Bonjour tout le monde !

Aujourd'hui, mise en ligne du chapitre 9, avec la fameuse rencontre entre Drago et Florelia, et Harry et ses amis. Après deux semaines d'attente, vous allez enfin savoir comment ça s'est passé. :D

D'ailleurs, histoire que vous soyez prévenu, j'ai une légère tendance à faire des fins de chapitres sadiques. C'est mon pêché mignon, au même titre que le chocolat, j'y peux rien. j'arrive jamais à m'en empêcher.

Maintenant que vous êtes prévenus, je souhaite une agréable lecture !


Chapitre 9 : Où l'une rencontre se fait

Drago ouvrit de grands yeux ronds.

Devant lui se tenait un grand jeune homme métissé, aux yeux en amandes, connu sous le nom de Blaise Zabini, et accessoirement connu pour être le seul véritable ami de Drago dans la maison Serpentard.

Sauf que, problème, il n'était pas vraiment seul, et pas vraiment avec des gens que Drago voulait voir.

Il déglutit difficilement, évitant de regarder les quatre adolescents derrière Blaise, et soudant son regard à celui de Blaise, qui une fois l'étonnement passé, devint soupçonneux.

- Qu'est-ce que tu fais là, Malefoy ?

Aïe, aïe, aïe ! Si Blaise commençait à l'appeler par son nom, c'était qu'il n'était pas content du tout.

- Ca ne se voit pas, Blaise ? Je me promène, répondit-il de sa voix aristocratique et hautaine que tous connaissaient.

Il vit Blaise s'apprêter à ouvrir la bouche pour parler, mais il ne put rien dire, car à ce moment-là, Drago poussa un petit cri de douleur, en se frottant l'intérieur du genou.

Il se retourna, furax, vers Florelia qui était la seule à avoir pu le frapper.

- Non mais ça ne va pas ? Qu'es-ce qui te prend de me frapper ? C'est nouveau ça maintenant ? Dit-il, abandonnant tout masque.

- Soit un peu plus poli, je te prie, fais honneur à l'éducation que t'a donnée ta mère.

Drago et Florelia se firent une bataille de regard noir durant trois secondes, et Drago baissa finalement les yeux, comme toujours.

- Ce que je fais là, Blaise, reprit-il en soupirant, sous le regard éberlué de son ami, c'est que j'ai dans l'intention de m'acheter deux ou trois vêtements.

Drago serra les poings, sentant les regards des cinq adolescents, totalement abasourdis, sur lui.

Si lui-même trouvait qu'il avait changé, il ne préférait même pas imaginer ce que les autres devaient penser. Surtout qu'ils devaient aussi bien rire intérieurement.

Il entendit un soupir derrière lui, et Florelia se posta à ses côtés en tendant sa main à Blaise, avec un grand sourire.

- Salut, je m'appelle Florelia. Vu que le blondinet n'a pas l'air de vouloir faire les présentations, je vais m'en occuper personnellement. Et toi, tu es ?

- Heu . . . Blaise Zabini, fit-il par pur automatisme en serrant la main de Florelia, ne la lâchant pas de ses yeux ronds.

Il ne semblait pas en revenir.

Drago vit Florelia froncer les sourcils.

- Attends, Zabini, tu as dit ?

Elle parut réfléchir, ne lâchant pas la main de Blaise, qui commençait à paniquer.

- Lâche-le.

Instinctivement, Drago regarda la personne qui venait de parler.

Et son regard croisa deux prunelles vertes, cachées par d'horribles lunettes rondes.

Saint Potter venait de parler, et il n'avait pas l'air content.

Il regardait Florelia d'un air assassin, et Drago sentait qu'il aurait pu dégainer sa baguette si il n'avait pas été dans un magasin moldu.

- Oh oui, excuse-moi, fit-elle, semblant de se réveiller, et en lâchant la main de Blaise. C'est juste que j'essayais de me rappeler où j'avais entendu ce nom.

Un grand et très désagréable silence s'installa, tous ayant le regard braqué sur Florelia qui réfléchissait toujours.

