Ca fait très longtemps que je n'ai pas posté ici et je m'en excuse. A dire vrai, je savais sur quelle rencontre écrire mais je n'avais pas les idées pour, jusqu'à hier...J'ai tenté ma chance, j'ai capturé l'idée et je l'ai mise sur papier avant qu'elle ne s'échappe ! En fait, sur document word plutôt que sur papier, mais passons. C'est sûrement le plus long écrit que j'ai pu faire pour Rencontre et j'espère qu'il vous plaira !

Disclaimer: Tales of Symphonia ne m'appartient pas.


Une Chanson Douce Que Me Chantait Mon Ange

Le sang de ses ennemis collait sur ses vêtements. Il était blessé et se tenait le bras gauche pour l'empêcher de bouger. Pour la première fois depuis longtemps, l'armée de Sylvarant avait subit une défaite écrasante.

Il avançait, seul, sur ces terres inconnues qui appartenaient à Tetheha'lla. En marchant, il ne cessait de penser à ses compagnons, ses frères d'arme, morts au combat. Il s'en voulait énormément. Il avait fait une grave erreur en pensant que le capitaine adverse serait surpris par leur attaque : ça n'avait pas été le cas.

A l'horizon se dressaient les arbres d'une forêt. Yuan décida de s'y diriger quitte à mourir, autant que cela se fasse dans le calme, entouré par la nature. La marche jusqu'à celle-ci fut pénible : il était exténué, ses jambes ne le supporteraient bientôt plus et il était surtout affamé et assoiffé. Il était sûr que sa fin approchait et, à dire vrai, il était prêt à accueillir la Mort avec son seul bras valide.

Il avança à travers la forêt, s'enfonçant de plus en plus, n'ayant aucune idée de l'endroit vers lequel il allait. Il en avait cure. Il savait, de toute façon, qu'il ne tiendrait plus très longtemps et qu'il ne reverrait jamais son pays natal.

Alors que tout espoir semblait perdu, il entendit une douce chanson venir de sa droite. Étonné, fronçant les sourcils, il utilisa ses dernières forces pour se diriger jusqu'à l'origine de la chanson. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il se retrouva devant une rivière et, face à elle, accroupie sur le sol et lavant des vêtements, une jeune femme chantonnait d'une très belle voix.

Yuan resta là, captivé, oubliant tout ce qu'il s'était produit ces dernières heures. Il était sans voix. Cette femme – une demie-elfe comme lui, il pouvait le sentir ! – semblait totalement inconsciente de l'effet que sa voix avait sur lui. Alors, réunissant ses forces, il sortit de sa cachette et s'approcha de la femme.

Sans le faire exprès, il marcha sur une branche morte qui craqua l'inconnue se tourna vivement vers lui et, lorsque ses yeux croisèrent les siens, Yuan sut qu'il était perdu. Cette femme était tout bonnement resplendissante ! Elle était la plus belle femme qu'il n'avait jamais vue. Avec ses longs cheveux verts, et ses magnifiques yeux de la même couleur, elle était tout simplement captivante. Son visage était si beau qu'elle aurait pu sembler à une poupée et, si Yuan en avait eu la force, il aurait très certainement vérifié qu'elle n'était pas un rêve. Mais comme il était affaibli, il était sûr que l'inconnue était juste un ange venu du ciel pour le ramener avec elle. Il n'était pas sûr d'être capable de refuser une telle proposition.

« Hey, vous allez bien ? Monsieur ? »

Ah, qu'il aimait sa voix ! Elle était si douce et, en même temps, il pouvait entendre de l'inquiétude. Mais c'était sans doute son imagination.

« Est-ce que vous m'entendez ? Monsieur ? »

Il pourrait l'écouter pendant des heures entières sans jamais s'en lasser ! Et il espérait vraiment qu'elle resterait avec lui lorsqu'elle l'aurait amené au royaume des morts. Il ferma les yeux, heureux. Finalement, il n'aurait plus à souffrir, plus à se battre et il rejoindrait bientôt ses compagnons.

« Monsieur ! »

Et, sur cette dernière pensée, il sombra dans les ténèbres.


Une douce chanson arrivait jusqu'à ses oreilles et, il ne saurait dire pourquoi, mais il semblait la connaître. C'était comme un de ces vieux souvenirs qui refaisait surface au mauvais moment. En l'occurrence, ici, il faisait surface alors qu'il ne souhaitait que dormir. Il était bien, là, dans son lit, bien que son oreiller fût dur.

La chanson continua et, au bout d'un moment, il décida de découvrir d'où elle venait. Il ouvrit ses yeux, s'habituant peu à peu à la lumière du soleil et, il fut surprit de voir un visage féminin au-dessus de lui.

« Un ange… » Murmura-t-il, plus pour lui-même que pour la jeune femme.

La femme arrêta aussitôt de chanter et le fixa avec un sourire doux.

« Vous êtes enfin réveillé, j'en suis heureuse. »

Yuan la fixa longuement, se demandant comment il en était arrivé là jusqu'à ce qu'il se souvienne des derniers événements de sa vie. Il fronça les sourcils, puis, réalisant que son oreiller n'était autre que les jambes de l'inconnue, il se releva en position assise et, pour cacher sa gêne, il demanda :

« Je suis mort ?

-Désolée de vous décevoir, mais vous êtes bel et bien en vie. »

Alors sa rencontre avec la jeune femme n'avait pas été un rêve ? Elle n'était pas un ange venu du ciel ? Tout avait été réel ?

« J'étais vraiment inquiète lorsque vous vous êtes évanouis, vous savez ? Heureusement, j'ai pu vous soigner à temps.

-Merci… » Répondit-il et le sourire de la jeune femme s'agrandit.

Il ne put s'empêcher de rougir et, pour cacher sa gêne une fois de plus, il demanda :

« Est-ce que la rivière est proche ? J'aimerais bien boire un peu… »

Il n'était plus aussi assoiffé qu'avant son évanouissement, mais il avait tout de même la gorge sèche.

« Je vais vous accompagner, répondit la femme. Nous devrons revenir ici assez rapidement, toutefois. Je ne voudrais pas que mon frère s'inquiète lorsque son professeur et lui reviendront de leur chasse. »

Yuan acquiesça, trop heureux de passer un peu plus de temps avec la jeune femme. Soudain, alors qu'ils marchaient côte à côte, Yuan se rendit compte de quelque chose et décida de réparer son erreur.

« Je me nomme Yuan, et vous ? »

L'ange tourna la tête vers lui et, toujours avec le sourire, elle lui répondit :

« Martel. »

Martel…Il la connaissait depuis à peine quelques minutes et, pourtant, Yuan le savait : il était déjà amoureux d'elle.