Chapitre 9

Cette demande n'était pas innocente, il le savait parfaitement, mais le fait est que Owen avait pas mal de travail à l'infirmerie et que cette formation pouvait tout à fait être assurée par le militaire.

– Bien, puisque la question est réglée, vous pouvez aller voir Tosh qu'elle vous fasse vos badges définitifs.

– Merci Monsieur, firent-ils d'une même voix.

– Pas Monsieur, Jack, les reprit-il en se levant.

– Je dois passer la commande pour ce midi, fit Eirian, avez-vous une envie particulière ?

– Non, vois avec les autres, dit-il en passant devant eux pour sortir de son bureau.

Il descendit les marches et se rendit auprès du jeune homme toujours inconscient. Il avait vu que Owen l'examinait et vint prendre des nouvelles.

– Alors ? demanda-t-il.

– Pas de changement, mais la plaie est propre et la fièvre est complètement tombée. Ce n'est plus qu'une question d'heures, je pense pour qu'il revienne à lui.

– Très bien, je te remercie. Au fait, il faudrait que tu fasses passer une visite d'embauche à Neill et à Eirian, depuis quelques minutes, ils font officiellement partie de l'équipe.

– Tu t'es décidé finalement ! Mais que va dire l'Unit ? Ils ne vont peut-être pas apprécier que tu débauches deux bons éléments !

– C'est leur problème, pas le mien, de toute façon, tous les deux voulaient rester !

– Oui, je m'en doute, j'ai un peu discuté avec Neill et j'ai compris que là-bas, l'ambiance n'était pas des meilleures, fit Owen.

– C'est sûr, dans une structure aussi importante, il y a rarement de la place pour les sentiments humains.

Ils furent interrompus par Eirian qui revenait avec la commande. Finalement, le choix s'était porté sur des plats mexicains et les deux hommes la suivirent jusqu'en salle de réunion. Jack alluma la CCTV et commença à manger tout en écoutant les conversations qui allaient bon train. Brusquement, il vit le Gallois s'agiter et quitta la pièce rapidement, imité par le médecin qui, installé à côté de lui, l'avait vu également.

– Que se passe-t-il ? demanda Neill.

– Ianto semble se réveiller, répondit Tosh, penchée sur l'écran.

Effectivement, lorsque le leader et Owen arrivèrent près de lui, le jeune homme avait les yeux ouverts et semblait complètement perdu. Jack s'assit sur le lit pendant que son collègue prenait les constantes du blessé.

– Du calme Ianto, tout va bien, fit l'immortel en passant sa main sur sa joue.

Le Gallois accrocha le regard de son amant et se détendit. Satisfait de ses mesures, Owen les laissa seuls et retourna finir son repas.

– Alors, comment va-t-il ? s'enquit Tosh.

– Il lui faut du repos, mais la phase critique est passée. Il est complètement réveillé.

Dans la salle informatique, Jack essuya les larmes qui avaient coulées sur la peau du jeune homme. Il lui sourit tendrement et posa un baiser sur ses lèvres.

– Enfin, te voilà revenu, fit-il. Il faut arrêter de me faire des peurs pareilles, tu vas finir par me faire mourir.

– Tu sais bien que tu ne le peux pas ! répondit Ianto avec une grimace lorsqu'il voulut bouger.

– Bon alors, disons que je vais me faire des cheveux blancs !

– Et être encore plus séduisant, non merci ! Trop de personnes te remarquent déjà, lança le jeune homme, un brin ironique.

– Serais-tu jaloux ?

– Pourquoi, tu ne l'es pas toi ?

Jack sourit et reprit ses lèvres tendrement puis posa un baiser dans son cou, le faisant soupirer. Tosh s'approcha doucement des deux hommes et attendit qu'ils se séparent. Quand le Capitaine se redressa, le Gallois aperçut la jeune femme et lui tendit la main.

– Comment vas-tu ? demanda-t-il.

