Titre de la fiction : "Relation professionnelle"
Titre du chapitre: Révélation
Auteur : Sermina
Beta lectrice : Azerty
Genre : Romance - Yaoi - Suspens - UA
Disclaimer : Non, je ne me fais pas d'argent sur le dos de Masashi Kishimoto, les personnages de Naruto lui appartiennent.
Note 1 : Donc, ceci est la première fic que j'ai écrite sur Naruto ! Je ne l'avais pas publié sur ce site car en comparaison avec "Sous le masque", je la trouvais médiocre. Au jour actuel, je l'ai remanié, elle est donc de meilleure qualité mais elle ne vaudra jamais (en aucun cas) "Sous le masque" aussi bien au niveau du scénario que de l'écriture en général. Si je la publie tout de même ici, c'est pour la simple raison que j'ai prévu une suite qui je pense sera aussi tordu et complexe que le fut (en son temps XD) "Sous le masque"! Voilà, merci d'avance à tous de me lire :)!
Note 2: Il y a 35 chapitres que je publierais à une cadence irrégulière de tous les 2 ou 3 jours (tout dépendra du temps que j'aurais)! Elle devrait donc être publiée en son entier fin août!
Note 3: Pour tous les commentaires anonymes, je répondrais sur mon profil !
Bonne lecture!
Chapitre 9 : Révélation
Les jours passèrent et le brun, depuis la rencontre avec son frère, s'était encore plus fermé sur lui-même. Un mois passa ainsi sans qu'aucun autre évènement ne vienne perturber nos deux héros. Notre blond s'était habitué à son nouveau poste et tous les employés furent surpris de voir à quel point le directeur avait fait le bon choix. Les finances reprenaient, les contrats affluaient, de plus le blond avait ce don si particulier qui lui valait la sympathie de tous. Le meilleur exemple était, sans aucun doute, la fin de dispute qui durait depuis trois ans entre deux jeunes employées de l'entreprise. Naruto, après une énième envolée de noms d'oiseaux entres les deux demoiselles, avait pris à part, Sakura et une certaine blonde aux cheveux longs répondant au nom d'Ino, qui se haïssaient et en moins d'une demi-heure, les deux jeunes filles étaient devenues les meilleures amies du monde. Nul ne sut jamais ce qui c'était passé ou ce qu'il avait pu leur dire et personne ne le demanda mais ce qui était certain, c'est que depuis ce matin là, tout le rez de chaussé ne sursautait plus tous les quart d'heure à cause d'insultes lancés à tord et à travers.
Oui, tout le monde appréciait le blond. Il était souriant, présent, toujours prêt à aider celui qui allait mal, à l'écoute de tous ; cela lui faisait bizarre, lui qui était habitué à ne recevoir que des regards haineux et des insultes, c'était nouveau et il ne s'en plaignait pas. De plus, il avait, en un mois, engendré pas mal de changement au niveau du décor de l'entreprise, surtout depuis qu'il avait appris que toutes les pièces plutôt sombre de tout le bâtiment, comme cette fameuse salle de réunion au trentième étage, avaient été décoré ainsi à la demande d'Itachi. Depuis, à chaque pas que l'on faisait dans l'enceinte de l'entreprise, un sentiment de calme, de sérénité et de joie vous envahissez. Tout semblait avoir été calculé pour inciter le futur client à passer plus de temps à l'intérieur de l'immeuble, loin du stress, de la violence et de la corruption.
Dès le départ, Akira l'avait prévenu mais Naruto n'aurait jamais cru que ce soit ainsi. Il n'avait pas d'horaire, souvent il ne dormait que cinq ou six heures par nuit mais c'était suffisant pour lui. Entre les changements de décors, les entretiens avec les employés de l'entreprise qui avaient envie de parler avec lui et le travail normal en tant que bras droit d'un directeur, il ne lui restait guère de temps de faire autre chose. Pourtant, il ne s'en plaignait pas... au contraire. C'était tellement agréable de sentir utile, de se savoir apprécié pour le travail que l'on faisait. Le blond n'aurait changer sa situation pour rien au monde.
Dans le même sens, Sasuke et Naruto passaient toujours plus de temps ensemble et développèrent très vite une sincère amitié. Amitié ? Est-ce certain ? Le brun se posait de plus en plus de question sur cette sensation qu'il éprouvait au près du blond. Indécis, il se renfermait encore plus face à Naruto que cette situation arrangeait : lui même essayait de s'éloigner du brun. Il pensait comprendre pourquoi son cœur s'emballait à chaque fois qu'il était au près de l'Uchiwa, pourquoi il frissonnait si par malheur leurs mains se frôlaient, mais toutes ces réactions étaient si violentes qu'il prenait peur. Oui, décidément, garder une certaine distance avec son employeur le soulageait au-delà des mots.
