Voici enfin une suite. Je ne pense pas faire plus rapide pour l'instant. J'essaierai toutefois de ne pas dépasser les trois semaines d'attentes.
Merci pour les reviews et les mails.
Pour ceux et celles qui attendent du "Caskett"..il y en aura peut-être, je ne sais pas encore. En tout cas pas du NC17, pour celle-ci du moins...
Bonne lecture.
Appartement de Castle, samedi 16h40
Alexis et Martha, assises côte à côte, tournèrent la tête de concert en entendant la porte s'ouvrir. A la mine défaite de son fils, Martha craignit le pire. Le regard soucieux de Beckett, qui le suivait, accentua son malaise.
Alors que Castle se laissait tomber dans un fauteuil, Kate rassurait sa mère et sa fille. Elle fut directe.
- Il ne l'a pas tué. C'est scientifiquement prouvé.
- Pourquoi cette tête ?
- Nous pensons qu'il a assisté au meurtre.
- Oh mon Dieu ! Alexis se leva et alla prendre place sur l'accoudoir. Est-ce…est-ce qu'ils vont essayer de…elle fut incapable de finir sa phrase, son père l'entoura de son bras.
- Je ne crois pas. S'ils voulaient tuer ton père, c'est qu'il n'avait plus besoin de lui.
- Ne t'inquiète pas ma puce. Je n'ai jamais vu leurs visages. Je suppose qu'il en est de même pour ce moment là.
- Mon chéri je serai plus rassurée si un policier veillait sur toi. Tu pourrais demander au Maire ou au Capitaine….
- NON ! PAS QUESTION ! JE N'AI PAS BESOIN D'UNE BABY SITTER EN UNIFORME !
Elles furent toutes les trois surprises par l'éclat de voix de Castle. Elles n'eurent aucunes réactions quant il se leva. Il les laissa, montant dans sa chambre.
Alexis pleurait. On lisait l'impuissance sur le visage de Martha. Quant à Beckett, elle n'arrivait toujours pas y croire.
- Ce n'est pas mon fils. Que lui arrive-t-il Kate ?
- Ce qui lui est arrivé l'a ébranlé plus qu'il ne le montre.
- Mais il a déjà était en danger lors de vos enquêtes. Pourtant il n'y renoncerait pour rien au monde.
- Il vous a parlé de sa détention ?
- Non, il n'a rien voulu nous dire…qu'est-ce qu'il y a Kate ? Demanda Alexis.
- Ce n'est pas pour lui qu'il s'inquiétait. C'est pour toi Alexis. Des complices te surveillaient et ton père a coopéré, te sachant menacée.
- Que peut-on faire pour l'aider ?
- Moi je sais ! Lança Alexis en se dirigeant vers le téléphone.
- Qui vas-tu appeler ?
- Gina ! On nous a rapporté ses affaires des Hamptons. Il a son roman de terminé. S'occuper de sa parution va le distraire.
- Bonne idée trésor.
Beckett, après avoir rassurer Martha de son mieux, les laissa. Elle rentra chez elle. L'état de Castle l'inquiétait. En plus du stress occasionné par sa détention, les produits qu'on lui avait injectés étaient très certainement responsables de ce comportement. Depuis qu'elle le connaissait, jamais elle ne l'avait vu perdre à ce point le contrôle.
Puis elle se rappela avec quel calme, en apparence du moins, il lui avait relaté son enlèvement et sa séquestration. Elle en parlerait à Lanie, mais elle se doutait de sa réponse. Castle avait besoin d'aide. Le genre d'aide que seul un médecin peut apporter.
Commissariat lundi 11h20.
Grâce au témoignage de Castle, les experts avaient réussi à définir une zone probable sur son lieu de captivité. Restreinte de façon considérable suite au type de pollen trouvé sur les vêtements de Rick. Ryan et Esposito étaient donc partis vérifier tous les entrepôts abandonnés situés dans cette zone. Ce qui représentait malgré la superficie de la Zone que huit sites possibles.
Kate avait 'fait' un deuxième tableau pour Peter Blake. Elle survolait encore les annotations. Castle avait été enlevé le lundi. Blake avait retiré l'argent le mardi. Il s'était fait tuer le mercredi ou le jeudi. Un vol était prévu, où ? Quand ? Pourquoi avoir besoin de l'apparence de Castle ? Elle sentait que quelque chose 'clochait'. Cette affaire était vraiment étrange.