– Bien, c'est toi qui a été blessé, je te le rappelle ! Tu es resté plusieurs jours sans connaissance et quand ils sont venus nous chercher, une autre bête a bien failli nous avoir, fit-elle les larmes aux yeux.

– Une autre ? fit Ianto, celle que nous avons vue n'était déjà pas commode, j'imagine que ça n'a pas dû être facile.

– Eh bien, disons qu'à mettre les pattes où il ne fallait pas, elle a eu un problème, répondit Jack.

– Comment ça ?

– Nous en avons récupéré un morceau quand le vortex s'est fermé, tu veux voir ?

Le Gallois eut une grimace de dégoût qui fit sourire l'immortel.

– Bien, maintenant, il faudrait que tu te reposes. On va te laisser, je reviendrai tout à l'heure, fit-il en voyant le jeune homme bailler.

– D'accord, mais je ne suis pas fatigué ! répondit-il avant de fermer les yeux et de s'endormir.

– Mais bien sûr, sourit l'immortel en se levant. Allez, viens Tosh, laissons-le tranquille.

Ils retournèrent auprès de leurs collègues après un détour par la cuisine pour préparer le café. Jack était soulagé, son amant allait beaucoup mieux.

Lorsqu'ils eurent terminé, chacun aida à nettoyer puis ils retournèrent à leurs occupations. La faille étant calme, Neill convia Eirian pour sa première leçon de formation avec un professionnel, terme qui la fit sourire.

Dans son bureau, le leader surveillait toujours son amant, mais passait de temps en temps sur les images de la caméra de la zone de tir. Les deux jeunes gens semblaient s'entendre à merveille et le militaire était compétent et patient. L'immortel sourit en voyant Eirian poser brutalement l'arme sur la table, visiblement hors d'elle. Cela faisait plusieurs fois qu'elle ratait la cible et cela l'agaçait. Neill lui remit le revolver dans la main puis se plaça derrière elle pour lui donner la bonne position. Les deux corps collés semblaient parfaitement s'accorder et la jeune femme se calma, se laissant guider dans le mouvement. Le coup partit et le projectile atteignit le centre. Elle se tourna avec un sourire radieux et posa ses lèvres sur celles de son collègue. Le geste avait été spontané, mais elle se reprit et s'écarta. Neill fit un pas et la prit dans ses bras, vrillant son regard dans le sien avant de l'embrasser délicatement. Jack éteignit la caméra de la zone pour se reporter sur celle braquée sur son amant.

Le soir, toute l'équipe dîna à la base. Le Gallois était assis dans son lit, ses collègues installés autour de lui. Le médecin lui avait interdit de se lever et il devait faire contre mauvaise fortune bon cœur ! À la fin du repas, Tosh et Owen quittèrent le bâtiment et passèrent la nuit ensemble. Neill et Eirian sortirent au cinéma et Jack resta auprès de Ianto.

Aux environs de minuit, le Gallois finit par s'assoupir et le Capitaine s'allongea près de lui, se laissant emporter par le sommeil.

Le lendemain, le médecin arriva le premier et découvrit son leader près du blessé. Il sourit et alluma les ordinateurs. Le bourdonnement soudain réveilla l'immortel qui se leva en faisant attention de ne pas déranger son amant.

– Comment s'est passée la nuit ? demanda Owen lorsque Jack vint le rejoindre dans la cuisine.

– Tranquille, il a bien dormi je pense. Tosh n'est pas là ?

– Non, elle avait une course à faire.

– Pas de problème, elle a le temps.

Il prit la tasse tendue et retourna s'asseoir sur le bord du canapé. Neill et Eirian vinrent les rejoindre, saluant leurs collègues. Une fois la boisson avalée, chacun s'en retourna à ses occupations. En fin de matinée, Tosh arriva avec le repas et le déposa dans la cuisine.

– Il y a eu un problème ? s'enquit le médecin.

– Non, pas vraiment, mais je dois aller parler à Jack, fit-elle en quittant son manteau.

