IX
Qo'noS
Note de l'auteur : Voilà le chapitre 9, dont le titre en dit suffisamment sur ce qui s'y passe ^^, j'espère que mes multiples changements vous plairont et la petite nouveauté du changement de point de vue aussi ;) Bonne lecture et merci pour vos reviews!
Une fois en route vers notre objectif, je demandai à Uhura d'ouvrir la fréquence sur le haut-parleur, afin de m'adresser à tout le monde.
« Intercom ouvert, Capitaine. » Répondit-elle.
Je pris une grande inspiration. Spock me fixait d'une manière indescriptible.
« À tout l'équipage de l'Enterprise. » Commençai-je, solennellement. « Comme vous le savez, Christopher Pike, l'ancien capitaine de ce vaisseau et notre ami, est mort. » Rappelai-je, d'une voix sinistre. « Son meurtrier se cache en territoire klingon, où il se croit à l'abri de la fédération. C'est là que nous allons. Sur ordre de l'Amiral Marcus, notre présence doit rester secrète. Les tensions avec l'Empire klingon sont telles, qu'il vaut mieux éviter toute provocation. »
Je fis une longue pause, me tournant vers mon ancre dans la tempête. Spock me rendit mon regard. Ses yeux brillaient d'une myriade d'émotions mêlées. Peur, fierté, appréhension, tristesse, amour. Je me rendis compte qu'il fallait être aveugle pour ne pas le voir. Je l'étais très certainement, avant. Comme la plupart des gens, quand il s'agissait des Vulcains. Je repris mon discours.
« Je mènerai moi-même une expédition dans une cité abandonnée de Qo'noS, où nous capturerons le fugitif John Harrison, pour le ramener sur Terre, afin qu'il soit jugé pour ses actions. » Expliquai-je, d'un ton qui trahissait ma colère. « Très bien, allons attraper ce fils de pute. Kirk, terminé. »
Je soupirai, épuisé. Spock se leva de son siège et s'approcha de moi.
« Capitaine, votre discourt était parfait. » Me complimenta-t-il, sincère. « Je serais heureux d'être de l'expédition. » Se crut-il obligé de préciser, comme si j'avais pu le convaincre de ne pas m'accompagner.
Je levai mes yeux vers lui, et par pur amusement, pour apaiser un peu mon ressentiment, je le taquinai.
« Vous ? Heureux ? »
« Je m'essayais simplement à l'un de vos idiomes. » Se justifia-t-il, un début de sourire au coin des lèvres.
Je souris franchement face à ses paroles.
« Merci, M. Spock. » Répondis-je, autant pour sa proposition, que pour m'avoir remonté le moral.
Il hocha la tête et s'en retourna à son poste.
…
USS Enterprise, ingénierie, point de vue du Commander Spock.
Je m'approchai furtivement de ma cible. Après avoir fait des recherches dans la plus grande discrétion, j'avais découvert que nous hébergions un passager clandestin. Cette femelle blonde, dont la présence m'horripilait au plus haut point, avait eu l'audace de mentir pour s'embarquer illégalement à bord de notre vaisseau.
Je la retrouvai, penchée sur une des torpilles, concentrée sur sa tâche. Elle se tourna vers moi en remarquant ma présence.
« M. Spock, vous m'avez surprise. » Me dit-elle, avec son sourire faussement avenant de prédatrice voleuse de mari.
« Que faites-vous ici, docteur ? » Demandai-je, abruptement, d'un ton sans aucune sympathie.
« Je contrôle… » Commença-t-elle.
Elle avait, évidemment, mal interprété ma question.
« Vous ne comprenez pas. Que faites-vous à bord ? » Précisai-je, mesurant mon effet sur elle. « Je n'ai pas trouvé trace de votre affectation. » Ajoutai-je, avant qu'elle n'ait pu protester.
« Ce doit être une erreur… » Tenta-t-elle, perdant sa confiance.
