Du côté de Keith, il était ébranlé par les suggestions coquines de son ami. Il aurait été capable de s'isoler pour se soulager si jamais il n'avait pas été certain que Lance l'imaginait le faire : ce serait comme se masturber devant lui, c'était gênant.

Il ferma les yeux, et essaya de dormir. Malheureusement, son insomnie le prit, et l'empêcha de faire plus que se reposer un peu. Fatigué, il se changea pendant que James était dans la salle de bain. En attrapant son pantalon de la veille, dans le but de le mettre à la laverie, un détail attira son attention. Curieux, il le reprocha de son nez, et sentit le parfum de Lance. Il ferma les yeux, la moindre de ses cellules semblant se décontracter. Bon sang qu'il sentait bon. Jamais il n'aurait cru autant aimer son odeur.

Le loquet de la salle de bain le sortit brusquement de sa rêverie, et il jeta son vêtement pour attraper son tee-shirt. D'habitude, lorsque l'autre pilote sortait, il avait déjà fini, mais cette fois il était encore torse-nu. Il enfila ses derniers vêtements, et attrapa ceux de la veille pour les mettre dans la panière à côté de la table de chevet : il le fera plus tard.

Il sortit avec Cosmo, sans un regard ou une parole envers James. Qu'importe le déroulement de la journée, il avait décidé de changer de chambre aujourd'hui ! Être avec Hunk et Pidge, peut-être, aucun d'eux ne seraient ennuyé de lui faire une place sur le sol. Lance...

Attendant dans l'ascenseur, il essuya son visage. Les mots aguicheurs de son amant revenaient sans cesse dans son esprit, et il l'avouait, il avait de nouveau envie de découcher avec lui. Il aurait cru qu'une fois l'avoir fait, son désire s'amenuiserait, comblé, mais il n'en était rien: il avait même redoublé d'ardeur.

Il alla jusqu'au réfectoire en jouant avec sa lèvre, les yeux dans le vague, et rejoignit ses amis à table. Tous mangèrent, avant d'aller en réunion. Il s'ennuya ferme, mais Lance le sauva en lui envoyant quelques messages. Les mains cachées sous la table, il répondait avec un petit sourire aux lèvres lorsque Iverson avait le dos tourné.

Le sujet des chambres revint, et trouver une solution pour qu'il puisse en changer n'était pas évidente à trouver. Lance finit par entrée dans la conversation de groupe pour demander de l'aide, Allura, Hunk et Pidge ne sachant pas vraiment quoi faire à par accepter Keith chez eux dans une tournante.

Shiro était raide, et bégayait par moment en sentant son téléphone vibrer sans arrêt dans sa poche : la conversation évidente de ses amis le déconcentrait. Amusés par ce détails, tous, hormis Keith, commencèrent à envoyé juste des séries de lettres pour continuer à perturber leur ami de plus en plus mal à l'aise.

Sans surprise, Iverson finit par surprendre les trois meilleurs amis sourirent avec malice en se retenant de rire, les yeux rivés sous la table.

- Je peux savoir de quoi vous parlez pour que ce soit si drôle ? tonna-t-il.

Tous bondirent, et Allura et Romelle, qui suivaient l'échange depuis leur tablette, détournèrent innocemment le regard. L'adulte, agacé de ce silence, avança d'un pas rapide vers Lance. Ce dernier se raidit, n'ayant aucune envie qu'il lise à voix haute ses conversations, sachant pertinemment qu'il n'aurait aucun scrupule à lire celles très privées qu'il avait eu avec Keith. Paniqué, il lança son téléphone à Hunk.

Iverson se figea, son dernier œil valide s'élargissant dans une expression dangereuse qui le fit se raidir. Décidé à découvrir ce qui se passait dans son dos, sûrement persuadé qu'il s'agissait de critique à son égard, il alla vers le métis pour lui reprendre ce portable.