Elle le déposa sur son siège et monta voir le leader. Celui-ci lui fit signe d'entrer quand il l'entendit toquer. Avec un sourire, il l'invita à s'asseoir.

– Alors, comment vas-tu ? fit-il.

– Ça va. Jack, j'ai rencontré Gwen tout à l'heure, dit-elle.

L'immortel se redressa, son sourire avait disparu.

– Et ?

– Elle pense qu'elle va pouvoir reprendre son travail !

– Pourquoi ?

– Elle a toujours ses souvenirs, elle m'a dit que puisque tu ne lui avais pas effacé la mémoire, c'est que tu voulais qu'elle réintègre l'équipe.

– Elle se trompe, si je n'ai encore rien fait, c'est parce que j'ai demandé à Owen de renforcer la formule. Tu sais bien ce qu'il s'est passé la dernière fois ! Je ne veux pas que ça se reproduise.

– Elle m'a demandée de la tenir au courant, que dois-je lui dire ?

– Rien, laisse-la dans l'ignorance.

– Très bien, fit-elle en se levant. Tu viens déjeuner ?

– Oui, j'arrive.

La jeune femme quitta le bureau et Jack la suivit quelques minutes après. En arrivant dans la zone centrale, il vit que le Gallois était réveillé et s'approcha de lui.

– Comment te sens-tu ? fit-il en s'asseyant près de lui.

– Pas trop mal. J'ai faim, finit-il, faisant sourire l'immortel.

– Nous allons déjeuner, je t'apporte ton plat.

– Je voudrais me lever.

– Owen a dit non, il faut lui obéir.

– Mais…

– Pas de mais, le coupa-t-il, il ne t'a pas autorisé à te lever pour autre chose que pour aller aux toilettes. Sois patient, il n'y en a sûrement plus pour très longtemps. Attends, je reviens dans une minute, fit-il en partant vers son bureau.

Le Gallois grogna, mais resta allongé. Owen s'approcha pour vérifier ses blessures et l'aida à s'asseoir plus confortablement.

Le Capitaine revint près de lui et lui tendit son journal.

– Tu l'avais laissé dans mon bureau, mais je ne l'ai pas lu, fit-il en voyant qu'il allait répliquer. Tu as le droit d'avoir des secrets, comme tout le monde.

OoOoO

Une semaine plus tard, Ianto obtint enfin l'autorisation de quitter définitivement son lit et la première chose qu'il souhaita faire fut d'aller marcher sur le quai. Jack l'accompagna, s'assurant qu'il allait bien. Une heure plus tard, après avoir déambulé dans la ville et s'être assis à la terrasse d'un café pour un peu de repos, ils rentrèrent à la base.

Ils s'installèrent en salle de réunion pour déjeuner et le leader les informa de sa décision de promouvoir Tosh au poste de second, celui-ci étant toujours vacant. La jeune femme ouvrit la bouche pour parler, mais Ianto posa sa main sur son bras, secouant imperceptiblement la tête en souriant. Il était heureux que son amant ait pensé à elle pour cette responsabilité et trouvait la promotion tout à fait justifiée. Owen s'étonna, car il se disait que ce serait plutôt le jeune homme qui serait nommé, Jack étant son amant. Mais il se dit que finalement, c'était mieux ainsi et sans doute que l'immortel avait mûrement réfléchi son choix.

En début d'après-midi, pendant que le jeune homme était aux archives, le tanneur vint rapporter la peau traitée et Jack passa ses doigts dans l'épaisse fourrure soyeuse. Le professionnel se doutait bien qu'il ne s'agissait pas d'un animal vivant sur Terre, mais ne dit rien. Le Capitaine était un bon ami et l'homme savait tenir sa langue.

Un peu plus tard, une activation se déclencha et l'immortel quitta le Hub en compagnie du militaire. Ils se rendirent sur place, mais ils ne trouvèrent absolument rien et après une heure de recherches intensives, ils rentrèrent. En arrivant, le leader alla voir la jeune femme qui était penchée sur son ordinateur avec Tosh, toutes deux cherchant à comprendre ce qu'il s'était passé.

