Hello la Plèbe ! Moi, auteure toute puissante vous présente ses excuses pour ne pas avoir posté hier et demande votre pardon, car sans vous, misérables larves, je ne serais rien.
Le prenez pas mal, j'ai eu une crise de narcissisme aiguë pour pas mourir dans mes devoirs, parce que je viens enfin de comprendre le sens d'un énoncé de maths, lol.
Ce chapitre est plus court, mais on apprend des choses, et on rencontre La Menace. Allez, promis, aujourd'hui ou demain vous connaîtrez son nom, sinon je ne suis plus Cyanure !
Les 3 Magnifiques : C'est vrai que Poséidon paraît tyrannique, mais c'est la vision d'Ambrosia qui a été élevée par les Chasseresses. Et quelque part, il n'a pas tort. Ils étaient deux dans la conception (assez étrange, j'expliquerai vers la fin) de l'enfant et il n'a jamais abandonné sa fille, Artémis n'a pas le droit de la garder pour elle seule. Et pour La Menace plus que quelques petites heures à attendre ;)
P'tite Poulette : Oui, mais tout ça a été espacé, et c'est une hyperactive, elle ne vas pas gentiment rester dans sa maison à filer la laine, naméoh. C'est une guerrière ! Pour l'enfant, elle a ressenti quelque chose, elle ne l'a pas tué de sang-froid. C'est juste que dit comme ça, elle ne fait qu'enchaîner l'énumération des faits, mais ce n'est pas une fille sans cœur ! Tout s'explique dans ce chapitre ;)
Bon, j'arrête de parler et je vous laisse lire.
Nico était parti vers l'Ouest, comme Artémis le lui avait conseillé. Il voulait savoir qui étaient ces personnes, et il avait très bien compris que mère et fille devaient se retrouver. Cela leur permettrait peut-être d'éclairer quelques vers de la Prophétie, qui sait ? Il avait sorti son épée en acier stygien, prêt à frapper si ces indicateurs se révélaient être avec la Menace, bien qu'il trouvât celle-ci très organisée si elle avait déjà des Partisans. Quelle ne fut pas sa stupeur de voir son père, Hadès, et une femme qu'il reconnaissait. Robe noire, chapeau noir, voilette, elle semblait magnifique. Et quand elle parlât, il reconnut un accent italien. Ses deux parents se tenaient devant lui.
« -Mon enfant, dit la femme. Mon tout petit. Mio bambino. Vene.
-Maria. Ton apparence humaine n'est qu'une illusion. Nous avons des choses à t'apprendre, Nico.
-Artémis m'a mis sur la voie. C'est à propos de la Menace ?
-Oui. Celle-ci va utiliser tout ce que tu as, tout ce qui te maintient dans la lumière pour te faire basculer dans la déchéance et le désespoir. Car c'est ce dont-elle se nourrit. De tous les sentiments négatifs.
-Mio bambino, piensa que Iò sarò siempre con tè.*
-Tu n'es pas seul, ne vas pas croire cela. Car cette puissance est encore plus maléfique que Cronos. Elle retournera la moindre tristesse contre toi pour te faire tomber entre ses filets. Et là... Rien, absolument rien ne pourra t'en sortir.
-Tu mens, Hadès, affirma Maria. Il existe un moyen. I sogni. Les rêves. Les rêves, la bonne ambition. Celle de donner, d'offrir une vie normale à celle que tu aimes. L'espoir. L'espoir contre n'importe quel monstre.
-Maria ! Un enfant d'Hadès est incapable d'avoir de telles pensées ! Et certainement pas Nico ! Ses sœurs auraient peut-être réussi, mais pas lui ! Ne vois-tu pas la noirceur de son âme ? De son cœur ?
-Hadès ! C'est de ton fils dont tu parles ! Et son âme, et son cœur sont encore purs ! Ils ont été purifiés par une âme tourmentée ! Mio bambino, écoutes-moi. Cette jeune fille, l'Immortelle. Elle t'est nécessaire. Sans elle, il t'aurait déjà capturée. C'est encore une enfant dans sa tête. Comme toi. A vous deux, en éloignant vos mauvaises pensées, vous parviendrez à annihiler ce monstre. Elle a encore plus de fantômes que toi dans son passé. Et elle y arrivera, alors ne t'inquiètes pas pour les tiens. Oublies le Tartare. Oublies tes vengeances. Concentre-toi sur la lumière qui est en toi. Et ce monstre ne te fera aucun mal.
-Madre...
-No madre. Mammà.
