Hello tout le monde !
Chapitre à l'heure, cette fois :)
Un immense merci d'Abbey et moi pour vos reviews, vos following, vos favoriting !
En espérant que l'histoire continue de vous plaire,
Bonne lecture !
.
.
Chapitre 9
.
John passa son pouce sur le visage de Sherlock. Sa lettre n'était pas encore arrivée. L'attente était plus longue que d'habitude et ça l'inquiétait. Ce n'était pas qu'il avait vraiment eu le temps de réfléchir à sa relation avec Sherlock, mais à chaque fois qu'il repensait à sa propre lettre, à sa témérité, il regrettait de l'avoir écrite; et le retard de celle de Sherlock ne faisait qu'alimenter son angoisse.
Il était encore de patrouille ce soir et il voulait emmener la photo de Sherlock avec lui. Certains gars gardaient toujours des photos de leur famille ou de leurs amis sur eux, en permanence. C'était un luxe dont John devait se passer, avant. Il n'adorait pas particulièrement garder une photo de ses parents morts sur lui et il n'avait pas vraiment envie de porter sur lui celle de Harry. Sa sœur et lui n'entretenaient pas une relation fraternelle de ce type. Et tous ses amis ou presque étant à l'armée, cette question ne se posait même pas. Mais il avait Sherlock, maintenant, et John voulait garder quelque chose de lui... juste au cas où. Patrouiller n'était pas nécessairement dangereux, c'était plus de la routine qu'autre chose, mais rien n'était réellement prévisible dans une guerre. Si quoi que ce soit devait arriver, John voulait porter sur lui quelque chose qui lui soit précieux. Il craignait cependant de perdre la photo ou de l'abîmer par accident. Ces photos et les lettres de Sherlock – elles représentaient à elles seules tout ce que John pouvait revendiquer comme véritablement sien. Après une nouvelle hésitation, il décida de ne rien prendre avec lui et rangea la photo dans la boîte dans laquelle il gardait les lettres de Sherlock. Il reviendrait à elles. Pour elles. Pour Sherlock.
Le lendemain matin, la lettre arriva.
O-O-O
John,
Je te donne ma parole que je ferai de mon mieux pour m'abstenir de t'adresser des commentaires, généreux ou critiques, à propos de ton pauvre style d'écriture si tu arrêtes de mentionner mon frère dans chacune des lettres que tu écris. Quelle idée de se venger, franchement. Je ne savais que tu avais cela en toi, John Watson. Tu ne cesses de me surprendre. Tu devrais considérer de te lancer dans une carrière en politique. Bien, ceci étant dit, j'espère que tu cesseras de mettre tant d'efforts puérils à m'agacer. Et, si, j'ai un ennemi juré.
Je dois te demander pardon pour le délai d'envoi de cette lettre. Mon Palais Mental nécessitait une mise à jour et cela a demandé plus de temps qu'habituellement. De plus, j'ai eu un accident mineur pendant la poursuite d'un stéréotype de criminel incompétent qui se croyait être la réincarnation de Jack l'Eventreur. Pénible et ennuyeux.
Arrête de partir à la pêche aux compliments, John. Ca ne te va pas. Je ne te trouve ni charmant, ni fascinant, ni intrigant.
Je te trouve étrange et passablement intéressant. Tu es un idiot. Et je ne crains évidemment pas qu'un imbécile de dix-sept ans puisse te soustraire à moi. Je t'estime plus digne que ça. Si accepter la tâche d'être 'ton propre sale môme' peut continuer à te divertir et te maintenir à distance de ce type de personnes, alors je suis prêt à faire ce sacrifice. Je considère comme mon devoir de sauvegarder mon ami de tous les dangers possibles. Mon Dieu, ce que j'en viens à faire pour toi, John.
