère. Ces deux ans n'avaient pas été ce qu'il y avait de mieux pour la santé physique d'Ace. Certes, sous son tee-shirt à manches longues, on voyait nettement ses muscles puissants mais son teint pâle, ses yeux cernés et son visage amincie ne complimentaient pas les améliorations. Sans parler de la crinière noire qu'il avait sur le crâne et qui avait bien besoin d'un détour chez le coiffeur. Sabo s'interrogea sur l'origine des cicatrices de son frère. Ace était un logia, après tout, il ne devrait pas les avoir. Pourtant, l'une d'elles aurait pu le rendre borgne. Le blond remarqua qu'elle était exactement du même côté que la sienne et celle que Luffy avait sous l'œil.
Mélanie ne vit apparemment rien de la surprise d'Ace, ni de la façon dont ses yeux s'arrondirent.
- Salut, Red, on te dérange ?
Ace sursauta et revint sur terre.
- Non, non… j'ai fini mon quota d'heures de la journée et j'allais essayer les fringues qu'on vient de me livrer. Je peux t'aider, Lemay-san ?
- Tu te souviens de la fois où je t'ai parlé de quelqu'un devant travailler avec toi sur le sujet de Kenway ? Eh bien, il vient d'arriver, il va loger lui aussi à Abstergo. Voici Curly Sabo. J'espère que vous allez faire un travail spectaculaire ensemble, Olivier ne manque pas d'éloge sur ce que tu as fait, Red.
- Ah. Enchanté. Dawn D. Red.
Ace tendit sa main à Sabo qui la prit et la serra. Il fronça imperceptible les sourcils. La main d'Ace était gelée. Pas logique venant de quelqu'un qui est le feu.
- Je te laisse lui faire le briefing ? demanda Mélanie.
- Bien sûr. Bonne journée, Mélanie. Café, Curly-san ?
- Avec plaisir, accepta Sabo.
Ace invita Sabo à entrer et referma la porte sur Mélanie. Là, il éteignit son Communicateur et son oreillette pour les poser sur la table, imité par Sabo.
- Avant que tu ne montes sur tes grands chevaux, je dirai que j'ai une bonne excuse pour mon silence de ces douze dernières années et pour le prouver, je peux te fournir mon dossier médical.
- Amnésie ou un truc du genre ? demanda Ace en allant mettre en marche le café.
- Pile poil.
- Je te crois. Le garçon que j'ai connu et qui m'a envoyé cette stupide lettre n'aurait pas fait ça volontairement.
Ace offrit un sourire assez triste à Sabo.
- Dommage que nos retrouvailles aient lieu dans de telles circonstances, j'aurai fait une fête de tous les diables. Comment tu m'as retrouvé ?
Il mit en marche la cafetière et prit un couteau dans un tiroir de la cuisine pour revenir à ses paquets.
- J'ai retrouvé la mémoire en apprenant ta mort dans le journal. Et j'ai cassé les pieds à mon patron pour avoir le droit d'utiliser toutes les ressources que l'on a afin de comprendre comment tu es arrivé là. J'ai appris pour ta brève sortie d'Impel Down une semaine avant ton exécution et j'ai enquêté dessus pour tomber sur le pot aux roses.
- Oh. Et ton patron c'est… ?
- Dragon. Je suis le Second du mouvement Révolutionnaire.
Ce fut trop pour Ace qui partit dans un fou rire monumental. Il dut se tirer une chaise de sa table pour ne pas tomber par terre dans son hilarité.
- Qu'est-ce que j'ai dit de drôle ? demanda Sabo avec perplexité.
Ace lutta un instant pour retrouver son calme avant d'essuyer ses larmes de rire, hoquetant encore un peu. La cafetière le rappela à l'ordre et il se leva pour servir le café.
- Je me suis marré en imaginant la tête de Garp s'il venait à l'apprendre.
Sabo eu un reniflement hilare.
- Tu as de la chance que lui aussi te croit mort, parce que tu passerais un sale quart d'heure. Et ce n'est pas en étant sur une base secrète qui l'empêcherait de t'en coller une. Il a chié des briques sur le Mody Dick quand il a su que j'avais rejoint Shirohige, et je sais que Luffy a eu droit à sa part après la destruction d'Ennies Lobby.
