Fin de la semaine. Sirius était comme une puce électrique. Il n'était plus ressortit depuis ce fameux soir. Après la discussion avec Rémus, il avait décidé de se reprendre en main. Il devait être plus fort et responsable pour ses enfants. Et pour Severus. De son côté, Harry redoutait cette entrevue. Comme le pensait Draco, il avait oublié une bonne partie de la soirée. Il avait comme des flashs ou il se voyait embrasser Draco, le toucher. Mais il ne pouvait pas vérifier ses visions. Ron n'avait vu qu'une petite partie sur la piste de danse. Or lui ce souvenait d'une sorte de salle de bain.

« Bonjour tonton. » fit Charles en enlaçant Sirius. Il était revenu le matin même pour pouvoir revoir son oncle. Charles était très famille comme son père avant lui. Il voulait être avec eux, les connaître... Sirius avait vraiment eux l'impression de voir en lui Regulus la première fois. Mais finalement. Depuis la vidéo, il reconnaissait quelques traits de Romane. Il avait la peau en peu plus mate que celle des Black et son nez légèrement en trompette.

« Salut petit » fit il en lui rendant son accolade.

Il cherchait ses enfants du regard et les aperçu au loin sur un canapé. Lorsqu'il croisa le regard d'Aline, la jeune fille fit un grand sourire accompagné d'un salut discret. Elle mit au coup de coude à son frère qui se contenta de détailler Sirius.

Ruth alla saluer Harry et les autres. C'était rare de voir la jeune fille sympathiser avec des nouvelles personnes, parce qu'elle était très méfiante l'air de rien. Mais avec Harry elle sentait que le courant pouvait passer. Ils avaient tous les deux beaucoup de points communs. Et il n'avait pas peur d'elle contrairement à beaucoup de monde. Albus arriva et demanda à tous de s'asseoir.

« Où sont Draco, Blaise et Pansy ? » demanda Harry à Ruth.

« Cette réunion ne les concerne pas vraiment, ils en auront juste le résumé dans quelques jours. Mais t'inquiète Draco ne t'oublie pas. »

« Je ne dis pas ça pour ça. »

« Mon œil Don Juan. »

« Bon tout le monde je demande votre attention. » cria Albus. « Nous allons vous indiquez les changements qui vont arriver. Comme le savent déjà les Petits Princes. Je ne serais plus directeur la rentrée. »

Cette annonce fit échos à des protestations dans la salle de la part des élèves.

« Calmez vous les enfants. C'est Severus qui va me remplacer. Choix du ministère. »

« C'est sensé nous calmer ! » chuchota Ron à Hermione.

« Cette année, Charles, Gaspard et Kim vont vous accompagner. Je compte sur vous pour rester le maximum avec eux et collaborer. Il faut que vous formiez la résistance à Poudlard. Essayez d'allier un maximum de personnes. Ruth va dès demain infiltrer le camps adverse avec Anthony. Ils ne vont sûrement plus rentrer des vacances. Ils ne pourront pas non plus nous joindre. Draco assurera le relais pour les infos. Il a une grande liberté de mouvements du à sa position. Il est fort probable que Ruth vous rejoigne à Poudlard à la rentrée. Je ne sais pas encore sous quelle identité. »

Anthony était collé à Kim. Les deux jeunes n'allaient pas se voir de si tôt. Lui, allait sûrement rester près de ses parents au manoir Malfoy et elle irait à Poudlard à la rentrée. Mais la guerre demandait des sacrifices. Le jeune homme ne voulait pas laisser sa sœur toute seule et de toute façon, il était trop vieux pour aller à l'école.

« Harry, Ron et Hermione. Vous avez une quête. Sachez que même si personne ne sait de quoi il s'agit, tout les adhérents des Petits Princes seront disposer à vous aidez. On les à fait jurer par serment inviolable. Je vous donnerai les adresses, les photos et les codes mis en place pour se reconnaître. Tonk, comme vous êtes proche du terme, je vous conseille de rester au locale des petits princes et d'assurer l'intendance avec Gwen. On a depuis peu une infirmière et Aline est en cours de formation. Elles pourront vous aider le moment venu. Madame et Monsieur Weasley, on a penser à vous pour notre camps de réfugier au Canada. On manque de personnel pour s'occuper de l'organisation du camps. Si vous êtes d'accord vous partirez en même temps que Nathan. »

« On accepte. » dit immédiatement Madame Weasley, contente de pouvoir être utile.