« C'est ce que j'ai cru, Docteur Marcus. » L'interrompis-je, en appuyant bien son nom, pour lui faire comprendre que je l'avais démasquée.
Je vis son sourire disparaître à ces mots.
« Sauf que vous avez menti sur votre identité. Wallace est le nom de votre mère. L'Amiral est donc votre père. » Terminai-je de l'achever, d'une voix froide.
Elle s'approcha de moi, en déglutissant difficilement.
« M. Spock, je n'ai aucun droit de vous demander ça, mais s'il vous plaît, il ne doit pas savoir… »
Une violente secousse l'interrompit, nous projetant au sol.
…
USS Enterprise, passerelle de commandement, point de vue du Capitaine James T. Kirk.
Le vaisseau perdit brutalement sa vitesse de distorsion et se retrouva immobilisé pour une raison inconnue. Une fois stabilisé, je m'expulsai de mon fauteuil et rejoignis le pilote pour demander des explications.
« L'ingénierie a coupé la distorsion, monsieur. » M'annonça Sulu.
« M. Chekov, vous avez cassé mon vaisseau ? » Demandai-je, dans l'intercom.
« Désolé, Capitaine, il y a eu une surchauffe du réacteur ! » M'expliqua-t-il, d'une voix paniquée et essoufflée. « J'ai dû le couper. Sûrement une fuite quelque part. Désolé. »
Je coupai la communication, agacé.
« Temps d'arrivée à destination ? » Questionnai-je le Japonais.
« Vingt minutes. » Me répondit-il, la mine sombre. « C'est long, en territoire ennemi. »
J'étais d'accord avec lui.
« Pas de temps à perdre, alors. » Conclus-je.
Je me tournai vers la console scientifique, où son occupant brillait par son absence. Mon estomac se contracta.
« Où est Spock ? » Apostrophai-je Uhura et McCoy, en essayant de ne pas avoir l'air trop inquiet.
« Ici. » Me répondit la voix de mon amant, en sortant du turbolift.
« Vous venez avec moi sur Qo'noS. » Lui annonçai-je, d'un ton urgent. « Comment est votre klingon ? » Interrogeai-je Nyota.
« Rouillé, mais bon. » Dit-elle.
« On vous emmène. » Décidai-je. « Cela ne vous gêne pas de travailler ensemble ? »
Je n'avais pas besoin d'une mauvaise dynamique de groupe, dans cette situation.
« Absolument pas. » M'assura Uhura, en soutenant mon regard, avant de se diriger vers l'ascenseur.
Spock souleva un sourcil dans ma direction. Il semblait perplexe face au comportement désinvolte de la jeune femme.
« J'ai l'intuition qu'elle a jeté son dévolu sur quelqu'un d'autre. Mais je n'ai pas encore réussi à le lui faire avouer. » Lui expliquai-je, silencieusement.
« Allez au hangar. » Commandai-je, en mettant fin à notre échange silencieux.
À peine mon compagnon parti, que Bones bondit sur moi.
« Tu comptes aller au sol ? » Me demanda-t-il, à voix basse. « Autant faire un casse avec une voiture qui a un pneu crevé. »
En réponse, je rappelai Chekov.
« L'ingénierie aura réparé le réacteur d'ici notre retour, n'est-ce pas, M. Chekov ? »
« Oui, Keptin. » M'assura-t-il, d'une voix très incertaine. « Je ferais de mon mieux. »
Je jetai un regard à Bones qui voulait dire « tu vois ? » et me tournai vers le pilote.
« M. Sulu, prenez les commandes. » Ordonnai-je.
Le Japonais pivota dans ma direction.
« Vous enverrez un message flash aux coordonnées de Harrison. Dites-lui qu'il sentira passer nos torpilles, s'il joue au plus malin. »
Il baissa les yeux, visiblement mal à l'aise.