Le soir, Ianto obtint de pouvoir rentrer chez lui et le Capitaine l'accompagna. Ils dînèrent sur le balcon et s'installèrent sur le canapé pour écouter un peu de musique. La fatigue de la journée eut raison du Gallois qui s'endormit. Jack le secoua doucement et l'incita à aller s'allonger, ce qu'il fit sans rechigner. Ils se couchèrent et se laissèrent gagner par le sommeil, lovés dans les bras l'un de l'autre.

Le lendemain, l'immortel s'éveilla le premier et regarda son amant dormir. L'avoir près de lui et ne pas pouvoir le toucher était une torture, mais le jeune homme souffrait encore de ses blessures et il devait se montrer patient. Quand Ianto ouvrit les yeux, il plongea dans l'azur de ceux de son amant. Celui-ci lui sourit tendrement et l'embrassa délicatement puis se leva.

En grimaçant, le Gallois fit de même et se rendit à la cuisine pour préparer le café. Jack l'observait, appuyé contre le mur, il le détaillait et Ianto se tourna vers lui.

– Qu'y a-t-il ?

– Rien, je t'admire ! Je n'ai pas le droit ? fit-il en s'approchant pour le prendre dans ses bras.

Un gémissement lui fit relâcher son étreinte et il s'écarta.

– Tu vas bien ?

– Oui, c'est encore douloureux, mais ça va passer, dit-il en lui tendant sa tasse.

– Pardonne-moi, mais j'aimerais tellement de serrer contre moi.

Le Gallois quitta la pièce et alla s'asseoir sur le canapé, rejoint par l'immortel. Ils burent leur tasse en silence puis ils allèrent s'habiller.

Une fois de plus, la journée risquait d'être longue pour le blessé, mais il refusa de rester chez lui. Ils se rendirent au Hub et saluèrent leurs collègues. Owen ne lui laissa pas le temps de s'éclipser, il le fit aller à l'infirmerie pour l'examiner, ce que le jeune homme fit en grognant. Quand il se fut assurer que tout allait bien, le médecin lui rendit sa liberté. Ianto en profita pour filer vers la cuisine et préparer la première tournée de café et faire la distribution.

Installé sur le canapé, il discutait avec Tosh. Celle-ci semblait être complètement remise, mais s'inquiétait pour son ami. Elle avait à nouveau revu Gwen, mais elle ne lui en parla pas. C'était à cause d'elle que le Gallois était dans cet état et elle n'avait pas envie de lui rappeler de mauvais souvenirs. Quelques minutes après, elle le laissa pour aller auprès d'Eirian qui se débattait avec un programme récalcitrant.

Ianto les regarda travailler et ferma les yeux. Il s'assoupit durant une demi-heure et tous le laissèrent dormir. Quand il ouvrit les paupières, un peu plus tard, il croisa le regard de son amant.

– Ça va ?

– Oui, j'ai dû m'endormir.

– Effectivement, mais tu semblais en avoir besoin. Pourrais-tu commander le repas ?

– Oui, bien sûr ! Je m'en occupe, fit-il en se levant.

Après avoir demandé l'avis de l'équipe, il téléphona au traiteur chinois et monta à l'office attendre la commande.

L'activation les surprit en plein milieu du déjeuner. Rapidement, Eirian descendit consulter l'ordinateur, suivie de près par Owen et Neill, Tosh et Ianto étant restés en salle de conférence.

– Tu as quoi ? demanda le leader qui venait de les rejoindre.

– Même activation qu'hier, mais quand vous êtes arrivés, il n'y avait rien. Je ne comprends pas !

– Ce n'est pas grave, nous y allons. Tu restes ici, je te contacte une fois sur place si j'ai besoin.

