amuto67100: Je le sais bien que le fantôme est meiux. J'avait envie de brailler à la fin du film. Et je le sais bien que les jouets dans les Kinder sont cheap. Et non, Sébastian n'est pas un porte-malheur. Si je fais mourir des personnages, c'est pour une bonne raison. Je ne suis quand même pas si sadique que ça. (Je peux par contre faire très tr;s souffrir des persos que je hais. ;) ). Quant à Mme. Tasha, tu verras.

Note de l'auteure: Désolée pour le titre nom complet dans la case des chapitres, mais le logiciel n'avait pas assez de place. Mais il est complet ci-dessous.

Chapitre 8.

Le Destin est souvent plus Funeste que d'autre Chose.

Sébastian se réveilla à l'aube comme tous les matins depuis les trois dernières années. Il jeta un coup d'œil au calendrier, 30 septembre (J'invente n'importe quoi.). Il ne voyait jamais le temps passé. Il ne pouvait pas croire qu'il avait à présent 18 ans. On aurait dit qu'on l'avait arrosé comme une plante. Il mesurait maintenant 1m85.

Il s'étira comme un chat et alla à la fenêtre. La brise lui donna légèrement la chair de poule. Les feuilles des arbres étaient encore un peu vertes. Leur couleur lui rappela avec nostalgie et tristesse les yeux de son ancienne maîtresse. Angelika Phantomhive. Comme il aurait aimé poser un baiser sur ses jointures, entendre sa voix, ou tout simplement être avec elle. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Était-elle toujours aussi belle? Se souvenait-elle de lui? Le croyait-elle mort? Tant de questions lui parcouraient l'esprit. Mais il était par contre sûr d'une chose, qu'il s'était rendu compte une poignée de semaines après avoir commencé à travailler pour elle: il l'aimait. Eh oui, il avait réussi à tomber amoureux d'une vampire. Quel monde de fous! Est-ce que ça s'est déjà vu auparavant? Il n'en savait rien, mais il savait qu'il l'aimait…et que jamais il ne pourrait songer à une relation plus poussée que maîtresse/domestique.

Mais il se doutait qu'il ne la reverrait sans doute jamais. Un pointe de peine sur le cœur, il s'habilla rapidement et descendit rejoindre Mme. Tasha et Johan dans la cuisine. Toutefois, ce ne fut pas aussi calme qu'à l'accoutumé. Mme. Tasha lui sauta dessus en s'écriant.

- Bon anniversaire Sébastian!

- Que- Quoi?

- Tu à 18 ans aujourd'hui. Tu es un homme maintenant. Ce matin, je t'ai préparé un petit-déjeuner d'homme.

Elle le prit par la manche et l'assit devant une assiette fumante remplit d'œufs brouillés, de bacon et de toasts à la confiture de fraises avec un grand verre de jus d'orange fraîchement pressé. Sébastian en fut consterné. Il regarda en coin Johan qui le dévisageait hargneusement devant son bol de porridge et son œuf à la coque. Peut-être était-se l'imagination de Sébastian, mais il aurait quasiment pensé que Johan était purement jaloux de l'attention que portait Mme. Tasha pour lui. Il était vrai que Mme. Tasha avait fêté la majorité de Johan deux ans plus tôt et que lui n'avait eu droit qu'à deux œufs au plat, du jambon et du pain brun.

Sébastian en ria intérieurement et commença à manger.

Johan bouillait d'envie envers Sébastian. Ce gamin des rues s'était pointé du jour au lendemain et avait envahi son territoire avec ses grands airs de misérable pour se faire favoriser par sa mère. Que donnerait-il pour lui faire payer. Il y réfléchit.

Alors qu'il lavait son bol, l'idée vint.

. . .

Un peu plus tard dans la journée, tandis que Sébastian emballait les conserves et le matériel de couture d'une dame, Johan vint le voir.

- Sébastian, quand tu auras terminé avec la dame., tu viendras me voir.

Il hocha la tête, bien qu'il trouvait suspect son ton doucereux.

- Oui?

- On aurait quelques petites courses à te faire faire.

Il lui tendit un sac en toile et une bonne liste.

- Mère souffre encore de ses tumeurs. Il faudrait que tu ailles chercher ses remèdes chez l'apothicaire.

En effet, depuis quelques années, Mme. Tasha souffrait d'une tumeur des reins et avait de nombreuses douleurs, des fièvres et des épuisements. Sébastian et Johan avaient l'habitude d'aller lui chercher médicaments que seul le pharmacien de la ville possédait.

Sébastian trouvait tout cela louche. Si sa mémoire était bonne, Mme. Tasha ne prenait pas si souvent ses remèdes. Elle n'avait quand même pas déjà vidé sa bouteille?

