Voilà le nouveau chapitre, je suis contente que le précédent vous ait plu, merci pour vos reviews qui comme toujours me font très plaisir ;)!

Bonne lecture !

PS : Kol n'est pas mort, comme dans la série (bien qu'il n'apparaisse pas dans mon histoire, c'est juste pour simplifier l'histoire de famille de Klaus).


Elle mit sa tête sur sa main, accoudée pour mieux regarder Klaus, et lui dit, un sourire coquin aux lèvres :

- Et pourtant, tu n'as encore rien vu…

Caroline fermait les yeux, tandis que Klaus déposait de légers baisers sur son ventre, en remontant vers sa poitrine, pour finalement finir dans son cou. Il était allongé sur elle, protecteur, mais retenant son poids, ne voulant pas l'écraser ou lui causer une quelconque douleur. Enfin, il regarda le beau visage de Caroline, avec douceur. Cette fille, cette jeune femme, cette vampire, qu'importe ce qu'elle était, était incroyable. Jamais il n'aurait cru pouvoir avoir ce genre de pensées envers quelqu'un, le genre de pensées où l'on s'imagine dans le futur, avec une autre personne. Un futur à deux, et qui pour une fois, lui paraissait bon et logique. Pas de tueries inutiles, ou de chasses s'écoulant sur des centaines d'années. Juste elle, et lui, ensemble pour l'éternité. Il dut s'avouer que cette pensée l'effrayait tout de même. Pas d'être avec elle pour toujours, loin de là. Mais le fait qu'elle, soit avec lui pour toujours, ce qu'il n'était toujours pas vraiment convaincu qu'elle veuille vraiment.

Caroline ouvrit les yeux, ne sentant plus les baisers de Klaus. Elle voulut lui lancer une vanne comme quoi il ne fallait pas s'arrêter en si bon chemin, mais lorsqu'elle sentit l'intensité et la douceur avec lesquelles il la regardait, son souffle se coupa et aucun mot ne sortit de sa bouche. Elle s'émerveillait toujours du fait qu'elle était arrivée, juste en étant elle-même et sans même le chercher, à le faire tomber amoureux d'elle. C'était quelque chose qu'elle ne pouvait expliquer, c'était arrivé, c'est tout. Et elle savait que de son côté, elle éprouvait quelque chose pour lui, c'était indéniable, sauf qu'elle ne savait pas vraiment comment définir ses sentiments. Elle se laissa aller à se noyer quelques secondes dans son beau regard bleu.

Klaus sourit, un peu gêné (encore une fois quelque chose qui le surprenait, n'étant pas habitué à ressentir de la gêne), prit une mèche des cheveux blonds de Caroline perdue dans ses cils, et lui remit doucement, en profitant pour caresser ses cheveux. Il déposa un baiser sur les lèvres de Caroline, et s'allongea à ses côtés, un bras entourant toujours sa taille. Il caressa ensuite la cuisse de Caroline, et remonta plus haut la faisant frissonner et gémir, puis redescendit, jouant avec les ressentis de la jolie blonde. Elle se rapprocha de lui, passant sa main sur son torse, tandis qu'il continuait son petit jeu. Elle lui lança un regard un peu fou, mélange de frustration et de désir. Il sourit, puis embrassa son épaule, en lui lançant un regard de chien battu, comme il savait si bien faire. Caroline rit, puis renoua leurs lèvres. Klaus l'amena plus proche de lui, appuyant ses mains contre son dos pour la maintenir contre lui.

Des bruits parvinrent aux oreilles aiguisées de Caroline. Des pas lourds. Des voix : une voix profonde et grave, qui faisait la morale, et une voix plus aigüe, railleuse : Stefan et Elena. Caroline se figea, se décolla des lèvres de Klaus et se rappela soudain qu'il avait mordu Damon, et que son venin était en train d'attaquer tout son système pour finir par le tuer. Elle se retira à lui et se redressa d'un seul coup, un peu horrifiée, que Damon allait mourir, mais aussi (et intérieurement surtout), qu'Elena et Stefan les trouvent ici, comme ça…

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Klaus, inquiet.

