Titre : Harry Potter et la tueuse de l'ombre
Genre : Slash, yaoi
Disclaimer : Tout appartient à JKR, excepté l'intrigue de l'histoire et une certaine personne : )
Couples : Harry/Ginny, Harry/Drago (alors homophobes, ouste !) et d'autres
Spoilers : Quelques spoilers du tome 6, pas flagrants et sans importance majeure, que j'ai glissés dans l'histoire.
Résumé : L'entretien avec Dumbledore tant redouté par Harry arrive au matin... Qu'en découlera-t-il ? L'adolescent arrivera-t-il à mettre son plan à exécution ?
Rating : M je pense.
Note de l'auteur : Coucou ! Ca faisait longtemps, très longtemps même ! Enfin, pour expliquer ce retard conséquent, je dirai simplement que mes problèmes étaient assez préoccupants et que j'ai également subi une sorte de démotivation pour écrire mes fics. Mais maintenant, je pense m'y remettre. Je tiens quand même à préciser que j'aurai beaucoup de choses à faire pendant les vacances et que je ne posterai donc pas les chapitres très rapidement. Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne lecture !
CHAPITRE 9 : Nouvelle dispute entre Harry et Rogue
Drago retourna dans son dortoir, la tête prise de multiples questions concernant l'idée de Potter. Il avait peur, en fait. Tout ce que son camarade lui avait raconté semblait bien pensé, mais le plan en soi était dangereux. Et le blond, ayant maintenant donné son accord à l'autre, savait qu'il était trop tard pour reculer. Un Malefoy ne fuit jamais... Voilà un précepte de famille qu'il aimerait briser à cet instant. Comment Potter pouvait-il songer à des trucs pareils ? Il était fou... ou plutôt suicidaire ! Oui, c'était sûrement ça. Mais était-ce une raison pour l'entraîner là-dedans ? Enfin, il saurait dès ce soir si l'idée était bonne ou non. Une chance sur deux... C'était bien peu quand cela concernait les chances d'y rester... Pourquoi Potter avait-il tant confiance en son projet ? Avait-il conscience des dangers qu'ils allaient prendre cette fois-là ? Certainement pas...
Après avoir ouvert le passage menant à la Salle Commune des Serpentards, Drago se dirigea tranquillement à l'intérieur de celle-ci et tomba nez à nez avec Pansy, ce qui ne lui plut pas du tout. Prenant un air froid et distant, il lui demanda :
« Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure ?
- J'attendais que tu rentres pour te parler. Je ne sais pas si Blaise en a déjà discuté avec toi mais... nous t'avons trouvé un peu préoccupé cette après-midi et...
- Laisse tomber ! la coupa violemment l'adolescent. Oui, j'en ai parlé à Zabini et de toute manière, je n'ai aucun compte à vous rendre ! Depuis quand suis-je forcé de me confier à vous ?
- Ne sommes-nous pas tes am...
- Non ! Que ce soit bien clair Pansy ! Zabini et toi, je vous considère ni plus ni moins comme des alliés importants ! Et l'amitié, la confiance et toutes ces choses-là n'ont rien à faire ici ! Je vous dis ce que je veux vous dire, point ! Maintenant, si tu as bien compris, tu peux retourner te coucher et me foutre enfin la paix. »
Ses paroles durent blesser la jeune fille car elle partit sans un mot de plus, excepté un grognement. Tant mieux, au moins le message était passé. Drago ne voulait pas d'amis. Il avait déjà assez de Potter. Et pourquoi l'avait-il accepté celui-là ? À cause de sa sincérité ? Pff, c'était tellement risible. Parfois, le Serpentard en venait à se demander comment il en était arrivé là. Voilà un mois et une semaine qu'il discutait tranquillement tous les soirs avec le brun sans aucune dispute ni tuerie. Cela tenait vraiment du miracle... En tout cas, il n'avait plus à s'en faire pour Pansy, elle devrait l'ignorer un moment. Drago avait agi méchamment mais il n'avait pas le choix. S'il montrait trop son attachement envers d'autres personnes, il changerait. Les élèves ne verraient plus en lui ce Prince de glace dont il avait voulu prendre l'image. Il se sentit soudain bête de ne penser qu'aux apparences, seulement on l'avait élevé ainsi et il savait qu'il aurait du mal à se débarrasser de ses anciens repères. Peut-être cela n'arriverait-il jamais... Il ne se sentait pas prêt à s'ouvrir aux autres et à partager une entière confiance envers Pansy et Zabini. Pourtant, ils semblaient si sincères que le blond hésitait souvent à parler de ses problèmes avec eux. Et il espérait secrètement pouvoir un jour leur avouer qu'ils étaient plus que des alliés pour lui...
