Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling... sauf l'histoire … et quelques personnages que j'ai dû inventer …
Bonjour,
les p'tites chipies ont enfin ouvert le grenier, mais le caractère de Pansy leur a-t-il joué des tours? A vous de le découvrir!
à demain pour la suite!
Chapitre 9 : Secrets et Châtiment.
L'été arriva vite après la découverte du grenier Parkinson. Et une grande première eut lieu cette année là pour les petites, plus si petites que ça, ayant presque dix ans. Il fut décidé que Tracey passerait trois semaines complètes chez Pansy en Juillet puis qu'en Août, elles passeraient trois semaines à la ferme. Le reste du temps elles se verraient comme avant dans la journée si aucune des deux n'avait d'impératifs. Pourtant, tout n'était pas gagné d'avance, et pour une fois, Ethan Davis n'y était pour rien.
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Ce soir là, elles se retrouvaient pour la première fois dans le grenier … première fois équipées de façon à y passer la nuit s'il le fallait. C'est-à-dire, bouteille d'eau, gros pulls, lampes de poche et surtout … surtout des piles de rechange. Leur première expérience ratée, où Pansy avait dû ressortir seule dans le noir, s'était soldée par une brouille qui avait duré quelques semaines. Tracey avait été vexée et sa fierté l'avait empêchée de faire le premier pas alors que Pansy estimait qu'elle n'avait rien fait et qu'elle avait été abandonnée lâchement. Mais les questions de Mama, un temps de reflexion et le manque occasionné poussèrent la jeune Parkinson à revenir s'excuser de son comportement égoïste. Tracey avait un peu rechigné mais poussée par Jessy, elle avait fini par axepter. Personne à part elles n'avait jamais su la cause exacte de leur dispute.
Elles étaient redevenues les meilleures amies du monde juste au début de l'été au soulagement de tous. Rapidement, afin de ne pas perdre le moindre temps, elles s'étaient focalisées sur leur quête et leur envie de découvrir tous les secrets qui n'attendaient qu'elles. Finalement, elles y restèrent longtemps dans cette caverne d'Ali Baba trouvant toujours une nouvelle activité à faire. Elles s'amusèrent à enfiler, par-dessus leur pyjama, les veilles robes d'un ancien temps et les vieux costumes pour pavaner devant les vieux miroirs à moitié cassés. Elles regardèrent aussi les vieilles photos de famille rigolant des têtes plus ou moins comiques des ancêtres Parkinson.
- Regarde, on dirait une girafe avec son grand cou couvert de collier, rigola Pansy.
- Et toi tu as ressembles à un hérisson avec tes cheveux courts quand on s'était coupé les cheveux ... Finalement tu t'accordes bien avec le reste de ta famille.
- Oh ça va hein ! T'as fini de te moquer ? Et puis moi je l'aimais bien ma coiffure ! Mais je suis quand même contente qu'ils aient repoussé quand même.
- Oui oui et si tu veux, je peux toujours te les recouper comme ça … je suis certaine de faire aussi bien que Mama ! Oh regarde, et lui là … t'as vu ses oreilles ?
- Hahaha on dirait Dumbo … hahaha
Puis elles ouvrirent toutes les malles qu'elles trouvaient pour voir si elles pouvaient contenir quelque chose d'intéressant pour elles. Mais très rapidement, l'une d'elles refusa de s'ouvrir attirant leur attention. Elles essayèrent d'unir leurs forces mais rien n'y fit. Elles haussèrent les épaules en cœur avant de continuer leurs ouvertures. Mais la curiosité l'emportant, elles revinrent rapidement devant cette très grosse malle récalcitrante.
- Ah non alors ! S'il faut encore chercher une clé moi j'abandonne ! S'écria Pansy.
- Quoi ? T'abandonnerais comme ça sans chercher plus ? Tu me déçois petite princesse.
- J'suis pas petite !
- Mais oui mais oui … sinon regarde, c'est pas une histoire de clé, il n'y a pas de serrure sur cette malle.
- Ah oui c'est vrai. Mais alors pourquoi elle s'ouvre pas ?
-Elle doit être bloquée.
- Comme la porte chez les domestiques qui était rouillée et qu'on n'a pas pu ouvrir et qu'on est passé par la fenêtre ?
- Ouais, un truc comme ça. Sauf que là on pourra pas passer par la fenêtre … Jess' dit qu'avec un bon pied de biche on ouvre tout … tu crois qu'on peut trouver ça ici ? Demanda Tracey.