« Un problème ? »
« Non, monsieur. Je n'ai jamais commandé avant, c'est tout. »
« Vous allez assurer. » Dis-je, sûr de moi.
Après un dernier sourire d'encouragement, je me dirigeai à mon tour, vers l'ascenseur. McCoy me retint.
« Jim, attends. » Chuchota-t-il, en m'attrapant le bras. « Tu l'envoies à un tournoi de poker, sans jeu et sans savoir bluffer. Sulu n'a pas la trempe d'un capitaine. » Continua-t-il, toujours aussi bas.
« Il s'en sortira très bien. » Lui assurai-je. « Et arrête avec tes métaphores, c'est un ordre. » Ajoutai-je, énervé. « Que le cargo k'normien soit prêt. » Commandai-je, avant de partir. « Bones, tu viens avec nous aussi. » Lançai-je, à mon ami.
Il me suivit sans protester.
…
Nous pénétrâmes tous les quatre dans le hangar 2. Nous avions enfilé des tenues noires, neutres et sans aucun signe d'appartenance. J'ouvrais la marche, Spock sur mes talons, suivit de Nyota et Léonard. La voix de Sulu, dans le haut-parleur, ordonnait que le cargo confisqué à Mudd soit paré au départ et annonçait notre arrivée. Devant la porte de la navette, nous attendaient deux gardes de la sécurité. Je m'approchai d'eux, tandis que les autres montaient à bord.
« Enlevez ces uniformes. » Leur demandai-je. « Vous êtes des marchands d'armes k'normiens. Si ça tourne mal, rien ne doit nous lier à Starfleet. Sauf si vous voulez déclencher une guerre ? »
Ils s'entre-regardèrent, avant de réponde.
« Non, Capitaine. »
« Bien. Moi non plus. » Répondis-je, avant de rejoindre mes amis à l'intérieur.
…
Nous prîmes la direction de Qo'noS. Le cargo se pilotait à trois. Nous étions, Spock, Uhura et moi, dos à dos, chacun dans un siège, penché sur une console de commande. J'étais à l'avant, mon compagnon à ma droite et la jeune femme à ma gauche. McCoy était installé sur des banquettes, au fond, avec les deux gardes, observant nos manœuvres.
« Signe de vie détecté dans la province de Ketha. » Nous apprit Spock. « D'après les relevés de M. Scott, ce doit être Harrison. »
« M. Sulu, on l'a trouvé. Sortez le grand jeu. » Ordonnai-je, au pilote de l'Enterprise, à l'intercom, en espérant qu'il s'en sortirait comme un chef.
« À vos ordres, Capitaine. » Me répondit-il.
Je laissai la fréquence ouverte, pour que nous puissions tous l'écouter.
« J'appelle John Harrison. Ici le Capitaine Hikaru Sulu de l'USS Enterprise. » Se présenta le Japonais, d'une voix sûre. « Une navette d'officiers d'élite se dirige vers vous. Si vous ne vous livrez pas à eux, je tirerai une batterie entière de torpilles longue portée braquées sur vos coordonnées. Vous avez deux minutes pour obtempérer. Un refus signifierait votre anéantissement. Si vous me testez, vous perdrez. » Termina-t-il d'un ton menaçant.
Je restai scié, un instant, face à son audace. McCoy ouvrit son communicateur et s'adressa à lui.
« M. Sulu, rappelez-moi de ne jamais me frotter à vous. »
Je ne pouvais que lui donner raison.
« Arrivée aux coordonnées d'Harrison dans trois minutes. » Annonça Spock, tandis que nous arrivions en vue de la planète. « Je doute qu'il se rende. La probabilité qu'il tente de nous tuer est de 91,6%. » Précisa-t-il, pessimiste.
« Fantastique. » Ironisai-je.
Nyota resta étrangement silencieuse. Je décidai de l'attaquer tant qu'elle ne pouvait pas fuir mes questions.