Il s'imagina différents scénarios : Caroline, rattrapée par ses scrupules d'avoir une fois encore succombée au grand méchant, ou bien réalisant qu'il ne lui plaisait pas plus que ça et qu'elle devait aller chercher Tyler, ou bien tout bêtement de revenir avec le triangle amoureux –aka Stefan-Elena-Damon-, et d'aider les frères Salvatore à secourir Elena.

- Ecoute, dit-elle. Je crois qu'ils viennent vers nous.

Il tendit l'oreille, et entendit effectivement des bruits de pas et de voix se rapprocher d'eux.

- C'est Stefan et Elena, j'en suis sure ! lança Caroline, toujours sans bouger et l'oreille aux aguets.

Klaus haussa les épaules, et se redressa. Caroline se releva, et enfila à la hâte les vêtements restés indemnes. Elle soupira en regardant son haut déchiré, qui laissait apercevoir tout son soutien-gorge. Peut-être que si elle le mettait à l'envers… ?

Klaus sourit en regardant Caroline tourner le peu de tissus de son haut qu'il lui restait de tous les côtés, cherchant celui qui la couvrirait le plus. Il trouvait cela mignon. Il se résigna à rassembler ses vêtements et à s'habiller. Il vint derrière Caroline, qui avait finalement remit son haut à sa position de départ, frustrée, et il posa sa veste sur ses épaules.

Caroline se retourna vers lui, surprise. Elle enfila la veste.

- Merci, dit-elle en souriant, contente de cette attention.

Elle ne doutait pas une seconde qu'il en faudrait autant à Stefan et Elena pour déceler le pourquoi du comment la veste de Klaus avait atterrit sur ses épaule, mais après tout, pourquoi s'en soucier. Elle eut quand même un rire un peu nerveux lorsqu'elle vit Stefan, portant Damon sur son épaule, et Elena qui trottinait derrière, en regardant autour d'elle comme si c'était plus intéressant que de voir l'un des frères mourant. Elle s'arrêta, et Caroline la vit qui les dévisageaient. Elle passa une main dans ses cheveux pour les remettre en ordre, et sentit des petites branches emmêlés dedans. Mince. Elle n'avait pas pensé à faire ça avant. Bravo. Un grand sourire naquit sur le visage d'Elena. Celui de Stefan, par contre, était à la fois soucieux, énervé, surpris et dans l'incompréhension totale. Caroline ne pensait même pas qu'il était possible de ressentir autant de chose à la fois. Il déposa Damon sur le sol, et celui-ci toussa, clairement affaiblit.

- Bon, qui parle le premier ? s'impatienta Elena, qui se délectait de toute cette situation.

Stefan se racla la gorge, fusilla Elena du regard et eut l'air gêné de regarder Caroline en face. Klaus ne disait rien non plus, regardant Damon comme s'il n'était qu'un vulgaire déchet sur son passage.

- Bon et bien je vois que je dois m'y coller, reprit Elena en souriant. Jolie tenue, Caroline. Ta mère ne serait pas très contente de voir comment finissent les hauts assez chers que tu t'achètes.

Elle prit un air réprobateur, mais Caroline pouvait voir la lueur d'amusement qui courait dans ses yeux.

- La ferme, Elena, répliqua-t-elle, constatant que c'était l'expression qu'elle avait dit le plus à sa « meilleure amie » ces quelques dernières heures.

- Waouh, du calme, Caroline. Ce n'est pas très sympa. Je pourrais me vexer. Oh, attends une seconde ? Je ne peux plus. Grâce au crétin ou alors au saint qui est en train de mourir par terre.

Klaus trouva là la seule chose de sensé qu'Elena avait pu dire : Damon était un crétin. Il ne connaissait pas vraiment l'histoire qui s'était passé entre lui et Caroline, mais Stefan lui avait dit qu'il s'était servi d'elle comme d'un objet, et ça, Klaus ne pouvait le supporter. Il était satisfait de le voir souffrir et bientôt mourir. Mais il ne pouvait pas prévoir que Caroline n'était pas du même avis.

- Ecoute Caroline, fit Stefan, captant le regard intéressé d'Elena. Je ne sais pas exactement ce qu'il se passe ici mais,…

- Menteur, coupa Elena en souriant et en regardant Klaus et Caroline. Il faut être aveugle pour ne pas voir ce qu'il s'est passé ici. Enfin, tu as vu l'état de cet arbre ?

