Five Hundred Years After

Disclamer : Les personnages utilisés dans cette fanfiction sont la propriété de SquareSoft/Squarenix. Seuls les personnages d'Irélia, Evan, Lena, Allister, Marvin, Flint, les deux inconnus, les gars de l'école et l'école elle-même -parce qu'elle n'existe pas- et tous les autres m'appartiennent (pour le moment, parce qu'il y en aura d'autres).

Merci à eux d'avoir crée des mondes et des personnages qui nous font rêver encore et encore, chaque jour, égaillant notre petit monde.

Cette fanfiction se déroule dans le monde de Final Fantasy septième du nom.

Je vous souhaite à présent une très bonne et agréable lecture, en espérant que cela vous plaise.

Chapitre Huit : L'ordinateur

Deux semaines. Cela faisait deux longues (ou courtes, tout dépendait du point de vue), qu'Irélia errait dans les couloirs de la Shin-Ra et dans les ruelles d'Edge. Petit à petit, un monde s'était ouvert à elle. Les journées étaient calmes, à contrario de celles qui s'étaient déroulées à son arrivée. Pas de chute, pas d'accident, pas d'attaque. Le calme total. Le retour à une vie d'étudiante.

Etudiante, oui, car la rouquine n'avait rien trouvé de mieux pour se poser que de plonger son nez dans des bouquins de robotiques trouvés à la bibliothèque de la Shin-Ra. Au grand étonnement de tout le monde, elle en avait aussi profité pour récupérer quelques robots défectueux qui devaient à l'origine être balancés dans l'incinérateur de la société, et trainait parfois à l'étage robotique. Lena et Allister riaient bien : ils avaient l'impression qu'Irélia se rapprochait petit à petit de ses « souvenirs », bien que ce ne fut qu'un mensonge.

Si la rousse ne bidouillait pas un robot, ou un quelconque système électronique, elle se rendait dans l'étage d'entrainement, afin de s'entrainer à l'escrime. Elle estimait qu'elle ne devait pas perdre l'habitude. En fin de compte, les Turks s'étaient fait à sa présence. Certains l'appréciaient beaucoup, car ils pouvaient avoir avec elle une conversation qui les changeait de leur boulot. Quant aux personnes travaillant à l'étage de la robotique, Irélia avait fait la connaissance de deux d'entre eux, Dahmy et Aurel, véritables fondus de leur métier, et qui partageaient sans réserve leurs connaissances.

Ce jour-là, Irélia était tranquillement installée sur son lit, dans la petite mezzanine de son appartement, plongée dans « La robotique expérimentale », qu'Aurel lui avait conseillé. La robotique de ce monde ne différait pas énormément de celle qu'elle connaissait. Sans doute allait-elle plus loin dans le programme de son année scolaire, et voyait des cas beaucoup plus pratiques. La seule grande différence était l'avancée de l'intelligence artificielle.

Elle finit par refermer le bouquin, et sauta sur la chaise de son bureau afin d'avoir accès au petit atelier où des carcasses mécaniques gisaient. Elle bricola, perdues dans ses pensées.

Quelque chose la tracassait, depuis qu'elle était là. Même si elle apprenait beaucoup de choses, elle ne pourrait pas rester éternellement en ces lieux. Elle devrait partir, pour « récupérer sa mémoire », ou en tout cas « pour essayer de trouver un moyen de fuir ce monde ». Mais elle ne savait plus très bien si elle souhaitait retourner chez elle.

Oh, bien sûr, ses parents seraient sans doute ravis d'apprendre qu'elle était vivante. Elle avait toujours mal au cœur lorsqu'elle repensait à ses derniers. Elle avait disparu de son monde, non ? Ses parents devaient être morts d'inquiétude.

Et en même temps, on lui offrait un monde à découvrir. Elle n'en savait vraiment rien. Ne pouvait-elle pas rester ici quelques temps de plus ? Trouverait-elle un moyen de revenir chez elle ?

Irélia était en train de monter l'une des dernières visses d'un petit robot protocolaire, lorsque celle-ci lui échappa des mains, et roula sur le parquet de la mezzanine.

« Zut… » grogna la rousse, en se penchant pour la ramasser.

