Bon, vous savez quoi ? C'est bourré de fautes. :D Je sais, certains vont enrager. J'accepte qu'on me traite l'illettrée, si ça vous fait plaisir !
En tout cas, bonne lecture !
Chapitre 9: Regretteras-tu à présent ?
POV Sirius Black.
Je me lève. Je me lève pas. Bordel pourquoi ne peuvent-ils pas ouvrir à la personne qui frappe à la porte comme un dément depuis plus de trois minutes ?
Les coups redoublèrent, dans peu de temps la personne qui attendait impatiemment allait surement s'impatienter et pousser des cris. En même temps, les gens normaux et responsables ne se couchent et ne se lèvent surement pas aussi tard. C'est donc moi qui suit en faute ?
« JAMES ! Va ouvrir ! » criai-je en jetant mon oreiller sur ma tête. Je n'avais définitivement pas envie de me lever. Peut-être que c'était le propriétaire, qui en avait sans doutes assez que les voisins se plaignent des « drôles de bruits et des cris d'oiseaux » qu'ils y avaient à l'appartement du second étage. Dans ce cas, il valait mieux que James se lève vite. Quant à moi, le frigo pourrait bien brûler ou tombait en panne que je ne me lèverais pas.
« JAMES, c'est Lily à la porte ! » criai-je
« MES FESSES ! » répondit-il.
« VA OUVRIR ! » entendis-je crier Remus et Peter.
« OK ! CA VA ! » Hurla-t-il résolu.
On entendit un grand craquement, une sorte de juron, un gros truc qui fonce dans une porte. Aucun doute James s'était levé. Je m'enfonçais bien au chaud dans mes draps alors que je l'entendais se traîner dans le couloir en soupirant et grognant. J'allais me rendormir quand j'entendis un grand cris en direction de l'entrée. Je sursautai en faisant tomber le contenu de mon lit sur le carrelage. J'attrapai des vêtements, ou du moins ce qui pouvait en être et les enfilés rapidement. J'ouvrai la porte en passant une main dans mes cheveux, nerveux de ce qui aller s'offrir à mes yeux. Je tournai dans le couloir, une chaussette en moins. J'ouvris de grands yeux alors, le cris que j'aurais voulu émettre au fond de ma gorge.
« Lily ? » demandai-je, en m'avançant vers elle.
James et Lily face à face pour la première fois depuis presque un an, les yeux dans les yeux, comme pour traduire quelque chose d'intraduisible. Un corps frêle et fatigué devant un autre débraillé, prit de cours. Aucun d'eux ne me regarda, ils semblaient enfermés dans une sorte de bulle, effaçant le reste du monde alentour, tentant de se dire le fond des choses dans le silence, toujours ce silence. Elle crispa ses mains, refusant de diriger ses yeux sur autre chose que ceux de James. Que devais-je faire ? Ils étaient incapable de se dire les choses, les choses essentielles, un simple Bonjour, comment vas-tu ? Les mots que l'on dit d'habitude, des mots de tous les jours, simples et formels comme le monde. Incapable de se comporter comme des humains normaux, passant d'abord le stade de la première rencontre.
La prochaine fois, ils pourront se dire Bonjour Lily, Bonjour James. Ou peut-être se parleront-ils comme des vrais connaissances, partageant ou ayant partagé quelque chose, avant, ou bien un sentiment passé se répercutant dans notre présent. Comment traduire se qu'ils étaient à ce moment là ? Deux sortes d'âme en peine, coincées dans cette apathie qu'ont les malades condamnés à mourir, souffrant d'une maladie douloureuse et incurable. James bougea une main de côté, comme pour toucher Lily mais finalement elle retomba contre sa hanche, molle et inerte.
Elle fixa cette main, comme un gage de sincérité, comme si ce simple morceau de chair allait pouvoir renouer tout ce qu'elle avait voulu renouer. Pendant un moment, mon coeur tomba dans mon estomac alors que je réalisais que mon passé était semblable au leur, tellement semblable que j'eus envie à cet instant de courir vers celle qui avait détruit toute joie en moi et avait provoqué la perte de l'amour et pire encore le désir de se battre pour une chose belle.
Qu'est-ce-que je faisais ici ? Ruminant mon chagrin, comptant le nombre de jour qui me séparaient de ma perte, pensant à la haine que je vouais à Emily Grant, me plongeant dans un désespoir pathétique qu'ont les drogués en manque de cocaïne. Je n'avais qu'une seule chose à faire. Oublier, ou du moins, faire semblant d'ignorer ce que nous nous étions fait un jour, parce que je savais, même si j'essayais de me convaincre du contraire, que je l'aimais toujours. Non, ce n'était même pas de l'amour, c'était un sentiment obsessionnel, lamentable, presque sado-masochiste, mais qui me faisait aspirer à un avenir meilleur, impossible sans elle. Au moment où Lily tendit sa propre main, j'eus envie de sauter par la fenêtre.