Les trois hommes s'engouffrèrent dans le couloir menant au parking. Ils quittèrent rapidement le bâtiment et se dirigèrent sur les coordonnées indiquées. En arrivant, ils se séparèrent et parcoururent les allées en silence.

– Owen, tu as quelque chose ? demanda Jack par l'oreillette.

– Non, rien pour le moment !

– Neill ?

– Rien non plus !

– Très bien, on continue, soyez prudents.

Ils progressèrent, s'arrêtant à l'intersection des allées pour s'assurer qu'il n'y avait personne.

– Contact ! cria soudain le militaire.

Il se mit à courir derrière l'individu qui venait de débouler devant lui.

– Arrêtez-vous ! cria-t-il.

Mais bien loin de ralentir, l'homme continuait de courir. Jack et Owen convergèrent vers les bruits et se retrouvèrent face au fuyard qui venait vers eux. Se voyant piégé, il pointa son arme et tira. Le Capitaine poussa le médecin qui rencontra durement les caisses empilées, mais la balle faucha l'immortel et il s'effondra, une tache de sang se formant sur sa chemise. Neill arriva sur place et vit Owen se tourner sans prêter attention au leader effondré et faire feu plusieurs fois, touchant l'individu aux jambes. Celui-ci s'écroula et resta au sol.

– Va t'occuper de lui, fit le médecin en voyant le militaire immobile près du corps de l'immortel.

Neill leva les yeux, comme déconnecté puis se reprit, alla ligoter le prisonnier et le porta au SUV. Quand il revint, Owen était penché sur le Capitaine et ne bougeait pas.

– On fait quoi ? demanda le militaire en s'approchant.

– Rien, on attend !

– On attend quoi ? fit-il sans comprendre.

– Qu'il revienne, il revient toujours, répondit le médecin.

– Mais Owen, il est mort, comment veux-tu qu'il revienne !

– Ne t'en fais pas… commença le médecin au moment où le leader se mettait à inspirer douloureusement.

Le militaire eut un sursaut de surprise devant ce retour inexpliqué. Owen aida le Capitaine à se redresser puis à se mettre debout, le soutenant le temps qu'il reprenne son équilibre.

– Ça va vous deux ? demanda-t-il.

– Oui Jack, c'est bon. Merci quand même.

– C'est bien normal ! Neill ?

Son collègue le dévisageait n'arrivant pas à croire qu'il était vivant. Que s'était-il passé ?

– Neill, insista l'immortel, tu es blessé ?

– Non, non, balbutia-t-il. Mais vous étiez mort !

– Oui, ça m'arrive parfois, fit-il en souriant. Je crois que j'ai des explications à te donner. Rentrons.

Ils retournèrent au véhicule et rejoignirent la base. Le trajet se fit dans le silence, Jack surprenant des coups d'œil du militaire dans le rétroviseur. Quand ils passèrent le sas, Owen se rendit auprès de Ianto et Tosh qui étaient installés sur le canapé et Jack demanda à Neill de le suivre. Arrivé dans le bureau, il ferma la porte et l'invita à s'asseoir. Le Gallois se leva pour aller faire du café, mais le médecin le retint.

– Je crois qu'il faudrait les laisser seuls quelques minutes, fit-il.

– Pourquoi ?

– Jack est mort et Neill l'a vu revenir.

– Oh d'accord ! Il ne savait pas ? s'enquit Eirian.

– Non, je pense qu'il n'a pas eu le temps de le prévenir. Tu ne le sais toi-même que depuis peu !

– Oui, mais je ne l'ai jamais vu ressusciter, ça doit faire un choc ! fit-elle.

– Au début, oui, fit Ianto, mais après, on s'habitue.

– Tu en es sûr ? interrogea Owen. Ce n'est pas l'impression que tu donnes pourtant.

Le Gallois ne répondit pas. Qu'aurait-il pu dire ? Que chaque mort du Capitaine lui plantait un couteau dans le cœur ! Qu'il avait peur qu'il ne revienne pas !

À suivre…