Cependant, la visse était partie bien plus loin qu'elle ne l'avait supposé. Irélia ronchonna à nouveau, et se mit à quatre pattes à la recherche de la fixation. Elle chercha un bout de temps, avant de se dire que celle-ci avait très bien pu glisser sous son lit. Le sommier n'était pas très haut, aussi, elle dut tâtonner à l'aveuglette. Elle avait à peine mis la main sous son lit lorsqu'elle tomba sur un objet dur et sur quelques fils. Etonnée de trouver quelque chose, la rousse tira l'objet.

« Qu'est-ce que…mais ? »

Elle venait de sortir un petit ordinateur portable à la coque noire. Elle cligna des yeux. Quelque chose la dérangeait : les ordinateurs portables de ce monde étaient beaucoup plus sophistiqués, alors que celui-ci était plutôt...vieux. Non. Pire. Une marque bien connue de la rousse reluisait sur le dos de l'engin.

« Ca vient de mon…monde. » s'étonna la jeune fille.

Aussitôt, elle l'alluma, comprenant à qui l'ordinateur pouvait bien appartenir. L'écran noir s'afficha, mais un mot de passe fut aussitôt demandé.

« Zut…ah…quoique…. »

C'était un vieil ordinateur portable, même pour son monde. Elle ne s'y connaissait pas énormément en informatique, juste les notions à la jonction entre la robotique et cet autre domaine d'un point de vue matériel uniquement. Elle savait cependant que sur les derniers ordinateurs portables, le mot de passe du bios était enregistré sur la mémoire EEPROM, tandis que sur les anciens, il suffisait de retirer la pile ou la batterie de la carte mère pour espérer la perte du mot de passe.

Aussitôt, elle attrapa un tournevis cruciforme et ouvrit la pauvre machine qui n'avait rien demandé. Elle dut retirer quelques autres composants avant d'accéder à la tant attendue pile, qu'elle retira alors. Après une bonne minute d'attente, elle la replaça et ralluma l'ordinateur, en croisant des doigts. L'écran noir s'afficha à nouveau, et, au grand contentement de la jeune fille, la machine s'alluma correctement.

« Yes. » s'exclama Irélia, plutôt ravie.

Mais elle n'était pas au bout de ses problèmes, car à l'ouverture de la session, qui s'appelait sans surprise « Evan », un nouveau mot de passe fut requis. Irélia soupira. Ce type était un consciencieux. Etant plus « matérielle » que « logicielle », la rousse ne savait pas comment outrepasser cette deuxième sécurité.

« Bon, et bien il n'y a qu'à essayer. »

La rousse se mit alors à taper quelques mots de passe, sans trop réfléchir, en espérant que l'un d'eux ouvre la session. Elle y passa une bonne demi-heure, sans succès. Seule s'affichait une petite phrase de rappel : « L'âme du fer. ». Cela ne l'aidait guère.

Elle finit par abandonner, déçue. En tout cas, une chose était sûre : il s'agissait bel et bien de l'ordinateur d'Evan. Ce dernier avait dû le laisser là, et personne n'avait retrouvé la machine.

Irélia rangea à nouveau l'ordinateur sous son lit, après avoir jeté un coup d'œil à l'horloge digitale qui indiquait l'heure du déjeuner. Elle fila aussitôt de son appartement, pensive, pour rejoindre les deux Turks.

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« Irélia, tu m'écoutes ? »

La Terrienne sursauta, sortant par la même occasion de sa rêverie passagère.

Lena, Allister et elle étaient attablés devant leur déjeuner, à l'étage du self. Cela faisait trois semaines désormais qu'Irélia était arrivée à Edge, et bien une semaine qu'elle désespérait trouver le mot de passe de l'ordinateur d'Evan. Elle n'avait toujours rien dis à personne, mais se demandait de plus en plus si elle ne devait pas en toucher un mot à ses deux compagnons.

« Ah, pardon. » s'excusa la jeune femme, en reportant son attention à la conversation.

Lena eut un sourire, avant d'avaler une petite pomme de terre qui trainait dans son assiette.

« Je disais, Allister et moi quittons le navire la semaine prochaine.

-La semaine prochaine ? » s'étouffa Irélia.

