Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre, excusez-moi de ne pas avoir publié avant mais j'ai eu de gros imprévus. Alors sans plus tarder je vous souhaite une bonne lecture ^^
CHAPITRE 8
Résumé : Charlotte Swayer, préfète de Serdaigle, tombe par hasard sur la cape des Maraudeurs et décide de la garder pour éviter qu'ils ne commettent d'autres blagues. Mais Sirius Black ne l'entend pas de cette oreille et décide de lui pourrir la vie.
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Vous savez ce qu'il y a de plus tenace que les morpions, insectes affreux se mettant à des endroits que vous ne voulez pas savoir ? Sirius Black. Depuis ma « déclaration » forcée en cours de Sortilèges, il ne me lâchait pas d'une semelle. Où que j'aille, quoi que je fasse, mon regard tombait inexorablement sur son regard d'acier et son sourire arrogant. J'avais l'impression d'être une pauvre brebis égarée qui a fait la rencontre du méchant loup et qui sait que son heure est proche et qu'elle va bientôt se faire dévorer toute crue. Et ce crétin prenait bien tout son temps. Car soyons bien clair, Black préparait un mauvais coup et j'en étais bien évidemment la victime. Et cela faisait une semaine que j'attendais le moment fatidique où il me donnerait le coup de grâce. Je n'en avais parlé à personne bien sûr, hors de question de mêler mes amies à cette histoire et je n'avais pas de preuve concrète pour dénoncer Black auprès d'un professeur. Mais ses sourires sadiques ne me trompaient pas ! La solution la plus simple aurait été de lui rendre la cape mais je n'avais aucune garanti qu'il ne continuerait pas sa vengeance après cela et je n'aurais alors plus aucun moyen de pression contre lui. Etonnement, les autres maraudeurs ne semblaient pas faire partit du plan de Black qui semblait vouloir se charger personnellement de cette histoire. J'avais même eu le droit à un regard navré de Lupin mais je n'en avais cure, c'était lui qui m'avait dénoncé auprès de son ami !
Toujours est-il qu'il y avait un point positif à cette histoire : je passais le plus clair de mon temps enfermée dans la salle commune et mes devoirs étaient donc rapidement faits. J'avais donc pas mal de temps libre devant moi et je pouvais me livrer à ma passion première : le dessin. C'est mon père qui m'avait appris à dessiner lorsque j'étais petite, il était illustrateur et j'avais passé des heures à essayer d'imiter ses dessins avant qu'il ne m'offre mon premier cahier pour que je puisse créer les miens. Et c'est ce que je faisais en ce moment, installée confortablement sur l'un des fauteuils de la salle commune. Mon crayon semblait avoir sa vie propre sous mes doigts et le visage de Penny se dessinait au fur et à mesure. Elle y apparaissait les sourcils froncés, la bouche pincée et ses cheveux d'habitudes lâchés étaient tressés en une natte stricte. Je ne savais pas ce qui l'agaçait autant mais j'avais ma petite idée : son frère. Ce dernier lui menait la vie dure pendant les entraînements de Quidditch et Penny avait bien failli lui jeter son balai à la figure la veille. Je ne savais pas quoi lui dire pour la réconforter, surtout que lors de nos entraînements pour la course, Noah était patient et agréable, rien à voir avec ce que me racontait Penny. Mes doigts semblaient avoir suivi mes pensées car ils étaient à présents en trains de dessiner les traits du brun.
« - Tu dessines quoi ? Me demanda Penny en tournant son regard vers moi.
- Rien, rien, fis-je aussitôt en fermant mon cahier.
- C'est pas ce que ton petit sourire suggérait, dit-elle en souriant elle aussi à son tour. L'un des mâles de cette école aurait enfin réussi à se frayer un chemin jusqu'à ton cœur ? »
Oh malheur, achevez-moi tout de suite. Que dirait-elle si elle savait que parfois mes pensées s'égaraient vers le beau brun et que mon cœur battait de plus en plus fort en sa présence ? Elle m'arracherait les yeux à coup sûr. Il n'y avait qu'une solution : je devais mettre un terme à mes séances avec Noah pour mon bien-être mental et mon amitié avec Penny.
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PDV Sirius Black
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Fade. Insipide. Minuscule. Les mots s'inscrivaient dans la colonne « POUR », la remplissant à grande vitesse. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, j'étais bien en train de faire mes devoirs, mais des devoirs beaucoup plus personnels et intéressants que les propriétés d'une énième potion.
« - Patmol… me fit Remus, la mine blasée.