« Génial. Pour les autres, on continue comme avant. »

Après ce discours, les personnes formèrent de petits groupes pour discuter des détails. Alice en profita pour aller voir Sirius.

« Salut. »

« Salut. »

« C'est bizarre. »

« Oui. » avoua son père.

« Tu veux qu'on aille discuter dans ma chambre ? »

« Allons y. »

Sirius entra dans une petite chambre bleu, avec plein de dessins, de posters et de photos accrochés au murs. Une vrai chambre d'adolescente. Sirius s'attarda sur une photo de Severus et Regulus sur un banc avec chacun un des jumeaux sur les genoux et au milieu sa mère. Il n'en croyait pas ses yeux.

« C'était en Irlande. Il y a longtemps. » commenta Aline. « On était allé rendre visite à la mère de Regulus. Elle était si gentille. »

« Gentille ? Ma mère. »

« Ah oui c'est vrai. J'ai encore du mal à me faire à l'idée que tonton Reg était ton frère. C'était donc ma mamie ! Wouaw. Mais pourquoi t'as dit ça ? Elle était très gentille. »

« Non, pas avec moi. On ne s'aimait pas. »

« C'est pas ce que m'avait dit Reg. Il m'avait dit qu'elle t'adorait. Que c'était même toi le préféré. Qu'à la maison il ne parlait que de toi. Elle était très triste quand t'es parti. Regulus à tout fait pour la faire oublier mais rien à changer. Depuis t'as mise en prison elle était même dépressive. Quand on allait la voir aussi, mais moins qu'avant il disait. Elle nous chantait des berceuses, nous faisait des câlins. Elle traitait toujours papa et tonton Reg de sales traites à leur sang et Romane avait le droit à des surnoms encore pires » ria la jeune fille. « Mais cela ne l'empêchait pas de les aider. Elle disait que toi et tonton avaient détruit l'honneur de la famille en traînant ou en se mariant avec des moldus, mais que vous restiez de la famille. Et qu'elle ferait tout pour sa famille. »

« Mais Severus. Enfin il n'était pas de la famille. A moins qu'il lui ai dit pour vous. »

« Je ne crois pas qu'il lui ai dit quoi que ce soit. Elle disait que Gaspard lui faisait pensait à toi petit. Toujours en train de la faire tourner en bourrique. Je crois que ça lui suffisait. J'ai jamais entendu papa lui confirmer la chose. Je lui ai demandé moi une fois pourquoi elle était si gentille avec nous ? Elle m'a dit qu'on était les seules personnes qui venaient encore. Qu'on venait autant que ses propres petits enfants donc elle ne voyait pas pourquoi elle nous traiterai autrement. Puis elle a fini par ''Maintenant arrêtes d'être curieuse petite cracmole''. Venant d'elle s'était affectueux. »

« Tu viens de m'apprendre des trucs sur elle que je n'aurais même pas imaginer. Je l'ai toujours vu comme une vielle femme intolérante. »

Aline se sentit gênée, ce n'était pas à elle de parler de sa mère.

« Papa. » tenta-t-elle « J'ai quelques questions pour toi. »

« Oui. » dit Sirius encore sous le choc que la gosse l'appelle si facilement papa.

Elle sortit une liste de son tiroir. « Alors c'est quand ton anniversaire ? »

« Le 7 septembre. »

« Et ta couleur préférée ? »

« Le noir. »

« Comme papa. Bon. Et est ce que tu aimes le chocolat ? »

La liste continua encore ainsi pas mal de temps et Sirius l'obligea à répondre elle aussi à toutes ses questions.

« Aline, il faudrait revenir au salon. Les autres vont se douter d'un truc. Mais on se revoit très vite. Dès demain si tu le veux. »

« OK. Mais tu pourrais encore répondre à une question avant ? » Sirius compris de quoi parlait Severus. Elle utilisait la même technique que lui pour obtenir ce qu'elle voulait, tête sur le côté, yeux de chien battu.

« Vas-y »

« Est ce que toi tu aimes encore papa ? »

Il rigola à la question. « Je ne crois pas que ça te concerne jeune fille. »

« S'il te plaît. »

« Tu lui à poser cette question à lui ? »

« Peut-être. »

« Il a dit quoi ? » fit il intéressé.