Ce fut donc un sourcil levé qu'il se rendit quand même chez l'apothicaire.

La porte du magasin fermé et Sébastian hors de son champ de vision, Johan se frotta les mains et mit son plan à exécution, un sourire sournois aux lèvres.

. . .

Sébastian revint un peu moins d'une heure plus tard. Une fois la porte de la boutique refermée, il fut confronté à un silence pesant. Pas un seul acheteur et seulement une ou deux bougies qui brûlaient, répandant une légère lumière sinistre.

- Mme. Tasha?...Johan? Où êtes-vous?...Il y a quelqu'un?

Sébastian allait voir dans les autres pièces, mais une personne entra dans la pièce principale de la boutique. D'après la silhouette, Sébastian devina que c'était Johan. Celui-ci avançait furtivement vers lui une main dans le dos.

- Johan?...Qu'est-ce qui se passe ici? Où est tout le monde?

- Disons…que j'ai tranquillisé le coin. Et nous n'aurons plus à nous en faire pour mère.

Sébastian lâcha son sac sous le choc. Il scruta instantanément les lieux, ais ne vit pas traces de l'aura de Mme. Tasha.

- Tu…tu l'as…tuée!

- Il le fallait, faux frère. Tu étais en train de prendre la place qui me revenait de droit. Toi, insignifiant et pathétique garçon de rue. Tu es venu fouiner mon coin et tu t'es incrusté où tu n'avais pas affaire. J'avais dit à mère de ne pas t'engagé, mais elle t'avait tant pris en pitié qu'elle ne m'a pas écouté. Elle a accepté un démon sous son toit…

Sébastian commençait à sentir la colère affluer en lui. Il serra les poings et les dents pour éviter de faire une connerie. Il se demandait aussi comment il avait pu l'apprendre. Il ne l'avait jamais révéler à personne.

Johan sortit alors sa main de son dos et pointa vers Sébastian la lame d'un petit couteau.

- Je vais à présent faire ce qui aurait dû être fait il y a 18 ans.

Mais Johan ne put faire aucun mouvement que ce fut Sébastian qui se jeta sur lui le premier. Il empoigna Johan par les revers de sa veste et le plaque durement contre un mur. Quelques pots de conserves tombèrent et se fracassèrent sur le sol, répandant leurs contenus sur le plancher.

- Espèce d'ordure! T'as poussé ta propre mère à la mort. Tu disais que c'est moi qui suis pitoyable! Révise ta définition. Un sale type qui tut sa mère pour reprendre sa place est encore plus pitoyable!

Sébastian sentit soudainement une douleur vive au ventre. Il baissa les yeux et vit le couteau de Johan planté dans son ventre jusqu'à la moitié de la lame. Johan lâcha un ricanement, mais qui s'arrêta rapidement. Sébastian avait relevé ses pupilles, à présent roses flashante qui brillaient dans la pénombre. Il fit un sourire mauvais et resserra sa prise sur l'autre jeune homme. Les pieds de Johan pendaient maintenant dans le vide à quinze centimètres du sol.

Johan poussa un petit cri d'effroi quand il vit Sébastian retirer lentement lame de sa chair comme s'il s'agissait d'une écharde.

- Quoi?!...Mais-…impossible! Je te l'aie pourtant…

- Comment? Tu pensais qu'un simple couteau de petit calibre aurait raison de moi…Le démon comme tu dis.

Sébastian renforcit son regard pour le faire plus féroce et propulsa Johan par terre, parmi les morceaux de verre cassés. Il s'entailla légèrement. Sébastian enfonça son genou dans son estomac et maintint ses mains prises par sa poigne.

- Je vais te faire regretter ce que tu as fait, Johan Siemens, fils de Tasha Siemens.

Il empoigna le tesson d'un des bocaux de légumes marinés dans l'huile et positionna sur l'abdomen de Johan.

- Tu vas voir, dit Sébastian en faisant un sourire diabolique…Ça ferait seulement très, très mal.

- Non…non…Pitié! ...NON-AARRRGGHH!

Et il entreprit de l'insérer en lui, très lentement. Le sang coula doucement avant de s'éjecter à minces jets.

Johan rendit son dernier souffle au moment où Sébastian avait enfoncé le tesson jusqu'au bouchon et qu'il eut touché un organe vital.

Sentant sa victime totalement immobile et sans vie, Sébastian reprit un air neutre et sévère, se releva et regarda Johan. Son sang lui avait éclaboussé les mains et la chemise. Un grand vide le creusait de l'intérieur. C'était la première fois qu'il tuait quelqu'un de ses mains, mais étrangement, il n'en eut pas de remords…ou presque. Cela devait sûrement venir de ses gènes démoniaques.

Combien de fois encore les quelques personnes qui l'avait accepté malgré sa nature démoniaque allait mourir?