Cette photo que je t'ai envoyée est en effet récente. Elle a été prise pour une affaire, bien sûr. Ne crois pas en l'illusion que je me serais tenu volontairement devant un appareil photo parce qu'un certain docteur naïf m'aurait demandé une photographie. Pour ce qui est de mes habitudes alimentaires, je ne mange pas pendant que je travaille sur une affaire; ça me ralentit. J'ai terminé une affaire hier, au bout de trois jours, ce qui signifie que je mangerai aujourd'hui. Mon physique ne m'importe pas, tant que je suis en suffisamment bonne santé pour mener une enquête ou conduire une expérience. L'esprit est ce qui importe, le reste n'est qu'un contenant. Et je refuse catégoriquement de m'abaisser à répondre à tes doutes sur mon âge adulte.
Un mannequin de mode ? Vraiment John ? Ton imagination a-t-elle toujours été aussi créative ou as-tu suivi des cours particuliers ? Quoi qu'il en soit, tu dois savoir que dire de quelqu'un qu'il est 'bel homme' puis le comparer à des personnes qui s'affament délibérément n'est pas vraiment la même chose. Par conséquent, et puisque personne avant toi n'a utilisé cet adjectif spécifique à mon égard, je ne suis pas certain de ce que je dois comprendre. Mais cela sonne mieux que 'taré avec un visage osseux' (même si je ne vois pas en quoi dire de quelqu'un qu'il a un visage osseux peut être considéré comme malpoli, puisque nous avons tous techniquement des os qui forment notre visage). Dans tous les cas, je suis content de savoir que ma photographie a eu l'effet escompté, c'est-à-dire satisfaire ta curiosité.
J'ai grandi dans un manoir parce que je n'avais pas d'autre option. Avoir des parents riches n'aide pas toujours. Dans mon cas, cela a menacé mon intégrité physique plus souvent que ça ne l'a protégée. Je n'ai jamais eu de problème avec le fait d'être haï, mais cela m'ennuyait quand la raison derrière cette amertume était la richesse de mes parents et non mes actes. Ceci dit, obtenir tout ce que je voulais pour mes expériences, peu importe le prix, faisait partie des rares choses satisfaisantes à être né avec une cuillère en argent dans la bouche que j'appréciais étant enfant.
Qu'est-ce qui a bien pu te faire croire que j'aimais ton sourire ? Ne sais-tu pas ce que signifie le terme 'idiot' ? Quand j'insulte quelqu'un de stupide en face à face, la personne concernée veut me frapper. Je te dis que tu es idiot et tu le prends comme un compliment ! Qu'es-tu, John Watson ? Tu me fais remettre en question toutes mes notions précédemment acquises. Comment se fait-il que je ne puisse t'énerver, toi aussi ? Te faire me haïr ? Pourquoi embrouilles-tu toujours tout et parviens-tu à m'étourdir ? Que ferai-je de toi, John...
Bien, à présent, je pense qu'il faut que je réponde à toutes les questions insipides que tu m'as posées dans ta dernière lettre. Bien que, je dois te le demander, essaie dans le futur de formuler des questions moins ennuyeuses, par pitié pour la pauvre âme que je suis. Bien, les réponses.
Quand j'ai eu huit ans, mon père m'a présenté au Psychanalyste le plus renommé d'Angleterre qui, après m'avoir tourmenté pendant environ un mois, a donné son verdict en me déclarant sociopathe. Mon père était satisfait de voir ses soupçons vérifiés. Ma mère, cependant, ne l'a jamais accepté et me répétait de ne pas faire attention à de telles absurdités. Elle n'a jamais reconnu la vérité, jusqu'à sa mort. Son affection pour moi empêchait ses capacités de raisonnement de fonctionner correctement. Quoi qu'il en soit, je ne me considère pas comme un sociopathe; je suis un sociopathe 'de haut niveau'. Il y a une différence, John.
Je ne parle pas sauf à avoir quelque chose de substantiel à dire. Je ne suis pas une pie qui jacasse à longueur de journée sur le temps magnifique ou la vitesse à laquelle le Soleil tourne autour de la Terre. J'ai des choses à penser, à analyser. Il faut du temps pour catégoriser correctement mon Palais Mental. Et je vis avec Mycroft et Nestor. Pourquoi cela les dérangerait-il que je ne parle pas tous les jours ? Il est rare que je les voies si souvent.