- Je sais pas, mais on peut chercher. Ça ressemble à quoi un pied de biche ?
- Bah je sais pas. Surtout qu'une biche ça n'a pas de pied mais des pattes et des sabots …
- Alors faut trouver un sabot ?
- Franchement je pense pas. Mais je pense que peut-être avec un truc genre tournevis mais en vraiment plus gros ça pourrait marcher.
- Et tu comptes trouver ça où miss futée ? Demanda sarcastiquement Pansy.
- Bah si on trouve pas dans ton grenier cette nuit on trouvera bien ailleurs plus tard … après tout on a plusieurs nuits devant nous cet été.
- T'as raison. Cherchons maintenant.
Et elles cherchèrent un moment. Mais très vite la fatigue se fit sentir et elles durent retourner dans leur lit à plus de quatre heures du matin après avoir enlevé la poussière qui les recouvrait. Le lendemain fut très calme pour Mama. Celle-ci fut d'ailleurs étonnée de les voir s'endormir sous le parasol où elles jouaient alors qu'en principe c'était le moment qu'elles choisissaient pour « s'évader ». Et ce scénario se reproduit tous les jours pendant tout une semaine sans que Mama ne comprenne ce qui arrivait aux petites.
Inquiète, elle les surveilla d'encore plus près pour vérifier qu'elles ne couvaient pas une quelconque maladie. Mais non, tout allait bien de se côté-là. Puis une nuit que la gouvernante était trop angoissée pour dormir, elle se leva pour veiller sur leur sommeil. Elle n'alla pas jusqu'à la chambre. Dans le couloir elle distingua deux petites silhouettes se dirigeant à la lampe de poche. Elle décida de les suivre pour voir quelle bêtise elles préparaient depuis une semaine et qui les empêchait de dormir.
Inconscientes d'être suivies, Pansy et Tracey arrivèrent une nouvelle fois dans leur grenier aux trésors. Elles s'installèrent devant la fameuse malle et Tracey attrapa tout l'attirail de tournevis et autres outils qu'elle avait récupéré, toujours de nuit pour ne pas se faire attraper, dans les dépendances. Puis elles tentèrent de décoincer le couvercle. Mais quoi qu'elles fassent, rien ne fonctionnait, le couvercle restait hermétiquement fermé.
- J'en ai marre de cette malle ! Cette fois j'abandonne ! Râla Pansy.
- T'es qu'une petite nature, Princesse.
- Parce que toi ça t'énerve pas de pas pouvoir l'ouvrir peut-être ?
- Si mais je compte bien savoir ce qu'il y a dedans … dis, tu crois que c'est comme dans l'histoire d'Ali Baba ? Réfléchit Tracey.
- Comment ça ?
- Oui, genre sésame ouvre toi.
- Ben en tout cas, c'est pas cette phrase car ça ne l'a pas ouverte. Mais on peut essayer. Petite malle chérie adorée, tu veux bien t'ouvrir s'il te plait ?
- Ta technique non plus marche pas, rigola Tracey.
S'en suivi une séance d'amadouage en règle sous le regard amusé de Mama. Finalement, au bout de longues minutes qui se transformèrent en heure, Tracey et Pansy finirent par vraiment en avoir marre. Sans qu'elles ne s'en aperçoivent, des particules de magie envahirent l'air et quand elles se mirent à secouer la malle en lui criant de s'ouvrir, une lueur apparut autour de l'objet et le couvercle se souleva. Les fillettes crièrent de joie et Mama les regarda avec intérêt. « Alors elles sont toutes les deux sorcières … cela explique bien des choses finalement. » pensa-t-elle. Puis elle décida que pour une fois, elle pouvait bien fermer les yeux, après tout, elles ne faisaient rien de mal. Et avec un grand sourire, elle les regarda inspecter la mystérieuse malle.
- Wouaaa ! Regarde ! C'est quoi ça ? On dirait un chapeau mais il est pointu comme celui des sorcières dans les films !
- T'as vu ce livre ? S'extasia Tracey. « Grand traité de potions oubliées ».
- Des « potions » ?
- Jess' m'avait dit que maman avait appris plein de chose à l'école pour sorciers, l'école où elle allait. Il y avait la métaphorse, je crois, les sorts, les potions … c'est un livre de sorcier Pansy !
- Mais ça fait quoi dans mon grenier ? S'étonna Pansy. Y a pas de sorcier dans ma famille sinon papa et maman sauraient que ce que je fais comme magie est vraie et que c'est pas un rêve.