« Uhura, vous ne m'avez toujours pas répondu. » L'apostrophai-je, en sachant qu'elle comprendrait très bien de quoi je parle.
« Pardon, Capitaine, je n'ai pas saisi. » Tenta-t-elle.
« Je sais très bien que si. » Contrai-je.
« Vous en discuterez en privé. » Intervint Spock.
Je l'ignorai superbement. J'avais besoin de me défouler sur quelqu'un.
« Vous voulez surtout vous défiler. » Continuai-je, dans ma lancée.
« Ça ne peut pas attendre ? » Insista mon compagnon.
« Pardon, Spock, j'en ai pour deux secondes. » Répondis-je, en tournant la tête vers lui.
Il soupira mais abdiqua.
« Je vous ai posé une question, plus tôt, dans l'ascenseur. Et vous vous êtes enfuie, sans me répondre. » Dis-je, en reportant mon attention sur Nyota.
« Cela ne vous regarde pas, si j'entretiens une relation avec quelqu'un ou non. » Se défendit-elle.
« Oh que si. Je suis le Capitaine, je dois être mis au courant des relations entre mes membres d'équipage. Pour pouvoir m'adapter en conséquence. » Me justifiai-je.
Ce qui était totalement vrai, même si j'étais de mauvaise foi. Seul un long silence me répondit. Je détachai discrètement ma ceinture et me levai pour lui faire face. Elle détourna rapidement son regard, qu'elle avait posé sur une des personnes présentes, mais pas assez vite pour que je ne l'intercepte pas. Je posai alors mes yeux, sur la personne en question. Bones regarda ailleurs, l'air innocent.
« C'est une plaisanterie ? »
Mais je n'eus jamais de réponse. Une violente secousse me fit basculer à terre. On nous tirait dessus. Je regagnai mon siège, tant bien que mal.
« C'était quoi ? » Demandai-je, à la ronde.
« Nous sommes poursuivis par un D-4 klingon. » Me répondit Spock.
« Dans une zone abandonnée ? » M'étonnai-je.
« Ça doit être un patrouilleur. » Déduit Uhura.
« Accrochez-vous ! » Lançai-je, en amorçant une manœuvre pour semer notre poursuivant.
« Notre vaisseau n'a pas d'arme ! » Me rappela mon compagnon.
« Mais il nous a, nous. Moteur au maximum ! »
Nous nous lançâmes dans une course-poursuite effrénée, zigzagant entre les ruines de bâtiments abandonnés et les hautes roches qui formaient le relief environnant, pour éviter les tirs ennemis. Il nous toucha malgré tout. L'alarme se déclencha. Je jurai pour la forme.
« Ils se rapprochent rapidement, azimut 2-8-5. » Annonça Nyota.
Devant moi, je repérai une étroite brèche dans la montagne. Je décidai de tenter le tout pour le tout.
« Là ! On va les semer ! »
« Si vous parlez de ce couloir, on ne passera pas. » Me contredit Spock, tandis que nous esquivions une nouvelle attaque.
« On passera. »
« On ne passera pas. »
« On passera ! On passera ! » Hurlai-je, en penchant le vaisseau à la verticale, pour m'engouffrer dans la fissure.
Je serrai les dents sous la pression. Nyota cria. Le cargo percuta plusieurs fois les murs, mais sans gravité. Nous ressortîmes de l'autre côté, ballottés dans tous les sens. Je repris mon souffle, que j'avais retenu pendant toute la manœuvre.
« On est passé. » Lançai-je, à Spock, par pur défi.
« Le terme est abusif. » Contra-t-il.
Nous continuâmes notre avancée. Je me demandai si nous avions réussi à les semer.
« Vous les voyez ? » Interrogeai-je, aux autres.
« Non, et ça m'inquiète. » Répondit Uhura.
« On les a semés ! »
« Ou ils feintent. »
« Ou on les a semés. » Insistai-je.
