Bonjour à toutes et à tous,

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira! En tout cas vous pouvez chaudement remercier ma beta Sasha Hedwig Tonks qui a trouvé le temps de corriger ce chapitre malgré ses examens. Hourra pour elle!

Je remercie aussi pour son soutient inconditionel Stormtrooper2 qui review plus vite que son ombre, et ce à chaque chapitre!

Et je vais profiter de cet encars pour faire une petite remarque. Bien que je déteste réclamer. Je n'ai pu m'empêcher d'halluciner en voyant que 18 personnes suivent cette histoire, et que la plupart n'ont jamais laissé de review. Ca m'embête un peu car c'est grace à çà que je peux m'améliorer. Si vous avez une histoire plus lisible, c'est principalement grace aux remarques éclairées d'Ange Lapuce par exemple. Les reviews ont aussi un rôle motivateur important. Donc, svp, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce chapitre et de cette histoire. Cela me ferait vraiment TRES plaisir!

Enjoy!

Chapitre 9 : Celui-qui-a-été-désigné-par-la-prophétie

Ce matin, c'était le branle bas de combat au quartier général des aurors. Alastor Maugrey avait fait reluire son plus bel œil de verre pour l'occasion, et Cornélius Fudge avait sorti son plus beau chapeau melon vert.

Rien n'était trop beau pour le héros de la nation, celui après qui tout le monde attendait pour se défaire de Voldemort, Celui-qui-a-été-désigné-par-la-prophétie : Neville Londubat.

Neville Londubat n'avait pas été aperçu depuis sa sortie de Poudlard trois ans plus tôt. Si l'agitation était aussi palpable aujourd'hui, c'est que la naissance de Neville avait été prophétisée par une voyante comme étant celui qui aurait le pouvoir de vaincre Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

Évidemment, crier sur tout les toits la naissance du futur vainqueur de Vous-savez-qui n'était pas la chose la plus maline à faire si on voulait que le marmot reste assez longtemps en vie pour réaliser sa destinée. Mais Rita Skeeter en avait décidé autrement.

Personne n'avait su comment elle s'était procuré cette prophétie, mais la dévoiler à la première page de la Gazette du sorcier avait fait d'elle une journaliste célèbre,...et bien trop puissante.

La prophétie disait ceci :

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois ...

Évidemment, si tout le monde pensait à une supercherie au départ, le fait que les Londubat disparaissent mystérieusement -sous fidelitas- du jour au lendemain de la surface de la Terre, n'avait fait que confirmer la rumeur.

Depuis qu'elle avait été en mesure de comprendre cette prophétie, Holly s'estimait chanceuse d'être née femme. Ainsi, jamais elle n'avait été concernée par cette encombrante prophétie.

Et quand elle voyait tout le bazar que provoquait la venue du futur héros du monde sorcier au ministère, elle ne pouvait que soupirer de soulagement à ce fait.

Holly regarda distraitement Neville Londubat sortir du bureau du capitaine des aurors, Alastor Maugrey, en compagnie de Sirius, Albus Dumbledore et Cornélius Fudge.

La dernière fois qu'elle l'avait vu, elle était encore à Poudlard. Elle se baladait alors sous la cape d'invisibilité de son père. Dumbledore et lui était en grande conversation avec un homme dont elle ignorait le nom.

Neville n'avait jamais suivit les mêmes cours qu'elle. Malgré le fait qu'ils soient tous les deux de la même année. Alors les seuls moments où elle le voyait c'était toujours de loin. Il semblait exténué. Si la rumeur populaire disait vrai, il avait passé sa vie a être entraîné par ses parents et Dumbledore au sein même du château. Elle s'était alors demandé s'il avait au moins une connaissance de son âge.

