Note de l'auteur : Oh my Chuck ! Dernier chapitre de cette fiction, je ne suis pas prête à la terminer parce que je me suis vraiment éclatée à l'écrire ! Pour une première dans le monde de Supernatural, je pense ne pas m'en être trop mal sorti (avec plus de quinze mille mots quand même, c'est mon record !) Je remercie ceux qui m'ont lu, bientôt les mille vus, un chiffre énorme ! Je vous demande pour la toute dernière fois de bien vouloir commenter et me donner votre avis sur ma fiction, en général, c'est le dernier chapitre et vous n'avez rien à perdre ! Tout type de commentaire est là bienvenu, à part les méchants, merci ! :)
Et je vous invite à aller voir mon OS « Tears Of An Angel » sur Castiel et Dean, et à y laisser un avis, merci si vous le faîte ! :p
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« Won't you do this for me, son – If you can ?
Feras-tu ça pour moi, fils – Si tu le peux. »
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Les souvenirs, les sourires, les photos, les regards échangés, et puis les promesses. Il s'en était souvenu. Tout était ancré dans sa mémoire et rien ne pouvait être oublié, il en était plus que sûr.
Les souvenirs, il ne les avait jamais oubliés. S'il le faisait, il saurait que ça le mènerait à sa perte, son ticket tout droit vers l'oubli le plus profond et au point du non-retour.
Les sourires, il les gardait gravés sur sa rétine, et quand il fermait les yeux, il pouvait encore sentir cette aura pleine de douceur, et ses lèvres étirées qui le rassurait le soir avant de s'endormir, le protégeant de tous ces monstres horribles.
Les photos, elles étaient imprimées et glissées dans les pages du journal de son père, qui prenait de plus en plus d'âge et qui avait du mal à ne pas tomber en petits bouts. Mais il savait que c'était là l'endroit le plus sûr, où tous ces visages pouvaient reposer en paix.
Les regards échangés, ça n'avait pas besoin de mot pour être décrit. Ils l'étaient. Juste.
Et les promesses. Les centaines de promesses que sa mère lui avait demandé de garder et d'exécuter quand il en aurait la possibilité, il pensait les avoir accomplit avec brillot, et il ne se trompait pas, car sa mère ne pouvait pas être aussi fière de lui, c'était impossible de dépasser ce stade de la fierté, c'était déjà trop élevé.
Alors, malgré les épreuves, les choses malhonnêtes qu'il avait fait, les mauvais jours qui l'avaient endurcit et avait fait de lui un homme, même malgré tout ça, putain qu'il aimait cette vie. Il l'aimait car il en était le maître, c'était lui qui décidait de son destin.
Il l'aimait cette vie car, dans un sens, il n'aurait pas pu rêver mieux. Le peu qu'il avait faisait un tout qui lui suffisait largement. Ce tout était grand, beau, et le rendait heureux.
Sam. Castiel. Baby. Les tartes.
Mais oui, malgré les apparences, malgré que Dean puisse la chasse et qu'il en faisait son métier inégal, il n'aurait pas non plus refusé une vie normale. Castiel en tant que mari, des enfants adoptés courant autour d'eux, une maison horrible et tellement semblable aux autres comme habitat. Des visites de Sam et sa femme, ainsi que de leurs enfants.
Sans cette vie folle, il n'aurait cependant jamais rencontré son ange, et il ne voulait pas passer à une vie normale s'il devait l'abandonner. C'était inconcevable.
Et c'était pareil pour Sam. Il s'évertuait à dire que si tous les monstres se mettaient au repos, ils pourraient enfin avoir le répit dont ils avaient toujours rêvés – ce qui n'était pas vrai car Dean n'en avait jamais parlé de ce « rêve », la chasse lui convenait – mais Sam aimait la chasse malgré tout, il aimait passer du temps avec son grand-frère, l'embêter dès qu'il le pouvait, il ne pouvait nier que cela lui faisait du bien et s'ils arrêtaient la chasse, plus rien n'aurait vraiment de sens.