OoOoO
Le matin arriva trop vite aux yeux de Harry, qui n'arrêtait pas de se tortiller nerveusement dans le lit, sachant que le directeur ne tarderait pas à entrer dans l'infirmerie. Et il avait bien raison, car 10 minutes d'angoisse plus tard, Dumbledore arriva dans la pièce. Il semblait serein, détendu, lançant un sourire agréable au jeune garçon lorsqu'il fut devant lui. Cela ne rassura pas pour autant le Gryffondor, qui se doutait qu'ils n'allaient pas discuter de la pluie et du beau temps...
« Je crois que tu connais la raison de ma visite, Harry.
- Je pense aussi professeur. Vous souhaitez sûrement avoir des explications concernant le phénomène d'hier.
- Entre autre oui. Dis-moi, depuis quand ta magie a-t-elle atteint ce degré que tu ne contrôles pas ? »
Le brun hésita un court moment. Il ne voulait pas vraiment en parler mais il n'avait pas le choix. Cela ne servait plus à rien de dissimuler ce qu'il savait à propos de sa magie puisque ce secret n'en était plus un. Il commença donc les explications, bien que le nœud qui avait commencé à se former dans sa gorge le gênait terriblement :
« Ca a commencé après la mort de Sirius... et que vous m'ayez annoncé la prophétie... Au début des vacances d'été, j'ai senti un pouvoir que je n'avais jamais remarqué. Il était en moi, mais je ne le contrôlais pas. Je ne savais pas ce que c'était. Et à partir de ce moment, quand je perds mon calme, ma magie s'actionne d'elle-même et des flammes m'entourent. Parfois, la couleur change, en fonction de mon humeur... Quand je suis effrayé ou perdu, elles sont plutôt rouges et si je suis énervé, elles deviennent bleues... »
Le jeune garçon s'arrêta pour observer Dumbledore. Celui-ci semblait très attentif, et Harry put également déceler dans son regard l'intensité d'une grande réflexion. Sans doute cherchait-il les raisons de cette poussée d'énergie magique.
« Harry, tu es bien conscient que ce pouvoir pourrait t'aider dans ton combat contre Voldemort, lui fit alors remarquer le vieil homme. Si tu m'en avais parlé plus tôt, j'aurais pu prévoir une sorte d'entraînement qui t'aurait permis de mieux contrôler cette magie qui t'échappe.
- Je sais mais… je n'étais pas rassuré... Je ne savais pas comment expliquer ce qui m'arrivait... Je pense que je vous en aurais parlé lors des cours que vous comptiez me donner à partir de mi-novembre. Je ne me sentais pas encore prêt...
- Bien, dans ce cas, j'étudierai tout ça. En attendant, essaye de rester calme pour éviter que l'école ne prenne la fuite dès que tu fais une apparition.
- Oui professeur. Je ferai attention.
- Puisque nous en avons fini avec ce problème, j'aimerais maintenant te poser d'autres questions, auxquelles tu n'es pas forcé de répondre en détails. »
Harry sentit ce sur quoi allait tourner la conversation. Il pensa dès cet instant à ses absences aux dortoirs et ses rentrées tardives. Il n'échapperait pas à cet interrogatoire mais il n'allait certainement pas révéler le secret entre Malefoy, lui et Catherine. Le Gryffondor allait partiellement cacher la vérité et il s'en voulait déjà. Cependant, il ne reviendrait pas sur son choix.
« Pour commencer, où étais-tu lorsque tes compagnons de dortoir se sont réveillés en s'apercevant de ton absence ? demanda le directeur en observant les réactions que pourrait avoir son protégé.
- J'étais avec une personne chère à mes yeux, et je ne souhaite pas révéler son nom ni l'endroit où nous nous trouvions pour des raisons personnelles.