« Je ne te dirais rien tant que tu ne m'aura rien dit. »

« Petite manipulatrice. Je reconnais bien ton côté Snape. Bon je te le dis mais ça reste entre nous. Je crois que j'ai toujours aimé ton père. Mais pas forcément consciemment et certainement pas de la bonne façon. Aujourd'hui, je l'aime très fort, un peu comme au début. Non plus fort qu'au début. Seulement je ne crois pas que ça suffit. »

« Tu lui as dit ? »

« Non. Il va me rejeter. C'est pas le bon moment. »

« C'est la guerre. Pourquoi crois tu qu'on précipite les choses ? Il ne faut pas attendre le bon moment. Sinon il sera peut-être trop tard. »

« Je le sais que trop. Tu crois que cela me fait pas mal de me dire que je ne pourrait peut-être ne jamais connaître ton frère parce qu'il n'est pas près à me voir. Mais Severus... Si je me trompe une fois, si je vais trop vite, si je le fais douter de moi. Il peut tout arrêter. Fini. On se parlera plus. Je ne pourrais plus te voir. J'ai peur Aline. Je ne veux pas tout perdre. Encore. »

Aline compris qu'il était mal. Elle alla l'enlacé. « Hé ! Tu m'as maintenant. Et je ne suis pas à mon père. Il ne peut pas m'interdire de te voir. Je suis ta fille aussi. Pour toujours. C'est bon pour aujourd'hui. On va retourner la bas. » dit la jeune fille. « Merci de m'avoir fait confiance. »

« Et toi merci pour tout. »

En sortant ils virent Gaspard qui attendait devant la porte.

« Aline tu peux nous laisser. » demanda son frère.

La jeune fille parti en souriant quoi qu'un peu perturbée par le ton dur du jeune homme.

« Gaspard. Ravi de te voir. »

« Heu je voulais juste te rappeler notre marché. » dit il avec dédain.

Sirius fut déçu. Il ne voulait pas lui parler, se confier. Il voulait juste éviter que son affaire s'ébruite. Au moins il allait droit au but.

« Tu comprend. Je savais pas que t'était l'ex de papa quand je t'ai demandé ça. J'espère que ça tient toujours. »

« Ton père. »

« Quoi ? »

« Je suis pas seulement l'ex de Severus, je suis ton père. »

« Ouai si tu veux. Enfin voilà. On est d'accord. Ça reste entre nous. »

« Je t'ai dit oui. Même si je ne suis pas d'accord. Vous mériteriez une bonne leçon. Toi et ta cousine. »

« Mais pour qui tu te prends ? »

« Pour ce que je suis voyons. Ce n'est pas saint ce que vous faites. Vous êtes totalement inconscients. Vous êtes trop jeunes pour sortir jusqu'à pas d'heure. Vous vous soûlez au point de devoir vous faire vomir. Et puis mentir à tout le monde ! »

« Tu n'as pas à me donner de leçon. Mes histoires ne te concernent pas ! »

« Si tu entraînes mon filleul avec oui. Une fois ça va et c'est pour ça que je passe l'éponge mais que je ne vous chope plus dans cet état avec Harry. »

« Il est majeur et on ne la pas kidnapper. Maintenant si le sort de ton précieux filleul t'intéresse tellement. Vas lui parler ! Moi j'en ai rien à foutre de vos histoires ! »

Sur ce Gaspard alla rejoindre les autres. Sirius lui courra après dans le couloir, mais perdit sa trace une fois arrivé dans le hall. Lorsqu'il le retrouva, Gaspard était entre Harry et Ruth. Pas con son gosse. S'il voulait lui parler, il fallait qu'il se dévoile à Harry et il savait pertinemment qu'il ne lui apprendrait pas cette nouvelle comme ça, au milieu des autres.

« Black. »

Sirius se retourna. « Snape. Pourquoi tu chuchotes ? »

« A ton avis ? »

« Ça fait encre plus suspect. »

« N'importe quoi. Dit moi plutôt comment t'as fait pour énerver le petit en seulement deux minutes ? »

« J'ai un don pour énervé le gens tu te rappelles ? »

« Malheureusement. »

« Alors. Il voulait quoi ? »

« Je peux pas te dire. Je lui ai promis. »

« Nada. Tu lui promets rien du tout ! »

« Quoi t'es jaloux. »

Severus grogna.

