Bonjour tout le monde, désolée d'avoir pris autant de temps à publier ce chapitre. J'avoue que je perds énormément ma motivation et qu'écrire cette fiction n'est plus ma préoccupation première. Mais je me dis que peut-être certains d'entre vous sont toujours des lecteurs épris de mon histoire donc je ne peux pas vous laisser sur votre faim.

Voilà voilà, bonne lecture et j'espère que ça vous plaira :D


Chapitre 8

-Très bien, maintenant que vous êtes tous prêts à travailler convenablement, nous allons faire quelques duels.
Rogue regardait la classe de ses petits yeux noirs, cherchant apparemment qui seraient ses victimes du jour. Faisant une dichotomie, il ne sépara pas les élèves selon leur sexe mais selon leur maison, créant ainsi une compétition entre les Gryffondor et les Serpentard. Nombreux étaient les élèves ravis par cette séparation, qui permettrait de prouver quelle maison était la plus forte. Ce n'était pas le cas de Drago Malefoy qui regardait la scène d'un œil inquiet et légèrement énervé. Il n'en pouvait plus de ce genre de compétition, qui ne servait finalement qu'à renforcer les défauts de chacun sans les aider à progresser. Et il ne comprenait pas pourquoi tout le monde semblait si exalté.
De plus, sa dispute avec Hermione n'avait toujours pas été réglée, alors qu'elle avait eu lieu déjà une semaine auparavant. La jeune fille ne lui avait pas reparlé et l'avait laissé seul pour surmonter ses peurs. De nouveaux rêves étaient venus troubler ses nuits, et malheureusement pour lui, il n'avait personne à qui en parler. Il aurait tellement aimé avoir un peu de réconfort de la part de la femme qu'il aimait et pour qui il risquait tout. Mais ce n'était pas le cas, tout ça à cause d'une dispute ridicule au sujet de cet imbécile de Weasley. Par Merlin, qu'est-ce qu'il détestait ce rouquin !
-Monsieur Malefoy dépêchez-vous.
Le beau blond releva la tête, surpris. Que lui voulait-on ? La classe entière l'observait, tout comme leur professeur, et cela lui fit comprendre qu'on lui avait demandé quelque chose. Mais quoi ?
Ce fut Pansy qui le renseigna, lorsqu'elle le poussa en avant vers l'estrade créée spécialement pour les duels. Ok, d'accord, il avait été appelé pour faire une démonstration. Cela le ramena brusquement quatre ans en arrière, lorsqu'en deuxième année il avait dû faire un duel contre Potter. A ce moment, Lockhart était leur professeur de défense contre les forces du mal. C'était un véritable incompétent celui-là…
-Et…. Hum Miss Granger tiens.
En entendant ce nom, Drago releva violemment la tête, observant Severus avec stupéfaction. Pourquoi l'avait-il choisi, elle plutôt qu'un autre Gryffondor ? Etait-il au courant de leur relation ? Avait-il fait exprès de choisir cette Gryffondor ? Peut-être était-ce un moyen de le tester… Ou peut-être pas… Une violente envie de s'arracher les cheveux prit Drago, il avait l'impression de devenir fou.
La bien-aimée du Serpentard gravit les quelques marches menant à l'estrade et s'avança vers le centre, obligeant Drago à faire lui aussi quelques pas en avant. Il ne voulait pas se battre contre elle, il ne voulait surtout pas la blesser. Mais elle savait se défendre après tout. N'était-ce pas l'année précédente, qu'avec Potter, elle avait créé l'armée de Dumbledore ? S'il avait bien compris le principe, les élèves faisant partie de cette association avaient appris à combattre les forces du mal.
-Mettez-vous en place, n'oubliez pas le salut et surtout, s'il vous plait, ne vous blessez pas trop.
Même s'il mettait en garde les élèves, Severus avait un léger rictus qui était apparu sur son visage, ce qui était totalement inhabituel car il laissait apparaitre un sentiment que le professeur éprouvait. Il devait probablement vouloir l'inverse de ce qu'il venait de dire. Il voulait sûrement que son filleul montre à tous la suprématie des Serpentard. Dommage pour lui, Drago ne le ferait vraisemblablement pas.
Alors que les deux élèves brandissaient devant eux leurs baguettes, le beau blond essaya d'attirer l'attention d'Hermione. Il voulait lui parler, il en avait besoin.
-Hermione, s'il te plait.
Elle détourna le regard, abaissant sa baguette d'un geste brusque et il sembla l'entendre susurrer entre ses dents un « laisses moi tranquille Malefoy » particulièrement froid.