- Bien. Y avait-il quelqu'un d'autre avec vous ?
- Non, mentit Harry en tentant de rester le plus stoïque possible. J'étais seul avec elle.
- Es-tu, à un moment donné, sorti de l'enceinte du château ?
- Quelques fois oui. Nous aimons profiter de la fraîcheur de la nuit, argumenta l'adolescent.
- Ca ira, je me contenterai de cela. Harry, sache que je ne t'interdis pas de quitter ton dortoir seulement il faut que tu restes prudent avec les dangers qui te guettent...
- Oui professeur. Je comprends.
- Bon, malheureusement le travail m'attend. Si tu te sens fatigué, tu peux rester ici pour la matinée. Sinon, vas donc rejoindre tes camarades en cours. Sur ce, au revoir Harry. »
Quand il vit Dumbledore partir en refermant la porte de l'infirmerie, le brun soupira. Ca s'était mieux passé qu'il ne le croyait. Le vieil homme n'avait pas été bien curieux et n'avait pas insisté sur certains points. Peut-être avait-il simplement vu que Harry lui mentait... Dans ce cas, le Gryffondor pouvait être certain que désormais, le château serait sous grande surveillance. Enfin, cela ne devrait pas être gênant pour accomplir son idée. Il espérait vraiment qu'elle allait marcher. Il le saurait ce soir. Oui, ce soir...
OoOoO
Hermione et Ron poussèrent une exclamation lorsque Harry les rejoignit devant la salle des cours de Défense Contre les Forces du Mal. Ils se jetèrent presque sur lui, Hermione ne cessant pas de lui demander comment il allait. Quand ils furent enfin persuadés que le garçon n'avait rien, ils le questionnèrent sur ces mystérieuses flammes qui s'étaient échappées de lui la veille. Il eut tout juste le temps de leur promettre d'en parler plus tard qu'une voix s'éleva à leur droite, moqueuse et mauvaise :
« Faites attention, le petit pote Potter pourrait vous enflammer sans faire exprès. Il est tellement doué quand il s'agit de créer des catastrophes.
- Je plains le pauvre Weaslaid, continua Malefoy après Théodore Nott. Il va se retrouver défiguré par Potter avant la fin de l'année. Enfin, comme ça, il pourra toujours demander des dommages pour nourrir sa famille.
- Je pense que c'est plutôt toi qui devrais t'inquiéter la fouine ! rétorqua le roux, contrarié. Il paraît que les accidents arrivent lorsque Harry est énervé ! Et nous connaissons tous ton talent inné pour le mettre à bout ! »
Le principal intéressé ne se mêla pas à la dispute habituelle des Serpentards et des Gryffondors. Il n'aimait pas l'idée que ses amis puissent le fuir par peur de ce qui s'était produit la veille. Il savait qu'ils ne le feraient pas, pourtant l'adolescent avait quand même de la peine dans l'idée d'effrayer les autres élèves. Cela dit, il pourrait en profiter pour se venger de tous ces abrutis... C'est à ce moment qu'il entra enfin une réplique dans tout le tintamarre qui régnait à son sujet.
« Il paraît que cuite à point, la viande de serpent est délicieuse... »
Le groupe visé eut un frisson qui rendit victorieux les Gryffondors. Cependant, en quelques secondes, un sourire prit place sur chaque visage adverse. Harry sut alors ce qu'ils avaient vu ou plutôt qui. Pourquoi fallait-il toujours qu'il arrive au mauvais moment celui-là ? Sans doute était-il programmé pour gâcher sa vie... C'est ainsi que, avec un rictus haineux qui fit sursauter quelques personnes, le brun attendit la remarque du professeur –qui en profiterait évidemment pour enlever des points à sa maison en rejetant de nouveau la faute sur lui.