La mère des deux hommes aurait voulu une vie normale pour eux. Passer ses journées à se lamenter de son travail, rentrer le soir épuisé en embrassant sa femme chastement, aller dire bonjour à ses enfants tout aussi vite. Ça aurait été un train-train quotidien lassant, mais au moins, ils auraient vécu dans le normal toute leur vie.
« Feras-tu ça pour moi, fils ? Si tu le peux ? »
C'était la phrase que Mary avait dit à Dean un soir où l'orage battait à pleins tambours pour son concert, où la pluie choyait en masse et les arbres s'affolaient. Le petit voulait des réponses, plus que tout, il ne demandait que la stricte vérité sur le monde qui l'entourait.
Les monstres de la nuit et du jour. Les vampires, les loups-garous, tout ces comtes pour enfant que l'on s'évertuait à classer dans la catégorie science-fiction mais qui était tout le contraire.
Alors elle avait été obligée de tout déballer, pour que son fils arrête de la tanner avec ses « Et ? Quoi ? Comment ? Peut-être ? ». Elle avait tenu jusqu'au bout, elle avait attendu que ses dernières barrières afin que Dean oublie la situation, tombent. De 1 à 100, passant par les chiffres décimaux, elle avait expliqué de fond en comble.
Et elle lui avait demandé, s'il le pouvait, s'il le voulait et qu'il ne se sentait pas obligé de s'embarquer dans cette voie, de partir le plus loin possible et démarrer une vie aussi normale que le voisin qui sortait ses poubelles remplies tous les soirs, en allant promener le labrador.
Mary lui avait clairement sorti qu'elle ne voulait pas qu'il devienne comme son père, à plus s'inquiéter de la sécurité du monde que de son enfant – et bientôt ses deux enfants.
Oui, le « feras-tu ça pour moi fils ? Si tu le peux ? » avait été une demande, presque une supplication, s'il le pouvait vraiment, s'il avait la force de dépasser tout ce qu'il avait entendu, alors il n'avait qu'à s'enfuir.
Dean ne l'avait pas fait. Et maintenant qu'il y nageait en plein dedans, qu'aucun trou d'air ne filtrait à travers le lac, qu'il plongeait un peu plus chaque jour dans les profondeurs, il se demandait s'il voudrait changer sa vie. Ses réponses déjà toutes prêtes à êtres servies s'imposèrent sur un plateau d'argent et le non catégorique s'imprima dans sa rétine en grandes lettres capitales.
NON.
Bien sûr que non. Encore ce même calcul aussi simple que bonjour : Sam et Castiel. Il n'allait pas abandonner, pour eux, pour tous ceux qui devaient être sauvés de toutes les mauvaises pattes de ces créatures, pour tous ceux qui méritaient de vivre une vie normale et de se sentir en sécurité. Pour tous ceux-là.
« Pourquoi tu souris bêtement ? Tu as vu qu'Asian Beauty allait sortir un numéro spécial ''femmes au-delà des frontières'' ? Ou que est encore prêt pour une trentième saison ? » coupa court une voix des pensées de Dean.
Il ne se sentait pas sourire bêtement. Il n'aimait pas sourire bêtement en plus !
Cette fonction était spécialement créée pour Castiel quand il découvrait une jolie chose du monde des humains ! Des chiots, des chatons dans des vidéos qui faisaient des bêtises !
« Je ne souris pas bêtement, d'accord ? Je ne fais que me rappeler de tes conneries, qui sont très nombreuses, crois-moi ! s'emporta le blond, étant en parfaite conscience de son mauvais jeu d'acteur, mais il se reprit. Tu penses qu'il y va avoir un numéro spécial titré de cette manière ? Non parce qu'après tout, voir Julia...
- STOP ! s'écria Sam en bouchant ses oreilles et en écarquillant les yeux de terreur. Je ne veux pas savoir ce que Julia a bien pu faire dans le dernier numéro, c'est la dernière de mes envies ! De plus, je croyais que tu sortais avec Castiel, au vu du pendentif que tu arbores fièrement depuis hier... à ces mots, Dean le palpa sous des doigts.