- Peut-être qu'ils savent pas ... regarde, ce livre date de 1843. Si ça se trouve, celui qui avait ce livre est le dernier sorcier de ta famille.
- Non c'est moi le dernier.
- Oui mais avant il y en avait peut-être plus et du coup plus personne ne connaît la magie dans ta famille.
- Tu crois ?
- Oui. Regarde là ! On dirait une baguette magique ! C'est comme Jessy m'a dit que la baguette de maman était !
- Oh … mais elle est cassée … on pourra pas s'en servir … tu crois qu'on en aura une nous aussi un jour ?
- Bah c'est qu'un bout de bois … on peut en avoir quand on veut.
- Non regarde y a un truc qui pend dedans, juste là … pff c'est nul, pour une fois qu'on peut avoir un truc super méga génial faut que se soit cassé … pesta Pansy.
- Oh regarde ! Ça devait être une sorcière, il y a une robe noire. Et il y a un dessin rouge et jaune avec un animal dessus là sur le devant …
- On dirait un lion. Ça veut dire quoi à ton avis ?
- T'as des ancêtres africains ?
- Non, affirma Pansy après réflexion. Oh regarde, une écharpe rouge et jaune, comme le dessin. Et là, une autre vert et grise ! Beurk, y a un serpent dessus. J'aime pas les serpents moi, à cause d'eux notre chien est mort quand j'étais petite. En tout cas, je crois que cette femme adorait ces couleurs. Oh, il y a aussi deux cravates vertes et grises. Il y avait peut-être deux sorcières dans ma famille.
- Pansy, regarde il y a une photo … et elle bouge !
- Wouaaa ! Oh … et t'as vu c'est un garçon qui est sur la photo et qui fait coucou. Et il porte la robe et l'écharpe … celle avec le lion.
- Princesse, j'ai l'honneur de t'annoncer que ton dernier ancêtre sorcier était un drag-queen ! Se marra Tracey.
- Même pas vrai. Et t'arrêteras de regarder n'importe quoi à la télé … Regarde, sur cette image c'est une fille avec la cravate verte au serpent. Je crois que c'est encore plus vieux car c'est pas une photo mais un dessin. Et là celui d'un garçon avec aussi une cravate verte. Woaw, je crois qu'il y avait plein de sorciers dans ma famille avant et qu'ils aimaient le vert et les serpent. Il n'y a que ce garçon là qui est habillé de rouge.
Finalement, vaincues par la fatigue, elles retournèrent dans leur lit et s'endormirent sans même avoir pensé à se débarbouiller … le fait que Mama fit comme si elle n'avait rien vu le lendemain matin, ne leur posa aucun problème. Mais la fatigue de plus en plus visible des deux petites commençait à inquiéter les parents Parkinson. Aussi, un soir alors qu'elle était en train de les coucher, Mama se dit qu'il fallait qu'elle leur parle une bonne fois pour toute.
- Mes petits Chatons, j'aimerais beaucoup que cette nuit vous restiez dans votre lit et que vous vous reposiez un peu.
- Mais Mama. On dort déjà la nuit. Donc on reste déjà au lit. Alors comment tu veux qu'on se repose plus encore ? se défendit Pansy.
- Je sais bien que non. Je sais que vous passez toutes les nuits dans le grenier. Non laissez-moi finir. Je sais aussi que vous êtes de petites sorcières et que vous avaient trouvé une malle très intéressante.
- Non, non, non, on est pas des sorcières, ça existe pas la magie, on est pas des sorcières, paniqua Tracey, pensant déjà à la punition que son père lui donnerait si Mama lui disait ces mêmes mots.
- Tracey calme-toi, l'apaisa la gouvernante. Je n'en parlerais à personne et surtout pas à ton père. J'ai bien compris ce qu'il pensait de la magie. Et je le confirme, vous êtes des sorcières. Je sais que le monde de la magie existe. Mais je ne vous en dirais pas plus pour le moment car ce n'est pas à moi de le faire. Tout ce que je veux c'est que vous vous reposiez, car vous êtes trop fatiguées et avec l'excitation de vos découvertes, votre magie s'échappe un peu trop.
- Oui mais il y a plein de trucs qu'on a pas vu dans la malle !
- Je sais Pansy. Aussi on va passer un accord. Je vous laisse monter en secret au grenier pendant deux heures les après midi sans rien vous demander de ce que vous faites et vous deux, vous dormez la nuit. C'est d'accord ?
- D'accord ! s'écrièrent Pansy et Tracey d'une même voix.