Hunk paniqua à son tour, et le renvoya à Lance. Tous se figèrent, et un long silence prit place. Soudain, Iverson se mit à courir en hurlant qu'il voulait ce portable, mais Lance, Pidge, Hunk, et Allura ne cessèrent de se le lancer, plus par un réflexe que par réelle réflexion. Shiro ne réagit pas, se pinçant juste l'arrête du nez avec un air blasé.

Cette chasse à la sourie prit fin lorsque le vieux commandant parvint à attraper le téléphone du paladin bleu en plein vol. Il eut un large sourire victorieux et mauvais plaqué au visage, se tournant lentement vers le jeune homme qui devenait de plus en plus blême. Inquiet qu'il découvre leurs discussions, Keith se raidit, et prit la parole pour les préserver.

- C'était au sujet des chambres !

Iverson se stoppa, et se tourna vers lui. Il eut un doute passager, mais trouva finalement que ce n'était pas surprenant. Cela sembla confirmer son idée qu'ils se moquaient de lui, et l'annonce de ce sujet récurant l'agaça suffisamment pour qu'il s'énerve sans lire la conversation.

- J'ai déjà donné ma décision et elle est sans appel ! cria-t-il en lançant le téléphone que Lance rattrapa de justesse en soupirant de soulagement.

- Ça ne coûterait rien que deux personnes échanges de place, répliqua Acxa pour aider son ami.

- Vous pourriez tous vous mettre à dormir dehors, j'en ai rien à cirer ! La réunion est terminée ! Dégagez !

Sous l'inactivité des jeunes gens, il se répéta en hurlant plus fort. Tous bondirent et quittèrent la pièce, râlant en se dirigeant vers le chantier. Sans surprise, les pilotes de MFE intervinrent en tant que bons petits soldats obéissants.

- Cette organisation n'est pas si terrible, fit Ina, son expression ennuyée appuyant son regard hautain. Soyez déjà content que le commandant ne vous mettes pas dehors...

- Si il a envie de changer, c'est pas la mort, rétorqua Pidge. On est assez nombreux pour que deux garçons changent de place !

- On a pas toujours ce qu'on veut ! râla James, les bras croisés. On ne peut qu'obéir aux ordres !

- Comme si la situation te convenait..., siffla Lance en tournant la tête derrière lui pour le dévisager.

- Elle ne me convient pas ! Mais moi au moins je sais mettre mes sentiments personnel pour suivre des consignes ! Être aussi émotif et indiscipliné est bien la preuve d'une inutilité complète au seins de ce groupe !

- Hey, ça suffit, intervint aussitôt Shiro en écartant James des autres qui s'étaient brutalement arrêtés et raidis, les poings serrés. Tu n'as pas à tenir ce genre de propos, reprocha-t-il au jeune pilote d'une voix calme mais autoritaire. Tu n'es pas sans savoir tout ce par quoi nous sommes passé. Cette équipe n'a eu qu'elle pendant plus de deux ans. Nous avons toujours été ensemble, et les épreuves nous ont solidement lié les un aux autres : nous sommes une famille. Tu dois comprendre qu'être ainsi séparé, même pour un sujet qui semble aussi anodin qu'une organisation de dortoir, peut faire émerger des conflits : ils ont juste peur de se perdre comme ça a bien manqué d'être le cas plusieurs fois lors de notre périple.

Un lourd silence s'installa. James baissa les yeux, mal à l'aise, et les autres jetèrent un regard touché vers leur leader. Personne n'y avait vraiment pensé, mais peut-être avait-il raison sur le sujet : ça expliquerait pourquoi ils s'obstinaient autant pour si peu.

- Toi, Ryan, et Ina, vous travaillerez sur l'équipement militaire du château.

- Mais on..., commença à protester James.

- Ce n'était pas une question, le coupa Shiro, plus ferme.