-Mammà... Ambrosia ne doit pas me suivre. Elle est trop tourmentée pour cela. Elle mourrait. Et je ne... Je ne pourrais vivre sans elle.
-Un enfant d'Hadès sentimental et romantique, on aura tout vu !
-Père dois-je vous rappeler que vous avez proposé à Mammà de lui construire un Palais sur les rives du Styx, car sans elle vous ne seriez plus jamais complet ? Rappelez-vous de ces paroles. Car elles correspondent à ce que je ressens pour cette fille d'Artémis et de Poséidon. Je vous remercie, Mammà. Le temps est venu pour nous de partir. Nous devons nous remettre en route, car j'ai le pressentiment que la menace nous cherche.
-Bonne chance, Nico.
-Reviens vivant et fais honneur à Bianca, dit Hadès. »
A la mention du prénom de sa sœur, Nico sentit sa gorge se serrer. Il savait que son père avait toujours préféré ses filles à lui. Après tout, il n'était qu'un gamin qui ne savait pas maîtriser ses sentiments, trop rancunier qui était incapable de tenir en place cinq minutes sans faire ce que bon lui semblait. Et ce n'était pas à cause de son hyperactivité, mais de son caractère libre. Il revint sur ses pas, tandis que sa mère disparaissait déjà en volutes de brume. Il avait envie de pleurer. Mais il ne le ferait pas. Il devait faire honneur à Bianca. Et jamais sa sœur n'avait pleuré. Oui, et il avait versé déjà trop de larmes. Lorsqu'il arriva, Artémis avait disparu. Ambrosia avait les yeux rougis. Elle, elle avait pleuré. Et cela fit craquer le fils d'Hadès. Voilà bien trop longtemps qu'il se retenait et cette eau salée avait fait pourir son cœur et son âme. La rousse le prit dans ses bras. Elle le berça légèrement. Elle aurait pu sangloter elle aussi, mais elle l'avait fait pendant un long moment, se rendant compte de ses actes. Elle avait tué un innocent juste pour sa survie. Elle s'en rendait compte maintenant. Elle venait de retrouver son cœur. Son cœur qu'elle avait entouré de glace et de pierre pour oublier. Et elle avait oublié d'aimer. Avec sa noirceur, Nico était parvenu à créer une brèche dans cette enveloppe et à lui soutirer de l'amour. Sa mère avait creusé un peu plus et avait sorti de l'affection et de l'instinct maternel. Puis tout l'enrobage s'était craquelé et s'était brisé quand la déesse de la Chasse était partie en lui remettant un baiser sur le front et sa bénédiction.
La fille sans âge venait de découvrir son visage, de retirer le voile que les siècles avaient déposé. Ambrosia s'était retrouvée et était de nouveau sereine. Son âme n'était plus tourmentée. Et une partie de la Prophétie s'était réalisée. Ils restèrent un moment enlacés, dans la forêt, faibles. On aurait pu les attaquer qu'ils n'auraient rien fait. Ils ne se la sentaient pas de repartir. Ils avaient besoin de ce contact pour reprendre leurs esprits et reconstituer une carapace anti-monstre. Ce n'était pas convenable seon les codes des jeunes filles de seize ans des années 1700, mais ils n'en avaient cure. Ils étaient au vingt-et-unième siècle. Les codes avaient changés.
Ils repartirent, un peu plus tard. Armes à la main, ils résumèrent 7ce qu'ils avaient appris. Et Ambrosia révéla à Nico tout ce qu'elle savait désormais. Sur elle, sur son ancienne vie, sur ses relations.