Elle allait appeler Lanie lorsque le capitaine l'appela. Elle se rendit immédiatement dans son bureau. A son entrée un homme se leva et se présenta.
- Arthur Miles. Peter Blake travaillait sous mon commandement.
- Lieutenant Kate Beckett. Désolée pour la perte de votre homme. Mon équipe et moi-même mettons tout en œuvre pour retrouver son meurtrier.
- Le capitaine Montgomery m'en a informé. Peut-être pourriez-vous m'expliquer en détails tout ce que vous savez. Ensuite je vous dirai ce que nous pensons savoir sur les agissements de Blake.
- Bien sûr. Si vous voulez bien me suivre jusqu'à mon bureau.
Miles remercia Montgomery pour son accueil et suivit Beckett. Cette dernière réprima à grand peine un sourire. Cet anglais lui faisait penser au personnage de « John Steed » il ne lui manquait que le chapeau melon et le parapluie.
Il écouta avec attention, le rapport détaillé qu'elle lui fit sur l'affaire. Ensuite il examina les tableaux et se tournant brusquement vers Beckett.
- Il a quelque chose de spécial cet écrivain ? Demanda-t-il perplexe.
- Il peut être plus agaçant qu'un gosse. Il connait beaucoup de personnes importantes ou célèbres. Et il nous est d'une aide précieuse dans nos enquêtes.
- Me serait-il possible de lui parler ?
- Naturellement. Je vais vous arranger un entretien. A votre tour, que pouvez-vous me dire sur Blake ?
- Si nous en parlons en déjeunant.
- Parfait, allons-y.
Une demi-heure plus tard dans un restaurant italien.
- Je vous écoute.
- Droit au but. Blake est…était un de nos meilleurs inspecteurs. Il s'occupait principalement des vols de bijoux et d'objets d'arts. Il a toujours accompli ses enquêtes avec succès…. Du moins jusqu'à ce qu'il se charge du « Baron ».
- Qui est-ce ?
- Un voleur de génie. Il s'en prend aux pièces les plus rares et les mieux protégées. Ses succès sont d'autant plus frustrants pour Interpol ou Scotland Yard. Par quatre fois ces cinq dernières années Peter a failli l'avoir. C'est devenu une véritable obsession. Il voulait « se faire » le « Baron », quelque en soit le prix.
- Il l'a payé de sa vie. car je pense que c'est lui qu'il traquait ici-même ?
- Oui. Nous avons retrouvé des notes chez lui. Tenez. Il lui donna une clé USB. Tout est là. y compris le dossier que nous avons sur le « Baron ».
- Pourquoi ce nom ?
- Certains pensent, et Blake en faisait partie, que ce voleur est un Paire du Royaume. Le peu de témoignages que nous avons pu obtenir, le décrive comme un homme cultivé et aux manières policées. Il porterait constamment un costume avec gilet. Personne n'a jamais vu son visage.
- Costard…ça ne peut être que lui.
- Je le pense aussi…
Ils s'interrompirent lorsque le serveur leur apporta leurs plats. Ils ne portèrent aucune attention à l'homme qui venait d'entrer et s'installer à la table voisine. Ni au regard échangé entre celui-ci et le garçon.
- Si c'est le Baron qui est derrière toute cette affaire, ce Castle a eu énormément de chance de s'en sortir vivant.
- Oui…beaucoup de chance. Cependant il y a une question qui revient systématiquement. Pourquoi avoir pris l'apparence de Castle ?
- En fait cela fait partie de sa technique. Il ou plutôt ses hommes de mains. Nous sommes persuadés qu'il orchestre toute l'opération mais sans jamais prendre physiquement part au vol. Donc ses hommes de mains enlèvent une personne qui a accès d'une façon ou une autre à l'objet convoité. A ce moment là, il y a deux possibilités. Soit la personne peut être manipulée, par des menaces sur ses proches par exemple. Et dans ce cas c'est elle qui agira. Soit il se contente de lui soutirer des renseignements sur sa vie, comme avec Castle. Et là c'est un des hommes qui subit une chirurgie esthétique pour ressemblait à la victime.
- Cela doit demander du temps de l'argent et beaucoup de patience.
