Coucou tout le monde!
Tout d'abord, un très grand merci pour tout les favs et follows (vous êtes si nombreux je commence à avoir la pression haha). J'essaie de poster le plus souvent possible, mais vu que je suis en troisième année de prépa il risque d'y avoir des trous dans le planning, désolée. (J'ai beaucoup trop de fanfics en cours aussi, hésitez pas à aller les lire, même si c'est en anglais!).
Ensuite:
Reviews:
Je vois que vous avez tous adoré la fin du dernier chapitre! Je vais vous avouer que je me suis bien amusée à l'écrire ^^ Merci beaucoup! ça fait vraiment plaisir, ce genre de review (j'ai toujours des doutes face à la qualité de ce que j'écris, donc voilà). Je vous promet de balancer d'autres personnages à travers diverses fenêtres/ portes/ murs/ plantes et autres surfaces non prévues à cet effet.
Vous pouvez maintenant me suivre sur Tumblr, où je répond à toutes les questions et où je râle sur le monde de manière général (j'y poste aussi les progrès des différentes peintures/ chapitres que je suis entrain d'écrire/ des petites dessins etc). N'hésitez pas à venir me parler! J'y suis tout le temps, donc même si vous voulez faire des demandes (que je dessine une des scènes? des suggestions pour la suite de l'histoire? des trucs pas clairs? des tentatives de découvrir ce qui va se passer? j'ai déjà un scénario mais je suis ouverte aux propositions (no pun intended)).
Warning: comme d'hab.
Disclaimer: Nan mais si je possédais Harry Potter je n'aurais plus peur pour mon futur. Ou serait le challenge, me direz-vous?
Chapitre 8:
Mon cher frère,
Mia fait tant de progrès! Je lui ai montré le livre de première année dont tu m'as envoyé une copie, et elle fait des prouesses dans le contrôle de sa magie (loin de moi ne t'en fait pas). Mais je suis un peu inquiet. Les autres enfants ne la traitent pas particulièrement mal, mai sa mère... je ne sais pas. Parfois, elle m'appelle, en pleurs sans réussir à me dire ce qui s'est passé. Je pense que je vais devoir y aller et voir les choses par moi-même d'ici peu, ne serait-ce que pour clarifier la situation. J e n'aime pas me mêler de sa vie sans qu'elle l'ait demandé, mais tu sais à quel point il est dur de parler de ces choses.
Ce qui me fait penser que je ne t'ai toujours pas raconté comment je suis entré en contact avec elle: un simple bout de papier avec mon numéro. Je me demandais si on pouvait l'utiliser sur une échelle plus grande? Il faudrait utiliser une sécurité, ou quelque chose comme ça... Juste une idée. Je n'arrive pa sà me sortir de la tête qu'il pourrait y avoir des dizaines d'enfants comme nous.
Je vois que tes petites affaires avancent bien. Fait attention à la petite voix. Les choses brisées ont souvent le défaut de couper... tu le sais mieux que personne.
Peut-être que je devrais rencontrer la fille du train. En tant que né-moldue, elle s'intégrera très bien dan sla partie "sauver les enfants" de nos plans. Et je pense que ça la rassurerait de savoir que tu n'est pa sle seul en charge. Quoiqu'il faudra bien plus pour accepter toutes tes opinions.
Sinon, tout va bien au manoir. Je continue mes recherches, mais les choses avancent lentement, je me tiendrais informé quand j'aurais quelque chose de concret.
Tu devrais demander à Gladis d'arrêter de me suivre, ça devient effrayant. Je vais finir par avoir appel à la justice pour m'en débarasser! Je veux dire, elle fait les meilleurs plats du ce monde et de l'autre, mais c'est assez dérangeant d'avoir deux énormes yeux globuleux qui te suivent partout. Et par là, je veux dire partout. Ais pitié de moi, mon frère.
A propos de l'incident avec le garçon impoli, j'ai un conseil: quoi qu'tu fasses, signe le. Trouve un surnom, un symbole, quelque chose qui ne te désigne pas mais qui sous-entend que c'est toi. Fait passer le message, fait un exemple. Je sais que ce n'est pas ton genre, mais la méthode de Tu-sais-Qui de "terroriser-les-gens-et-créer-un-nouveau-gouvernement-en-secret" est la meilleure autant que je saches.
N'en fait pas trop, et s'il-te-plaît évite de faire une habitude de te jeter par les fenêtres. Je sais que tu as décidé que tu serais le premier à nous deux à mourir, mais j'avais pour idée que cette compétition continuerait jusqu'à ce qu'on fasse des courses de déambulateur dans la maison de retraite.
Garde un oeil ouvert,
D.
Harry leva les yeux de sa lettre. Il était assis sur le sol de la touré d'astronomie, le vent froid soulevant ses cheveux et le faisant frissonner. Il aimait la sensation d'être au sommet du monde. L'air frais qui emplissait ses poumons et soulevait sa cape noire. Il n'avait pas particulièrement peur d'être assis au bord de l'abîme. C'était le meilleur endroit pour réfléchir. Le lac était agité et la forêt semblait respirer l'air froid de l'automne.