Au moment où je terminais ma phrase, je freinai subitement. On ne les avait pas semés, ils venaient de débouler devant nous et ils étaient nombreux. Une voix pleine de colère hurla dans un haut-parleur. Je ne compris pas un traître mot. Avant même que je ne lui demande, Nyota traduit pour nous.
« Nous avons ordre d'atterrir, Capitaine. Ils vont nous demander des comptes. Ils vont nous torturer, nous interroger et nous tuer. »
« Merveilleux. » Commenta Bones.
« On va tirer dans le tas. » Lançai-je, désespéré.
Je pus sentir l'inquiétude de Spock à mon égard.
« Bon sang, Jim, tu as perdu l'esprit ? » S'énerva Leonard.
Nyota détacha sa ceinture à son tour, pour s'approcher de moi.
« Ils sont plus nombreux et mieux armés. » Dit-elle. « Nous n'avons aucune chance, si nous donnons l'assaut. » Affirma-t-elle.
Et je savais qu'elle avait raison.
« Vous m'avez amenée parce que je parle klingon. Laissez-moi parler klingon. »
J'amorçai l'atterrissage. Me pliant à son plan. Les croiseurs nous encerclèrent.
« Tu ne vas pas aller là-bas toute seule ! C'est hors de question ! » Hurla Léonard, en se levant, pour la retenir par le bras. « Jim, fais quelque chose ! » Me demanda-t-il.
« C'est la seule option que nous ayons, Bones. Ça ne me plaît pas plus qu'à toi, mais elle est notre unique chance. » Lui assurai-je.
Il la regarda longuement, semblant peser le pour et le contre. Puis il agrippa sa nuque pour l'embrasser. J'avais beau avoir compris, le choc n'en fût pas moins rude. Je détournai le regard poliment, tout comme Spock et les deux gardes. Le baiser s'éternisant, je me raclai fortement la gorge. Il consentit enfin à la lâcher.
« Fais attention à toi. » Lui murmura-t-il, avant d'enfin la laisser partir.
« Je reviens vite. Promis. » Lui répondit-elle.
Puis, elle sortit pour affronter les Klingons. Nous la regardâmes s'avancer vers eux, par un des hublots du cargo.
« Ça ne va pas marcher. » Déclarai-je, pessimiste.
« La ferme, Jim. C'est trop tard pour douter. » Rétorqua Bones.
« C'était la seule option logique. » Trancha Spock. « En intervenant, vous déchaînerez leur colère et celle du Lieutenant Uhura. » Termina-t-il en se tournant vers moi.
Nous l'observâmes prendre la parole. N'y tenant plus, je me précipitai sur un coffre de rangement et en sortis des phasers. J'en posai un devant Spock et en tendis un à Léonard et à un des gardes, l'autre s'étant déjà armé.
« Tu sais bien que je déteste me servir de ces trucs, Jim. » Me chuchota, McCoy.
« Je sais, mais il va bien falloir que tu te défendes, le cas échéant. »
Mon compagnon me jeta un regard en biais.
« Je n'aime pas l'idée de sortir pour leur tirer dessus. »
« Moi non plus, mais nous devons nous préparer à cette éventualité. »
Dehors, la conversation semblait tendue. Le Klingon à qui s'adressait directement Nyota, retira son casque, montra son visage fort disgracieux à mon goût. Elle continuait d'essayer de le convaincre, quand soudainement, il l'attrapa violemment par la gorge. Elle cria sous la douleur. Je retins Bones de justesse, avant qu'il ne se précipite dehors. Des coups de phasers vinrent alors de nulle part, semant la panique parmi les Klingons. Uhura profita de la diversion, pour arracher son couteau à son agresseur et le lui planter dans la jambe. Je me mis alors en mouvement, courant à l'extérieur, arme au poing, tirant à vue. Spock, Léonard et les gardes suivirent le mouvement. Les lasers meurtriers fusaient de toutes parts. J'avançai dans la confusion la plus totale, tentant d'apercevoir enfin notre sauveur. J'évitai de justesse de me faire décapiter par un Klingon, esquivai ses coups. Mais il prit rapidement le dessus sur moi.