Certainement que de ce qu'elle allait dire, dépendrait la suite des évènements. Ils attendaient de savoir, où elle l'avait finalement entendu, et de décider si elle était amie ou ennemie.

A croire que le fait que Drago soit là, ne vaille rien du tout.

Pourtant, le regard de Potter ne le lâchait pas depuis que Florelia avait lâché Blaise.

Et Drago n'oubliait pas ce qui s'était passé l'année précédente, l'acharnement de Potter à découvrir ce qu'il faisait, et le sortilège qui avait failli le tuer dans les toilettes de Mimi Geignarde.

Le silence s'éternisant, Drago décida d'intervenir, même si cela les enfonçait encore plus, et qu'ils se voyaient dans l'obligation de fuir.

- Blaise aurait dû rejoindre les rangs des Mangemorts cet été, dit-il, l'air de rien, les mains dans les poches, brisant le silence pesant. Mais il a refusé, et l'Ordre du Phénix s'occupe de sa protection. Le Maître n'a pas spécialement apprécié de le voir fuir, il a certainement dû t'en parler.

Blaise lui jeta un regard meurtrier, comme si il venait de le trahir.

Bien entendu, aux yeux du métis, Drago était un Mangemort, et Florelia aussi certainement, et par ces mots, il pensait sa dernière heure venue.

- Non, ce n'est pas là que je l'ai entendu, réfuta-t-elle, s'attirant les regards surpris de tout le monde. Attends, t'as bien dit l'Ordre . . . ?

- Oui.

- Ah, mais oui ! S'écria-t-elle alors vivement, surprenant tout le monde. C'est toi qui as reçu le parchemin avec l'adresse du Q.G. de l'Ordre début Juin.

- Euh . . . Oui.

- Vous faites tous partis de l'Ordre ? demanda-t-elle en scrutant les visages de toutes les personnes présentes.

- Non, répondit sèchement Drago, coupant le sifflet à Potter qui avait ouvert la bouche. Ils n'ont pas l'âge requis. Ce ne sont que les deux plus jeunes Weasley, Granger et Potter.

Florelia tourna brusquement la tête vers le brun et dit :

- Potter ?! Harry Potter ?!

Ce dernier parut légèrement renfrogné et grogna un " oui " peu amène, passant une main automatique sur sa frange pour cacher en vain sa légendaire cicatrice en forme d'éclair.

Florelia tendit alors sa main et dit :

- Heureuse de faire enfin la rencontre de celui qui nous a débarrassé de l'autre face de serpent mégalomane pendant treize ans.

Quelqu'un pouffa.

Les regards se tournèrent vers Drago.

Il comprit que c'était lui qui venait d'émettre ce bruit douteux.

- Je venais seulement d'imaginer la tête du Seigneur des Ténèbres, si il t'avait entendu, Lia, se justifia-t-il rapidement.

Celle-ci éclata de rire.

- Je l'ai appelé comme ça une fois. Heureusement que le seul témoin était Albus.

- Dumbledore ?!

Ah tiens, Potter se réveillait enfin ! Il y avait mis du temps, mais ça y était.

Florelia se tourna vers lui, avec un regard et un sourire que Drago voyait très rarement sur son visage, mais qu'il qualifiait d'une douceur triste.

- Oui, Dumbledore.

- Vous l'avez connu ? Demanda-t-il sceptique, en croisant les bras.

Drago vit Florelia se pincer l'arrête du nez, exaspérée.

Il se retint de sourire, mais au vu de la tête que Blaise faisait peser sur lui, c'était loupé.

- Oui, je l'ai connu, et s'il te plait, ne me vouvoie pas. On a le même âge alors ne me parle pas comme si tu t'adressais à une momie.

Drago soupira. La discussion s'éternisait, et il avait envie de rentrer.

- Bon, Lia, on y va maintenant ?

Elle le regarda, étonnée.

- Bien sûr que non. C'est une aubaine que l'on soit tombés sur eux, dit-elle en se tournant à nouveaux vers leurs interlocuteurs. Je suppose que des membres de l'Ordre du Phénix vous accompagne ?