Damien, comme d'habitude, avait les meilleures idées. Le garçon avait un véritable don pour ordonner le chaos qu'Harry avait tendance à créer autour de lui.
Un om et un symbole, mhm? Très Voldemort -ish, mais ça avait le mérite d'être efficace. Les gens n'avait besoin que d'être un peu poussés pour aller dans la direction qu'il souhaitait. Pour dire la vérité, il avait déjà une idée et imaginait très bien la tête que Damien ferait quand il l'apprendra. Voldemort avait prouvé qu'un nom seul pouvait provoquer la crainte, et Harry avait l'intention de ne donner qu'un nom à la population de Poudlard.
On peut arrêter une personne, mais pas un sentiment. Harry posa ses yeux verts sur le paysage qui s'offrait à lui. Oh, qu'il avait hâte de poser ses mains sur ce monde...
Harry avait quelques heures de libre devant lui. Il ne voulait rencontrer personne, et certainement pas Quirell, ou Dumbledore ( qui continuait d'apparaître à des endroits impossibles du chateau de temps en temps), il décida donc de sortir. Comme le jour était froid, personne n'était dehors, à part lui. Il ne neigeait toujours pas, mais le ciel était blanc de nuages accumulés. Harry en avait profité pour autoriser Ananta à sortir de la salle-sur-demande, le serpent glissant à ses pieds, se cachant sous sa longue cape. Il n'y avait personne pour la voir dans tout les cas.
Il marcha le long du lac, à l'orée de la forêt interdite. Ananta vagabondait un peu partout, se jetant d'un endroit à l'autre pour attrapper quelque rongeur qi avit le malheur de passer par là. Harry la laissa s'amuser (elle insultait toutes les souris qui avait l'audace de lui échapper en se cachant entre les racines) et grimpa sur l'un des rochers qui parsemaient le bord du lac. Il fixa intensément la surface noir de l'eau, se demandant ce qu'il pouvait y avoir au fond du lac. Beaucoup de choses peu plaisantes, probablement, même selon les critères hors du commun d'Harry. Il ne voyait pas vraiment pourquoi il se posait la question, il ne pouvait pas se baigner dans le lac. Il ne savait pa sanger, et frissonnait à la simple idée de se montrer sans ses différentes couches d'habits. Les regards, le jugement... Il doutait même que cela n'aide mes camarades à prendre conscience de ce qu'il y avait en dehors de leur joli chateau.
Il commençait à comprendre à quel point les sorciers pouvaient être têtus.
Mais assez de ça. Il était venu ici pour se changer les idées, pas pour s'enfoncer encore plus dans la réalisation de ce monstre qu'était devenu sa vie. Il fronça le nez. Tout allait si vite trop vite peut-être. Et il avait la funeste impression que ça n'allait pas aller en s'arrangeant.
"Maître, maître!"
Harry se tourna pour tenter de localiser la source du sifflement joyeux. Il se leva, réarrange ses habits et rejoignit le serpent.
"Qu'est-ce qu'il y a, ma jolie?"
"Ananta a trouvé des oeufs!"
Harry fronça les sourcils et suivit le serpent dans les quelques mètres de la forêt qui bordaient le lac. Des oeufs étaient cachés sous l'une des racines, à moitié noyés dans l'eau gelée. Au vu de leur position, ils avaient dû tomber. Harry reconnu de noeuds de serpent, mais il ne pouvait pas deviner l'espèce seulement avec les coquilles. Il s'appuya au dessus la racine, étendit le bra set sorti les oeufs de l'eau, le plaçant sur le sol où Annata s'empressa de les entourer.
A vu de nez, il y en avait une douzaine.
"Maître, ils sont trop froids..."
Harry ne savait pas quoi en faire. Sans connaître l'espèce, il ne pouvait pas savoir ce dont ils avaient besoin, et il ne savait pas si la magie pouvait aider à soigner des oeufs. Il avait peur que sa magie ne tue l'un d'entre eux par accident. Sauver des vies n'était pas vraiment sa spécialité.
Il ne connaissait qu'une personne qui savait comment s'occuper d'animaux qui n'avait rien à faire là (que ce soit sur le terrain de Poudlard ou dans le monde de manière plus général). Dans un endroit avec une cheminée.
Il posa doucement les oeufs un par un dans son pull dont il avait relevé les bords pour en faire un panier, il se dirigea vers la hutte d'Hagrid, sifflant à Ananta de le suivre.
Hagrid mit beaucoup de temps avant de répondre à la porte.
La première chose qu'Harry vit était une énorme barbe touffue dans l'entrebâillement de la porte, suivie par deux petits yeux noirs un peu paniqués. "Ke peux entrer?"
Hagrid essaya de fermer la porte, grommelant qu'il n'avait pas le temps, mais Harry contracta sa magie pour l'en empêcher. Il connaissait maintenant la manière brusques d'Hagrid et n'en fut donc pas plus inquiet que d'autre chose, et il savait que Hagrid ne lui en voudrait pas d'entrer dans la petite maison même sans sa permission. Le garçon se demandait d'ailleurs si Hagris pouvait s'inquiéter de quoi que ce soit. A l'exception de Dumbledore, bien sûr, et de ses animaux, peut-être...