- J'aime porter fièrement ce qui en vaut le coup. Et il est vrai que nous sortons ensemble, mais on va dire que l'ange n'est pas très pointilleux sur les choses que je regarde, ou admire plutôt. Et il aime plutôt bien.., s'amusa Dean en souriant.
- J'AI PAS ENVIE DE SAVOIR, DEAN ! Vos trucs personnels, sont personnels ! Et je tente par tous les moyens de me préserver en n'en sachant le moins possible, merci ! s'horrifia encore un petit peu plus le cadet qui peinait à masquer sa gêne immense.
- Bonjour, Dean.., dit une voix rocailleuse reconnaissable entres toutes. Sam est là aussi.
- J'ai pas le droit à un bonjour moi aussi ? Je suis le chien dans la niche qui fait le garde et que l'on remercie que très rarement ? Même le chien on lui dit bonjour en fin de compte !
- Quelque chose ne va pas chez Sam, est-il malade pour parler seul aussi longtemps et partir dans des délires incompréhensibles ? demanda Castiel qui se faisait soudain du souci.
- Aucune idée Cas'. Il est comme ça depuis que j'ai parlé d'Asian Beauty et de toi qui... recommença l'aîné en apportant un regard pleins de sous-entendus à l'ange, qui ne voyait pas vraiment où il voulait en venir, eux qui n'avaient jamais fait ce genre de trucs.
- Je crois que je vais faire une crise cardiaque.
- Les crises cardiaques se transmettent entre génération chez les Winchester ? Non parce que Dean m'a dit qu'il en avait déjà fait plusieurs et toi tu vas en avoir une dans très peu de temps. Vous pensez que vos enfants auront ce même problème ? »
Un silence de trois minutes s'imposa dans la pièce de force. Dean regardait Castiel dans les yeux, du regard spécial « je t'ai déjà dit que les crises cardiaques étaient des images chez les humains, essaye de suivre quand je te fais les cours spéciaux humanisation » et Sam se demandait où avait-il encore atterrit.
« Ok » fût la seule réponse qui pût provenir de sa bouche.
Il ne savait pas quoi répondre après tout, qu'était-il censé dire à un ange qui ne connaissait rien des crises cardiaques et qui pensait que son petit-ami en avait fait plusieurs fois ? Ce qui était techniquement et d'un point de vue doctoral : impossible. Soit on s'en sortait une fois, mais la deuxième devait être assez compliquée !
Sam était vraiment tombé chez les fous, et il commençait doucement lui aussi à en devenir un ! Il réfléchissait quand même sur un sujet tel que les crises cardiaques, et quelle réponse pouvait-il apporter à un ange ! Sa vie était en bazar complet !
Heureusement, Dean les sortit de ce silence qui commençait à devenir gênant, lourd, pesant, et tout ce qui allait avec ces adjectifs !
Le soir tombait, les restaurants ouvraient leurs portes à leurs clients et la ville retrouvait une toute nouvelle jeunesse, alors pourquoi ne pas en profiter ?
« Comme il ne se passe rien de trop mouvementé dans nos vies, je vous invite au resto et après on revient ici pour se mâter un bon film, ça vous va le programme ?
- Ça m'a tout l'air d'être une superbe idée, s'égaya Sam en reprenant des couleurs.
- Je suis d'accord avec Sam, même si votre nourriture n'est composé que de produits chimiques et est immonde à mes papilles ! »
Et Castiel se dit que cette remarque n'avait probablement rien à faire dans la conversation.
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Dean venait sûrement de passer l'un des meilleurs moments de toute sa vie ! Sans parler de la nourriture – qui elle, par contre, n'était pas très élevée niveau qualité – il avait rigolé pendant tout le repas, assis à côté de son ange avec qui il partageait la même banquette et en face de son petit frère qui n'arrivait pas à manger sa salade correctement.
« Je n'ai pas commandé de l'huile à la salade mais plutôt l'inverse si je me souviens bien ! C'est quoi ces restaurants qui ne savent même pas servir de la salade fraîche ! s'énerva-il.
- Sammy, baisse d'un ton tu veux bien ? Tu nous mets très mal à l'aise là...