- Oui, répondit Blaise, de plus en plus à l'aise. Ils sont dehors, ils nous attendent.

- Parfait, je vous confie Drago, je reviens.

Et avant que qui que ce soit ait pu parler, elle sortit du magasin.

Drago la maudit pour l'avoir laissé en si mauvaise compagnie. Et il ne pensait pas à Blaise.

- Je peux avoir une explication, Drago ? Demanda Blaise.

- Quelle genre, l'explication ? Questionna-t-il en retour en soupirant.

- Genre complète, s'impatienta son ami, en avançant vers lui et faisant reculer Drago à chaque pas fait de plus. Qui est cette fille ? Que faites vous ensemble ? Que faites vous ici ? Et surtout, merde Dray, qu'est-ce qui s'est passé ces dernières semaines pour que t'aies l'air si différent ?

Drago se retrouva dos aux cabines d'essayage, se demandant dans quelle galère il s'était fourré. Ou plutôt l'avait fourré la fuite de Florelia.

- Je ne crois pas que ce soit l'endroit rêvé pour en parler. La vendeuse nous regarde bizarrement.

Blaise de retourna et put juger par lui même qu'il disait vrai. Elle semblait prête à appeler la Brigade Magique. Ou tout organisme identique dans le monde moldu.

La porte s'ouvrit à nouveau à ce moment-là, laissant passer Florelia suivie de deux personnes que connaissaient parfaitement Drago pour les avoir tous deux eu comme professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Ou au moins un sûr, vu que l'autre avait passé la scolarité dans sa valise, son identité usurpée par un Mangemort.

Les trois personnes s'avancèrent vers eux, et le plus jeune, le professeur Lupin jeta un regard à Drago avant de dire aux autres.

- Finissez ce que vous étiez en train de faire, et rejoignez nous dehors. Il faut que l'on soit rentrés dans un quart d'heure.

Florelia s'approcha de Drago et lui dit :

- Suis moi, Drago, on va attendre dehors avec eux.

Blaise se recula, et Drago se décolla de la cabine pour suivre Florelia.

Prenant soudain conscience qu'il les avait tout de même rencontrés dans un magasin de vêtement moldu. Il leur jeta un regard intéressé, et les sonda pour trouver qui était aux cabines au moment de leur rencontre.

La dégaine de Potter le renseigna tout de suite.

Il ne l'avait encore jamais vu habillé aussi sexy.

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C'était un rêve. Forcément. Ou plutôt un cauchemar. Ouais, obligatoirement. C'était totalement irréaliste. Il ne pouvait pas avoir rencontré Drago Malefoy dans un magasin de vêtement de moldu. C'était antinomique. Un sorcier de sang-pur aux idées aussi étroites que Malefoy, ne pouvait pas s'être trouvé là, à l'instant !

- Harry ? Fit une voix hésitante, qu'il reconnut comme celle d'Hermione.

- Euh . . . oui ?

Elle lui sourit.

- Finis tes essayages et on sortira. On va tirer cette histoire au clair, mais je pense qu'il n'y a rien à craindre. Lupin et Maugrey savent ce qu'ils font.

- Dumbledore aussi savait, ne put s'empêcher de renchérir Harry, ce qui ne l'a pas empêché de se faire tuer.

- Harry, fit Blaise, d'une voix calme, comme si il s'adressait à un enfant. Je suis comme toi, je ne vois vraiment pas comment leur faire confiance, mais pourtant, je sens que Drago est différent. Et cette fille là, Florelia, n'a pas l'air totalement mauvaise. Honnêtement, quand elle a parlé de Tu-Sais-Qui, j'aurais éclaté de rire si il n'y avait pas eu la situation. Laissons leur une chance de s'expliquer, et on avisera après.

Harry pinça les lèvres, mais pourtant une petite pensée insidieuse se faufila dans sa tête, lui murmurant que lui aussi l'avait trouvé différent et que lui aussi avait reçu une bonne impression de la jeune fille.

Et puis, si elle avait réellement connu Dumbledore, au point de l'appeler Albus, c'est qu'il lui avait fait confiance. Il pouvait bien leur laisser l'honneur du doute. Mais les explications avaient intérêt d'être convaincantes !