Ace tendit un mug de café à Sabo avant de s'en servir un.
- Je te le dis d'avance. Je respecte peut-être les actes de Dragon, mais il est au même niveau que Roger dans mon estime. J'ai élevé seul Luffy pendant sept longues années. Tu avais une excuse pour ton absence, mais lui, son père… c'était quoi la sienne ?
- Je vois, et j'accepte ton point de vue, assura Sabo. Merci pour le café.
Ace leva sa propre tasse en réponse et but une gorgée avant de la poser sur un coin de la table et d'aller ouvrir ses colis.
- C'est quoi tout ça ?
- Des vêtements que j'ai achetés avec la carte de Garneau. Depuis deux ans je porte les mêmes fringues, je commence à en avoir assez.
Et il ouvrit le premier colis.
Sabo fronça les sourcils.
- Tu n'as pas l'intention de partir, c'est ça ? devina le blond.
- Pas dans l'immédiat. J'ai quelque chose à finir ici.
C'était en partie vrai, il pouvait pas dire à son frère qu'il venait tout juste de retrouver qu'il perdait lentement l'esprit.
Sabo se tira une chaise et regarda son frère sortir un jean ample du premier colis et l'examiner attentivement avant de le replier sur la table pour passer au pantalon suivant.
- Je sais juste qu'ils ont réussi à te faire passer pour mort, et ils travaillent apparemment sur l'ADN, mais j'en sais pas plus. Tu peux combler les blancs ?
- Bien entendu, assura Ace en retirant son bermuda pour le remplacer par un baggy noir qu'il trouva au fond de la boite. Consigne, déjà. Ne laisse rien avec ton ADN d'accessible. Mon logia le protège quand on me fout pas dans un de leur foutu Animus, mais tu n'as pas ça. Je crois que le projet existe depuis les années quatre-vingt, avec le Sujet 1. C'était encore instable, dans le pauvre gars a fait une attaqua cardiaque qui lui a coûté la vie. Le Sujet deux, c'est Warren Vidic. Un enfoiré de première et je remercie Desmond, paix à son âme, de l'avoir tué. Le docteur Vidic s'est porté volontaire afin de permettre au projet de continuer dans son évolution. Je ne sais pas qui est le sujet trois. Le quatre, je crois que c'est Daniel Cross. Il avait onze ans quand ils l'ont trouvé. L'Animus leur a permis d'extraire des infos de son patrimoine génétique et ils ont utilisé un Fragment d'Eden pour faire des expérimentations sur son cerveau.
Ace s'interrompit dans l'ouverture de son second paquet.
- J'ai déjà du mal avec les effets secondaires du Bleeding Effect, j'ai pitié de Cross en sachant que ces sadiques de première ont joué avec son cerveau. Vidic était encore une fois le responsable. Pas d'autres infos avant le Sujet 12, au sujet du Philadelphia Project, qui consistait à rendre un navire militaire du Sekai Seifu invisible, le téléporter et le faire voyager dans le temps.
Sabo eu un reniflement sarcastique.
- Rigole pas, Sabo, j'en ai vu assez dans ma vie de pirate et dans l'Animus pour y croire.
- Ok, je me tais.
- On passe ensuite au Sujet 15. C'est à cet instant qu'on a l'implication du Lucy Stillman en plus de Vidic. Le Sujet 15 était une femme enceinte. En plus des effets du Bleeding Effect, elle a commencé à faire l'expérience de mémoire à l'intérieur même des souvenirs de ses ancêtres, parce que l'ADN du père du fœtus interférait avec le programme. Quand elle cessa de répondre aux moindres stimuli, Vidic demanda à ce que l'on se débarrasse d'elle. Le sujet suivant, je le connais un peu mieux, bien que ce soit en arrivant ici que j'ai pu avoir son nom. Le sujet 16 est Kazcmarek Clay. Un sujet sans prix. Ils l'ont laissé des jours entiers dans l'Animus et c'est ce qui a fini par le tuer.
Ace cessa de déballer ses achats et se tourna vers Sabo.