Puis elle fit un pas en arrière en se retournant et s'éloigna de lui, prête à combattre.
Drago, lui, n'arrivait même pas à bouger tellement il était choqué par sa façon d'agir. Comment pouvait-elle être si méchante, si distante alors qu'il n'avait quasiment rien fait ? Ce n'était pas comme s'il avait tué son chat ou quelque chose comme ça. Soupirant, et sous le regard froid de son parrain et de la fille qu'il aimait, il se détourna et fit quelques pas pour s'éloigner de son adversaire. -Prêts ? Allez-y !
Hermione tendit sa baguette et un sortilège se forma sur ses lèvres, celui de désarmement, mais Drago fut plus rapide. -Protego !
Il avait jeté son sort si fort qu'il en fut ébranlé, il fit un pas en arrière mais réussi à garder l'équilibre. Hermione quant à elle fut particulièrement surprise de la rapidité de Drago. Elle ne pensait pas qu'il réagirait aussi vite, qu'il le ferait aussi fort. Elle perdit d'ailleurs énormément de temps à le fixer avec étonnement, une pointe d'énervement dans le regard mais aussi une lueur de respect. Petit à petit, elle sentait sa colère contre lui diminuer, bien qu'elle soit toujours présente dans le creux de sa poitrine. -Levicorpus. Le sortilège venait d'être prononcé d'une voix calme et douce, sans sa tonalité froide et prétentieuse. Hermione se sentit quitter le sol, et sa tête se retrouva bientôt à l'envers. Ses cheveux tombèrent en avant, se décollant de sa nuque et pendant d'une façon peu glamour. Sa jupe aurait suivi le mouvement si la jeune Gryffondor ne l'avait pas retenu à l'aide de ses petits poings. Des rires explosèrent dans la salle, principalement de la part des Serpentard mais quelques-uns parvenaient de Lavande et de Parvati. Hermione devint rapidement rouge, de honte et parce que le sang commençait à rejoindre le cerveau. Elle tomberait bientôt dans les pommes si elle restait dans cette position. Voilà pourquoi Drago, d'un simple coup de baguette, la fit retomber. La Gryffondor arriva lourdement par terre, décoiffée et rouge comme une pivoine. Elle avait une allure ridicule mais le Serpentard en fut particulièrement attendri. Alors qu'il s'avançait vers Hermione pour l'aider à se relever, la jeune fille attrapa sa baguette et lui jeta un stupefix particulièrement hargneux. Ce sort, c'était Harry qui lui avait appris. Bien sûr elle le connaissait avant de prendre les cours à l'AD mais c'était son ami qui lui avait réellement appris à s'en servir correctement. Selon Harry, Stupéfix était le sort à utiliser dans un duel, amical ou non peu importait. D'ailleurs, lorsque la Gryffondor se tourna vers le survivant, elle le vit sourire avec fierté. Rogue, lui, observait Hermione de ses yeux noirs avec un air insondable. On ne savait pas s'il était énervé, content ou peut-être un peu des deux. Il s'avança vers Hermione, lui prit la main et la leva en l'air, comme pour signifier qu'elle avait gagné. Un rugissement de fierté retentit du côté des Gryffondor alors que les Serpentard, eu, se rembrunissaient. Puis, lâchant Hermione sans ménagement, Rogue s'avança vers son filleul et murmura d'une voix presque douce :
-Enervatum. Très lentement, Drago se redressa. Se frottant l'arrière de la tête avec une mine renfrognée, le beau blond observa sa copine descendre de l'estrade pour rejoindre ses amis. Elle était rayonnante, comme toujours, mais lorsqu'elle se tourna vers lui, elle ne lui renvoya qu'un regard froid. Drago sentit son cœur se serrer un peu plus et une vive douleur sembla s'animer au creux de sa poitrine. Le jeune Serpentard quitta à son tour et s'installa au fond de la salle, laissant ses amis le rejoindra. Blaise le regardait avec un air bizarre, Crabbe et Goyle ricanaient encore de la défaite de leur ami bien qu'ils soient fâchés que ce soit Granger qui ait gagné le duel. Pansy quant à elle observait Drago avec un regard attendri et pourtant empreint d'une certaine tristesse. Ce fut elle qui se plaça près de lui et, discrètement, sans que personne ne s'en aperçoive, elle lui saisit la main et la serra dans la sienne. Ce simple geste fit tressaillir le blond et il sentit soudain sa force le quitter. Ses épaules s'abaissèrent, le sourire arrogant qu'il avait collé sur ses lèvres lorsqu'il était revenu à sa place venait de disparaitre et ses yeux commencèrent à le piquer. Il devait sortir de là, il devait quitter cette salle de malheur et se réfugier dans les toilettes de Mimi Geignarde, il devait pleurer toutes les larmes de son corps. Pansy dut sentir la tension émaner de son être car elle tourna son visage vers lui et caressa ses cheveux d'un geste si doux qu'il aurait pu faire penser à celui d'une mère. -Tout se passera bien. Et si ce n'est pas avec elle, ce sera avec quelqu'un d'autre. Pansy semblait être convaincue par ses paroles, elle avait l'air de penser qu'elles feraient du bien au blond. Mais ce ne fut pas le cas. Drago ne voulait pas d'une autre fille. Il ne voulait qu'Hermione. Depuis la première année. Depuis cinq ans déjà. Et il était sûr de ne vouloir de personne d'autre. Contrôlant les larmes qui commençaient à lui monter aux yeux, Drago se détourna de sa meilleure amie et fixa son regard sur le crâne huileux du professeur Rogue. Il serra la mâchoire et éteignit son cerveau, pour ne plus entendre toutes ses pensées, ses doutes et ses pires peurs.