Harry termina donc ses essayages, sans grand enthousiasme, et ressortit dix minutes plus tard avec ses sacs.

Il avait tout acheté ! Tout ce qu'ils lui avaient fait essayer.

Il secoua la tête.

Ne jamais faire les boutiques avec des filles ! Ou avec Blaise ! Ça revenait au même de toute façon.

Lupin, Maugrey, Malefoy et la fille se trouvaient un peu plus haut dans la rue, assis sur un banc de bois. Ils les rejoignirent et Lupin et Maugrey leur fit signe de le suivre.

Harry compris qu'ils reprenaient la route du Chaudron Baveur.

Harry marchait aux côté de Ron et Hermione, qui semblaient le surveiller du coin de l'œil, derrière Malefoy et son amie. Ginny et Blaise fermaient la marche, discutant encore sur les dernières modes.

- A ton avis, qu'est-ce qu'ils veulent à l'Ordre ? Demanda Ron dans un souffle, essayant de ne pas se faire entendre des gens devant eux.

- Aucune idée, renchérit Harry. Mais il semblerait que ce soit la fille qui prenne les décisions, Malefoy a l'air de suivre comme un gentil chien-chien.

- Il a surtout l'air d'être maté. J'ai adoré quand elle lui a foutu un coup de pied pour le rappeler à l'ordre. Dommage qu'elle n'ait pas été à Poudlard avec nous.

Harry fronça les sourcils. Ron venait de mettre le doigt sur une anomalie. La jeune femme semblait avoir leur âge, et pourtant son visage lui était totalement inconnu. Si elle n'avait pas suivi ces études à Poudlard, où les avaient-elle faites ?

- C'est possible qu'en étant anglaise, elle soit allée suivre ses études ailleurs qu'à Poudlard ? Demanda Harry à Hermione.

- De qui tu parles, de Florelia ?

Ah bon, c'était ça son prénom ? Bizarre, mais il faudrait qu'il pense à s'en rappeler.

- Eh bien, oui, c'est possible, reprit Hermione. Il suffit de faire une demande auprès des directeurs des écoles concernées, je crois. Elle peut très bien suivre ces études ailleurs qu'à Poudlard, et revenir pour les vacances.

- Et à ton avis, où est-ce qu'elle a pu connaître Malefoy, et qu'est-ce qu'ils font ensemble ? Demanda Ron.

- Arrête de te torturer l'esprit, je suppose que Lupin et Maugrey se posent exactement les mêmes questions et que c'est pour y répondre que l'on va ailleurs, répondit Hermione.

- Square Grimmaurd ? Proposa Harry.

Hermione secoua la tête, les yeux plissés par la concentration. Elle réfléchissait.

- Non, impossible, Blaise est le dernier à avoir reçu l'adresse du Q.G. par Dumbledore, et personne d'autre ne peut le leur dire. Nous allons sûrement ailleurs.

Ils se turent alors, car ils venaient d'arriver au Chaudron Baveur, et qu'ils étaient tellement proches les uns des autres, que ceux de devant risquaient d'entendre leur conversation.

Ils traversèrent le bar, et Harry eut la surprise de voir que Malefoy et Florelia passaient leurs capes et rabattaient leurs capuchons. Une fois sur le chemin de Traverse, Harry en eut la certitude : les deux se cachaient du monde des sorciers.

Ils passèrent devant Lupin et Maugrey, et les conduisirent jusqu'au magasin désaffecté de Florian Fortarôme, porté disparu un an auparavant. Ils passèrent par une petite porte sur le côté de la devanture, et les firent monter des escaliers étroits et puants. Ils s'arrêtèrent sur le palier du quatrième et dernier étage, et Florelia les fit entrer dans un appartement.

Tout petit l'appartement.

- Nous pourrons transplaner d'ici, juste le temps que j'enlève le sortilège anti-transplanage, dit Florelia en se débarrassant de sa cape et en la jetant sur le canapé miteux.

- Où est-ce que l'on est ? Demanda Blaise en jetant un regard dégoûté sur le plan de travail graisseux de la cuisine américaine.