Le jeune homme baissa à nouveau les yeux, et même s'il voulait rétorquer, il accepta d'obéir. Voltron regarda les trois pilotes s'éloigner jusqu'à être totalement seul. Ils se tournèrent vers le commandant de l'Atlas, secoués par ses mots chaleureux et réconfortants. L'adulte sourit, un brin d'espièglerie brillant dans ses yeux. Keith eut un sourire en coin à son tour, reconnaissant les prémisses d'une des rares insubordinations de son aîné.

- Et si Iverson préfère que vous restiez dehors, soit : on se retrouve chez moi à partir de maintenant.

- Ouais ! s'exclama Romelle en sautant sur place. On va enfin tester ces fameuses "soirée pyjama" terrienne !

- On aura des sucreries et des histoires qui font peur ? s'enthousiasma Allura en sautant devant Lance et Hunk, qui lui en avaient déjà beaucoup parlé.

- Pas des histoires d'horreurs, par pitié, geignit le paladin bleu, blême.

- J'irais chercher tout ce qu'il faut pendant ma pause ! sourit son ami en jaune.

- Je sens que ça va être intéressant, pouffa Pidge, amusée par avance de la fureur de Iverson.

- Je vais rester ici, et empêcher qui conque voudra vous ramener au dortoir, proposa Acxa.

- Tu es sûre ? demanda Hunk.

- Oui.

- Bon, merci pour l'aide, sourit-il, la jeune femme répondant par un sourire plus discret et timide.

Tous se dirigèrent vers le chantier, échangeant sur les futures activités du soir. En arrière, Shiro donna une tape amicale à Keith, son sourire découlant de tout son soutient. Le jeune homme sourit, touché qu'il prenne ainsi sa défense.

La journée passa en douceur, tous s'activant sur le chantier avec une motivation nouvelle. Ils s'amusèrent entre eux en se croisant, plaisantaient, et discutaient tranquillement. Keith apprécia grandement cette ambiance, se sentant chaleureusement entouré. Puis, pendant qu'il était occupé à souder, il vit Lance un peu plus loin.

Le cubain était en débardeur, légèrement couvert de suie et de poussière, une casquette mise à l'envers sur sa tête, une paire de gants aux mains, et sa veste nouée autour de ses hanches. Keith était complètement hypnotisé, dévorant du regard la musculature de son amant. Il l'avait déjà senti lors des nombreux rêves et de leurs ébats de la veille : Lance avait pris du muscle depuis qu'il était devenu paladin, et bien plus encore depuis qu'il était sur le chantier.

Chaque jours, il le voyait porter des grosses caisses qu'il semblait peiner à soulever, et au début, il s'était discrètement gaussé. Finalement, le résultat de tous ces nombreux efforts apparaissaient sous ses yeux ébahis, et l'envie irrépressible de les toucher le démangeait. Il repensa à la facilité avec laquelle il l'avait soulevé lorsqu'ils étaient dans l'ascenseur, le tenant presque d'un seul bras, sa poigne ferme sur sa cuisse...

Il se secoua intérieurement, rouge, et continua ses soudures, ignorant le corps trop attrayant de son amant, ainsi que le pansement qu'il pouvait voir sur la base de sa nuque. Il laissa sa mère, qui était à ses côtés, placer les petits composants pour les souder délicatement.

- Dis-moi...

Il se raidit en entendant ces mots prononcés timidement, et avec prudence. En sentant l'arrivée de la conversation intime au quelle il ne pourra pas réchapper, il s'engonça avec gêne.

- Uhm ?

- Hier ton ami...

Elle prit une petite pause, cherchant ses mots, avant de se décider.

- Sentait.

- Sentait ?

- Toi.

Ah...

- Entre autre..., ajouta-t-elle pour parler indirectement du parfum sans équivoque qu'il avait dégagé.

Oh...

- C'est dû aux rêves du mage ?

- Pourquoi tu veux savoir ça ? demanda Keith, écarlate, bafouillant sur certain mots.

Elle se tut, ne sachant pas comment continuer son investigation. Il savait où elle voulait en venir et était touché qu'elle se fasse du soucie, mais il était quelque peu gêné. Après un soupir, il accepta de se dévoiler, et d'apaiser ses craintes.