« Tss Tss. Mr Potter, je vous prierai d'éviter de menacer vos camarades ainsi. Cela pourrait vous valoir plus cher que vous ne le croyez. Mais puisque je suis de bonne humeur, je ne ferai qu'enlever 30 points à Gryffondor. Essayez de retenir la leçon pour une fois. »
Le concerné se tourna face à l'homme, le regardant toujours avec cette même aversion depuis la rentrée. L'épisode du premier cours d'Occlumancie ne le hantait plus car il savait que Rogue ne s'en souviendrait pas. Depuis cette certitude, il n'avait cessé de le haïr encore plus, sûrement pour rejeter toutes les pressions qu'il emmagasinait, Malefoy n'étant plus dans la liste de ses ennemis. Et aujourd'hui, il avait trop de choses à évacuer pour laisser passer l'occasion de répondre à son professeur. Il répliqua donc :
« Je suis tellement ému par votre magnanimité que mon cœur en est tout retourné. Ah, ou peut-être est-ce simplement que le fait de voir vos cheveux si gras me fait horreur. Ou encore votre énorme nez crochu...
- Taisez-vous ou je me verrai obligé de vous mettre une retenue !
- Tout compte fait, continua le balafré qui avait toujours un air menaçant, je crois que c'est simplement vous qui me donnez la nausée.
- Il suffit ! Vous aurez deux heures de retenue, petit impertinent ! Et si vous continuez, je vous emmène de suite chez le directeur ! On verra ce qu'il pense de votre comportement !
- Oh, mais je l'ai vu il y a à peine quelques minutes. Il est très occupé, vous savez. À mon avis, il va surtout penser que vous le dérangez pour des broutilles sans intérêt. Enfin, nous avons assez perdu de temps professeur. Vous rendez-vous compte que cette matière est la plus importante cette année ? demanda le l'adolescent en prenant un air faussement innocent. Vous faites perdre un temps bien précieux à vos élèves avec vos vieilles rancunes. Je n'arrive pas à croire cela. »
Harry sentit soudain une vive douleur à sa joue gauche, là où la main de Rogue venait de le frapper. Il tomba à terre à cause du choc, provoquant l'hilarité de certains Serpentards et l'étonnement chez tous les autres. Le brun ne poussa pourtant aucune plainte car il savait qu'il avait dépassé les bornes. Il ne connaissait pas vraiment la raison pour laquelle il s'était tant énervé. Il se rappelait juste n'avoir pas résisté à l'idée de se venger sur Rogue parce qu'il en avait marre... Peut-être était-ce dû au fait qu'il n'avait pas bien dormi cette nuit-là... D'habitude, la nuit du mercredi au jeudi se passait en compagnie de Catherine car cela apaisait le jeune garçon et lui permettait de rester calme au cours de Défense Contre les Forces du Mal. Cette fois, il avait dormi seul à l'infirmerie, redoutant sa discussion du lendemain avec Dumbledore et déprimé que toute l'école ait découvert son secret. De plus, on en profitait maintenant pour se moquer de lui et de sa magie incontrôlée... Rogue avait juste été la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Il n'était pas complètement fautif, il avait agi comme d'habitude. C'était donc Harry qui était en tort...
« Excusez mon comportement, Monsieur, murmura-t-il tout en se frottant la joue.
- Comment ? demanda le professeur de Potions, persuadé d'avoir mal entendu.
- Il s'est excusé ! s'exclama Hermione d'un ton colérique. Et vous devriez faire de même, professeur ! Il est interdit de frapper un élève, même si celui-ci vous a insulté.
- Miss Granger, il me semble que ma question ne s'adressait pas à vous. Et je me passerai également de votre avis. Mr Potter, je vous enlève vos deux heures de retenue, mais à la prochaine injure que vous formulerez, je n'hésiterai pas à les remettre. Est-ce bien clair ?
- Oui Monsieur, répondit simplement le concerné en se relevant.
- Bien, le cours va donc pouvoir commencer. Que chacun prenne place ! »
OoOoO
« Harry ! C'était vraiment formidable ce que tu as fait tout à l'heure ! T'as été génial !
- Ron ! s'écria Hermione alors que le trio arrivait devant la Grande Salle. Combien de fois je vais devoir te rappeler qu'en le complimentant, tu l'encourages à refaire une telle chose !
- Hermione, répliqua calmement le brun, j'ai bien compris que j'étais en faute. Et même si Ron trouve que mes répliques étaient fantastiques, je peux t'assurer que la douleur que je ressens à la joue le contredit beaucoup.
- Il n'avait pas le droit de te donner une baffe ! s'exclama son ami en s'énervant alors qu'il se rappelait l'évènement. Tu devrais te plaindre à Dumbledore, comme ça il aurait une sanction et il serait peut-être même renvoyé !