- Je m'en fiche ! Je veux une salade aux bouts de poulet, pas une soupe d'huile qui trempe avec deux feuilles et un os mâchouillé !
- Mais tu t'attendais à quoi ? Un menu gastronomique ? On est dans un bar qui sert à peine trois hamburgers diversifiés ! s'amusa Dean qui prenait beaucoup de plaisir à voir son frère taper sa petite crise. Et puis, si t'es pas content, va manger chez le voisin ! »
La tête que tirait Sam était épique à cet instant-là, entre la surprise de se faire réprimander, l'énervement qui n'était pas bien méchant et la moue boudeuse. Heureusement, le blond avait dégainé son téléphone plus vite que son ombre et avait prit la photo qu'il avait déjà mit en fond d'écran, juste pour entendre des râlements dans son dos.
Castiel n'avait pas beaucoup parlé. Il se contentait d'observer ce que faisait les deux humains, piquait trois frites dans l'assiette de son petit-ami – Sam se promit de lui demander sa technique pour piquer sa nourriture, écoutait les conversations, mais toujours avec un sourire reposé sur le coin du visage. Il était serein et très bien à cette place-là.
Et la soirée ne faisait que débuter pour Dean, qui comptait bien rester éveillé jusqu'à pas d'heure. Les affaires ôtées, les chaussures balancées dans un coin, les ventres repus mais pas assez pour qu'un petit pot de pop-corn n'entre pas dans la partie, et les trois garçons installés sur le canapé, un questionnement de la plus haute importance les souleva :
« Alors, on regarde quoi du coup ?
- C'est une très bonne question ! Le gérant m'a donné Titanic, Shining, Forest Gump et un autre truc qui m'a l'air bien nul, donc je ne vous dis même pas le nom ! »
L'ange du jeudi fit la moue en entendant le mot Titanic. Il savait que son frère Balthazar haïssait, pour il ne savait quelle raison valable, la chanteuse qui y faisait une apparition vocale, alors il n'avait jamais vraiment pût avoir un avis propre à lui-même sur la question.
« Pourquoi pas Titanic, proposa-t-il, je ne l'ai jamais vu, et il paraît que c'est un classique !
- Ce n'est pas un classique, Cas', c'est LE classique !
- Je ne vois pas la différence. »
Sam et Dean sourirent et ce dernier mit le disque dans le magnétoscope qui semblait ne pas avoir été utilisé depuis des lustres. Ou bien, les femmes de chambre ne savaient pas faire leur seul boulot qui les tenaient en vie. Enfin, les trois heures passèrent aussi vite qu'un coup de vent ou un souffle.
Destiel s'était mis dans un coin, blottis l'un contre l'autre pour « se donner plus chaud » avait affirmé le chasseur. Et Sam avait pût garder le bol de pop-corn en échange. Une règle du jeu avait bouleversé la soirée de trois hommes.
Un gage pour celui qui chialera le premier, annonçait Dean en appuyant sur « play ».
Il s'était fait avoir en beauté par son propre défi, qui s'était retourné contre lui. De plus, Castiel avait insisté devant Sam que c'était à lui de créer le gage, il se sentait capable de faire quelque chose de mal contre son petit-ami, et ça le faisait plutôt rire, ainsi que son grand ami qui avait failli y passer aussi.
Dean avait crié au complot, mais personne ne l'avait écouté, pourquoi l'auraient-ils fait ?
« Je ne sais pas si c'est une bonne idée, mais je pense que ça pourrait booster le bonheur de Sam et moi. Je propose que, pendant une semaine, Dean est interdit de râler, de se plaindre, de critiquer, de dire la moindre chose de négative sur lui ou sur ce qui ne va pas !
- Putain, mais t'es bien un ange, je ne veux pas être méchant Cas' mais c'est un peu nul à chier ton idée... Les humains ne se donnent jamais des trucs comme ça ! râla directement le concerné qui haussa les yeux au ciel.
- Chut, je trouve que ce n'est pas une bonne mais une superbe idée, s'écria Sam qui se faisait déjà une joie de pouvoir embêter son frère sans que celui-ci ne se plaigne ou l'engueule en retour.