- L'Animus fait revivre les souvenirs de nos ancêtres préservés dans une partie encore mal connue de notre ADN. La surexposition entraîne le Bleeding Effect. S'il est contrôlé, il est bénéfique et tu peux acquérir le savoir et les compétences de l'aïeul dont tu revis le souvenir. Mais si on ne sait pas comment faire, alors, tu te retrouves avec une partie de ses souvenirs dans ton cerveau, sans savoir ce que toi tu as vécu, et ce que tes ancêtres ont vraiment fait. En le laissant ainsi dans l'Animus, malgré les trouvailles sans prix qu'ils ont faites dans son sang, Clay a fini par ne plus pouvoir faire la différence entre lui et ses ancêtres. Il a fini par perdre la raison. Il a laissé d'étranges messages cryptiques avec son sang dans les bureaux d'Abstergo à Rome, avant de se suicider avec un stylo à bille, avec Stillman en témoin. C'était il y a trois ans. Il y a deux ans, ils ont fait l'acquisition de deux autres sujets, l'un après l'autre. Le Sujet 17, Miles Desmond, simple barman et le sujet 18. Moi.
Les yeux de Sabo s'arrondirent alors qu'Ace recommençait à déballer ses affaires.
- Il s'avère que ce qu'ils cherchaient avec nous n'allait pas assez vite. Alors, ils ont fait un pari avec le projet Sirène. Ils ont plus ou moins manipulé leurs ennemis pour s'assurer qu'ils allaient sauver Desmond, avec Lucy qui était la soi-disant alliée et taupe, afin de mener Desmond sur des lieux où un de ses ancêtres a vécu et faciliter l'accès aux souvenirs. Entouré d'amis, il n'avait aucune raison de ne pas avoir confiance.
Ace soupira et avoua :
- Ce que je te raconte, je l'ai appris en grande partie depuis que je suis ici. Je savais pour Clay et j'ai vu ce qui reste du sang dans les locaux de Rome. J'avais un mauvais pressentiment au sujet de Stillman, mais j'étais impuissant. Les deux fois où Desmond aurait pu me sauver, il ne l'a pas pu. La première fois, quand Stillman l'a aidé à fuir, j'étais dans l'Animus et on essayait de me synchroniser avec une mémoire particulièrement instable. M'en faire sortir ainsi m'aurait fait finir à l'état de légume. La seconde fois, quand il est revenu à Rome pour tuer Vidic, j'avais été placé en isolation suite à mon accès de colère en apprenant avec deux mois de retard pour Marine Ford. Et c'est deux ans après que j'apprends que Desmond est mort. Et que même mort, ils n'ont pas l'intention de le lâcher, puisqu'ils utilisent chaque centimètre carré de sa dépouille pour obtenir un max d'informations.
Ace planta avec colère son couteau dans la table et retira son haut pour en trouver un autre dans les vêtements neufs.
Sabo avait écouté tout ça sans rien dire, les sourcils froncés, ne réagissant seulement quand il avait vu où son frère entrait dans l'équation. Il y avait juste quelque chose de manquant dans les explications d'Ace.
- Tout ça pourquoi ? Qu'est-ce qu'Abstergo vise ? Certainement pas la recette du Bloody Mary !
Ace eu un rire sans joie.
- C'est la remarque que leur a fait Desmond ! Venant d'un barman de boite de nuit, c'était assez marrant. Non… Ils cherchent le contrôle et une victoire définitive sur une guerre qui doit bien dater d'avant le Siècle Perdu. Dis-moi… tu as déjà entendu parler des Assassins ?
Ace se tourna vers son frère, un tee-shirt entre les mains, le regardant avec sérieux.
- Oui. C'est un groupe presque mythique. J'ai appris l'histoire de la Révolution et j'ai vu que certaines de nos cibles avaient été tuées par eux avant même qu'on ne se manifeste. On leur a proposé plusieurs fois de se joindre à nous, mais ça a été refusé à chaque fois, bien que les collaborations soient rares, acceptées, mais précieuses.