« Je t'avais bien dis qu'elle ne faisait pas attention à ce que l'on disait. » plaisanta Allister, à Lena. « Sinon elle aurait réagi bien plus vite. »

Les deux autres échangèrent un sourire devant le regard hébété de la rousse qui redescendait soudain sur terre.

« Ah et bien…je partirais en même temps, je pense. » admit la rousse, en repensant à tout cela. « Je ne sais pas où je vais aller, mais je vais peut-être retourner dans les ruines de Midgar. »

Là où tout avait commencé, sait-on jamais.

Mais cette annonce précipitait un peu les choses. Elle avait dit ça, mais cela signifiait qu'elle disait en revoir à beaucoup de choses. Adieu livres, études, et entrainements. C'était devenu une routine. Ce qui l'embêtait le plus, c'était de laisser derrière elle l'ordinateur.

« Veux-tu t'entrainer avec nous, après manger ? » proposa Allister.

« Ah, oui, avec plaisir. » acquiesça la jeune fille.

C'est ainsi que le trio se retrouva, après leur déjeuner, dans les grandes salles d'entrainement. Lena et Allister étaient de très bons combattants, et il était difficile de savoir qui gagnerait dans un combat l'un contre l'autre. Leurs armes n'étaient pas compatibles pour un duel, alors ils évitaient.

« Vous aviez quel âge lorsque vous êtes arrivés à la Shin-Ra ? » demanda soudainement Irélia, tandis qu'elle se trouvait adossée à un mur.

Il y eut un moment de pause. Les deux autres se regardèrent. Allister eut un large sourire, bien plus grand que ceux de d'habitude.

« C'est une longue histoire. Lena et moi sommes rentrés à la Shin-Ra en même temps. Un concours de circonstance. On n'était pas très vieux. Je devais avoir dix-huit ans, et Lena en avait tout juste seize. »

Les yeux d'Irélia s'agrandirent sous la surprise. Ces deux là se connaissaient depuis si longtemps ? Un peu moins qu'une dizaine d'année.

« Je détestais Allister, à cette époque. » ajouta Lena.

« Je crois que « détester » est un euphémisme. » plaisanta le susnommé. « Tu m'avais frappé avec tant de hargne.

-C'était ta faute. » rétorqua Lena.

Irélia les laissa aller à leurs souvenirs. Elle s'étonna même de trouver leurs présences agréables. La rousse était différente : les relations et elle, cela faisait quarante-deux. Trop d'ennuis, trop de soucis, et on se faisait toujours trahir au final. Les gens sont trop égocentriques pour penser à autre chose que leur petite personne. Mais, contrairement aux gens de son monde, Lena et Allister étaient différents. Ils vivaient pour quelque chose. Un but. Et ils n'hésitaient pas à tendre la main.

Bientôt, ces deux là disparaîtraient de sa vie. Elle eut un sourire triste. Elle n'avait pas à s'en faire. La vie continuait. C'était un en revoir comme les autres.

Allister s'éclipsa quelques secondes, et revint avec une épée, assez large.

« On croise le fer ? » proposa-t-il.

« Pourquoi pas. » accepta la rousse.

Allister n'était pas un habitué à l'épée, et Irélia s'en rendit compte en quelques coups portés. Le combat fut lent et Irélia fit attention à ne pas blesser le Turk. Ils s'amusèrent quelques instants, puis Allister déclara forfait avant de se poser contre un mur pour reposer un peu.

« Tu as du courage d'avoir reprit cette épée. » admit-il.

Irélia regarda la rapière. Cette même lame qui l'avait plantée dans une baie vitrée. Elle haussa les épaules.

« Elle est légère. Je l'aime bien. Et puis, je ne veux pas m'arrêter à ce genre de détail.

-Evan est un excellent escrimeur. J'aimerai vraiment…comprendre pourquoi il a changé.

-Vous le saurez peut-être. » encouragea la rousse.

« C'est vrai. En tout cas, il aimait son épée.

-Il y tenait tant que ça pour s'infiltrer dans la Shin-Ra ? » s'étonna Irélia.

« Il possédait déjà son épée, le jour où on l'a trouvé. Je suppose que oui. S'il n'a plus conscience de ce qu'il est, peut-être que quelques fragments de souvenirs résident encore en lui. »

Irélia acquiesça et examina la remplaçante. Moins raffinée que la première, sa garde était tout de même d'un beau travail. A croire que ce genre d'épée avait une âme, à l'intérieur de ce squelette de fer.