Ce geste, simple et innocent, ne voulant dire rien de plus que les choses essentielles, cette main qui voulait dire: L'essentiel, c'est que nous soyons ensemble. La guerre n'est pas nécessaire, l'oublie non plus. Je ne veux pas t'oublier car j'en suis incapable. Nous souhaitons être heureux, nul besoin de nous dresser des obstacles infranchissables. Le bonheur est cette main que je te tend, que je te tendrais autant que tu le désireras, tant que tu continuera à penser à ce que je suis et à ce que tu es, et aussi à ce que nous sommes ensemble, l'incarnation d'un sentiment, deux êtres ne faisant que s'aimer comme tout les autres, se haïssant comme les autres aussi. Qu'est-ce-que je représentes aujourd'hui pour toi, à par le doux reflet de notre passé, je veux parler du passé qui nous donne un sourire aux lèvres, pas celui qui nous a fait du mal. Il faudra vivre avec, et avancer. Le futur sera aussi beau, fais-moi confiance. Qu'est-ce-que nous sommes ? Que sommes nous finalement ? Nous nous vouons une haine inhumaine, prenant presque plaisir à voir l'autre se languir, dépérir. Des Hommes comme les autres, ou peut-être différents, qu'est-ce-que tu veux que je te dise, à part que nous sommes des idiots finis ? On cherche toujours à faire compliqué. Si, je t'assure, on cherche nous même à nous compliquer l'existence, à emprunter des chemins escarpés nous menant au bonheur. Alors, Pourquoi ? Parce que justement nous sommes des Hommes, et que c'est comme ça et qu'il ne faut pas chercher à comprendre. Pourquoi ci, et pourquoi ça ? Qu'est-ce-que tu veux que je te dise de plus à part que je t'aime, et que je meurs d'envie de te le hurler dans les oreilles pour que ça se répercute au fond de tes entrailles. Bordel, je t'aime et tu m'aime, qu'est-ce-qu'on fout là comme deux débiles à se regarder dans le blanc des yeux ?
Cette main qui se tend, inébranlable, des yeux qui la fixe, une autre main qui remue, imperceptiblement. En moins de temps qu'il n'en faut pour tourner la tête, deux cons qui se jettent l'un sur l'autre, presque bestialement, comme un trop plein d'émotions, comme un succession de non-dits qui en une seconde sont dévoilés dans le moindre détails. Qui a dit que les mots étaient essentiels pour se comprendre ?
Je tombais contre le mur à côté de moi, en ne les quittant pas du regard, heureux pour eux et en même temps malheureux, car je n'avais pas à droit à ce genre de chose moi.
J'avais le droit à des pleurs, des non-dits jamais dits, des regards fuyants et un silence qui ne voulait rien dire. La tête d'une femme est bien plus compliquée que l'on voudrait bien le croire, mais Emily, c'était le genre de femme génétiquement modifié, sorte d'OGM sur-puissant. Et qu'est-ce-que tu veux comprendre à ça toi ? T'as toujours était nul question sentimentalité ! C'était vrai, aussi vrai qu'une simple addition, aussi vrai que l'être humain ait besoin de respirer pour continuer à vivre. Il est nécessaire de se comprendre pour pouvoir s'aimer correctement. Nous n'avions jamais rien fait de correct. En bons meilleurs amis que nous étions, nous avions couché ensemble, entretenant une relation tordue et mal définie. Elle m'avait considéré comme un frère et m'avait ensuite haït comme un ennemi. Qu'est-ce-que tu veux faire avec ce truc aussi immoral et destabilisateur ?
Bon d'accord, tu es loin d'être un ange, même très loin. Tu t'es tapé tous ce qui pouvait avoir une jupe et une paire de seins, tu l'a abandonner alors qu'elle avait besoin de toi, ignorant la promesse que tu lui avais faite, et pourtant ce jour là, tu avais été sincère, tu n'avais jamais penser que l'amour puisse te rendre aussi con. Maintenant tu réfléchira en ce qui concerne les promesses impossibles. Comment tu penses maintenant, tu ne le sais même plus, dans ta tête règne une véritable anarchie. Faisons le point, l'aimes-tu toujours ? Certainement, mais oseras-tu lui dire ? Peut-être pas, car tu redoutes ce regard qu'elle t'as autrefois jeté quand tu le lui as dit. Lui pardonneras-tu ? Tu sais que ça risque d'être difficile, ce serait presque comme changer la façon de penser de James. Quasiment impossible et pourtant tu sais bien que le cerveau est quelque chose de compliquer.