- Pour lui, je sais pas, mais moi ça remonte à bien avant les rêves...

Krolia hocha un peu la tête, soulagée que son fils n'ait pas été manipulé par un mal quelconque.

- C'est quelqu'un d'honorable.

C'était un énorme compliment de la part d'un galra, et Keith le comprit comme si sa mère venait de donner son aval pour sa relation. Rendu muet par son embarra et le bonheur d'être accepté tel qu'il était, il se concentra sur ses soudures, rouge.

Le reste de la journée se passa sans autre discussion personnelle, le jour déclinant peu à peu. Profitant que tout le monde partait dîner au réfectoire, Voltron récupéra des affaires dans leurs dortoirs pour s'éclipser de la garnison. Ils pouffaient, échappant sans problème aux caméras et aux officiers supérieurs grâce à la grande expertise de Lance. Dès qu'ils eurent rejoint Shiro à l'extérieur, ils commencèrent leur marche jusqu'à sa maison.

À mis chemin, Krolia demanda à Keith de la suivre, tous deux saluant les autres en promettant de revenir rapidement. Le paladin suivit sa mère, intrigué, jusqu'à arriver à la cabine qu'il occupait à l'époque.

- Oh...

- Tu connais cette endroit ? demanda la femme, surprise.

- Oui, petit je suis tombé dessus un jour, et je m'y suis installé. Après un an ou deux, Shiro m'a installé chez lui et Adam.

- Pourquoi ici ? C'est pas très bien équipé, et les murs sont fissurés...

- C'est bizarre à dire, mais...

Il prit une pause en époussetant le bord de la fenêtre.

- J'ai ressenti une certaine énergie ici, quelque chose qui me faisait me sentir chez moi... En trouvant des notes sur un sois disant Lion bleu, j'ai commencé à m'y intéresser, et j'ai continué les recherches qui ont été faites.

Il s'apprêta à sortir la clé qu'il avait précieusement gardé avec lui pendant tout ce temps, mais Krolia le dépassa pour en sortir une qui était dissimulé sous le plancher du perron. C'était dans un endroit bien trop précis pour qu'elle ait pu le deviner. Réalisant qu'elle connaissait l'endroit, il écarquilla les yeux. Elle lui sourit, à la fois attendrit et amusée, avant de rentrer.

Il la suivit, et redécouvrit les lieux avec plaisir. Son tableau avec toutes ses recherches sur Shiro et le lion bleu était encore présent, couvert d'une fine pellicule de poussière. Des souvenirs à la fois doux et amer remontaient à la surface, rendant sa langue un peu pâteuse. Il détourna son attention en se tournant vers sa mère, qu'il surprit à fixer le canapé.

- Tu as gardé ce vieux canapé ?

- Il était déjà là, et c'était largement suffisant pour dormir, pourquoi je l'aurais changé ?

Elle émit un son bref d'hésitation, avant qu'un rictus n'étire ses lèvres pendant une fraction de seconde. Puis, elle jeta un regard lourd d'explication à son fils. Ce dernier écarquilla de plus en plus les yeux, avant de faire voyager un regard exorbité entre elle et le canapé. Une remontée acide piqua son œsophage avant qu'il ne se retourne, trop embarrassé pour regarder à nouveau ce meuble.

- C'est amusant que tu es choisi cet endroit, commença Krolia en regardant chaque recoin. Il y a même encore la veste que ton père portait lorsqu'on s'est rencontré...

Le sujet délicat amorcé, Keith se tourna vers elle. Il la vit prendre doucement la veste, et la remonter à son nez pour en percevoir le maigre parfum qui pourrait encore y être présent. Elle caressa doucement un coin de la veste, les yeux fermés, et une expression déchirante sur le visage. Il avait parfois tendance à l'oublier, mais il n'était pas le seul à qui son père manquait.

- Tu peux la garder, si tu veux.