Cependant même les nerfs d'acier de Sasuke avaient une limite et il arriva un jour où il n'en pu plus de cette situation. Il se résolut donc à en parler à Akira, comme il s'était promis de le faire depuis un mois déjà.
C'est ainsi quand ce milieu de mâtiné de septembre, le brun pénétra tranquillement dans le bureau de son secrétaire sans frapper, comme à son habitude. Si le doyen des employés ne s'étonnait plus de comportement cavalier, à la limite de l'impolitesse, de son employeur, ce fut l'air décidé dans le regard du brun et le fait qu'il referma la porte à clef derrière lui qu'il l'intrigua. Le vieil homme savait que lorsque son « neveu » agissait ainsi, c'était pour parler d'un certain point important à ses yeux et il arrêta alors toutes ses activités pour donner toute son attention au jeune homme. L'Uchiwa ne prit cependant pas la parole, se contentant de s'asseoir face à son secrétaire sans un mot.
— Il y a un problème, Sasuke.
Un soupir agacé s'éleva dans la pièce silencieuse. Certes il était venu avec la ferme intention d'en parler mais cela semblait plus facile à vouloir qu'à véritablement faire.
— Oui, finit-il pas répondre.
Un nouveau silence inonda l'espace sonore. Le vieil homme posa un regard rempli de tendresse sur son jeune protégé.
— Je t'écoute.
Le regard du jeune brun fit d'abord le tour de la pièce avec lenteur, laissant ses prunelles un instant sur la photo de son père avant de revenir face à son secrétaire. Il n'était pas du genre à déballer sa vie... encore moins sa vie privé en tant normal pourtant avec Akira cela semblait si facile... si facile qu'il se prenait toujours à hésiter lorsqu'il se retrouvait devant lui. Il prit un profonde inspiration avant d'aller directement au sujet qui l'intéressait. De part ses responsabilités, il savait qu'il valait mieux être direct afin d'éviter toute ambiguïté.
— C'est temps-ci, je pense un peu trop à Naruto à mon goût, expliqua le brun.
Le vieux secrétaire ne put s'empêcher de sourire face à cette déclaration. Enfin de compte sa phase deux, il allait pouvoir la mettre en pratique : Sasuke avait fait de lui-même la démarche nécessaire.
— C'est-à-dire ? De quelle façon tu penses à lui ? interrogea le vieil homme qui joua parfaitement son rôle de psychanalyste.
Un nouveau soupir agacé franchit la commissure des lèvres du brun avant qu'il n'explique:
— Je ne sais pas… J'ai son image constamment en tête, je voudrais être plus souvent avec lui, j'aimerais le savoir près de moi lorsque je ne vais pas très bien et sa seule présence m'apaise. Cela fait bizarre mais c'est comme si j'avais un besoin vital de lui.
Akira sourit de plus belle alors que ses yeux pétillaient de joie sous l'œil dubitatif de son employeur.
« On dirait que ses sentiments ont évolué plus vite que je ne le pensais grâce à cette histoire. »
— Pourquoi tu souris ? interrogea le brun sur ses gardes.
— Pour rien de particulier... disons que tu me décris un sentiment que j'ai connu il y a fort longtemps, soupira Akira mélancolique.
Sasuke fronça un peu plus ses sourcils sans pour autant dire un mot. Ce n'est que quelques minutes plus tard quand le vieil homme se reprit que le silence se rompit à nouveau :
— Même si tu ne t'y connais pas trop, réfléchis à ce que tu décris : cela ressemble à quoi à ton avis ? aida doucement le secrétaire.
Sasuke resta un instant à regarder son employé d'un œil méfiant avant de se plonger dans ses réflexions, les sourcils froncés, le regard tournait vers la fenêtre,…
Les minutes s'écoulèrent avec calme alors que le soleil caressait avec douceur le visage pâle de l'Uchiwa mais alors que tout semblait apaisé, le brun, d'un coup, se leva d'un bond de son siège.
— C'EST N'IMPORTE QUOI, AKIRA ARRÊTE DE DIRE DES CONNERIES ! lança-t-il en tournant le dos de son secrétaire prenant d'un pas rapide la sortie du bureau, rouge de colère.
La porte se referma en claquant couvrant les quelques mots qui suivirent :
— Je n'ai absolument rien dit, rétorqua le vieil homme même s'il savait que le brun était déjà loin.