Harry posa les oeufs au milieu de l'unique table. Il regarda autour de lui. L'endroit était désorganisé, meublé d'un vieux fauteuil, quelques chaises, un lit et de vieilles couvertures. Harry se demanda comment Hagrid pouvait être reconnaissant d'un homme qui le laissait vivre dans de telles conditions. Quoi qu'il en soit, Hagrid semblait attaché à cet en droit, et il s'y plaisait visiblement. Le semi-géant regardait le oeufs avec curiosité.
"Je les ai trouvé dans la forêt." expliqua Harry; l'homme ne semblait pas avoir remarqué le serpent géant qui était entré avec harry. Ananta s'était cachée derrière le vieux fauteuil, regardant le Crocdur du coin de l'oeil. Elle commençait a attrapper le coup.
Harry avait posé les oeufs aussi près de la cheminée qu'il le pouvait, les faisant glisser doucement pour éviter un changement de température trop brusque. Hagrid le regardait faire, ses yeux noirs scintillent de curiosité et le faisait ressembler à un enfant.
"J'pense pas qu'ces animaux soient autorisés à Poudlard, Harry..."
Harry étouffa un éclat de rire. "Il y a un cerbère dans l'école." répliqua-t-il.
"Touffu? Y n'f'rait pas d'mal, il suffit d'savoir comment..." Hagrid ne finit pas sa phrase, comme comprenant ce qu'il venait de dire. Harry arrêta son geste un instant, puis continua de s'occuper des oeufs comme si de rien n'était.
"Tu connais le cerbère? Tu lui as donné un nom?" demanda-t-il en tentant de cacher son incrédulité.
"Oublie ça, j'aurais pas dire ça, non, j'aurais pas dû dire ça..."
Mais la curiosité du garçon avait été piquée.
"Qu'est-ce qui est caché sous la trappe?" demanda-t-il innocemment.
Quelqu'un d'autre, avec un peu plus de jugement, lui aurait demandé comment il savait qu'il y avait une trappe, mais Hagrid était trop naïf et paniqué pour un tel raisonnement. Toutes ses pensées tournaient autour de combien Dumbledore serait déçu s'il révélait le secret, si il parlait à Harry à propos de la pierre...
"Je ne peux rien te dire, Harry. C'est quelque chose qui ne concerne que Dumbledore, et Nicholas Flamel."
Harry opina. Il avait assez d'informations pour faire ses propres recherches, et il n'y avait pas d'utilité à pousser un homme comme Hagrid. Il serait plus coopératif une fois qu'il ne serait plus sur ses gardes.
Il retourna son attention sur les oeufs. Il avait une vague idée de qui Nicholas Flamel était, mais rien de plus. Il regretta une nouvelle fois de manquer de temps pour apprendre toutes les choses utiles de ce monde.
Une petit craquement le ramena à la réalité.
Un partie de la coquille d'un des oeufs était tombée et une petite tête rouge pointa le bout de son nez. Bientôt, les autres oeufs s'agitaient, et dix petits serpents avec des écailles dures et coupantes, allant du marron au vert, à l'exception du premier, sortirent et s'entortillent les uns les autres dans les mains d'Harry.
Annata leva la tête de derrière le fauteuil pour observer les bébés.
"Faiiiiiiim" siffla le petit rouge, et Ananta s'enfonça immédiatement dans l'une des fractures du mur de la maison pour aller chercher un rongeur, qu'elle ramena quelques minutes plus tard.
Deux des oeufs restaient immobiles, morts.
Harry laissa les petits serpents finir de manger avant de leur demander de se cacher dans ses poches, ils étaient assez petits pour ça, et après un clin-d'oeil à Hagrid pour s'assurer que l'homme ne dirait rien, il retourna jusqu'au château, prenant d'excessives précautions de peur d'écraser les bébés qui frétillaient dans ses poches.
Il courut presque jusqu'au septième étage et créa un petit nid douillet avec des couvertures. Ananta commença à les prendre en charge, et vu qu'il était trop tard pour pouvoir rentrer avant le couvre-feu, Harry décidé de rester ici, Draco le couvrirait si nécessaire. Il ne voulait pas laisser les bébés, l'image des deux oeufs sans vie gravée dans son esprit.
Il s'assit sur le canapé et regarda son amie expliquer la vie aux petits avec toute l'arrogance du monde aux petits serpents qui s'agitaient en tous sens et s'accrochaient à chacun de ses sifflements.
"... et il faut écouter le maître. Bien sûr se suis toujours sa préférée, mais il vous protègera aussi! Mais vous devez m'écouter. Un jour, je vous montrerais la forêt..."
"C'est quoi une forrrêt?"
"Vous allez aimer! Ananta aime y aller, beaucoup!"
"Ooooooh!" Sifflaient les petits en coeur.
Harry finit par s'assoupir sur le sofa.