- Les Assassins sont un groupe presque semblable à une secte. Tu dois être prêt à mourir pour le Crédo, Sabo. Leurs méthodes sont bien différentes par rapport à la Révolution. Dis-moi… si Dragon accomplit sa tâche, qu'est-ce qu'il en sera du Gouvernement de ce monde ? Tel que je vois la chose, on aura un Dictateur tout puissant en sa personne. Le prétexte qu'il aura réussi à débarrasser le monde du Sekai Seifu et des Tenryuubito lui donnera l'appui nécessaire pour se hisser au sommet. Ce n'est peut-être pas son ambition, je n'en sais rien, mais avec les éléments que j'ai aujourd'hui, c'est ainsi que je vois la chose. Ce n'est pas ça que visent les Assassins. Ils ne veulent pas mettre fin à un tyran pour en mettre un autre à la place. Ils veulent un monde un peu plus sage, plus éclairé.
- Comment tu sais tout ça ?
- Parce que depuis Altaïr Ibn-La'Ahad, nous sommes des Assassins. C'était le Mentor Syrien qui a révolutionné notre Ordre. Un de mes aïeuls. Abstergo est le masque moderne des Templiers, l'ordre ennemi des Assassins.
Ace appuya son pied sur le bord de la chaise de Sabo, se penchant vers lui pour le regarder droit dans les yeux.
- J'ai vu assez d'Assassins et assez de politiciens corrompus pour savoir ce qu;e nous visons et ce que doit être fait. A shay' haqiqah, koulo shay' moumkin. Nous agissons dans l'ombre pour éclairer le monde. Rien n'est vrai, tout est permis Laa shay'a waqi'un mutlaq bale kouloun moumkin. Nous sommes là pour guider nos semblables à réaliser qu'ils ont un cadeau précieux dans leurs gènes, qui vient d'une lutte plus vieille que l'Histoire connue. Plus vieille que le Siècle Oublié. Un cadeau qui nous vient d'Adam et Eve. Le Libre Arbitre. Nous n'avons pas à nous plier ainsi à d'autres qui se croient plus haut que nous. Nous sommes les bergers de notre destinée. Et c'est à nous d'agir correctement, de vivre avec les conséquences de nos actes, peu importe qu'ils soient odieux ou héroïques. Nous sommes libres d'agir comme bon nous semble et de penser ce que l'on veut. C'est à nous de profiter de cette liberté pour agir correctement. Les Assassins servent à ça. Empêcher les Templiers de nous voler notre Libre Arbitre, en faisant de nous des moutons pour instaurer la paix. Ouvrir les yeux du monde sur le pouvoir qui est entre nos mains.
Ace était si près de Sabo que leurs nez se touchaient presque.
- On ne veut pas le pouvoir, juste un peu plus de sagesse et moins d'aveuglement.
Et il s'éloigna pour retourner à ses affaires.
- Wouhawe… vous recrutez ? demanda Sabo. Avec un discours pareil, vous devez en avoir des adeptes !
- Tu te trompes. Même les Révolutionnaires sont plus nombreux que nous. Les Templiers ont plus de moyens, d'argent et de pouvoir. Après tout, ils avaient l'appui de Vegapunk et des Tenryuubito pour me sortir le temps qu'il fallait d'Impel Down pour vérifier que j'avais la bonne lignée et mettre au point un clone capable de tromper mes nakamas et Luffy. Comme quoi, toutes les merdes de ma vie, je ne les dois pas qu'à Roger ! Ma mère est elle aussi coupable !
- Bah ! Ta divine mère ! La merveilleuse Portgas D. Rouge a fait une connerie ? se moqua Sabo.
- Elle ? Non. Ses aïeuls ? Oui. Kenway est le dernier ancêtre que je partageais avec Desmond. Il a eu deux gosses. Un garçon et une fille. Sa fille est soit la femme, soit la belle-mère d'un Portgas. J'en sais pas plus.
Ace remarqua quelque chose dans le fond de son colis et commença à retirer les vêtements.
- Mais ça me dit pas pourquoi ils fouillent ainsi des mémoires de gens morts il y a belle lurette.
- Ils cherchent des artéfacts de nos prédécesseurs, lui dit Ace. Des Fragments d'Eden, généralement une Pomme. L'une d'elles est censée contenir le codage génétique du Libre Arbitre. Le Péché Originel. Adresse tes remerciements à Machiavel et Da Vinci, veux-tu, ce sont eux qui en ont appris autant à Ezio sur le sujet. J'ai des dessins de deux artéfacts de la Première Civilisation dans mes affaires, je te les montrerai plus tard. Kezako…
- Est-ce que l'Observatoire ou un truc du genre fait partit de ces fameux artéfacts ?