Akira laissa échapper un soupir :
« La phase deux risque d'être très compliquée. A la base, il y a un mois, je voulais juste qu'il se rende compte qu'il tenait à lui et que ce n'était pas de la simple attirance physique. Mais là, c'est tout autre chose, il est carrément am… »
— Eh, salut Aki ! lança un blond, sourire aux lèvres, qui venait de rentrer en trombe dans le bureau du secrétaire et qui avait mis de côté depuis longtemps la politesse qu'il aurait dû appliquer à une personne plus âgée. Dis-moi qu'est ce qu'il a Sasuke pour être énervé à ce point ? Des nouvelles de son frère ? questionna-t-il.
— Non, c'est quelque chose de beaucoup compliqué, répondit Akira en soupirant.
— C'est-à-dire ? s'empressa de demander Naruto
Akira soupira une énième fois… les choses allaient vraiment être compliqué...
— Tu es venu me voir pour quelque choses de particulier?
— Oui, oui, en fait…
Ce midi là, Naruto descendit les étages du bâtiment pour se rendre, comme à son habitude, dans son restaurant préféré qui avait bien évidement pour spécialité des ramens au miso. Mais lorsqu'il arriva à l'entrée de l'immeuble, un jeune homme de trente-cinq/quarante ans semblait l'attendre. Ses cheveux châtain foncés étaient attachés en queue de cheval derrière sa tête et une cicatrice, d'une dizaine de centimètres, traversait horizontalement son visage, au niveau du nez, soulignant ainsi ses petits yeux noirs. Durant un instant seulement, ses pupilles pétillantes semblèrent se voiler d'une sourde tendresse à la vue du blond.
— Iruka, qu'est-ce que tu fais là ? demanda l'Uzumaki alors que son visage s'illuminait comme jamais auparavant.
— Je venais voir mon petit protégé, répondit-il, sourire aux lèvres.
Iruka était le directeur du petit orphelinat où Naruto avait séjourné à plusieurs reprises. C'était le seul adulte à l'avoir accepté, à l'avoir aidé, à l'avoir soutenu. Même si Naruto était orphelin, il considéré l'homme comme son propre père mais avant d'avoir terminé sa phrase, le nouveau venu avait reçu un boulet de canon blond dans les bras. Iruka resserra alors doucement son étreinte sur son "fils" adoptif. Il savait que Naruto avait beaucoup de travail et le connaissant, à toujours se donner à fond, il imaginait avec aisance la tonne de travail sous laquelle son jeune protégé devait crouler. C'est pourquoi il avait, pour une journée, laissé les commandes de l'orphelinat à une personne de confiance afin de rendre visite à Naruto.
Après ce bref échange de tendresse, le blond embarqua alors son pseudo père avec lui, l'invitant à partager son repas mais alors qu'ils arrivaient devant l'enseigne :
— Tiens donc, j'aurai du m'en douter, fit Iruka avec une moue rieuse.
Naruto sourit à son tour en plaçant son bras derrière ses cheveux blonds. Puis ils entrèrent tous les deux dans le petit restaurant de quartier et prirent une table.
— Alors quoi de neuf, jeune homme, à part que monsieur est devenu une des personnes les plus importantes de la capitale ?
— Faut pas exagérer, répondit Naruto qui finissait d'engloutir son deuxième bol de ramens en quelques secondes. Je suis seulement le bras droit de Sasuke.
— C'est déjà pas mal, sourit l'aîné.
Pendant tout le repas, ils discutèrent de la nouvelle vie du blond et du quotidien d'Iruka. L'orphelinat se portait plutôt bien depuis l'arrivée à la mairie d'une jeune femme qui avait fait beaucoup pour les enfants. De nombreuses lois sur la protection et le bonheur des plus jeunes avaient ainsi vu le jour. Naruto fut soulagé de l'apprendre : au moins ce qui s'était produit dans sa propre enfance ne risquait plus de se reproduire.
Sasuke, assis sur son bureau, regardait en boucle une vidéo filmée quelques minutes plus tôt. Sur celle-ci, on voyait un jeune homme blond sauter dans les bras d'un homme d'âge moyen.
« Pourquoi ai-je un pincement au cœur lorsque je regarde ce film? Pourquoi ai-je autant envie de tuer cet homme de trente-cinq ans comme j'ai envie de tuer mon frère ? » cogitait-il depuis plus d'une demi-heure.
De fil en aiguille, Naruto en était à son neuvième bol de ramen.
— Toujours autant d'appétit quand tu manges des ramens, remarqua Iruka, ébouriffant les cheveux du blond.