Il était au manoir. Il regardait les enfants jouer dans la bibliothèque. Ils couraient un peu partout, poussant des petit cris amusés lorsque Damien les attrapait pour les chatouiller, les faisant voler en l'air. Il reconnu Mia qui était sur le point de s'élancer pour aller aider se spetits camarades, fronçant le nez de concentration.
Il y avait un bébé à côté de lui, qui essayait d'attrapper une mèche de ses cheveux. Harry poussa doucement ses doigts blancs, fins, arachnéens, un sourire aux lèvres.
Un craquement, une vitre cassée, un cris.
La manoir était en feu. Il voulait courir à l'intérieur, mais on le retenait. Il ne comprenait pas. Il criait, il s'époumonait. Les enfants! Il y a des enfants à l'intérieur!
Aucun son ne sortait.
Quelqu'un tenait Damien à côté de lui, une prise perverse, douloureuse. Des veines noires poussaient sur son visage, tordu de douleur. Il pouvait entendre les cris.
"Sorcière! Sorcière!"
Il avait mal. Tout était confus, dilué dans ses larmes. Le bébé, oh dieu, le bébé était dedans... Il voulait le s arrêter. Il le voulait. Laisser sa magie les réduire en pièces. Ils chantaient maintenant.
"Sorcière! Sorcière!"
C'était ridicule, ça résonnait dans sa tête, ça s'incruste.
Ses genoux s'enfonçaient dans le sol boueux. Il sentait du vide, à l'intérieur. Quelque chose qui creusait. Et puis il le vit, suspendu, sa tête faisant un angle insupportable avec le reste de son corps. Quelque part derrière lui, Dudley dansait atrocement, ses gestes saccadés, brusques, incomplets. Vernon riait en le pointant du doigt. Un rire horrible, la bouche grande ouvert, des filets de salives salissant le sol, tombant en gouttes gluantes, ses yeux rougis, distendus, et ses dents, ses dents, tendues vers l'avant. Une main agrippa ses cheveux et tira sa tête en arrière. Un coup brisa ses côtes. Quelque part derrière les arbres, des yeux rouges observaient.
Quelque chose de coupant traversa son torse. Froid.
Damien...
Il se réveilla en sursaut, couvert de sueur, tremblant. Il prit un moment pour se reprendre avant de se lever. Il était tôt, à peu près deux heures du matin. Le feu craquait encore dans la cheminée, mais Harry avait froid. Il avait besoin de bouger.
Il se mit de l'eau sur le visage pour se réveiller. Il n'aurait pas dû s'endormir, il aurait dû prendre une potion, faire quelque chose... Au moins cette fois c'était bel et bien un rêve, et pas un souvenir. Quoi qu'il ne se sentait pas vraiment mieux.
Il attrapa des bandages dans la salle de bain qui s'était créée à côté de sa chambre. Il se sentirait mieux au contact du tissu propre et doux. Ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait faire aussi souvent qu'il le voudrait dans les dortoirs. Sans ses bandages, la bretelle de son sac pressait contre ses os tordus et ses muscles meurtris. La moindre bousculade dans les couloirs devenait un enfer.
Il essayait régulièrement de s'entourer d'un bouclier magique, mais cela l'épuisait, il n'avait pas assez d'entraînement. Sans compter que les professeurs pouvaient le sentir. Alors, il était retourné aux bonnes vieilles méthodes.
Harry quitta la pièce aussi discrètement que possible. Il regarda autour de lui, passant d'un couloir à un autre, glissant parmis les ombres, évitant de son mieux les quelques tableaux qui étaient encore réveillés.
Soudain, à travers les arches qui séparaient les paliers, il vit Quirell. L'homme le regarda calmement, un petit sourire qui ne lui appartenait pas au coin des lèvres. Il était immobile. Ses yeux brillaient comme deux pierres fixées sur l'enfant.
Chacun des deux attendait la réaction de l'autre.
Harry comprenait. Ils allaient jouer.
Un rayon rouge jaillit des ténèbres avant qu'Harry n'ait eu le temps de voir une baguette bouger. Non, ça n'était pas Quirell.
Harry évita le sortilège par réflexe, mais pa sle suivant. Il vola et heurta un mur. Sa tête tournait et li trait de douleur courait le long de sa colonne vertébrale, mais il se força à se relever. Quirell n'avait pas bougé et le fixait en souriant.
Harry courut.
Il essaya de rester silencieux, évitant les sorts qui fonçait sur lui les uns après les autres. Il passa à travers les passages secrets, passa des murs jusqu'à des endroits qu'il ne connaissait pas, Quirell sur ses talons, toujours quelque part autour de lui, lançant des sorts depuis derrière, à gauche, à droite...
En haut.
Harry eut à peine le temps de dévier sa course pour éviter le sort, très vite suivit de Quirrell qui atterrit doucement sur le sol. Il y eut un petit bruit plus loin dans le couloir et une lumière s'approcha sur leur droite. Le coeur d'Harry s'accélère, il était essoufflé.