-Drag' je peux savoir ce qu'il t'arrive ? Blaise venait d'arriver dans le couloir où s'était caché le blond et le fixait avec un regard plein de questionnement. Il avait peur pour son ami. Depuis le début de l'année, le garçon était étrange, il lui cachait des choses et ne lui parlait quasiment plu. Blaise était blessé par ce comportement. Il ne comprenait pas pourquoi le blond était si distant, alors que pendant des années, ils avaient été comme des frères l'un pour l'autre. -Oh rien, rien. J'ai juste eu mal à la tête après le cours de Défense contre les Forces du Mal et je ne voulais pas entendre vos jacasseries avec Pansy et Théo. J'avais besoin d'être seul, d'être tranquille. Drago se releva du rebord de fenêtre sur lequel il était assis et s'approcha de Blaise. Le blond était triste lui aussi de s'être éloigné du noir mais il ne se sentait pas capable d'affronter ses amis durant sa crise personnelle. C'était beaucoup trop difficile. Les voir sourire, être heureux, ne pas avoir de problèmes alors que lui même en avait tellement. -Mais je vais mieux maintenant. Il sourit à son ami et commença à avancer dans le couloir, en direction des dortoirs des Serpentard. Les cachots étaient froids durant cette période de l'année et Drago ne rêvait plus que d'une chose, se blottir au coin du feu. Il avait laissé le froid s'infiltrer dans son corps, lorsqu'il s'était installé dans ce couloir pour réfléchir à ses problèmes. Et maintenant, il était gelé. Etrangement, il ne savait pas vraiment s'il avait réellement froid ou si le fait de ne plus avoir Hermione au près de lui pouvait être responsable de ses frissons incessants. -Pourtant, tu es pâle et tu grelottes. Peut-être devrais-tu aller à l'infirmerie ? Drago secoua la tête en signe de dénégation et se tourna vers son ami. -Non, je vais juste aller me reposer. Le cours de Rogue a signé la fin de la journée donc personne ne me reprochera mon absence. Blaise approuva en silence, suivant son ami du regard pour vérifier qu'il allait tout de même bien. Il s'inquiétait beaucoup, il en avait conscience, mais il sentait le changement environner Drago et il avait peur pour lui. Qu'allait-il se passer ? -Drag' ? S'il te plait, dis-moi la vérité. -Ecoute Zabini, je ne suis pas d'humeur à parler de « vérité », laisses-moi tranquille, d'accord ? Drago accéléra et quitta le champ de vision de Blaise en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.