- Alors, à partir de maintenant, plus droit de râler !
- Mais... »
Les regards que lui lancèrent l'ange et son frère l'empêchèrent de continuer sur sa lancée « rage » qui lui était à présent interdit. Mais comment allait-il tenir une putain de semaine ? Il serait obligée de râler, mais dans sa propre tête ! Quel calvaire !
« Même si... ça est pas très gentil à mon égard, je me suis bien éclaté ce soir ! avoua le blond avec un grand sourire.
- Moi aussi, mais on ne peut pas en dire pareil pour Jack et les condamnés, les pauvres... Je ne comprends pas pourquoi Balthy n'apprécie pas ce film, c'est pourtant un chef d'œuvre, et malgré les quelques secondes de chant, qui sont biens je trouve, il est appréciable !
- Vous êtes de toute manière trop compliqués, vous, les anges. Jamais rien ne vous va, mais alors ton frère Balthazar ? Crème de la crème angélique ! Cerise sur le gâteau empoisonné ! »
Merde, en trois secondes et une phrase, il venait de rater le gage. C'était plus compliqué qu'il ne s'y attendait, c'était un cauchemar ! Un verre ! Il avait besoin d'un verre rapidement !
« Si j'étais toi Dean, je ne ferais pas ça, le conseilla son frère, tu sais autant que moi que les boissons te donnent des envies irrépressibles de vouloir te venger verbalement sur la première personne que tu ne juges pas bien ! Et je crois que toute cette semaine tu dois faire le contraire, à mon souvenir ! »
Welcome in hell again, bitch.
« Ne t'inquiète pas Sam, je pourrais trouver une punition digne de ce nom s'il ne respecte pas les règles imposées. » souligna Castiel en haussant un sourcil suggestif qui n'était pas volontaire.
L'appelé sentit ses boyaux remonter vers la sortie. Mais à quoi pensait-il maintenant ! Son frère et son ami, l'ange, dans un lit, les vêtements chiffonnés et jetés à l'autre bout de la pièce telle de la vieille paperasse pas du tout importante ! Son frère nu et... oh bordel ! Cela lui piquait les yeux !
« Je crois que je vais aller me coucher tout de suite, je ne me sens pas bien tout d'un coup !
- Qui a-t-il ? demanda Castiel innocemment. Je peux aider, en approchant ses doigts de son front.
- Non, ne m'aide surtout pas, je t'en supplie ! Reste loin ! »
Sam partit en courant de la pièce, sans avoir couru il était déjà essoufflé. L'ange était perdu, et quand Dean passa ses bras autour de sa taille, il se laissa fondre.
« Tu ne peux pas l'aider, crois-moi, il est une cause perdue. Mais si tu le veux bien et que tu es prêt, moi j'aurais bien besoin d'aide et de compagnie. »
Des lèvres sèches attrapèrent les siennes et un baiser langoureux suivi de caresses plus que représentatives de quel type d'aide le chasseur faisait référence retourna complètement les deux hommes. Il n'y avait plus qu'eux dans le monde, plus rien n'avait d'importance que la présence et le corps de l'homme. Dean ne voulait pas le dire, mais il rêvait de ce moment depuis plusieurs jours – et plusieurs nuits – pour être franc.
Il voulait juste que Castiel lui appartienne pour de bon, qu'il scelle leur amour. Il voulait juste déposer des marques sur l'ange et montrer aux gens que cet homme était sa propriété exclusive et que personne ne l'approcherait en sa présence. Il voulait l'effleurer du bout des doigts, de peur de le casser, et s'accrocher à lui ensuite, pour ne jamais le lâcher.
Même Sam n'existait plus, et le pauvre, prenons quelques instants pour penser à son esprit (qu'il repose en paix, malgré que l'affaire soit mal partie) traumatisé ayant passé la nuit dans la chambre adjacente à la pièce où les deux étaient.
Mais bordel, cette vie était celle de Dean Winchester, et il ne voulait pas l'échanger, car il en avait quand même vécu des vertes et des pas mûres et ce n'était absolument pas fini !