Krolia le regarda rapidement avant de fixer de nouveau la veste. Il pouvait la voir batailler contre ses sentiments, sa raison lui hurlant très certainement de reposer ce vieux vêtement pour faire demi-tour. Si son cœur n'était pas ouvert par de vieilles blessures, il aurait sourit avec amusement tant cette réaction était semblable à la sienne.

Finalement, sa mère hocha doucement la tête, caressant le tissu plus tendrement qu'elle ne l'aurait cru. Ce geste déchira son fils sans qu'elle ne le sache.

- J'apprécierais beaucoup, merci...

Après un petit silence, le temps de se remettre de leurs émotions, ils allèrent à l'extérieur, et marchèrent sur le côté de la cabine.

- La maison dans laquelle tu es né était juste ici.

Elle gratta un peu le sol du pied, trouva rapidement des restes de bois brûlé.

- Je savais qu'il revenait souvent à un endroit, commença son fils. Mais je n'ai jamais su où, ni pourquoi : il n'a jamais voulu me le dire, comme il n'a jamais voulu me parler de toi... Un jour, il est partie car cet endroit était en feu... Il n'est jamais revenu...

La gorge serrée et le cœur lourd, il repensa au jour où les policiers sont venus lui annoncer qu'il était orphelin. Lui, un simple enfant de sept ans et demi, qui était encore trop craintif pour quitter son doudou le soir. L'amertume raviva sa colère.

- C'était un pompier, ragea-t-il. Comment il aurait pu mourir comme un débutant !... Je refuse de croire que c'était accidentel...

Le lourd silence qu'il eut en retour le laissa comprendre que sa mère pensait la même chose. Il voulait lui faire part des suspects potentielles auxquels il pensait, mais Krolia le coupa en se tournant vers lui. Elle avait les larmes aux yeux. Surpris, il se figea. Avec douceur, elle retira un peu de poussière sur sa joue comportant la longue cicatrice.

- Tu lui ressembles beaucoup...

Elle le prit dans ses bras, le prenant de court. C'était rare qu'elle se laisse ainsi aller, et le nombre de fois où elle l'avait enlacé se comptait sur les doigts d'une main. Une douce chaleur envahit sa poitrine, et il se sentit se briser en mille morceaux en une fraction de seconde. Sans qu'aucun hoquet de sanglot ne le secoue, les larmes montèrent et coulèrent d'elles-mêmes. Il répondit à l'étreinte, et se cacha dans l'épaule de sa mère. Ils n'avaient pas besoin de mot pour comprendre qu'ils se soutenaient. Ce geste en cet instant dense était suffisant.

Ils restèrent ainsi de longues minutes, appréciant d'être enfin réuni en ces lieux après tant d'années difficile, avant de se séparer. Ils se sourirent, et commencèrent à rentrer chez Shiro. Plus ouvert, ils parlèrent de l'enfance de Keith, comment il avait vécu avec son père, avant d'atterrir chez le paladin noir et son petit-ami. Krolia n'en dit mot, mais elle était rassurée de savoir qu'il avait quand même eu des gens sur qui compter, et un cercle sensiblement familiale auquel se rattacher.

La galra le laissa sur le palier, ne passant pas la nuit sur place. Elle avait besoin de retourner à certains endroits, très certainement ceux qui était cher à son cœur. Il la regarda s'éloigner un peu, avant de se tourner vers la petite fenêtre à côté de la porte. Il pouvait y voir ses amis chahutés, son frère de cœur semblant dépassé par les événements. Les échos des cris et des rires parvenaient jusqu'à lui. Une agréable sensation envahit sa poitrine, aussi chaleureuse que celle qu'il avait avec sa mère : la sensation d'une famille.

Il passa lentement la porte d'entrée, la lumière agressant un peu ses rétines habitués à la pénombre nocturne. L'équipe se tourna à son arrivé, le gratifiant de salutation enthousiaste, tous heureux de le voir enfin arriver. Il sourit, touché, et sentit son nez le piquer.

- Pardon pour le retard, dit-il sobrement en s'approchant.