- C'est l'appartement dans lequel on vit, répondit Malefoy, qui accrochait sa cape au porte manteau près de l'entrée.

Blaise sembla perdu quelques instants.

- Et pourquoi tu ne demeures pas au manoir avec ta mère ?

- Les questions ce sera pour plus tard, dit Lupin, empêchant Malefoy de répondre. Ils répondront à toutes nos questions dès que nous serons en sécurité.

- C'est bon, on va pouvoir y aller, dit Florelia, qui sortait d'une pièce adjacente. Drago, regarde dans le tiroir en dessous l'évier, et prends la lettre s'il te plait.

Il fit ce qu'elle lui demandait et s'approcha ensuite d'elle en la lui tendant.

Elle secoua la tête.

- Garde là et attrape mon bras. On va transplaner, et il faut que je te guide.

Malefoy ne parut pas vraiment ravi, mais il obéit tout de même.

- Lupin, Maugrey, on se retrouve là-bas. Ne traînez pas trop, on ne voudrait pas faire de mauvaises rencontres.

Florelia et Malefoy effectuèrent un demi-tour et disparurent dans un craquement sonore.

Lupin se tourna vers eux.

- Transplanez au Square, dit-il.

Les quatre adolescents acquiescèrent de la tête, et disparurent à leur tour, réapparaissant dans le parc habituel. Florelia et Malefoy se trouvaient déjà là, l'une jetant un regard blasé autour d'elle, et l'autre se demandant visiblement ce qu'il fichait là.

- Ce quartier est encore plus miteux que l'appartement, commenta Malefoy.

- Ce n'est pas non plus le quartier le plus recommandé de Londres, soupira Florelia, mais c'est ici qu'est le Q.G., alors arrête de chouiner, tu veux.

Malefoy fronça des sourcils en regardant son amie, semblant pas vraiment content de s'être fait rabrouer, au moment où Lupin, Maugrey et Ginny apparaissaient.

- Allez, on y va, fit Maugrey, en jetant des regards inquiets autour de lui.

Il semblait encore plus sur le qui vive qu'avant.

Ils arrivèrent rapidement dans la rue, et ils s'arrêtèrent tous entre les maisons onze et treize.

Les plus jeunes se regardèrent, paumés, se demandant comment Florelia et Malefoy allaient pouvoir entrer.

- On va avoir la preuve si ce que tu nous as dit est vrai, grogna Maugrey en faisant un signe de la main vers la façade du douze Square Grimmaurd qui venait d'apparaître à ceux qui connaissaient l'adresse.

Florelia hocha brièvement la tête et se pencha vers l'oreille de Malefoy, lui murmurant quelque chose, puis elle lui attrapa le bras et le guida vers la maison, ouvrant la porte avec facilité et en franchissant le seuil.

Elle se tourna alors vers eux et dit :

- Vous voyez, je n'avais pas menti.

Harry lui, essayait de comprendre ce qui venait de se passer, son esprit refusant l'idée totalement impossible qui commençait à percer.

Pour oublier ça, il suivit les autres qui pénétraient dans la maison.

- Surtout pas un bruit pendant que vous êtes dans le hall, et ne parler qu'en murmurant, fit Lupin à voix basse en allumant sa baguette.

Il fit signe à tout le monde de le suivre, et passèrent dans la cuisine, où Harry découvrit Mme Weasley en train de préparer le déjeuner.

Son visage s'éclaira quand elle les vit, mais se décomposa tout aussi rapidement quand elle découvrit la présence de Malefoy et Florelia.

- Remus, Alastor, qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle, abandonnant la casserole dans laquelle elle semblait être en train de faire cuire des pommes de terre.

- Deux minutes, Molly, laissons leur le temps de s'installer, veux-tu ? Dit Lupin en poussant Malefoy et Florelia vers les chaises les plus proches.

- Oui, bien sûr, bien sûr. Est-ce que vous voulez quelque chose à boire, mes agneaux ? Ou à manger ? Demanda-t-elle ensuite, inquiète, aux nouveaux arrivants.