Elle gloussa puis mis une main sur sa bouche, comme une enfant qui a dit une bêtise, sous le regard foudroyant de Stefan.

- Enfin bref, reprit celui-ci en reportant son attention sur la vampire blonde. Il faudrait… Il faudrait qu'on parle.

- Tu peux parler maintenant, dit Caroline.

Stefan se sentit mal à l'aise, alors il jeta un regard à Klaus et décida de s'adresser à lui.

- Je sais que tu ne portes vraiment pas Damon dans ton cœur, mais je te supplie de le laisser vivre, même si l'idée de le laisser comme ça m'a effleuré l'esprit.

Damon essaya de se redresser pour riposter, mais il était trop faible.

- Et pourquoi je ferais ça ? demanda Klaus.

- Parce que tu sais à quel point la famille est une chose importante.

Klaus secoua la tête.

- Je me fiche de Damon.

- Pour moi ? osa dire Caroline, en se tournant vers l'hybride.

- Pourquoi diable voudrais-tu le voir vivre ? demanda-t-il, surprit et irrité.

- Je ne le veux pas spécialement, je ne veux plus rien avoir à faire avec lui mais… Je sais qu'Elena a des sentiments pour lui, même si elle ne les ressent pas pour le moment…

- Amen, fit Elena. Ou pas.

Elle suivait les dialogues comme si elle assistait à un match de tennis, en souriant.

- … Et qu'il est important pour Stefan d'avoir son frère, comme tu as les tiens.

Elle jeta un regard implorant à Klaus et ajouta, en lui prenant la main :

- S'il te plait.

Klaus fut touché par le fait qu'elle tienne sa main, devant tout le monde, devant ses amis.

Il regarda Damon d'un air médisant, puis mordit son poignet et lui mit dans la bouche, sans vraiment réfléchir, se disant déjà que si Damon lançait une quelconque pique, il le remordait sur le champ et cette fois ci, prendrait plaisir à le regarder mourir. Mais lorsque Damon reprit peu à peu ses esprits, étonnamment, il ne dit rien.

- Merci, fit Stefan, soulagé.

- Ce n'est vraiment pour aucun de vous trois que je l'ai fait, répliqua Klaus en regardant le triangle amoureux.

Caroline vint lui prendre la main, se demandant quand toute cette retenue de meurtre allait finir par exploser en lui. Elle secoua la tête pour chasser cette pensée, mais elle resta, et prit sa place dans un coin de son cerveau. Stefan tapota sur l'épaule de Damon, qui se releva péniblement, mais surement.

- On va sortir les mouchoirs, dit Elena.

- Ferme là, répliquèrent en chœur Damon, Stefan, Klaus et Caroline.

Ils se regardèrent tous et faillirent rire de la situation, avec une Elena mimant la vexée, mais ils se continrent, et Damon rebroussa chemin, sans un mot pour Caroline qui venait de sauver sa vie. Cela exaspéra Klaus.

Caroline prit son visage dans ses mains, le forçant à se concentrer sur elle, et elle seule. Elle caressa ses traits, inquiète de sa réaction.

Il lui fallut un effort surhumain (ce qu'il était, d'ailleurs, surhumain), pour retrouver des pensées plus douces, moins meurtrières. Son esprit revint vers Caroline. Elle avait de grands yeux écarquillés, et il se demanda s'il lui faisait peur.

- N'ai pas peur, chuchota-t-il.

Caroline frissonna.

- Je n'ai pas peur.

Du moins pas de lui directement mais de ce qu'il pourrait faire. Elle posa ses lèvres sur les siennes, doucement et rapidement, puis se blottit dans ses bras, se fichant de Stefan qui les regardaient avec de grands yeux ébahis, et d'Elena qui riait presque et courrait pour rattraper et se moquer de Damon.

Quand soudain, Caroline aperçut une trainée noire, une personne vampirique n'appartenant pas à leur « groupe », se déplacer dans les bois…


Qui est cette mystérieuse personne, et quel impact aura t-elle sur Klaus et Caroline et les autres ?

J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à me laisser vos commentaires dans une rewiew :)!

A plus !