Harry fonça sur le professeur, faisant mine de le frapper, et profita de l'esquive de ce dernier pour le contourner, continuant de ocurrir dans la direction opposée. Il se cacha dans une alcôve cachée par une des tapisseries.
Rusard passa, regardant autour de lui à la recherche de quelque pauvre élève, et Harry retint son souffle. L'homme le dépasse, suivit de son chat, et Quirell apparut de nulle part au milieu du couloir.
"La semaine prochaine." dit-il simplement avant de tourner les talons.
Harry aurait pu croire avoir vu une lueur rouge dans ses yeux.
Sur la pointe des pieds, il retourna dans son lit. Son bras lui faisait mal et il était épuisé. Il n'avait probablement jamais autant couru de sa vie.
Il s'endormit dès que sa tête touche l'oreiller.
Il fallut quelques jours à Daphné pour trouver des dossiers sur Nott. Elle le lui fit passer par un petit papier que Harry brûla immédiatement, avait d'aller chercher les preuves qu'elle avait déposées dans la Salle-Sur-demande.
Elle avait fait un très bon travail.
Blaise avait réussi à mettre les deux préfets de Serpentard de leur côté: L'un d'entre eux s'était rendu lorsque sa petite amie commença à avoir, par pur hasard, des doutes sur sa fidélité, et l'autre avait été suivi par un certain serpent pendant plusieurs jours avant de demander grâce, et de jurer loyauté à une personne dont il ne connaissait pas même le nom.
Dans les couloirs, les élèves se murmuraient à l'oreille et des papiers changeaient de main.
Deux heures avant le dîner, Rusard Était retenu au troisième étage par une inondation, Dumbledore était parti pour une rencontre avec le ministre de la magie, et les professeurs tenaient une réunion à cause d'une lettre du conseil d'éducation, demandant un changement dans le curriculum, scellé par un sceau authentique, mais à l'écriture un peu enfantine... Il leur fallu près de deux minutes pour comprendre que la lettre étaient un piège. Harry remercia l'inventivité de Lucius Malfoy pour cette partie du plan.
Lorsque les professeurs arrivèrent avec une minute de retard dans le grand hall, ils furent retenus par une foule d'élèves accumulés devant la porte principale, certains murmurant, d'autre ricanant, la plupart horrifiés. Tout les yeux étaient fixés sur la porte.
Une photo avait été élargie et collée sur l'une des portes, juste assez haut pour être hors d'atteinte. On pouvait y voir Nott, souriant bêtement, accroupis pour regarder à travers un trou qui menait... aux toilettes des filles. La photo avait été prise en plongée, sans même que le garçon ne le réalise.
Au dessus de la photo, un oeil rouge avait été peint, unique, fixant toute l'assemblée.
"Je vois." était inscrit dessous.
"Laissez passer." dit une voix froidement un peu plus loin dans la foule. Les élèves s'écartèrent du chemin du professeur Rogue, suivit de Quirell, McGonagall et les autres comme la mer rouge devant Moïse.
Les professeur s'arrêtèrent devant la porte et Harry ne pouvait pas voir leurs expressions, mais Draco, qui s'était posté de l'autre côté de la pièce, lui fit un clin-d'oeil. Harry opina discrètement. Blaise s'était appuyé sur l'un des piliers, un peu en retrait, les bras croisés sur son torce. Il fixait leur oeuvre d'un air satisfait. Daphne, à côté d'Harry, levait le menton, ses lèvres courbées en un sourire hautain.
Bien sûr, Nott était absent.
Rusard arriva alors que Snape murmurait avec véhémence à l'oreille de McGonagall, devenue rouge d'outrage et de colère. Il essaya de retirer la photo, mais sans résultat.
"Joli sort!" Félicita Harry à Daphné qui avait du mal à retenir un éclat de rire.
"Cette saleté ne veut pas partir!" geignit Rusard.
Harry pouvait presque entendre le soupir de Snape lorsqu'il leva la main et que la photo tomba au sol. Mais le symbole était encore là, fixant tous les élèves comme pour voir leur âme.
McGonagall se tourna vers eux, s'éclaircit la gorge et clama:
"Tous les élèves vont maintenant entrer dans le hall et manger. Professeur Rogue, je pense que vous devriez trouver Mr Nott et le garder dans votre bureau jusqu'au retour du professeur Dumbledore. Quiconque a posé cette farce idiote sera évidemment puni."
Elle ouvrit la porte d'un mouvement de baguette.
Lorsque les élèves entrèrent dans le hall, les murmures ne s'arrêtèrent pas. Nott n'était pas aimé, même parmis ses pairs, à cause de sa tendance à jouer au petit tyran. Les professeurs avaient le visage grave, mais les élèves étaient extatiques.
Harry joua avec sa nourriture plus qu'autre chose, écoutant autour de lui. C'était si satisfaisant. À travers la pièce il croisa le regard des jumeaux Weasleys. Il sourit, et il le lui rendirent, visiblement impressionnés. Il avaient une réputation à travers toute l'école pour leurs pièges et leur quantité de détentions, mais ça, ça c'était de l'art et ils avaient hâte de découvrir qui était l'artiste. Biens sûr, ils avaient l'idée que le jeune Monsieur Potter n'était pas tout à fait innocent, mais ce ne pouvait être lui: il n'était qu'en première année après tout. Peu-être un Serpentard un peu plus vieux avec de très bons goûts en matière de vengeance?