Mais, il n'est pas question de ta tête mon pauvre Sirius Black. Ta tête marche aussi bien qu'elle le peut. Non, non, ce qui défaille en toi, c'est le truc qui te sert de coeur. Le sens-tu ? Là contre ta poitrine, vivant, battant. Mais battant pour quoi ? Pour qui ? Pour elle. Ca devrait te suffire à faire les bons choix, non ? Alors qu'attends-tu là, toujours à réfléchir avec ta tête ? Où est donc passer le goût de l'aventure, le goût du risque. Le courage tu l'as eu, peut-être même que tu l'as toujours. Il te faut partir, là, maintenant. Aller la chercher sans réfléchir avec l'encéphale, tu es pourtant une personne qui fonce avant de penser. Mais tu as peur. Peur comme un enfant étant seul sur quai de gare, pétrifié comme si Voldemort était là devant toi. Emily ou Voldemort ? Qu'est-ce-que ça peut bien changer. Elle t'a tuer comme il pourrait te tuer. Et alors, ne rêves-tu pas de l'affronter lui, le seigneur noir ? Alors, pourquoi n'affronterais-tu pas Emily ?
« Sirius ? »
Je sursautai en tombant presque à terre, revenant soudain à la dure réalité. James et Lily, main dans la main, comme des adolescents timides, me regardaient, les joues rosies par l'émotion, les yeux brillants de bonheur et de pitier. Quoi de pitier ? Ils avaient sans doutes été gênés de s'embrasser à pleine bouche devant le pauvre crétin seul et mal aimé.
« Félicitation les amis. » Dis-je en tournant les yeux vers l'horloge. Il était onze heure, Emily devait être en cours. Je devrais donc attendre encore un peu. Ils restèrent plantés là, comme deux pantins désarticulés, toujours me fixant avec un regard inquiet. Lily s'apprêtait à me dire quelque chose. Quelque chose de grave car ses lèvres tremblaient et ses mains étaient à présent crispé à celle de James.
« Écoute Sirius. Peut-être que ça te sera égal ce que je vais t'annoncer... » commença-t-elle, en lâchant James pour faire un pas vers moi. Elle s'arrêta devant mon visage pâle. Aucun doutes, ça concernait Emily. Elle essaya de trouver les mots, en passant une main sur mon épaule.
« Dis, tu as découvert qu'on voulait ma peau ou quoi ? » demandai-je en riant jaune. Ses yeux s'humidifièrent de larmes salées. James me regarda en se mordant la lèvre inferieur.
« Bordel, c'est vraiment très grave ou quoi ? » Lily poussa un petit cris.
« Non. Ce n'est pas spécialement grave, ça dépend de ton point de vu
-Tu comptes jouer aux devinettes pendant combien de temps encore ?
-Sirius, tu te calmes. Soupira James
-Toi, tu te tais. Lily ? Demandais-je en grognant.
-Emily...
-Oui, Grant ?
-Elle est...
-Morte ? Hallelujah, ouvrons le champagne ! Hurlai-je »
Ils me regardèrent, comme face au diable. Bordel, pourquoi étais-je toujours obligé de sauver les apparences ? Éprouver des émotions, c'est être humain non ? Un homme est un humain, alors c'est quoi ces trucs à la con qui ont fait qu'un homme ne doit pas pleurer ?
« Elle est partie Sirius »
Cette phrase sonna comme un chant funèbre, les battements de mon coeur jouant soudain le rôle de tambours. Partie. Encore une fois, partie. Plus partie encore que la dernière fois. Cette fois-ci son corps s'était enfuie avec son coeur. Je ne pouvais plus rien rattraper.
« Tu sais Lily, ça fait déjà un moment qu'elle était partie »
Elle ne comprit pas, s'acharnant à me demander une explication avec son regard émeraude. Je claquais la porte de ma chambre, en m'appuyant sur le bois, le regard vide d'émotions. Je devais pleurer ? Je devais hurler ? Je devais me suicider ? Mais bordel, elle est encore partie, elle s'acharne à me faire du mal. C'est un démon, un être maléfique. Comment peut-on torturer autant un seul être en ne le touchant pas du doigts ou du regard ? Devais-je me lancer dans la psycholomagie ?
« Je te maudis, Emy Grant. Je te maudis. Si tu savais comme je te déteste. Si tu savais comme j'ai envie, en ce moment même, de t'égorger. Parfaitement, de t'égorger. J'espère que tu entends ou que tu devines mes paroles et mes pensées. J'ai envie de te tuer. Une morte lente et douloureuse, comme celle que tu m'inflige. Tu ne sais faire que t'enfuir. Tu ne connais que la facilité, aucun obstacle. Aucun. »