Hermione était assise près de la fenêtre, un livre sur les genoux et une couverture sur ses pieds. C'était la partie de son corps qui se refroidissait le plus vite et dès que ses petits petons étaient froids, elle avait froid partout. Voilà pourquoi elle se couvrait toujours les pieds le plus possible. Elle n'aimait pas utiliser la magie pour se réchauffer. Du moins quand elle pouvait faire autrement, elle laissait de côté sa baguette magique pour utiliser des objets un peu plus moldus. « L'histoire de la magie » était tellement passionnant qu'elle ne remarqua pas Lavande et Parvati entrer dans le dortoir. Ce n'est que leurs voix insupportablement aigües qui la sortit de sa bulle. -Il m'a tenu la porte ce matin, et il avait ce sourire sur ses lèvres, tu sais celui qu'il ne fait qu'à moi… Parvati se mit à rire, un peu à la manière d'une pintade qui se fait égorger, et encouragea Lavande à continuer de parler. -Oh tu sais, nous n'avons pas parlé mais j'ai senti dans son regard qu'il avait beaucoup de choses à partager avec moi. Quand crois-tu qu'il me fera sa demande ? -Je ne sais pas, Ron est très lent, tu le sais bien mieux que personne… Hermione faillit s'étouffer en entendant la réponse de Parvati. Ron ? Comme Ronald Weasley ? Pourquoi ces deux imbéciles parlaient de Ron ? Et de quoi parlaient-elles réellement ? Qu'était cette demande ? La brunette se redressa et reposa bruyamment son livre sur sa table de chevet, quittant son perchoir pour se faire remarquer par les deux amies. -Oh Hermione, je ne savais pas que tu étais là… Parvati avait pris quelques couleurs en apercevant la jeune fille, car elle savait bien que Ron était un peu comme sa propriété. En revanche, Lavande, elle, avait un sourire orgueilleux sur le visage. Elle était heureuse qu'Hermione ait entendu cette conversation. Maintenant, elle laisserait peut-être le rouquin tranquille et Ron finirait dans ses bras à elle. Hermione observa ses camarades pendant quelques secondes avant de passer devant elle et quitter le dortoir, non sans avoir remis ses chaussures et enfilé sa cape de sorcière. Elle marchait avec hargne dans les couloirs du château, particulièrement énervée par ce qu'elle avait entendu. Pourquoi Ron se faisait-il avoir par cette idiote de Lavande ? Que lui voulait-elle ? Et pourquoi Hermione était-elle tant énervée par le fait que son ami ait une touche avec une fille alors même qu'elle était dans cette situation avec un garçon ? Soufflant, la jeune fille se retrouva bientôt devant la grande porte, prête à sortir dans le parc. Elle ne regardait pas vraiment où elle allait, décidée à ne pas réfléchir à la moindre chose. C'est surement pour cela qu'elle percuta un corps musclé et qu'elle chancela, manquant de tomber par terre. Deux mains la rattrapèrent avec fermeté et la remirent sur pied. Relevant les yeux vers son sauveur, Hermione faillit s'étouffer en voyant deux pupilles grises se poser sur elle. Drago, cheveux en bataille et l'air hagard, la regardait sans vraiment savoir quoi faire. Il ne savait pas s'il devait parler, l'embrasser, la serrer contre lui. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait laissé ses mains sur ses épaules et qu'il commençait à voir le rouge monter aux joues de la jeune Gryffondor. -Excuses-moi…
Elle commençait à se dégager de l'emprise de Drago et s'éloigner de lui lorsque le garçon la rattrapa par le poignet, la tirant vers lui. -Hermione s'il te plait… Ne me laisse pas… Ne m'abandonnes pas ainsi, je t'en supplie… Il avait parlé d'une voix faible, hésitante et ses paroles étaient particulièrement touchantes. Hermione ne se serrait jamais doutée entendre cela de sa bouche. L'entendre supplier était si inhabituel que la jeune femme avait du mal à croire ce qu'il disait. Pourtant, il était sincère et elle le savait. Voilà pourquoi elle eut l'impression de le trahir lorsqu'elle répondit : -Je ne veux rien avoir à faire avec toi Malefoy. Laisse moi partir maintenant et ne t'avises pas de reposer la main sur moi. Le regard de Drago se troubla et devint un peu plus foncé encore. Il ne voulait pas la laisser partir, il ne pouvait tout simplement pas.
-Hermione, tu avais dis. Tu m'avais promis que tu ne me laisserais plus. Que tu ferais tout ce que je voudrais. S'il te plait, la seule chose que je veux maintenant c'est que tu me pardonnes, quoi que j'ai pu faire ou dire de stupide. Drago fixait la jeune gryffondor avec inquiétude, il ne voulait pas qu'elle réponde trop vite. Apparemment, elle non plus ne voulait pas. Elle semblait réfléchir à ce qu'elle devait dire. Puis, si doucement que Drago eut peur de ce qu'il allait y voir, elle releva les yeux vers lui et plongea son regard dans le sien. -C'est vrai, je te l'ai dis… Mais ce n'est pas possible. Pas encore. Comprends moi Drago, je le voudrais bien mais c'est difficile pour moi. Pendant cinq ans, tu m'as traité comme une vermine. Tu ne m'as jamais montré la moindre forme de sympathie, tu n'as jamais été présent pour moi quand ça n'allait pas. Et avant ces deux dernières semaines, tu n'étais même pas Drago, mais simplement Malefoy. Comment est-ce que je peux changer ce que je pense de toi juste parce que tu me dis que tu m'aimes ? La douleur perçait dans cette voix désolée. Hermione ne supportait pas de prononcer ces mots. Elle se trouvait injuste, méchante, détestable. Et elle ne supportait encore moins bien le regard suppliant de Drago. La pression de la main du garçon sur celle de la gryffondor se desserra et il finit par la lâcher. Puis il recula de quelques pas, blessé par les paroles de Hermione. D'une voix triste mais tout de même convaincue, Drago prononça: -Je te le prouverais. Je te montrerais que tu comptes plus pour moi que n'importe qui. Je te ferais croire en notre amour et tu ne pourras plus jamais penser que ce ne sont que des mensonges. Et sur ces promesses, Drago se détourna de la jeune femme et la laissa seule dans le parc froid de Poudlard.