Le plus jeune sourit avant de froncer les sourcils sous le sourire pas aussi rayonnant qu'avait son « père » avant qu'il ne quitte l'orphelinat.
— Iruka, quelque chose te tracasse ? demanda Naruto, intrigué.
— C'est que tu es toujours aussi curieux à ce que je vois ! constata l'ainé alors que le blond lui répondit en lui tirant la langue.
— En fait, oui et non.
Devant la réponse vague de son pseudo père, Naruto fronça les sourcils.
— C'est-à-dire ? insista le blond qui entamait son onzième bol.
— Je crois que je suis amoureux.
Le blond stoppa d'un coup ses gestes tournant son visage vers son ainé.
— Vraiment ?
— Oui. Dès que je la vois mes mains deviennent moites et de la sueur apparaît sur mon front, lorsqu'elle me sourit mon cœur s'emballe. Si par malheur je la touche par inadvertance j'ai des frissons qui me parcourent le corps et si elle vient me parler je tremble de tout mon être. Elle m'a ensorcelée.
A la déclaration de son tuteur, Naruto s'était totalement figé.
L'Uchiwa regardait pour la énième fois la vidéo… et finit pardonner un coup de main sur le presse papier se trouvant sur son bureau qui sous la force du brun finit sa course contre le mur, arrachant au passage un peu de plâtre.
« Bordel, ce n'est pas possible pourquoi moi, cela ne devait pas m'arriver ! Pourtant il n'y a pas de doute : c'est de la jalousie que j'ai contre ce mec. Je supporte à peine les sourires qu'il offrait à toutes les filles de l'entreprise mais là c'est pire. Bordel, satané de jalousie à la c** »
Le blond regardait toujours Iruka, sidéré.
« La sueur lorsque je le vois, les frissons si je le touche, mon cœur qui bat plus vite quand il m'offre un de ses sourires, des tremblements lorsque l'on est seul et que l'on parle d'autres choses que du boulot, mon dieu ce n'est pas possible, je serais… »
Le brun fixait avec frayeur la trace du presse papier sur le mur.
« Non, ce ne peut pas être ça, je ne peux pas être … »
— Naruto, ça va ? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?
— Non, non, c'est rien… s'empressa de répondre le blond. Mais il va falloir que je retourne travailler, continua-t-il ayant retrouvé son sourire
— Je comprends. Aller, aujourd'hui c'est moi qui t'invite !
— Merci Iruka, le gratifia le blond, ayant la tête trop ailleurs pour refuser.
Ils sortirent alors du restaurant et partirent en direction de l'entreprise Uchiwa en parlant de tout et de rien. Arrivé devant le grand bâtiment, ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre et avant de séparer, Iruka fit jurer à son protéger de lui donner des nouvelle au moins par téléphone.
Naruto pénétra dans l'immeuble, appela et monta dans l'ascenseur l'estomac serré alors que la boite en fer montait les étages dans un silence absolu.
« Je suis…, je suis… »
Le brun regarda l'heure :
« Il ne devrait plus tarder… »
Et il se mit à fixer le petit écran filmant l'entrée du bâtiment. Il aperçut alors les deux hommes arriver. Lorsqu'il les vit dans les bras l'un de l'autre, Sasuke eut un sentiment de rage qui l'envahit de nouveau. Il essaya tant bien que mal de reprendre le dessus sur ce sentiment de jalousie dévorant, mais n'y parvint pas.
« Je suis…, je suis… »
Le tintement de l'ascenseur mit fin aux réflexions du blond, qui se dirigea vers la porte du bureau de son patron. Il frappa un coup voyant avec peur, sa main trembler légèrement et après l'habituel : « Entrez », il pénétra dans la grande pièce.
Sasuke et Naruto se regardèrent dans les yeux quelques secondes.
La même pensée traversa alors leur esprit :
«JE SUIS VRAIMENT TOMBE AMOUREUX DE LUI »
A suivre !!!
Moi : Vous êtes trop mimi !!!!
Sasuke : On le savait déjà que l'on s'aimait.
Moi : Non, vous étiez tous les deux trop obnubilés par votre travail pour voir ça.
Naruto (heureux) : J'AI REVU IRUKA!
Sasuke : Tu le préfères à moi ?
Naruto : Mais non Sasu-chan, je vous aime tous les deux.
Moi : Vous êtes trop mimi.
Sasuke : Tu te répètes miss.
Moi : Vous êtes trop mimi.
Sasuke :…
Naruto : Sinon, pour répondre à Nami, je te confirme que Sasuke a de magnifique petites fesses.
Sasuke (mode tomate) :…
Moi : Ahhhhhhhhhhhh, vous êtes trop mimi !