« Est ce que je pourrais voir d'autres vidéos ? » demanda Sirius.

« C'est ça change de sujet. Bon tu veux en emmener avec ce soir ? »

« Et comment je les transporte gros malin ? Je rentre sous forme canine je te rappelle. Avec de vielles VHS dans la gueule je suis grillé direct ! On pourrait faire comme l'autre fois. »

« Je te vois venir. » sourit Severus. « Pas question. Tu vas encore rester coincer ici. »

« Et alors ? T'as peur qui se passe quelque chose ? » dit Sirius avec une once de défit.

« Arrêtes avec tes sous-entendus ridicules ! »

« Je passe ce soir. Comme la dernière fois. OK ? »

Severus hocha la tête et parti chercher Albus. Il avait besoin de crier sur quelqu'un. Sirius, satisfait, alla chercher Charles pour voir s'il s'était entraîner pour devenir animagus. Après tous il avait promis au petit de l'aider et tenir ses promesses faisait partit de son changement.

Aline de son côté tira son frère en dehors du groupe. « T'as vu ? Ils se sont parlés. »

« Qui ça ? »

« Les parents ! »

« Oh, mais arrêtes. Sirius n'est pas notre père. Pas comme papa en tout cas. »

« Mais il peut le devenir ! »

« C'est un peu tard. Pourquoi tu veux tellement que ça marche ? »

« Tu ne veux pas que papa soit heureux. »

« Je pense pas que ce type puisse le rendre heureux. Il ne pense qu'à son filleul. Et puis on a pas besoin de lui notre famille est assez grande comme ça. »

« Mais papa est si seul ? »

« Il nous a nous. »

« C'est pas pareil bêta. Je crois que tu veux simplement pas partager ton papa. »

« T'es ridicule. » dit il en partant.

« C'est ça fuit ! C'est ce que tu fais toujours quand il y a quelque chose qui te plaît pas. Un jour ça va te retomber dessus Gaspard. »

Le soir même, les adolescences se couchèrent tôt. Pour Ruth et Anthony, le grand jour approchait. La jeune fille avait fait une fête d'adieu la veille avec la petite bande. Elle avait fait une nuit blanche et était pressée de retrouver son lit. Anthony passait ses journées enfermé avec Kim. Ça avait été leur dernière semaine ensemble. Le couple était plus amoureux que jamais. A partir de minuit, il n'y avait plus de bruit. Comme la dernière fois Severus attendait Sirius à la porte de derrière. Il enchaînait clope sur clope depuis près d'une demi heure.

« Enfin ! »

Sirius se retransforma. « Désolé. Mais les jumeaux étaient en bas en train de picoler. J'ai du attendre qu'ils sortent pour en faire de même. Je te jure j'en ai marre que tout le monde dorme chez moi. Harry, Rémus et Tonk. OK je les ai invité. Mais les autres. Ils ont beau être gentils je commence à en avoir ma claque. »

« Qu'est ce que je dois dire. Depuis qu'on a créé les Petits Princes et acheté cette entrepôt, j'ai l'impression de vivre en foyer. J'ai mes quartiers comme à Poudlard. Mais t'as vu le mal qu'on doit se donner pour ne pas qu'on te voit entrer ! »

Severus ferma la porte comme la dernière fois. Et les deux s'installèrent sur le lit. « Septembre 1982. » annonça Severus.

Romane était en train d'ajuster le cartable d'Anthony.

« Maman. Pourquoi on doit aller à l'école ? »

« Pour apprendre plein de choses » dit Romane avec un grand sourire.

« Et toi aussi t'y vas ? »

« Bien sûr. Pour devenir une vraie infirmière. »

Nathan arriva en tenant les main de Ruth. Il essayait de la faire marcher.

« Papa je peux pas rester ici pour t'aider. »

« Bien tenter jeune homme » dit Regulus derrière la caméra. « Mais je suis assez grand pour m'occupez de trois bébés. Oh j'y crois pas je suis une vrai mère au foyer. »

Romane se tourna vers la caméra. « Et moi mon chéri, je m'en vais travailler pour subvenir au besoin de la famille. »

La sonnette retentit. Nathan posa Ruth sur le canapé et alla ouvrir.