Ainsi avec la complicité de Mama, elles firent du grenier leur terrain de jeux favori. Du moins jusqu'au mois d'Août. Là elles se retrouvèrent à la ferme pour trois nouvelles semaines de vacances. Comme à chaque fois qu'elles étaient là, elles s'occupèrent des poules et des œufs, en faisant bien attention à ceux qu'elles ramassaient. Elles avaient également en charge, les cochons, les lapins et elles aidaient Jessy avec les chevaux. Celui-ci, du haut de ses dix sept ans, même s'il aimait beaucoup recevoir ses copains à la maison, adorait la compagnie des deux fillettes. Car même s'il fallait toujours avoir un œil sur elles, c'était toujours très drôle de voir quelles nouvelles bêtises elles allaient inventer.
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Depuis trois jours elles s'étaient mises en tête d'installer une cabane pour oiseaux. Oh elles n'avaient pas été chercher bien loin, en fouillant dans le petit grenier de la ferme, elles étaient tombées par hasard sur une vieille mangeoire à oiseaux. Elles l'avaient nettoyée, remise en état et repeinte. Maintenant elles étaient en train d'installer le piquet sur lequel elles fixeraient la petite maison. Pansy avait choisi l'endroit. Près de l'entrée du jardin, le long de l'allée en pierre. Sur les conseils de Jessy, elles étaient en train de faire le trou. Tracey avait attrapé une grande barre métallique qu'elle planta avec force. Là Pansy tenait la barre et la brune, montée sur un tabouret en bois solide, devait frapper dessus avec une masse en bois. Oui, Jessy lui avait interdit de prendre la masse en fer … trop dangereux parait-il pour un enfant de bientôt dix ans.
- Tu tapes pas mes doigts hein ! Prévint Pansy.
- Mais non, t'inquiète. Et puis je sais faire, répondit Tracey en tapant de toutes ses forces sur la barre. Tu vois ?
- Oui oui je vois.
Une fois le trou suffisamment profond, Jessy les aida à enlever la barre pour la remplacer par le piquet, plus gros. Tracey remonta sur son tabouret, Pansy tint le bout de bois et la première se remit à donner des coups pour enfoncer le plus possible le piquet. Il leur fallut un certain temps, mais elles réussirent. Elles étaient en train de revenir ranger les outils, Tracey tenant toujours sa masse, Pansy s'occupant de la barre en fer, quand cette dernière poussa un hurlement.
Une énorme araignée bloquait le passage au hangar. Elle faisait bien dix centimètres de diamètre, avec un gros corps orangé et de courtes pattes bien dodues tachetés de marron. Pansy lâcha son fardeau, et fit un bond de côté pour se mettre derrière Tracey. Alerté par le bruit, Jessy arriva en courant pour voir ce qui se passait. Mais il ne put rien faire, Tracey avait elle-aussi réagi au quart de tour et surtout par instinct … d'un coup sec elle avait levé la masse pour l'écraser très fort sur la bestiole.
- Rappelle-moi de ne jamais te faire peur quand tu auras une masse dans les mains, dit Jessy encore sous le choc.
- T'es une violente Trac' !
- Et alors ? Le principal c'est que l'araignée soit morte non ? Demanda Tracey avec détachement.
- Certes, mais tu aurais pu tout simplement l'écraser avec ton pied, fit remarquer son frère.
- Hey ! Je suis en sandales ! Je voulais pas qu'elle me mange les pieds !
- Elle mange les pieds cette araignée ? S'affola Pansy.
- Celle-là elle ne mangera plus rien, ironisa l'adolescent, et non, une araignée ne mange pas les pieds. Enfin ta technique est innovante chère petite sœur. Et très efficace … tu l'as pas loupée dis donc, reconnu-t-il en soulevant la masse pour voir le cadavre éclaté de la bestiole.
- Au moins, on est sûr qu'elle est bien morte comme ça, termina très fièrement la brunette.
La mangeoire finit de se faire installer de façon un peu précaire, mais le garçon veillait à ce que tout se passe bien, quitte à repasser derrière ses deux protégées pour consolider le tout. Quelques jours plus tard, le deux septembre, Tracey reçut de son frère pour son dixième anniversaire, une petite masse adaptée à sa taille avec sur la carte un petit mot plein d'humour. « Pour la meilleure tueuse d'araignée au monde. Voici une masse juste à ta taille pour que tu ne tombes pas en arrière à chaque coup que tu donneras. Bon anniversaire ma petite Louloute adorée ». Ce fut partagée entre le rire et l'émotion qu'elle se jeta dans ses bras.