- Attends j'avais pensé à ennuyante, inintéressante et plate aussi, l'interrompis-je en grattant encore quelques mots sur mon parchemin.
- J'abandonne, tu es vraiment désespérant.
- Quoi ? M'indignai-je, c'est toi qui m'a demandé de rédiger cette liste !
- Pas du tout ! Je t'ai demandé si tu étais sûr de vouloir t'en prendre à Swayer et qu'il fallait que tu pèses le pour et le contre ! Pas que tu fasses une liste d'adjectifs péjoratifs et méchants sur elle !
- Je n'ai pas mis que des choses méchantes regarde ! J'ai mis qu'elle avait des bonnes fesses dans la colonne « CONTRE » ».
Je le vis lever les yeux au ciel et le rire de James raisonna dans notre salle commune. Je dirigeai mon attention vers lui et vis qu'il discutait avec Peter et qu'à la tête surprise de ce dernier, le rire de James était plutôt dû à son envie d'attirer l'attention d'Evans qui venait d'entrer dans la salle qu'à une bonne blague qu'il aurait raconté. Comme à son habitude, la rousse passa devant lui sans même lui accorder un regard et monta dans son dortoir, laissant un James dépité et malheureux dans son sillage.
« - Vous pensez qu'elle ne m'a pas entendu ? Nous demanda-t-il en se laissant tomber à côté de nous.
- Courage mon pote, je suis presque sûre qu'elle a bougé un sourcil cette fois, lui dis-je en lui tapotant l'épaule.
- C'est vrai ? Me demanda-t-il tout joyeux, l'espoir retrouvé. »
Comment l'amour pouvait-il rendre aussi stupide et niais ? Qu'on m'arrache les yeux plutôt que de me retrouver comme James à galérer pour attirer l'attention d'une fille. Ce dernier se pencha vers mon parchemin et le parcourut des yeux.
« - Bon, tu lui fais quand ta super farce ?
- C'est déjà fait, fis-je fier de moi.
- Comment ça ? M'interrogea Remus en fronçant les sourcils.
- Elle a dû échouer mon pote parce que je l'ai vu partir indemne vers son dortoir. Elle semblait totalement parano à regarder partout autour d'elle mais je n'ai ni vu un deuxième nez ni une queue de cochon, déclara James, déçu.
- C'est ça justement, leur expliquai-je. Ma blague c'est de ne pas lui en faire ! »
Ils se jetèrent tous les deux un regard surpris avant de se tourner vers moi. Ils étaient lents à la détente parfois.
« - Explique-nous parce que là on n'y comprend rien.
- Vous vous attendez à ce que je lui fasse un coup bas donc elle aussi doit surement s'y attendre. Il n'y a qu'à la voir pour se rendre compte qu'elle est totalement stressée et s'attend chaque seconde à se prendre un truc sur la tête et plus le temps passe, plus elle doit se dire que je prépare un truc énorme et plus elle flippe ! Du coup j'ai ma vengeance sans même avoir à lever le petit doigt, elle se l'inflige toute seule à rester enfermée dans sa salle commune !
- C'est… commença Remus.
- Totalement génial ! Déclara James en tapant dans ses mains.
- J'allais plutôt dire tordu, fit Remus.
- Elle n'avait qu'à nous rendre la cape !
- Tu es surtout vexé parce qu'elle a réussi à t'échapper et t'a enlevé des points. »
Je ne pouvais pas nier que mon égo avait pris un sacré coup lorsqu'elle a réussi à me filer entre les doigts aussi facilement. Mais je n'allais quand même pas me laisser faire par une naine incapable de courir dix mètres !