Pansy fixait le feu qui brulait dans l'âtre de la cheminé avec attention. Elle était perdue dans ses pensées. Celles que Théodore Nott occupaient. Et elle détestait cela. Elle se sentait dépendante. Et être dépendante, c'était ne plus être libre. Or, jamais un Parkinson n'avait été soumis à ce genre d'emprisonnement. Cela ne faisait pas honneur à la famille. -Salut toi. Tiens, en parlant du loup… Cette voix, Pansy la reconnaitrait entre mille. Elle la faisait vibrer, lui faisait rater un battement de coeur, la laissait impuissante. Mais elle la rendait aussi terriblement heureuse. Tournant son regard plein d'amour vers Théo, la jeune Serpentard se décala pour lui laisser une place sur le canapé de la salle commune. Il s'y installa, sans plus prêter attention au geste de Pansy, puis commença à lui raconter sa journée. La jeune fille écoutait attentivement jusqu'à ce qu'il prononce le prénom de Quinn Cowan. Et voilà, c'était reparti. Il lui parlait toujours de cette fille, de la façon dont elle aurait aimé qu'il parle d'elle. Et le pire, c'était que depuis qu'il couchait avec elle, il racontait tous les détails à Pansy. Après tout, elle était son amie, pourquoi ne le ferait-il pas ? Il n'avait pas compris à quel point il blessait la jeune fille en faisant cela. Donc il continuait, enfonçant le couteau dans la plaie. -Elle a voulu qu'on le fasse dans une salle de classe vide tout à l'heure. Bien sur, j'aurais accepté si je n'avais pas eu une partie de Quidditch à jouer avec Blaise, je suppose que tu t'en doutais, ria-t-il sans se soucier davantage de la mine peinée de Pansy. Mais tout de même, elle n'a pas froid aux yeux ! Une salle de cours… Pansy se leva précipitamment du canapé, effrayant le garçon au passage. Après s'être excusée, elle quitta la pièce, contenant les larmes qui essayaient de déborder de ses yeux. Pendant quelques minutes elle chercha son meilleur ami, qu'elle trouva dans un couloir sombre du septième étage. Le beau blond était assis à même le sol, la tête entre les mains, apparemment en train de réfléchir. Il releva le visage vers elle en l'entendant arriver et lorsqu'il vit ses larmes, il bondit aussitôt sur ses pieds pour la prendre dans ses bras. -Qu'est-ce qu'il t'arrive ma Pansy ? -C'est… Théo… Il ne… Comprend rien… Elle avait du mal à parler. A cause des larmes et des hoquets qui l'empêchaient de former des phrases complètes. Drago la serra encore un peu plus contre lui, caressa ses cheveux et essaya de la calmer à coup de paroles rassurantes. Mais rien ne marchait et il comprit qu'il ne pourrait rien faire lorsqu'elle prononça quatre petits mots.
-C'est si compliqué d'aimer. Cette phrase, il la ressentait dans toutes les parcelles de son corps. Et il comprenait sa meilleure amie. Il était dans la même situation et il savait à quel point c'était douloureux. C'est surement pour cela qu'il la serra un peu plus encore et qu'il murmura d'une voix douce: -Je sais ma chérie. Je sais…


Alors, comment trouvez vous ce chapitre ? Est-ce que vous pensez qu'il faudrait que je parles plus des personnages secondaires comme Pansy, Blaise, Harry et Ron ou est-ce que je dois plus me focaliser sur nos deux petits chéris ? Et d'ailleurs que pensez vous de ma vision des personnages ? Avez-vous la même ou pensez vous que ce que j'écris ne correspond pas du tout aux personnages écrits par JK Rowling ?

J'attends vos critiques avec impatience et vous souhaite une bonne semaine à venir, en espérant publier la suite bientôt :D