Florelia et Malefoy semblèrent dépassés, et Florelia répondit :

- Non, merci madame, nous ne voulons pas vous déranger.

Molly fit un signe de la main, comme si elle s'en fichait, alors que Blaise, Ginny, Ron, Hermione et Harry s'asseyaient à leur tour à la table de la cuisine.

Harry s'était installé face aux deux étrangers, posant sa baguette sur la table, au cas où.

Malefoy y jeta un regard en coin puis ses yeux gris rencontrèrent ceux d'Harry.

Ce dernier y lut une mise en garde.

Lui non plus n'avait pas oublié l'épisode du Sectumsempra. C'était la dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés face l'un à l'autre avec une baguette, et cela avait failli mal se terminer, bien qu'Harry n'ait pas voulu la mort de Malefoy, et aujourd'hui encore moins qu'hier.

Harry vit Molly déposer une bouteille de bièraubeurre devant chacun d'entre eux, et il devina devant le visage rougissant de Florelia, qu'ils n'avaient pas pu refuser.

- Et maintenant, si vous nous expliquiez ? Fit Maugrey d'une voix impatiente.

- J'aimerais aussi comprendre, renchérit Lupin, avec un regard curieux vers Florelia. Comment avez-vous pu devenir le Gardien du Secret de l'emplacement du Q.G. ?

Alors ainsi, les doutes d'Harry étaient fondés. C'était bien ce qu'il avait imaginé. Mais comment était-ce possible ? C'était Dumbledore le gardien normalement, alors comment avait-elle pu le devenir ?

- Avant de commencer, j'ai quelque chose à remettre à Harry, fit Florelia en jetant un regard à Malefoy.

Celui-ci parut comprendre et tira quelque chose de la poche de son pantalon noir.

C'était une lettre, un peu chiffonnée, qu'il avait à la main.

- Pour information, Harry, reprit Florelia, Drago et moi l'avons lu. Et si tu ne crois pas ce qu'il y a d'écrit sur cette lettre, demanda à n'importe qui, et ils te certifieront qu'elle est authentique.

Malefoy lui tendit la lettre avec un regard qu'il n'avait encore jamais vu sur son visage. Il semblait abattu et empli de chagrin.

Qu'y avait-il donc dans cette lettre ?

- Elle t'est adressée, mais je suppose que tout le monde peut la lire. Il n'y a rien de vraiment confidentiel, et je suppose que toi seul peux comprendre les sous entendus.

De plus en plus intrigué, Harry attrapa la lettre, la sortit de son enveloppe, et la déplia. Une écriture étroite s'offrit à lui.

Cher Harry,

Cette lettre risque de t'étonner beaucoup, mais j'espère grandement qu'elle t'ouvrira les yeux. Sache tout d'abord que cette lettre ne te sera pas adressée tant que je ne serai pas mort. Si aujourd'hui tu la tiens entre tes mains, c'est que ma vie sur cette bonne vieille terre s'est achevée. Je t'écris pour que deux ou trois choses soient mises au clair.

Tout d'abord, je dois te parler de la personne qui te remettra cette missive en main même. Malgré tout ce que pourra te faire ressentir Florelia, sache qu'elle n'est en rien ton ennemi. Elle a vécu des choses aussi terribled que toi, voire plus, et elle combattra Lord Voldemort à tes côtés jusqu'à son dernier souffle. Ne refuse pas l'aide qu'elle pourrait t'apporter et écoute la, comme tu m'aurais écouté, moi. Si jamais elle venait à te demander de l'aide, ne la lui refuse pas, comme je ne la lui aurais jamais refusée. Tu la trouveras étonnante, inquiétante parfois, souvent agaçante, mais sache que jamais elle ne te fera de mal, ni à toi, ni à toutes les personnes qui oeuvrent pour terrasser le mal.

J'espère au moins qu'entre nous, cela est clair.

Ensuite, j'aborderais avec toi, un point qui je sais, te rebuteras. Lis cette lettre jusqu'au bout, Harry, avant de me maudire.