J'ai affaire à des crimes tous les jours, John, et la plupart d'entre eux sont des meurtres. Je dois conduire des expériences variées pour déterminer les méthodes des criminels. En dehors de ces affaires, mes expériences impliquent principalement la Chimie Organique qui me plaît particulièrement. Et la plupart de ces expérimentations nécessitent des membres humains; malgré la croyance populaire, je ne tue pas moi-même des êtres humains que je conserverais dans mon frigidaire, d'où la dépendance envers le labo.
Molly est une interne de St. Bart. Elle travaille au labo de la morgue. Elle a un prénom très commun. Je suis gay, du moins je le soupçonne. Ta curiosité sans tact à propos de ma vie 'romantique' est toujours présente, et je me demande bien pourquoi...
Tant que nous sommes sur ce sujet, je pense devoir t'informer que bien que je sois biologiquement équipé pour 'me branler' (comme tu l'as très crûment insinué) à intervalle régulier, je ne le fais pas assez régulièrement pour mériter l'appellation de 'branleur'. Je n'ai pas une libido assoiffée comme la tienne. Ces allégations mériteraient plus de renseignements préalables.
Oui, John, tu es mon seul ami. Le seul que j'aie jamais eu. Je déteste devoir me répéter, alors fais-moi le plaisir de suivre un peu.
Maintenant, Murr. Pas besoin de chercher longtemps la raison pour laquelle vous n'avez que fait de 'vous fréquenter' : rien de sérieux ne peut vraisemblablement être attendu de la part de quelqu'un qui s'appelle 'Murr'. Je sais que tes propres attentes sont plébéiennes mais te trouver un Murr pour explorer les fantasmes surfaits des activités sexuelles, c'est pathétique même pour toi. Qu'est-ce que tu pouvais bien lui trouver, franchement ? Tu mérites bien mieux, John, ne peux-tu pas le comprendre ? Tu mérite quelqu'un de cohérent, qui te prendrait au sérieux plutôt que simplement te fréquenter. Quelqu'un qui ressemblerait à un top-modèle (puisque tu as l'air de les apprécier), quelqu'un avec un nom intéressant, quelqu'un qui ne ressemble pas à rien sur une photographie. Il n'a même pas de pommettes, bon sang ! Tu mérites tellement mieux que lui. Tu mérites quelqu'un qui te soit digne, John. Tu dis que je te complexe, que des compliments bien en-dessous de la vérité te rendent heureux, que tu es surpris de voir mon intérêt envers toi. Comment peux-tu dire de telles choses ? Comment peux-tu ne pas te rendre compte de combien tu es fascinant ? Je sais que je regretterai bien vite cette franchise et cette honnêteté mais il semblerait que tu me rendes aussi plébéien que toi, avec toutes ces émotions rustiques et cette envie dévorante de te les exprimer. Va au diable, John Watson, de me rendre si ordinaire. Mais ne te permets plus jamais de te sous-estimer. Je te crache parfois des choses que tu ne mérites pas, mais il y a bien une raison derrière l'impatience et l'enthousiasme avec lesquels j'attends ta lettre chaque semaine.
L'objectif de la photo pluvieuse que je t'ai envoyée n'était pas de te donner quelque chose sur lequel broyer du noir pendant tes temps d'oisiveté. C'était un rappel que tu dois revenir. Tu as un chez toi vers lequel revenir. Tu n'es pas autorisé à mourir.
Ne me fais pas attendre pour ta lettre. Ecris vite.
A toi,
Sherlock.
O-O-O
Au cours des derniers mois passés à recevoir des lettre de Sherlock, John avait si souvent cessé de respirer qu'il était devenu un professionnel de la mort clinique et cet entraînement était la seule chose qui lui permit de survivre à ce nouvel arrêt respiratoire – après avoir fini la lettre – qui sembla durer une éternité. Finalement, il relâcha l'air dans une expiration soufflée et commença à réfléchir, lentement cette fois, à ce qu'il venait de lire.
. . . . . . . . . . . . .
La lettre s'ouvrait d'une habituelle façon sherlockiennement inhabituelle. John savait que Sherlock tomberait dans le piège 'Mycroft' et c'était exactement ce qu'il avait fait. L'apprendre remplit John d'un étourdissement enfantin. C'était comme battre le génie. Puis vinrent les montagnes russes.
