Chapitre 9 : Bite Me.

-"Alors? On fait quoi?"

-"On pleure toutes les larmes de notre corps?" Bongo répond à Guy.

-"Les garçons, soyons positifs!" Je dis

-"Marceline, t'es un amour. Mais, on a plus de salle où jouer. Et sans salle on ne joue pas."

-"Je sais Keila, mais, c'est l'occasion pour nous d'élargir notre publique." Je sers une bière aux garçons pour qu'ils se détendent.

-"Et tu comptes jouer où? Dans les écoles?!"

Et à ces mots dans ma tête ça percute. Les écoles. L'endroit où l'on touche le plus de jeunes susceptibles d'écouter notre musique.

Je ne dis rien et Keila remarque cette légère lueur dans mes yeux.

-"Marce non! Je sais ce que tu as en Tête et c'était une plaisanterie."

-"J'envoie un message à Bonnie." Keila n'a pas le temps de répondre que je suis sortie de notre appartement pour envoyer ces messages en Paix.(Et fumer accessoirement)

'Hey ma jolie princesse.'

La réponse ne se fit pas attendre trop longtemps.

Bonnie : Hey ma jolie vampire. Comment vas-tu?

'Bien. J'aurais une petite question à te poser et en fonction de ta réponse un petit service.'

Bonnie : Fait vite, je suis en train de réviser.

Je souris, je sais qu'elle ne me ment pas cette fois parce que ses parents sont très à cheval sur les études et le rang social. En Même temps, son père n'est nul autre que le directeur général de Candy Kingdom. La plus grande entreprise de bonbons dans le monde (Ce qui explique entre autre pourquoi le rose). Une sorte de roi des bonbons. Ce qui fait d'elle ma princesse.

Parfois je redoute le jour où ils me rencontreront.

'Crois-tu qu'il serait possible de jouer dans ton école? Disons que la Pomme d'or nous a comme qui dirais licencié.'

Cette fois-ci la réponse se fait attendre. Je suppose qu'elle étudie toutes les possibilités.

Bonnie : Je n'en sais rien. Je suppose que ça doit être possible. Mais, je ne sais pas ce que le directeur dirait. Tu devrais y aller en personne.

'Je déteste ça Bonnie...'

Bonnie : Si je demandais pour toi ça n'aurait pas l'air Professionnel. Allez. Courage. Je crois en Toi.

Je souris à ce message, ça fait du bien d'avoir quelqu'un qui nous fait confiance peu importe les circonstances.

'Je suppose que je n'ais pas le choix. Je passerai demain au matin à ton école. Tu veux que je vienne te chercher en Voiture? Comme ça tu rencontreras Keila.'

Bonnie : Oui, ça me ferais plaisir. Tu sais être devant chez moi pour 7h50?

'Pas de soucis princesse. Je te laisse réviser. À plus tard. Ne travaille pas trop. Kiss'

Bonnie : Marceline.

'Oui?'

Bonnie : Si tu veux demain, tu peux, comment dire ça, conclure notre relation (?)

Mes yeux deviennent ronds, elle n'est pas en train de me demander de ?

'On est d'accord que tu parles d'un baiser?'

Bonnie : Ho dieu Marcy oui! À quoi tu pensais?!

Je rigole en Rentrant dans l'appartement, parce que mine de rien il commence à faire froid.

'Excuse moi, j'aurais dû m'en douter. C'est juste la première fois qu'on me dit ça.'

Bonnie : Hé bien je suppose que je ne fais rien comme tout le monde.

'La normalité c'est ennuyant. Je te préfère extravagante.'

Bonnie : Je vais réviser, sinon je n'ai pas fini. Bisous.

'Ne te tue pas à la tâche. Kiss.'

Je souris une dernière fois en Direction de mon portable, ensuite Keila m'attrape les épaules et me secoue.

-"Mais tu as perdu la tête! On joue du Rock! Tu crois vraiment qu'ils vont simplement nous dire oui?!"

-"Pourquoi pas? On ira demain matin Keila." Je m'assieds à table avec eux. Bongo et Guy Sont comme d'habitude en train de faire n'importe quoi. "Les garçons vous allez vous brulé."

-"Mais non. C'est très sécurisé." Me répond Guy En Allumant le briquet.

-"En quoi est-ce sécuriser de jouer avec des briquets?" Keila leurs met une petite tape derrière la tête, ce qui lui vaut un 'He' des deux garçons.

-"Raison pour laquelle je ne prends que Keila demain." J'allume une cigarette.

-"Pourquoi tu ne nous prends pas?!" Bongo semble triste, mais je sais qu'il joue la comédie.

-"Quand j'aurais besoin que la Voiture tombe en cendres je vous appellerais." Je souris en Le regardant me supplier. On dirait presque deux enfants.

Je sens que la journée de demain va être longue.