- Arrête de prendre tes rêves pour la réalité Ron ! rétorqua la jeune fille sur le même ton. Dans ce cas, Harry pourrait l'être aussi pour avoir manqué de respect à un professeur et l'avoir insulté. Et si Rogue n'était plus là, qui pourrait nous faire cours ?
- Tu ne songes qu'aux cours ma parole ! Il l'a frappé ! Qu'il assume !
- Il a déjà enlevé la punition de Harry ! continua-t-elle, exaspérée. C'est sa façon de regretter son geste !
- Mais arrête de le défendre !
- Je ne le défends pas Ron ! Je t'explique simplement que l'affaire est close ! De plus, si Rogue a agi ainsi, c'est certainement sur le coup de la fatigue ! T'es-tu déjà posé la question de savoir à quel point il est difficile d'enseigner deux matières à la totalité des élèves de Poudlard ? Déjà qu'en temps normal, un professeur n'a pas beaucoup de temps pour lui alors imagine-toi sa situation ! C'est absolument invivable ! Même avec d'excellents moyens et des potions revigorantes, il doit beaucoup en pâtir !
- Tu vois que tu es de son côté ! Tu lui cherches des excuses ! »
Harry soupira. Les disputes entre ces deux-là pouvaient durer longtemps et ça l'embêtait. Il n'avait même pas envie de s'en mêler cette fois. Il ouvrit donc les portes de la Grande Salle et partit rejoindre la table des Gryffondors sans vérifier si ses amis le suivaient. De toute manière, il était facile de les repérer à leurs cris retentissants. Et l'adolescent se maudit intérieurement lorsqu'il comprit que Ron et Hermione étaient juste derrière lui. Voilà, maintenant tout le monde regardait dans leur direction, les Serpentards avec des regards amusés, les Gryffondors une lueur intéressée, les deux autres maisons des yeux interrogateurs. Le jeune garçon posa une main sur son front, signe qu'il était agacé. Il s'assit ensuite à sa place et attendit patiemment que les deux autres s'aperçoivent de ce qui se passait dans la pièce. L'air gêné, Ron se stoppa net en pleine phrase et s'installa, le visage rouge tomate. Hermione eut à peu près la même réaction, se traitant d'imbécile et lançant un regard dur au rouquin, lui faisant savoir que c'était sa faute s'ils s'étaient fait remarquer. Les conversations reprirent donc et le repas se passa plutôt bien, Harry dérivant toujours sur autre chose que son histoire avec Rogue.
OoOoO
La soirée était bien entamée. Harry, Ron et Hermione se trouvaient dans la Salle Commune et discutaient tranquillement devant une partie d'échecs version sorciers entre les deux garçons. Le rouquin menait bien sûr la partie, comme toujours, mais son adversaire ne se décourageait pas. La jeune fille, quant à elle, les regardait tout en tentant de convaincre Harry de rester ici cette nuit.
« Tu sais que ce n'est pas une bonne idée de sortir ce soir... Les professeurs doivent surveiller la totalité du château... Ils ne peuvent pas te perdre de vue.
- Oui tu as raison mais j'ai tout prévu, t'inquiète pas. Avec ma cape d'Invisibilité et ma carte du Maraudeur, je pourrai échapper à n'importe qui. Fais-moi confiance, d'accord ?
- Et tu n'as pas peur des réactions que pourraient avoir les garçons de 6ème année lorsqu'ils verront qu'aujourd'hui non plus, tu ne seras pas dans le dortoir ? demanda Ron tandis qu'il avançait son cavalier dans le but de prendre un pion adverse.
- Bah, ils ont découvert mon secret alors ça n'a plus d'importance, répondit le concerné d'un ton très calme. Allez, ne vous en faites pas. »
Ce fut ainsi qu'il réussit à les convaincre une nouvelle fois de le laisser partir. Harry savait que depuis leur dernière dispute, ses amis n'osaient pas trop le couver. Il avait besoin d'être libre, ils le comprenaient bien. Ainsi, après leur longue partie d'échecs gagnée par Ron, le jeune garçon prit le nécessaire et passa par l'ouverture du tableau, sans omettre de souhaiter une bonne nuit aux deux Gryffondors.