Mais aujourd'hui, ce n'était clairement pas Neville Londubat qu'elle regardait. Mais plutôt la mine sérieuse de son amant. A vrai dire, tout cela l'intriguait. Londubat était rarement sortit de son trou à rat ou cachette en 18 ans. Et voir Sirius avec cette mine si sérieuse -sans mauvais jeu de mot- n'était pas franchement rassurant.

« Alors, on matte Potter ? », chuchota Lavande à son oreille. « C'est vrai que ton mentor a un beau petit cul », continua-t-elle sur le même ton.

Holly regarda nerveusement autour d'elle. Personne n'était assez près pour entendre Lavande -bizarrement, elle n'arrivait plus à l'appeler la Barbie blonde décérébrée depuis leur aventure à la station essence. Lavande était devenue … cordiale. Quand Holly lui avait demandé pourquoi. Lavande avait répondu que son histoire de couple était trop choupinou, une 'véritable histoire à la Roméo et Juliette sauce sorcière'. Holly s'était bien gardée de lui faire changer d'avis. Elle tenait trop à sa nouvelle tranquillité. Et elle doutait que le coup de la relation-trop-choupinou suffise à calmer Weasley-je-suis-roux-et-débile. Alors autant se satisfaire d'une demi paix.

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Sirius Black était anxieux. Si ce que le professeur Dumbledore leur avait appris durant la réunion spéciale qui venait juste de se dérouler au ministère, ils avaient enfin une chance de vaincre Voldemort.

Infime certes, mais c'était toujours mieux que la veille où aucun espoir n'était permis.

Voldemort, dans sa grande ignominie, avait façonné des Horcruxes. Rien que le termes le faisait frémir d'horreur. Fudge n'avait aucune idée d'à quel point étaient ces artefacts diaboliques. Mais lui qui venait de la Noble -et franchement très sombre- maison des Black, savait exactement de quoi il retournait. Et à voir la mâchoire crispée de Fol-oeil, lui aussi le savait. Dumbledore disait qu'il en existait plusieurs, même sil en ignorait le nombre exact -pur foutaise selon lui, le jour ou le directeur dévoilerait toutes ses cartes sera celui où les mangemorts danseront la Danse des canards-.

Lors de cette réunion, il avait été convenu qu'un petit groupe d'aurors -fidèle au directeur avant de l'être au ministère- viendrait en renfort de l'Ordre du Phénix.

L'Ordre du Phénix était une organisation semi officielle dont l'existence avait été validée par le Magenmagot dix ans auparavant, bien qu'elle soit inconnue du grand public. Son but était de lutter contre Voldemort. La liste de ses membres au complet était uniquement connue de son fondateur et actuel directeur : le professeur Albus Dumbledore. Seul lui était habilité à recruter de nouveaux membres, et la généreuse allocation que lui versait le Magenmagot permettait à l'Ordre une certaine indépendance vis-à-vis du ministère. Même si de temps en temps la contrepartie était d'informer le Ministre des avancées de l'Ordre comme aujourd'hui.

Sirius était un des membres de cette organisation depuis la fin de sa scolarité. James, Lily, Peter et Rémus l'avaient rejoint en même temps que lui. Et vu les allusions qu'avait fait Dumbledore durant la réunion Holly ne tarderait pas non plus à en faire partie. Au grand déplaisir de Sirius, mais on ne disait pas non au grand Albus Dumbledore.

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OK, ça c'était la partie étrange de sa relation avec Sirius. Se rendre à un repas avec ses parents. Même si c'était marrant un moment de laisser remonter son pied nu le long de sa cuisse lorsqu'ils étaient à table. Le fait qu'Albus Dumbledore alias Mr Omniprésent, soit assis juste à côté d'elle en fronçant les sourcils de désapprobation dés que son pied approchait Sirius cassait un peu son délire.

En plus de ça Sirius avait l'air de ne plus savoir où se mettre et fuyait le regard désapprobateur de son ancien directeur.