« Bonjour tonton Sev. »

Severus débarqua un couffin dans chaque bras et des sacs sur les deux épaules. « Hé Nathan, Nathan pousse toi chéri. C'est lourd. » dit il avant de poser les bébés sur la table.

Sirius rigola.

« Qu'est ce qui se passe ? »

« T'as vu ta troche et t'es en jogging pour aller en cours. »

« Hé j'aimerai bien t'y voir toi. Te lever à cinq heure du matin alors que tes gosses ne t'ont laissé dormir que deux heures. Tout ça pour te préparer, les préparer et être à l'heure. »

Sirius le regarda mélancolique. « Moi j'aimerai m'y voir. »

« Oh arrête. Fait pas le martyre. » s'énerva Snape. « Si tu n'avais pas été en prison, tu n'aurais comme même pas été sur ses images ! Je ne suis même pas sûr qu'elles auraient existé »

« Qu'est ce que tu veux dire par là ? »

« Tu le sais très bien. »

« Non vas y explique. »

« Sirius. Tu n'as jamais voulu habité avec moi. Tu n'a jamais voulu partir avec moi. Tu n'as même jamais voulu avoué à tes amis qu'on avait une relation. Et oui j'ai bien dit relation. Ce mot dont tu as si peur. Tu n'aurais pas été prêt pour ça. »

« Tu penses que j'aurais abandonné ma famille ? »

« Je pense que tu m'aurais balancé quelques billets pour que j'avorte en me promettant qu'on aurait une famille plus tard. Mais que là ce n'était pas le moment. Tu m'aurais dit que tu tenais à moi et que c'est pour cela qu'il ne faillait pas précipiter les choses. Oui je me souviens de ces ''je tiens à toi''. »

« Qu'est ce que tu as contre le fait que je tenais à toi ? »

« Je m'en foutais que tu tiennes à moi. Je voulais que tu m'aimes ! » explosa Severus.

La vidéo continuait de tourner mais les deux hommes n'y prêter plus aucune attention. Ils se regardaient droit dans les yeux, se demandant lequel allait craquer. Finalement, Severus lâcha l'affaire. Il alla sortir la cassette du lecteur. « Tient je crois que personne ne te verra à cette heure ci. Tu peux bien la mettre dans ta gueule. »

« Non Severus. Ne me renvois pas. »

« J'ai besoin d'être seul. »

Sirius se leva pour l'enlacer. L'autre recula le plus possible pour l'éviter, mais butta contre le mur. « Sirius ! Lâche moi. » dit il au bord des larmes.

« Non. Plus jamais. » Sur ceux il l'embrassa. Severus retrouva les sensations qu'il avait la première fois. Cet élan de haine et de tristesse comblé par ses douces lèvres. Il faisait un bond de presque vingt ans en arrière. Vingt ans et aucun changement. Il était toujours aussi désarmé face à cet homme. Il avait envi de se laisser aller. Mais il savait que c'était mal. Comme la première fois il tentait faiblement de se débattre. Trop faiblement pour que ça convint qui que ce soit.

« Pourquoi fais tu toujours ça au moment ou je suis le plus vulnérable ? »

« Peut être parce que je suis un lâche ? Ou peut être parce que tu es tellement mignon lorsque tu ne maîtrises pas tout ? »

Sirius l'éloigna du mur et le fit étendre sur le lit. Severus semblait dans un état second. Il avait chaud. Ses yeux papillonnaient. Il fallait qu'il réagisse. Sirius enleva son T-shirt et s'approcha de lui.

« Non ! » dit il en se redressant.

Sirius le fit taire par un baiser et ce m'y à califourchon sur lui. « Chut. Calme toi. » dit il en commençant à le déshabiller. Il enfuit son nez dans sa nuque. Que cet odeur lui avait manqué. « Juste cette nuit. » lui murmura-t-il à l'oreille.

Cette phrase fit écho dans le tête de Severus. Il le poussa violemment cette fois. Sirius tomba à terre. « Tu ne m'auras pas deux fois Black ! »

Severus prit la clef et ouvrit la porte « Tire toi. »

Sirius ne savait plus ou se mettre. Il se changea en chien et partit très vite. Ce n'était pas le moment d'insister. Severus avait enfin réussit. Il n'était plus sous son emprise. A partir de maintenant il allait devoir jouer franc jeu.