Le brun se retrouva dans le couloir avec sur lui sa cape d'Invisibilité. Il avait eu raison de la mettre avant de sortir car à peine quelques secondes plus tard, le professeur McGonagall traversa le couloir d'un œil très attentif. Harry retint sa respiration pour ne pas que la vieille femme décèle sa présence, puis il relâcha son souffle lorsqu'il la vit disparaître au détour du couloir. Il prit alors sa carte, prononça la formule et observa les alentours. Malefoy était caché dans une salle d'étude et personne ne semblait se trouver près de lui. Entre eux se trouvaient de multiples couloirs et intersections, mais ce n'était pas le plus important. En dix minutes, il l'aurait rejoint. Le problème, c'était que sur le chemin se trouvaient trois obstacles vivants : les professeurs Chourave, Flitwick et surtout Rogue... L'adolescent réfléchit puis décida que seul le professeur de Potions pouvait s'avérer dangereux car il savait que Harry possédait une cape d'Invisibilité. Il longea donc les couloirs, allant à la rencontre du professeur de Botanique sans pour autant ressentir la moindre crainte. Il la croisa dans le couloir sans qu'elle réagisse et continua son chemin, tout sourire. Après avoir fait de même pour Flitwick, il changea de direction, ce qui le fit arriver dans la salle d'étude avec quelques minutes de retard.
Malefoy était là, agitant nerveusement ses mains après avoir entendu la porte s'ouvrir. Il se leva de la chaise où il s'était installé et demanda avec une certaine froideur qui montrait sa prudence :
« C'est toi Potter ?
- Qui croyais-tu que c'était ? demanda le Gryffondor, l'air amusé. Le professeur Rogue ?
- Il traîne dans le coin je te signale ! Ah, je ne sais pas ce qui m'a pris de suivre ton plan débile ! Bon, enlève ta foutue cape, j'en ai marre de ne pas savoir où tu es !
- Parle moins fort si tu ne veux pas qu'on nous entende, chuchota une voix tout près de son oreille.
- Quand est-ce que...
- Shhh, tais-toi. Rogue n'est pas loin, effectivement. Je n'aimerais pas qu'il nous surprenne maintenant. Allez, on va pouvoir partir. »
Sans attendre, Harry recouvrit le blond de la cape et ils se retrouvèrent presque collés l'un à l'autre, ce qui eut pour effet de faire rougir le Serpentard. Heureusement pour lui, le balafré n'avait rien vu de son embarras. Ils partirent ensuite en direction de la Tour d'Astronomie d'un pas lent et attentif afin de passer inaperçu devant les surveillants de l'école. Ils allaient bientôt pouvoir réaliser le plan insensé qui avait germé dans la tête du Survivant.
Voilà, le chapitre est fini. Je laisse le suspense quant au plan de Harry pour continuer à voir Catherine. C'est à vous de deviner ! Quoique, je ne sais pas si vous y arriveriez. Mais vous pouvez toujours essayer ! Pour cela, c'est simple, vous cliquez sur le petit bouton en bas à gauche et vous écrivez votre proposition. Je suis curieuse de savoir à quoi vous pensez ! (Et si vous ne voulez pas participer, cela ne vous empêche pas d'écrire un petit quelque chose. C'est toujours encourageant de constater que ce qu'on écrit plaît aux autres. Ainsi, vous prenez part à la sauvegarde des auteurs déprimés qui pensent que leur fic est nulle.) Bon, j'arrête de vous embêter lol. J'essaierai de poster la suite dès que possible. À la prochaine !
RAR pour ceux dont je n'ai pas l'adresse :
Sorakat : Kikoo toi ! Mais nan, je n'ai pas mis tant de gays que ça (Suis-je crédible ?) ! Enfin, c'est pour la bonne cause tout ça ! Chaque personne fait partie d'un tout et a un rôle capital à jouer ! Et puis, sois rassurée, il n'y aura pas que des gays dans ma fic. Allez, bisous : )
Jojo la biscotte : Salut ! Contente que tu aimes toujours ma fic ! Pour le nombre de chapitres, je voulais en faire une cinquantaine mais bon, ça peut toujours changer d'ici là.