"Vous auriez du voir la tête de McGonagall! Elle était positivement outrée, on aurait dit que quelqu'un venait de cracher dans son thé!" s'exclama Draco.
"Chéri, attend de voir la punition que Théo va se prendre. Être un criminel passe encore, mais briser les règles de la plus élémentaire politesse envers les jeunes filles sous la garde de McGonagall! C'est un blasphème." se réjouit Daphné.
"Sa punition est inutile." Harry fit un mouvement théâtral vers les autres élèves." le vrai pouvoir est dans les rumeurs. Les rires. Attendez que quelqu'un écrive une chanson là-dessus. La plus grande arme de Poudlard n'est pas les professeur, ni même le directeur, ou les monstres, ou les boucliers... ce sont les élèves. Et ils ont l'air très excités par leur nouveau travail."
La petite bande ricana. "Donc, Daphne, dit nous: comment tu as fait ça?"
"Bah il n'arrêtait pas de se vanter dans la salle commune avec d'autres garçons. Regarde comment il baisse les yeux de honte..." dit-elle avec un sourire carnassier.
"Tu peux être fière de toi." confirma Harry.
Elle rit. "Pour les filles de Poudlard!"
Quelqu'un à la table des Poufsouffle entendit cette dernière phrase. C'était un garçon assez joli, un peu plus vieux que Harry, avec des cheveux bruns et des yeux gris et doux. Il se leva de son siège et porta un toast.
"Pour les filles de Poudlard!" dit-il avec joie, et le slogan fut bien vite répété à travers le hall.
"Et bien, si même les Poufsouffle en sont!" souffla Draco.
"Ce n'est que justice." expliqua Daphne.
Mais Harry ne les écoutait pas. Il était extatique. C'était une bien meilleure entrée que ce qu'il avait imaginé.
Les élèves furent raccompagnés par les préfets dans la salle commune. Ils restèrent là jusqu'à ce que Sanep entre en faisant claquer la porte (vraiment, Harry se demandait s'il devait payer une redevance pour les réparations). Il croisa les bras et fronça des sourcils (plus que d'habitude), regardant tout les enfants comme s'il pouvait lire leur esprit.
Il pouvait.
Harry réussit à croiser le regard de ses compagnons avant Snape. Ne le regarde pas, dit-il sans un son.
Immédiatement, il s'absorbent tous dans la contemplation des murs, du plafond, de leurs chaussures, du joli base là-bas au loin. Harry préféra confronter Rogue. L'onyx rencontra l'emeraude, mais aucun d'entre eux ne gagna la bataille. Harry n'avait jamais vu quelqu'un avec des défenses aussi solides, et ça devenait de plus ne plus frustrant. Il leva un sourcil d'incompréhension, les mains crispées dans son dos.
Rogue brisa le contact et continua de passer en revue les autres élèves.
"Bien sûr, le responsable sera puni avec la plus grande sévérité, bien que ses intentions aient été... louables. Je dois dire que l'attitude de Mr Nott est une disgrâce pour notre maison, et si on devait lui trouver des... complices, ils seraient punis comme il se doit. Deux cent points on été enlevés à Serpentard pour cette petite aventure, ce qui nous place en dernier pour la coupe. Je vous conseile donc de vous tenir, bien que cela soit difficile pour certains."
Il lança un regard noir à Harry avant d'esquisser un sourire moqueur. "Au lit. Maintenant." lâcha-t-il finalement avant de tourner les talons dans un tourbillon de cape.
"Comment il fait ça?" demanda Harry, vraiment impressionné par la capacité du professeur de ne jamais marcher sur sa cape.
"L'exercice, je pense." répondit Daphné, amusée. Elle salua ses amis et se dirigea vers le dortoir des garçons.
Le dortoir des garçons était dans le plus grand chaos. Deux des amis de Nott, avec qui il traînait souvent, attaquaient les autres garçons, accusation tout le monde et personne d'avoir trahis leur ami (et par extension, eux). L'un d'entre eux avait le doigt planté contre le torse d'un Draco impassible, qui le regardait en se demandant probablement comme un tel insecte pouvait faire autant de bruit.
"C'est toi, j'suis sûr!"
"Ta gueule, Flint!" Cria quelqu'un à travers le dortoir. " A cause de vos conneries on a perdu deux cent points!"
"Ouai et on a la honte par ta faute!"
"Je ne peux pas croire que tu oses poser ton doigt sur moi. Qu'est-ce qu'il y a, Flich, tu essaie d'essuyer ta crasse sur les vêtements?" cracha Draco.
Flint recul, rouge de colère. Harry était amusé. Le tyran tyrannisé, voilà de la justice. Et Draco y était très, très bon.