« Jim ! Tu vas bien ? »
La voix de Spock me parvint par-dessus le vacarme ambiant, mais je ne pus y répondre. Je venais d'être jeté à terre. Je pointai mon arme au dernier moment et arrivai enfin à mettre mon adversaire hors d'état de nuire.
« Je survivrai, ne t'inquiète pas. » Rassurai-je, mon compagnon, en me relevant.
J'eus enfin l'inconnu dans mon champ de vision. Je m'avançais dans sa direction, quand un autre Klingon me plaqua au sol, me frappant au visage. Je me débarrassai de lui rapidement, pour essuyer immédiatement les coups d'un troisième adversaire, me retrouvant de nouveau à terre, à moitié sonné. Mon opposant s'effondra alors, sans raison apparente. Je relevai les yeux, pour constater que l'inconnu venait de me sauver la vie. Spock, Uhura et McCoy fondirent sur moi, m'aidèrent à me relever et me guidèrent à l'abri d'un rocher. L'homme qui tirait toujours sur nos ennemis, abattit un des croiseurs. Nous l'observâmes, stupéfaits, les massacrer un à un, comme s'il était invincible. C'est alors qu'il abaissa l'écharpe qui cachait la moitié de son visage, sa tête était recouverte d'une capuche. Je pus alors reconnaître John Harrison. Il bondit de son perchoir, tuant tout le monde sur son passage, venant dans notre direction. Mon compagnon se leva, un fusil en main, bien décidé à faire barrage de son corps.
« Posez votre arme ! » Cria-t-il au terroriste.
« Combien de torpilles ? » Demanda-t-il, ignorant l'ordre.
« Posez votre arme ! » Répéta mon amant.
En réponse, Harrison lui tira dessus, envoyant son fusil valser loin derrière. La terreur m'envahit et je me tournai vers lui pour m'assurer qu'il allait bien. Heureusement, le terroriste semblait être un très bon tireur. Spock n'avait pas été touché.
« Les torpilles dont vous m'avez menacé, combien y en a-t-il ? » Insista Harrison.
« Soixante-douze. » Répondit Spock.
L'homme nous regarda, soudainement comme apeuré.
« Je me rends. » Déclara-t-il, en jetant son arme, que mon compagnon s'empressa de ramasser pour le mettre en joue.
Je ne m'attendais pas à ça. Mais, à la vue de l'assassin de Pike enfin à ma merci, une colère sourde m'envahit. Je me levai alors difficilement, pour lui faire face.
« Au nom de Christopher Pike, mon ami, j'accepte votre reddition. » Enonçai-je, avant de lui mettre une droite, de toutes mes forces.
Puis une gauche. J'enchaînai les coups, sans pouvoir m'arrêter. Mais l'homme en face de moi ne semblait même pas s'en soucier. Il restait impassible, fermement campé sur ses pieds. J'agrippai sa nuque à deux mains, frappant son ventre de mon genou. Je le frappai, encore et encore, incapable de me contrôler, déversant ma rage.
« Capitaine ! »
« Jim ! »
J'entendis à peine les hurlements de Nyota et Bones, puis m'arrêtai enfin, épuisé.
« Capitaine. » Chuchota Harrison, me défiant de continuer.
Je me repris alors et me tournai vers mes amis.
« Menottez-le. » Ordonnai-je, avant de m'éloigner.
Il était temps de ramener ce criminel sur Terre.
J'espère que ça vous a plu. L'idée de mettre Nyota avec Léonard m'a été soufflé par ma correctrice, Flo. Je trouve qu'ils vont bien ensemble. donnez-moi votre avis ;) Bientôt la suite!