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Par les entrailles de Merlin, j'étais maudite ! Vous avez déjà eu la sensation que plus vous cherchez à éviter une personne, plus vous la croisez ? J'avais pris comme bonne initiative de ne plus voir Noah que pour des raisons strictement professionnelles – je ne lui avais pas encore annoncé la nouvelle – c'est-à-dire notre travail de préfet mais voilà que désormais nous nous retrouvions à élever un enfant ensemble! Pas de panique – enfin pour vous moi j'étais totalement paniquée – je n'avais pas fait une overdose de dragibus goût poubelle mais simplement croisé la route du destin et ce dernier s'était bien foutu de ma gueule. Comme chaque vendredi après-midi depuis trois semaines j'avais cours de botanique et qui suivait aussi ce cours ? Je vous le donne dans le mille : Noah Sullivan. Je m'étais donc armée de ma détermination et j'étais passée à côté de lui sans le regarder – ou plutôt l'admirer mais vous m'avez compris – avant de me placer au fond de la salle avec Penny qui elle lui lancer carrément des regards noirs. J'appréciai assez la botanique, l'odeur de la terre et des dizaines de plantes qui poussaient dans les serres. Et surtout l'absence totale de Black. Et ça croyez-moi c'était totalement jouissif. Le cours avait commencé calmement par quelques règles de précaution de la part du professeur et des explications concernant le travail des prochaines semaines : nous devions par binôme nous occuper de Plantes Jacasses, des plantes capables de retenir des livres entiers et de les réciter si on leur demandait. Enthousiaste, je me dirigeai vers l'un des pots avec Penny lorsque le professeur annonça :
« - Pour ce travail j'aimerai que des binômes mixtes soient formés. »
Penny me lança un regard déçu tandis que bon nombre de filles se tournèrent d'un bloc vers Noah, prêtes à tenter leur chance pour passer du temps avec. A côté de lui, Gaspard me fit un signe de la main pour m'indiquer qu'il voulait bien que l'on se mette ensemble et je lui souris en retour, m'entendant plutôt bien avec lui et heureuse de ne pas me retrouver avec un inconnu. Mais vous vous doutez bien que les choses ne se sont pas passées aussi facilement.
« - Pour plus d'impartialités et pour éviter que des tensions ne se créaient, fit-il en jetant un coup d'œil vers l'attroupement de filles qui entouraient désormais Noah, les binômes se feront pas tirage au sort. »
Pardon ? Je jetai un regard paniquée à Penny qui semblait aussi dépitée que moi. Il était clair qu'aucune de nous deux ne souhaitée se retrouver avec Noah pour deux raisons différentes et qu'il y avait une dizaine de filles prêtes à étrangler l'heureuse élue. Mais nous nous connaissons bien maintenant et vous avez bien compris que je n'avais pas beaucoup de chance, que j'étais même plutôt un aimant à emmerdes et que mon nom fut donc tirer en même temps que celui de Noah. J'entendis Penny pester à côté de moi et elle me souhaita bonne chance avec « son imbécile de frère » avant de se diriger vers Gaspard. J'étais tétanisée sur place, comment j'étais censée l'éviter si on me le collait en binôme ? Et pour plusieurs semaines en plus ! A raison de quatre heures par semaines ! Et ce crétin qui a fait un soupir soulagé en entendant mon nom ! Respire Charlotte respire. J'entendis Noah arriver à côté de moi autant que je sentis son odeur masculine et enivrante envahir l'air ambiant.
« - Et bien, fit-il en me souriant, on dirait que je ne suis pas passé loin de me faire dévorer tout cru ! »
Je lui rendis un sourire poli. Bien sûr il ne s'imaginait pas que moi aussi j'aurai bien envie de le dévorer tout cru. Dépitée, je me dirigeai vers le pot en face de nous. Une minuscule graine se trouvait en son centre et nous devions remplir le pot de terre ce que nous fîmes en silence. Le restant du cours consista à prendre des notes sur les Plantes Jacasses et l'heure du départ fut comme un soulagement pour moi.
« - Attendez ne partez pas. Comme je vous l'ai dit ces plantes demandent beaucoup d'attention et une présence à leur côté quasi permanente. C'est pourquoi vous allez les emporter avec vous et vous en occuper pendant un semestre entier. J'ai conscience que cela vous demandera beaucoup de temps c'est pourquoi ce travail sera votre seule note du semestre. Occupez-vous en bien. Vous pouvez y aller. »
Quoi ? J'allais devoir faire du babysitting en compagnie de Noah ?! Hors de question, il était hors de question que nous nous retrouvions tous les deux à gérer ce qui pourrait s'apparenter à un enfant ensemble. Misère, qu'allait en penser Penny ? Et Alicia ? Cette dernière allait faire du hachis menu de ma personne si elle apprenait cela. Une solution immergea dans mon esprit : j'allais juste nous faire un planning de garde, chacun notre tour on s'occupera de la plante et le problème est réglé ! J'aurai juste à le côtoyer lorsque ce sera au tour de l'autre et mes nerfs et mes hormones en seront préservés. Satisfaite de mon idée, c'est avec le sourire que je franchis les portes de la serre pour retourner vers le château lorsqu'une main se posa sur mon épaule.
« - Joséphine ? Me demanda Noah.
- Hein ? Heu non moi c'est Charlotte, fis-je, vexée.
- Je sais ça, fit-il en rigolant. Je te parle de la plante, qu'est-ce que tu dirais si on l'appelait Joséphine ? »
Misère.
Alors Team Noah ou Team Sirius ?
Ou Team Joséphine peut-être ... ;)