La nouvelle de la blessure de Sherlock secoua John. Il savait que l'activité de Sherlock impliquait un certain degré de risques, mais il réalisait brusquement que cela pourrait lui coûter la vie. Chaque plaie pouvait se transformer en quelque chose de fatal. N'importe quoi pouvait arriver à tout moment. John avait vu trop de fois la mort pour ne pas savoir combien la vie elle-même était fragile. Le fil ténu de la vie était semblable à une goutte d'eau faiblement arrimée à une feuille, susceptible à tout moment de rouler et glisser dans le rien. Cette prise de conscience frappa John avec violence. Il frissonna, puis revint à sa lecture.
Stop ! Qu'est-ce que c'était encore que ça, un Palais Mental ? Le petit con ne pouvait pas être moins mystérieux ? Incroyable de voir combien il était facile de s'inquiéter pour Sherlock Holmes à un instant puis de vouloir le cogner sur la tête au moment suivant.
Oh, puis merde. Comment John pourrait-il frapper ce cinglé (sur la tête seulement, hein) quand il décidait d'être si visiblement adorable ? Sherlock confessait pratiquement apprécier que John l'appelle 'son propre sale môme' (John mettait l'emphase sur 'son'). De toutes les choses que John avait regretté d'avoir écrit dans ça lettre, celle-ci en faisait partie. Voir que Sherlock l'acceptait avec autant de bonne volonté allait bien au delà de ses espérances.
Il était étonné d'apprendre que personne n'avait jamais dit à Sherlock qu'il était beau. Il lui semblait même que Sherlock lui-même ne se voyait pas comme tel. Comment était-ce possible ? John était convaincu qu'avec une telle apparence, il devait avoir des tas de personnes qui le flattaient en permanence. Mais 'taré avec un visage osseux' ? Sérieusement ? John ressentit l'envie imminente de frapper quelqu'un. Il réalisa que Sherlock devait souvent recevoir ce genre de commentaires, à sa façon de les ignorer négligemment, de les rationaliser. Et John n'était pas mieux que les autres, le traitant de choses et d'autres, peu importe combien c'était innocent. Il ressentait le besoin de clarifier les choses.
Alors comme ça, Sherlock avait été tyrannisé parce qu'il avait des parents riches. Ca, John pouvait le comprendre totalement. Il avait été de l'autre côté de cette frontière, après tout. Non, pas de la frontière entre harceleurs-harcelés. L'autre, celle qui faisait que les enfants de milieux plutôt défavorisés étaient aussi la proie des brutes. Cela donnait une nouvelle idée à John de pourquoi Sherlock avait été scolarisé à la maison. Il se rappellerait d'aborder le sujet dans sa prochaine lettre.
Il arriva ensuite au premier moment de sa lecture qui lui coupa le souffle. John pouvait voir l'agacement de Sherlock à l'idée qu'il ait su interprété ses compliments tordus il pouvait comprendre le déni de Sherlock vis-à-vis de ce sourire qu'il appréciait. Mais ce qu'il ne parvenait pas à comprendre, c'était en quoi il pouvait bouleverser ainsi le monde de Sherlock. Il ne voyait pas comment il avait pu devenir une exception. Et ce que Sherlock voulait dire quand il parlait de ne pas parvenir à le faire s'énerver ni le... le faire le haïr ?! Le Haïr ? Haïr Sherlock ? Wola ! Sherlock ne se rendait compte de rien, hein ?
Bordel.
Son propre père le considérait comme un sociopathe ? C'était quoi, un vilain parâtre façon Cendrillon blender-gender ? Et ce qui perturbait le plus John était que Sherlock y croyait réellement, y croyait depuis sa plus tendre enfance. Se croyait incapable d'aimer ni d'avoir de l'affection pour quelqu'un. John se demanda quel genre d'enfance horrible et torturée Sherlock avait vécue. Il résolut de lui faire voir combien il avait tort de croire ça.