- Trois choses dont le Baron ne manque pas, de toute évidence.
- Ce que j'aimerai comprendre c'est comment votre homme a réussi à se faire engager dans la bande. Et aussi comment l'a-t-il convaincu de lui laisser jouer le rôle de Castle ?
- En prenant une fausse identité et en se fabricant un casier. Il a pris soin d'y mettre exactement le genre de compétences qui correspond en principe au profil recherché par le Baron. Vous trouverez plus de précision sur la clé.
- Est-ce que Blake a essayé de vous contacter pour vous dire ce qu'il avait fait ?
- Non et il 'y a rien dans ses fichiers. Ça s'arrête quant il explique qu'il a localisé le Baron à New York.
- Pourquoi avoir caché cette information ? Nous aurions pu coopérer avec Interpol si vous étiez venu officiellement.
- Il était à la limite de la paranoïa. Persuadé que le Baron avait des taupes dans les services de polices. Nous venions de le mettre en vacances forcées. Un de ses coéquipiers s'est fait blesser lors d'une enquête à cause de son -manque de concentration.
- Vous n'en avez pas parlé, mais je suppose que les sosies, les 'originaux' et les victimes d'enlèvements sont toutes retrouvées mortes.
- Pas forcément retrouvées. Elles disparaissent avec suffisamment de preuves les accusant.
- Votre homme avait dû prévoir une échappatoire. Il n'avait pourtant pas prévu de se faire 'grillé'.
- Malheureusement
Un appartement de Brooklyn 14h10
- Alors ? Demanda le Baron.
- Ils n'ont rien de plus que les dossiers de Blake avant son arrivée à New York.
- Donc il nous a dit la vérité. Il n'en avait parlé à personne. Parfait.
- En partant j'ai pu entendre que Miles suggérait de faire surveiller l'écrivain.
- Si cela les amuse. Je me demande combien de temps il va leur falloir pour relier Castle à Lord Paddington.
- Je crois que dans deux jours ils seront…. Vous êtes sûr de vouloir continuer l'opération Monsieur ? Ils vont certainement renforcer la sécurité.
- Plus que jamais Jacob ! n'est-ce pas excitant ? Pour une fois je vais avoir un véritable défi à relever. Avoir dû faire face à cet imprévu m'a motivé au plus haut point. Ce vol va vraiment être mon plus bel exploit !
- Damien m'a appelé. Il a eu des nouvelles du patron du 'Faucon Maltais'. Il a les hommes dont nous avons besoin.
- Parfait…. Que la partie commence ! Lança-t-il en prenant son téléphone.
Commissariat, 15h20.
Beckett et Miles étudiaient le dossier ensemble lorsque Castle arriva.
- Hi Beckie.
- Castle ! vous devriez être chez vous à vous reposer.
- Besoin d'évasion. Ma mère n'a jamais était aussi 'mère poule' et je ne parle pas d'Alexis.
- Et Gina ? Votre roman ?
- Je lui ai donné ce qu'il fallait. A elle de se débrouiller. Après tout c'est mon agent, donc son boulot. Désignant l'homme devant les tableaux. C'est qui ce « John Steed » ? Questionna-t-il à voix basse.
L'agent d'Interpol se retourna.
- Arthur Miles d'Interpol. Richard Castle, je présume ?
- Oui, vous aidez Beckett pour l'enquête ?
- Officieusement seulement. Je ne suis là qu'en tant qu'observateur.
- Alors vos deux cerveaux ont trouvé quelque chose d'intéressant ? Dit-il en s'approchant pour la première fois des tableaux.
Beckett et Miles le virent pâlir. Castle eut du mal à déglutir. Se voir mort la gorge tranchée sur une photo fixé sur ce tableau lui foutait la trouille. Il réalisait qu'il avait échappé au pire de justesse. Et qu'il aurait très bien pu être vraiment sur une telle photo.
Il essaya de chasser ses pensées de son esprit. Il était venu pour présenter ses excuses à Kate pour s'être emporté le samedi. Il allait lui dire lorsque le téléphone de cette dernière sonna.
- Beckett.
- …
- On arrive ! Tout en raccrochant, Ryan et Esposito ont trouvé le lieu où l'on vous gardé prisonnier Castle.
Il pâlit encore plus à cette annonce.