La rousse se stoppa un instant, frappée sur place par une idée. Elle se retourna vers les deux autres, pleine d'espoir :

« L'épée d'Evan ! Elle avait un nom ? »

Les deux autres clignèrent des yeux, sans comprendre.

« Pandora. » répondit Lena. « Pourquoi ?

-Simple curiosité. »

Elle leur offrit un large sourire, avant de filer de la salle, prétextant d'avoir eut une idée pour un robot. Ils la laissèrent s'enfuir. La demoiselle courut dans tous les couloirs, ravie de sa découverte.

« L'âme du fer ! C'est le nom de son épée. »

Elle se rua jusqu'à son appartement, saluant au passage Annie qui discutaient avec d'autres personnes, qui devaient s'en aller en mission. Elle grimpa jusqu'à sa mezzanine, s'assurant d'avoir correctement fermé la porte derrière elle, et attrapa l'ordinateur portable caché sous son lit.

Elle l'alluma, et, lorsque la fenêtre de session apparut, tapa le mot « pandora », tremblante. Malheureusement, l'écran d'erreur s'afficha alors aussitôt, à sa grande déception.

« Rahh…avec une majuscule alors ? »

Elle retenta l'expérience, tapant cette fois-ci « Pandora ». Il y eut un court chargement, précédent l'apparition d'un arrière-plan et d'un bureau. Irélia sauta sur place, tant elle était fière de sa découverte. Elle n'y croyait pas. Elle avait entre les mains l'ordinateur de leur ennemi.

Après la joie, ce fut le doute et l'anxiété qui remplit le cœur de la rousse, qui se demandait finalement si elle n'avait pas tout intérêt à éteindre la machine, et à faire comme si elle ne l'avait jamais vue.

Elle soupira. Trop tard pour reculer. Comme on dit, apprends à connaître ton ennemi et connais-toi toi-même. Irélia fouilla alors sur l'ordinateur, attrapant et ouvrant tout ce qui lui tombait sous la main. Sur le bureau, pas grand-chose. Une corbeille, un jeu qu'elle connaissait de nom (le fameux Final Fantasy VII, les gars de son école lui avait déjà recommandé) et quelques dossiers de cours (Evan devait suivre des cours d'informatique, d'après ce qu'elle voyait).

Ce qui l'intéressa le plus, ce fut un petit document word, qui…lui semblait presque adressé.

« A lire, si vous avez trouvé mon ordinateur. » lut-elle à voix haute.

Son cœur se stoppa en lisant le titre, et, malgré toutes ses appréhensions, elle l'ouvrit enfin.

Bonjour à vous,

Si vous avez accès à ce document, c'est sans doute parce que je suis hors de moi, ou mort, ou encore enfermé dans les geôles de la Shin-Ra, et en toute honnêteté, j'espère qu'il s'agit de l'une des deux dernières suppositions.

Je me prénomme Evan, et ce que je vais vous apprendre vous permettra peut-être de résoudre des affaires de sécurité de la première importance. Mes propos vont sans doute vous sembler étranges, incroyables même, mais j'ai ici quelques preuves qui devraient écarter tous vos soupçons.

Je suis arrivé sur ce monde il y a trois ans, je crois. Lena et Allister, deux Turks d'élites, m'ont retrouvé dans les ruines de Midgar, seul. Hors, et c'est là que votre vision des choses va basculer : quitte à vous surprendre, je vous avoue que je viens d'un monde, un autre monde, appelé Terre.

Irélia stoppa sa lecture. En fait, quelque part, elle le savait déjà. Il y avait eu déjà bien trop d'indices à ce sujet. Elle reprit alors, tremblante :

Vous devez savoir que d'autres mondes existent, de part l'univers. J'ai vécu sur l'un d'eux, et, sans explications préalables, à part la vision d'une jeune femme aux cheveux châtains, je ne sais comment je me suis retrouvé ici.