Okay, donc Sherlock n'avait pratiquement personne dans sa vie avec qui partager ses pensées. Il n'avait personne pour l'enquiquiner jusqu'à ce qu'il parle ou mange ou fasse quoi que ce soit que faisaient les êtres humains normaux. Ce garçon était seul dans tous les sens que possédait ce terme, et faisait, malgré ça, tout son possible pour dissiper la déprime et le sentiment de solitude de John. Ce dernier sentit une sensation de chaleur derrière ses yeux et, promptement, serra fort ses paupières.
Malgré la croyance populaire ?! On ne pouvait assurément pas penser que Sherlock tuait et conservait des corps dans son réfrigérateur. C'était forcément un autre trait d'humour pince-sans-rire de Sherlock. Forcément, hein ?
John sentit son visage hâlé devenir violet (il ne pensait pas que rougir pouvait véritablement rendre une peau si bronzée que la sienne rouge, alors il avait opté pour la deuxième idée la plus appropriée – le violet; et si c'était la couleur de la chemise de Sherlock sur la photo, ce n'était que pure coïncidence). John ne savait pas pourquoi il s'était soudain senti rougir comme une vierge effarouchée en lisant comment Sherlock répondait impassiblement à sa curiosité sur sa vie 'romantique' . Il passa hâtivement au paragraphe suivant, refusant d'imaginer combien Sherlock serait amusé de le voir ainsi.
John pensait qu'il rougissait, avant ? Eh bien, ce n'était pas le cas. Il rougissait MAINTENANT, bien que son visage fasse plus penser à celui d'un type en pleine crise cardiaque qu'à un rougissement. Il s'étouffa avec sa salive, sa langue, sa luette, ses amygdales et tout ce qui était ou non étouffable (hein?) en lisant cette section spécifique. John ne pouvait croire que quelqu'un pouvait réellement parler de son... euh... de ses habitudes d'auto-gratification d'une façon aussi décontractée. Mais apparemment, si ce quelqu'un était un certain cinglé de génie, ça arrivait. S'appeler 'petit branleur', 'connard' et autres politesses urbaines était très commun dans les groupes de personnes de son âge, et dans l'armée c'était presque affectueux. Alors pourquoi Sherlock s'était fait un devoir de répondre à ça, et d'embarrasser John à ce point ? Ce petit con. Attends, Sherlock savait que tout ça n'était que des petits noms sans signification, hein ? Hein ? Mon dieu, et s'il n'en était pas conscient ? Connaissant Sherlock et son éducation, il y avait des raisons légitimes de penser qu'il ne le savait pas... Putain de bordel de merde ! John commença par prendre de très profondes inspirations en essayant de ne pas penser à l'explication que Sherlock lui aurait donnée s'il l'avait traité de BAMF, Badass Motherfucker. Non, surtout pas. John ne devait absolument pas penser à ça. Nope. Non non non. Il ne prendrait pas non plus le temps de s'arrêter pour se demander pourquoi lire à propos de... euh... d'une branlette de Sherlock faisait dangereusement grimper la température de son propre corps. Sûrement pas.
Et John fit une pause dans sa lecture pour murmurer quelques obscénités sur cet abruti de Sort qu'il l'avait fait s'intéresser à Sherlock, parmi tous les autres êtres humains présents sur cette planète.
Après un moment, John se remit à lire avec un visage suant et épuisé. Mais bientôt, son expression se métamorphosa en quelque chose d'autre. Rien n'aurait pu le préparer à ce qu'il était en train de lire.
O-O-O
…
Sherlock pense que je suis fascinant. Sherlock pense que je mérite mieux. Sherlock pense que je me sous-estime. Sherlock pense que quelqu'un doit se montrer digne de m'avoir. Sherlock attend mes lettres avec impatience. Sherlock pense que j'ai un chez moi vers lequel retourner. Sherlock pense... que je suis digne de quelqu'un comme... comme... lui. Sherlock pense que je mérite quelqu'un comme lui... Sherlock...
O-O-O
Londres ne lui parut jamais si loin qu'à cet instant précis.
.
.
Merci pour votre lecture !
Je traduis encore et toujours les reviews à Abbey, alors n'hésitez pas à laisser une trace de votre passage :)
Bonne semaine à tous, à lundi prochain !
Nauss