Ace s'arrêta et regarda son frère en levant un sourcil.
- Avant de débarquer dans ton studio, je suis passé chez le Directeur Créatif, et il a insisté pour que je fasse d'une part, le tri dans ton boulot pour que ce soit adapté à tout genre de public et d'autre part, que je réunisse aussi des infos que tu trouverais sur un certain Observatoire.
- Les Templiers peuvent s'asseoir dessus. Il s'agirait de leur donner la capacité de pouvoir espionner tout le monde. Garneau t'a mis sur l'affaire parce que je pense qu'il est le seul à savoir qui je suis vraiment, et qu'il veut t'empêcher de me voir saboter leurs recherches. De ce que j'ai appris de Torres, c'est bien quelque chose de la Première Civilisation. Après, je n'ai vu qu'un croquis de la sphère armillaire et j'ai les pirates qui rient au nez de mon aïeul qui poursuit cette chimère. C'est presque comme si j'allais à Jaya poser des questions sur les îles célestes.
- C'est pas bizarre ?
- De ?
Ace était retourné à sa fouille.
- De parler à des gens qui sont morts et qui ont façonné notre monde ?
- Je m'y suis habitué. Et il faut savoir que les mémoires sont incomplètes. Les moments vraiment solides et connus sont ancrés et il faut que tu te serves de ça pour faire la liaison entre les deux sans plus d'informations, outre le résultat attendu au final. Je sais pas si je suis très clair. Après tout ce temps dans l'Animus, parler à des gens qui sont plus de ce monde n'est plus mon problème du moment.
- Vu que tu comptes rester encore ici un moment, l'évasion ne peut pas être un problème… cacher les infos à Abstergo serait-ce qui te mets en difficulté ?
- Oh non, j'ai une Intelligence Artificielle de mon côté.
Ace ne donna pas pour autant sa réponse.
- Qu'est-ce que tu me dis pas, Ace ? On est frères, non ?
Sabo se leva et posa une main sur l'épaule d'Ace qui le regarda avec un air triste et résigné malgré son sourire.
- Rien.
- Tu es un menteur.
- Ce sont mes problèmes, pas les tiens.
Ace renversa finalement la boite et trouva deux étranges brassards de cuir qu'il regarda avec des yeux ronds.
- Tu as acheté ça où ? demanda Sabo en levant un sourcil.
- La boutique en ligne de Superdry… mais c'était pas dans mon panier. C'est un cadeau des Assassins. Leur signature.
Ace attacha rapidement les brassards de cuir à ses poignets et leva son bras, le montrant à Sabo.
Une simple contraction des muscles de l'avant-bras déclencha le mécanisme. Une lame jaillit, faisant reculer le blond.
- Lame secrète. Deux lames secrètes. Et de quoi bien ramener le stéréotype du pirate au crochet à la surface.
En bougeant le poignet, un crochet de métal remplaça la lame, faisant siffler Sabo.
- Tu vois, ça, c'est une variation des lames secrètes qui a été utilisée dans la région d'Istanbul…
Sabo écouta son frère lui raconter l'histoire des Assassins de Constantinople en souriant. Il n'avait jamais vu Ace parler de quelque chose avec ce regard brillant. Sabo se fit une note de remercier les Assassins de ce cadeau. Avoir ces deux brassards aux poignets rendait son frère le plus heureux des gosses.
- J'y pense, j'ai besoin de toi, lui dit Ace en finissant de ranger ses affaires dans ses placards vides.
- En quoi ? demanda Sabo.
Pour toute réponse Ace sortit d'un tiroir un couteau de boucher. Il le fit sauter dans sa main avant de le présenter à son frère avec un sourire un peu trop grand.
- Coupe moi mon bras droit.
- QUOI ?!
AN : J'ai prit les citations arabes sur le Wikia de la série. Je ne suis pas une experte et je peux mettre tromper. Normalement, les citations sont accolés à la bonne traduction. Si ça ne correspond pas, merci de m'en faire part, mais ça devrait être bon.