Mais le visage du garçon... il s'effaçait devant ses yeux. Il ressemblait à un autre... Qu'Harry avait rencontré dans une autre vie. Un visage qui aurait dû disparaître. Harry était calme, très calme. Il savait que ce n'était pas pareil. Ce n'était pas le garçon qui avait eu la malchance de mourir, ce jour là, à Privet Drive. C'était juste un garçon à la violence aveugle et stupide.
Et si Harry pouvait être violent, il haïssait la stupidité.
"Vous êtes des traîtres à votre sang, c'est c'que vous êtes!"
Personne ne savait qui avait donné le premier coup. Harry avait peut-être jeté un sort discrètement pour le faire tomber. Dans tout les cas, le garçon qui avant dépassait tout les première année de quelques têtes se retrouva sur le sol, roué de coup. Harry sortit calmement et alla frapper à la porte du professeur Rogue.
Après quelques longues secondes, il ouvrit enfin la porte. Dans l'entrebâillement, Harry put voir Nott assis derrière le bureau, en larmes. Il aurait presque eut pitié du garçon si sa chute n'avait pas été nécessaire à ses plans, et s'il n'avait pas été aussi impoli avec lui.
Snape se plaça devant la porte, cachant le garçon.
"Qu'est-ce qu'il y a, Potter? Vous vous sentez seul? Vos groupies ne vous portent pas assez d'attention?"
"Un élève se fait tabasser dans le dortoir des garçons." répondit simplement Harry.
Rogue se précipita sans un regard pour son élève, laissant Nott seul dans son bureau; Harry sourit lentement au garçon avant de suivre les pas de Rogue.
Le temps qu'ils arrivent dans les dortoirs, Flint était ensanglanté, roulé en boule et ignoré de tout le monde. Rogue l'aida à se relever en lui attrapant l'avant bras et l'emmena à l'infirmerie.
"On règlera ça plus tard." grogna-t-il avant de sortir.
Harry se glissa sous ses couverture, attrapa un de ses livres.
"Lumos."
Il se plongea dans sa lecture.
Le lendemain matin, tout les professeurs étaient tendus, et tout le monde savait que Dumbledore allait leur donner un de ses fameux discours. Pendant leur premier cour, McGonagall regarda tous ses élèves comme s'ils allaient s'avouer criminels à tout moment.
La leçon consistait à changer une allumette en aiguille. Tout le monde avait du mal, et Harry ne fit que les observer pendant un moment. Ils essayaient trop. Il avait lu que l'important était l'intention, le savoir. Il ferma ses yeux et se concentra. Harry avait certes un talent pour la magie pur et les sorts agressifs, mais le travail délicat demandait bien plus de réflexion. Il n'avait vraiment pas envie de transformer toute la classe en aiguilles.
Un fois qu'il fut assez calme, il lança le sort.
"Bravo, Mr Potter!"
Harry tenait effectivement une aiguille brillante dans le creux de sa main, et la professeure la prit pour la montrer à toute la classe.
"C'est un très bon travail de transfiguration. Dis points pour Serpentard." Dit-elle avec un grand sourire.
Harry pouvait presque sentir physiquement le contentement des autres Serpentards. Granger regardait sa propre aiguille d'un air déçu, puisqu'elle n'avait fait que prendre une jolie teinte grise aussi loin que Harry pouvait en juger.
Elle était douée, c'était certain, mais elle pensait trop. Elle n'arrivait pas à laisser sa magie libre, à mettre assez d'énergie dans ses sorts. Elle s'en sortirait probablement seule.
À la fin du cours, il croisa les jumeaux.
"Oh! Harry!" appela l'un d'entre eux.
"Se jeter du haut de la tour..."
"C'était très cool..."
"Tu es sûr que tu n'es pas un Gryffondor?" finiront-ils ensemble.
Harry évita de justesse les bras qu'ils voulaient jeter autour de ses épaules.
"Allons, ne m'insultez pas. Et ne laissez pas les serpents vous entendre..." murmura-t-il d'un air complice.
Il lui firent un clin-d'oeil. "Dites moi, j'ai entendu parler de vos... tours. C'est vous, pour Nott?"
"Nous?"
"Si seulement..."
"J'ai bien peur que nous n'avons pas assez d'expérience pour cela..." Ils avaient tous deux l'air très déçu.
Harry opina.
"Et bien, vous savez, il est possible que j'ai quelque chose à vous montrer, disons demain soir? Oh oui, si vous veniez par hasard à passer au septième étage, dans le couloir est, disons, à une heure indésirable? Je pourrais peut-être connaître quelqu'un qui pourrait vous donner des informations..."
Ils s'entr'regardèrent, opèrent rapidement avant de s'enfuire, glissant une bombe puante dans la poche d'une Serdaigle de troisième année.
Harry parti pour les cuisines... enfin, pas tout à fait.
Il allait en réalité dans la salle commune des Poufsouffles, qui avait pour avantage d'être juste à côté des cuisines. Selon les emplois du temps qu'il avait volés de-ci de-là, le jeune homme qui s'était levé dans le hall pendant le Grand Scandal, comme les élèves l'appelaient avec emphase, devrait y être.