Je dois t'avertir que tu dois faire confiance à Severus Rogue. Si, comme je le pense, il m'a assassiné, je dois t'avertir que c'est à ma demande. Oui, Harry, tu as très bien lu, et non, je ne suis pas fou (comme beaucoup se plaisent à le croire). Seulement, il faut que tu saches que plusieurs choses ont fait que je suis arrivé à obliger Severus à me tuer si cela s'avérait nécessaire. Le jeune Drago Malefoy a reçu l'ordre de Lord Voldemort de m'assassiner, sous peine que lui et sa mère ne soient tués si il échouait. Je sais pertinemment qu'au long de ses nombreux mois, tu l'as suspecté de préparer quelque chose et que tu devais être furieux de voir que je ne prenais pas tes avertissements au sérieux. Seulement, j'étais déjà au courant de la mission de Drago, Severus me l'ayant rapporté. Avant la rentrée, Severus avait fait le Serment Inviolable à Narcissa Malefoy de veiller, de protéger son fils et de mener à bien sa mission lui-même, si le jeune Malefoy n'y arrivait pas. Je te ferai grâce des longues discussions et des nombreuses disputes qui ont découlé de ces révélations, mais le fait est que j'ai fait promettre à Severus de me tuer, si il s'avérait que Drago n'y arrivait pas, pour le protéger. Et je sais pertinemment qu'il ne l'aura pas fait. Malgré ses grands airs, Harry, Drago Malefoy n'a pas la cruauté nécessaire pour tuer de sang froid.

Alors, ne refuse pas les informations que pourrait te donner Severus. Dès que tu seras prêt à recevoir à nouveau ces informations, fais en lui part grâce au moyen de communication habituel des membres de l'Ordre. Il attend de vos nouvelles impatiemment, bien qu'il doit aussi appréhender le moment où il se retrouvera de nouveau face à face avec les membres.

Je pense avoir tout dit, et espère que tu prendra mes conseils avec le plus grand sérieux, Harry. N'oublie pas que tu es le dernier espoir pour le monde sorcier de vaincre Lord Voldemort, et que tout se joue autour de toi.

Je te souhaite aussi beaucoup de chance et beaucoup de courage pour mener à bien la mission que je t'ai confiée tout au long de nos rendez-vous.

Et n'oublie pas, Harry, aie confiance en Florelia et en Severus, comme tu avais confiance en moi.

Avec toute mon affection,

Le 12/04/1997 à Poudlard

Albus Dumbledore.

Harry essuya les larmes qui coulaient malgré lui sur ses joues, sans vouloir s'arrêter.

Il tenait toujours la lettre d'une main tremblante, son esprit refusant de croire à tout ce qu'il venait de lire.

- Harry ? S'inquiéta Molly. Est-ce que tout va bien ?

Il mordit violemment sa lèvre inférieure et se reprit.

- Oui, tout va bien, Molly.

Il jeta un autre regard sur la lettre, et la passa Lupin.

- Est-ce qu'elle est authentique ?

Lupin l'attrapa avec un froncement de sourcils, et y jeta un œil.

- C'est l'écriture de Dumbledore ! S'écria-t-il vivement en regardant alternativement Florelia, Malefoy et Harry.

- Tu devrais la lire à voix haute, Harry, proposa Florelia les yeux embués. Que tout le monde sache de quoi il s'agit.

Harry opina et fit ce qu'elle lui avait dit.

A la fin de la lecture, toutes les personnes présentes qui n'avaient pas encore pris note de la missive avaient les épaules baissés, abattus, semblant visiblement ne pas y croire.

Le silence s'installa lourdement, puis fut brisé par la voix rauque de Lupin.

- Maintenant, racontez nous tous, depuis le début, exigea-t-il en regardant Florelia.


Ne dites pas que vous n'étiez pas prévenus ! mdr

Je suis comme ça, que voulez-vous que j'y fasse !

Allez, bon, je vous laisse m'engueuler, et vous aurez l'histoire de Florelia au prochain chapitre, hsitoire de connaître un peu mieux notre mystèrieuse " Mangemort " .

A mercredi prochain !

Pleins de poutoux partout !