A mon réveil, dans les ruines de Midgar, je n'étais pas seul cependant. Mon jeune frère, Matthew, du haut de ses dix ans, se trouvait avec moi. En essayant de trouver un moyen de nous enfuir des ruines, nous nous sommes séparés malencontreusement, après quelques chutes et rencontres avec la faune locale, et j'ai été sauvagement attaqué, pour terminer dans les limbes de l'inconscience.

A mon second réveil, mon frère n'était plus là. J'étais seul, dans ces ruines. J'étais sur le point de mourir de faim et de froid lorsque Lena et Allister ont croisé ma route, et m'ont soigné.

Mais mon frère n'était plus là, et depuis ce jour, je suis à sa recherche. Je sais que mes chances de le retrouver vivant sont infimes, mais une voix au fond de moi me force à y croire.

J'ai par la suite intégré les Turks, unité d'élite de la Shin-Ra, en découvrant le pouvoir qui sommeillait en moi. Je maîtrise les flammes. Sans matéria, juste par la force de mes pensées. Je n'ai aucune explication à ce phénomène, même si je connais ce monde plus que tout.

Un an plus tard, j'ai enquêté, seul, sur l'affaire Lyrick, qui était soupçonné de kidnapping. Au fond de moi, je me suis dis que j'avais une chance de retrouver mon frère. Je me suis donc jeté dans la gueule du loup, et ce que j'ai découvert pendant les deux longues années où j'ai été séquestré dans les laboratoires Lyrick est effrayant.

Je ne peux vous raconter en détail ces deux ans de cauchemar, car ce n'est ni le lieu, ni l'endroit, et mes souvenirs sont faibles. J'ai été torturé, mutilé, battu, humilié. Je pense que personne ne voudrait vivre une seule minute de sa vie dans de telles conditions. J'ai subi des tests, dont je ne connaissais aucunement les conséquences. De nombreux sujets sont morts. D'autres ont survécu, et d'autres encore ont fini par se changer en monstres.

Parmi les sujets se trouvaient Eisen et Seamus, deux frères jumeaux. Ils avaient tous les deux des cheveux argent. Les cheveux de JENOVA.

Vous vous demandez sans doute qui est JENOVA ? Je pense que jeter un coup d'œil au jeu vidéo installé sur mon bureau devrait vous éclaircir. Après, je pense que la bibliothèque de la Shin-Ra devrait combler vos questions.

Ce jeu a été réalisé dans MON monde, sur les évènements d'il y a cinq cents ans de CE monde. Réalisez l'erreur. Je ne sais pas comment c'est possible, mais ceci est la véritable histoire. Faites ce jeu, vivez les évènements d'il y a cinq cents ans, et tout deviendra clair.

Après mes deux ans de séquestration, Eisen a fini par trouver le moyen de s'échapper de sa cellule et a mis à feu et à sang tout le bâtiment. Il est….comme lui. Comme Sephiroth. Lyrick a mis la main sur un autre morceau de la strate géologique. Jenova n'était pas entière. Lyrick a utilisé l'ADN de JENOVA pour répéter la même expérience. Eisen et Seamus sont tous les deux les dignes possesseurs des pouvoirs de ce monstre qui a décimé les Anciens, il y a des milliers d'années.

Le problème, c'est que Lyrick ne s'est pas arrêté là. Les scientifiques m'ont…injecté quelque chose.

Je crois que j'entends sa voix. La voix de JENOVA. Parfois, j'ai des courts moments d'absence, comme si je n'étais plus moi-même.

Je ne devrais pas tarder à repartir à la recherche d'Eisen et Seamus, après quelques mois de repos, loin de la torture. Ils ont enfin été relocalisés.

Je ne sais pas si je vais longtemps rester moi-même.

Eisen et Seamus ne sont pas ordinaires. Essayez de comprendre ce qu'il s'est passé il y a cinq cents ans, et vous comprendrez ce qu'il se passe dans ce monde.

Je ne sais pas qui vous êtes, et vous ne me connaissez pas, mais je vous en pris, promettez-moi quelque chose.

Promettez-moi que vous me tuerez.

Pour l'avenir de ce monde.

Je vous en supplie.

Tuez-moi.

Evan Caffrey

De lourdes larmes coulèrent le long des joues d'Irélia, qui tremblait de tout son corps. Elle avait mal.

Tellement mal.

Le monde était cruel.