« J'ai tué mon enfant. J'ai tué mon enfant pour survivre. Je l'ai tué, mais je me souviens, je me suis donné des excuses. Des excuses valables, car je me dis que ce n'est pas plus mal. Non seulement je n'aurais jamais pu te rencontrer, mais en plus, jamais je n'aurais supporté éduquer mon enfant dans le monde qui a suivi ma disparition. Je n'aurais pas été une bonne mère. Je n'aurais jamais su comment m'y prendre. J'étais une pirate. Je ne savais pas garder une relation stable avec mes matelots, alors encore moins avec des enfants. Et puis elle aurait souffert d'être ma fille. J'aurais été obligée de l'emmener avec moi sur les navires, car j'étais toujours condamnée à l'exil. Je me dis que finalement, avec le recul, ce n'est pas plus mal. Ca lui a empêché de mourir dans d'affreuses conditions. Son âme est morte pure, elle a certainement eu droit à de meilleurs égards de la part des Trois Juges. »
Nico attrapa la main libre de la jeune fille et la serra doucement. Il n'aimait pas la voir dans cet état. Il ne fallait pas qu'elle reste comme cela, car sinon le monstre les attirerait dans son piège. Il prit une grande inspiration et déblatéra ce que sa mère lui avait appris sur les rêves. Ils comparèrent les dires de la déesse et de l'Italienne et en vinrent à la même conclusion : il fallait rester positifs pour abattre ce monstre qui se nourrissait du chaos dans leur esprit. Seulement, alors qu'ils venaient tout juste de comprendre, une flèche les manqua de justesse. Ambrosia n'arrivait même pas à faire confiance à ses sens car tous s'alarmaient et s'emportaient. Ils étaient encerclés. Ils ne se rendraient pas si facilement. Il fallait fuir. Ils hochèrent la tête de concert après un bref regard et prirent la fuite d'un même pas. Ils couraient le plus vite possible. Les branches fouettaient leur visage. Une racine était malheureusement sur e chemin d'Ambrosia. Elle était épaisse et dans l'ombre, le rousse ne la vit donc pas. Crochetant son pied dedans, elle chuta lourdement. Sa cheville émit un craquement douteux suivit d'une grande douleur qui parcourut sa jambe. Mais elle se releva. Elle ne pouvait pas se permettre de les ralentir pour une simple cheville blessée. Elle puisa dans ses dernières forces et ne laissa que l'espoir. Cet espoir qui lui servait de bouclier. Ils devaient éviter les flèches, parer les coups qui venaient de nul part. La rousse n'avait même plus assez de souffle pour pousser les deux longs sifflements qui auraient servi à amener les chevaux vers eux. Ambrosia ralentit l'allure. La douleur qui lancinait sa jambe monopolisait son esprit. Elle ne pourrait pas continuer ainsi. Nico s'en rendit compte. Il fit demi-tour et la prit dans ses bras. Il allait moins vite. Mais il avait trouvé une solution. Il courut alors droit vers un arbre. La fille d'Artémis hurla. Et ils traversèrent le vieux chêne. Ils voyageaient à travers les ombres. Ca allait vite. Il faisait froid. Et même le corps du fils d'Hadès ne parvenait à réchauffer la jeune fille. Il la serrait contre lui. Il ne voulait pas la perdre. S'il se trompait, ils devraient reprendre la marche pendant des heures et des heures. Ils devraient tout recommencer. Mais il était persuadé de ne pas s'être trompé. Si Hadès était venu le voir en personne, c'est que cela impliquait son territoire. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il dut se faire violence pour ne pas perdre espoir. Il haïssait cet endroit. Ambrosia avait perdu connaissance tant ses sens avaient été alertés par la forte présence de monstres et autres horreurs en formation. L'un de ses bras pendait mollement dans le vide. Des sifflements de serpent retentirent. Quelque chose d'horrible se mouvait.
Cette chose rampait vers eux, parlant dans son langage sifflant et rocailleux. La langue portait un accent dur, plus que le grec ancien. Ca ressemblait presque à du Bulgare. Et l'un des longs bras de cette chose difforme s'enroula autour des deux adolescents. Et la Bête s'exprima dans un anglais approximatif.
« Bienvenue, jeunes hérrrros. Je vous ai cherrrrchés longtemps, mais vous êtes venus à moi. J'espèrrrre que vous vous plairrrrez dans mon antrrrre : le Tarrrrtarrrre. »
Ambrosia reprit connaissance très soudainement. Nico lui tenait la main. Ils se regardèrent. Ne pas perdre espoir. Ils venaient de tomber droit dans la gueule du loup. Le fils d'Hadès en avait été conscient en choisissant leur destination, mais c'était le seul moyen de trouver la Menace. Car c'était bien elle qui venait de les capturer, cette créature faite d'ombre, à l'âme désolée, désespérée, chaotique et mauvaise.
*mon enfant, pense que je serais toujours avec toi.
Alors, une idée plus précise sur la Menace ? Après ce n'est que ma vision de celle-ci (ce qui vous fait deviner qu'elle n'est pas dans les livres donc que ce n'est ni Cronos, ni Gaïa). Néanmoins quelqu'un a deviné ;). Je dirai pas qui, lol. Pour la manière de parler de La Chose qui les a capturés, je me suis inspirée de Viktor dans HP 4, le bouquin. Et vous étiez-vous attendu à ce que ce soit Maria et Hadès les indics' ?
ALLEZ Y A PLUS LONGTEMPS A ATTENDRE ET VOUS CONNAÎTREZ LE NOM DU MONSTRE. 8D