Puisque tout le monde avait accès à leur salle commune, Harry ne faisait pas tâche. Il était rare de voir des Serpentard, au vu de leur tendance à l'entre-soi, mais ça n'était pas choquant. La pièce ressemblait à une large taverne, où les élèves parlaient fort, riaient, mangeaient, jouaient. L'atmosphère était très différente de celle des Serpentards, pleine de musique et de gens qui se laissaient aller.
Harry se dit que c'était l'endroit parfait pour faire passer des messages sous le nez des professeurs. C'était bien plus facile de cacher des choses dans un capharnaüm, et beaucoup moins suspect.
Comme il l'avait prévu, le garçon était là, assis à l'une des tables en compagnie d'un première année, un petit garçon blond aux yeux noirs que Harry avait entrevu à la cérémonie au début de l'année.
"Je peux m'asseoir?"
Les deux garçon levèrent les deux et le considérèrent avec curiosité pendant un moment avant de lui fair signe de s'asseoir près d'eux.
"Pardon de vous déranger. J'espère que je n'interrompt rien d'important.
"Ne t'en fait pas." répondit le jeune homme. Comme il s'en était douté à distance, ce garçon devait plaire, avec son nez droit et ses yeux doux. Le garçon lui tendit la main. "Cedric Diggory. Et le jeune homme ici est Ernie Macmillan."
Harry lui serra la main. Il ne sentit aucune méfiance.
"Harry Potter."
Ernie le regarda avec de grands yeux brillants, mais cédric ne fit qu'agrandir son sourire.
"Enchanté. J'ai entendu parler de tes prouesses."
"Oh, ce n'est rien. Je dois travailler pus qu eles uatres pour rattrapper mon retard, et voilà que je me retrouve en avance!"
"Du retard? Mais tu es Harry Potter!" s'exclama Ernie.
Le garçon avait une voix aiguë et n'arrêtait pas de se tordre les mains. Il avait entendu parler des rumeurs.
"Tu ne devrais pas faire confiance aux rumeurs. J'ai été élevé par des moldus, tu sais."
Au vu de la réaction des deux autres, Harry se dit que son éducation était décidément une très bonne couverture pour rassurer les gens. Ce qui lui faisait dire qu'il
n'avait pas entendu la petite voix depuis pas mal de temps.
"Bref, Je suis venu te parler, cedric. Je peux t'appeler Cedric?"
le garçon accepta immédiatement. Harry se dit qu'il aimait décidément les Poufsouffle. En tout cas, celui-là.
"Je voulais, au nom des Serpentards, te remercier pour ton intervention dans le Hall. Il y avait... beaucoup de tensions... surtout entre les filles et les garçons. Tu nous a permis de voir que toute l'école nous soutenait. Et puis, c'était très courageux." Dit-il en penchant sa tête sur le côté.
Cedric opina doucement.
"Je n'ai fait que ce que je pensais être juste. Et puis, c'est ton amie qui a commencé. Greengrass, c'est ça?"
"Oui. Elle est assez intransigeante sur les questions de l'honneur. Tu dois savoir que les Serpentards son assez tatillons sur leur réputation."
"Oh, je comprend."
Harry rit devant la tête que tirait Cédric. Son rire était cristallin et communicatif. Ernie regardait la scène comme si tout cela était surréel.
"Dans tout les cas, L'oeil à bien travaillé. Je suis soulagé que quelqu'un soit intervenu."
"Et au vu de la réaction des professeurs, je comprends pourquoi cette personne a voulu rester anonyme. "
"Oui, nous ne parlions justement, Ernie."
Harry laissa l'autre garçon expliquer la situation à son cadet. Tout le monde se demandait qui était l'oeil, surtout à cause du fait qu'il n'y avait aucun indice, rien pour retracer la personne jusqu'à une maison ou quelque chose comme ça. Les rumeurs allaient de bon train. Cedric pensait qu'il s'agissait d'un des coups des jumeaux Weasleys, et Harry alla volontiers en son sens.
Il resta assis pendant longtemps. Très vite, d'autres élèves les rejoignirent, en particulier des premières années, comme Susan Bones, Hannah Abbot ou Justin Finch (aucun rapport avec l'autre). Harry se mit retrait des conversations pour pouvoir observer. Il finirent par tirer une autre table, amenèrent des chocolats chauds, et l'entouraient de chaises, de fauteuils, de caisses, de tout ce sur quoi ils pouvaient s'asseoir. Harry apprit beaucoup. La plupart des élèves respectaient un fille des Serpentards, sans aucun nom en tête. Dans tout les cas, un élève assez vieux pour pouvoir mettre autant de connaissances en jeux tout en gardant les professeurs éloignés.
Personne ne suspectait un groupe.
Tous avaient l'impression que ce qui était arrivé était juste. Hors des règles, oui, mais faux. Nott était riche et sang-pur, il n'aurait pas été puni autrement.
Aucun ne se dit que leur haine effaçait la morale de leurs propos.
Harry finit par leur dire au revoir et partit.
Une fois arrive chez les Serpentard, il décida d'introduire ses camarades à cette salle commune.