Elle qui pensait que le fait que Moony soit en mission chez les Loups Garou -pardon en voyage linguistique avec sa tante...no comment- allait lui laisser un peu de répit vis à vis de sa relation avec Sirius. C'était raté.

A la fin du repas, Dumbledore toussa doucement dans sa serviette avant de se tourner vers elle.

« Miss Potter. J'aimerais m'entretenir avec vous un moment si vous me le permettez », commença-t-il solennellement. « J'aimerais savoir si cela vous intéresserait de faire partie d'une organisation luttant directement et dans l'ombre contre Voldemort»

Elle haussa les sourcils. On ne pouvait pas faire plus direct.

« Albus », intervint James en se levant de table dans un brusque mouvement d'humeur. « Holly est bien trop jeune pour s'impliquer dans cette guerre ! »

« Elle a pourtant choisie d'être Auror, James », intervint le vénérable vieillard d'un ton docte.

« Mais elle ne fait partie que des aspirants Aurors, Albus ! Elle n'a même pas un an de service sur le terrain derrière elle ! »

James marchait maintenant nerveusement dans la salle à manger. Lily, toujours assise, observait soucieusement la situation. Son attention se partageant entre sa fille, James et Dumbledore.

« La jeune Holly est parfaitement capable de mener les missions auxquelles l'Ordre participe », coupa le chef de l'Ordre du Phénix d'un ton sans appel.

Soudain, un toussotement se fit entendre.

« Et peut être qu'expliquer posément la situation à Holly lui permettrai de prendre une décision en toute connaissance de cause », intervint Sirius en se plaçant entre James et Dumbledore.

Holly était restée apparemment plongée dans ses pensées. Sans avoir quitté son assiette à dessert des yeux. Elle semblait savourer sa part de tarte avec lenteur. Les quatre autres convives se tournèrent vers elle, surpris qu'elle n'ait pas pris la parole jusque là.

Elle avait toujours su lorsqu'elle avait entreprit cette carrière que Dumbledore finirait par essayer de la recruter dans l'Ordre du phénix. Ses parents en faisaient tous les deux partie -même si elle était censé en ignorer l'existence-, et c'était des proches de Dumbledore. C'était l'heure de vérité. Elle essuya doucement sa bouche avec sa serviette. Et la reposa avec délicatesse à côté de son assiette avant de tourner enfin son regard vers les quatre autres personnes se trouvant dans la pièce.

Dumbledore la regardait d'un air confiant. James semblait espérer qu'elle refuse l'offre du vieil homme. Lily aussi. Quand a Sirius, aucune expression ne venait troubler son visage, mes ses yeux parlaient pour lui. Il n'aimait pas la voir dans une situation où elle serait amenée à prendre plus de risques qu'elle n'en prenait déjà au travail.

« Quelles seraient les missions que j'aurais à effectuer ? », demanda-t-elle.

Dumbledore esquissa un sourire confiant et ses yeux se mirent à scintiller.

« Je ne peux te dire vraiment précisément. Mais, la plupart du temps il s'agira de mission de protection ou d'espionnage », dit il calmement.

Elle hocha la tête pensive.

« Vous faites vous aussi ce genre de mission ? », demanda-t-elle à ses parents pour confirmer ce qu'elle soupçonnait déjà de leurs activités au sein de l'Ordre.

James parut surpris qu'elle connaisse leur implication dans l'Ordre, mais pas Lily. Comme quoi sa mère était moins aveugle que ce qu'elle croyait.

« Oui, en effet Miss Potter », informa Dumbledore. « Avez vous d'autres questions ? »

« Oui, j'aimerais savoir s'il est possible d'avoir un temps de réflexion avant de vous répondre »

Sirius et Lily eurent un sourire en coin. Ce ne devait pas être tous les jours qu'on ne cédait pas directement au chef du Magenmagot si elle en croyait l'air surpris du vieil homme.

« Et bien, Miss Potter, vous devez comprendre qu'étant donnée la sensibilité des informations que je viens de vous transmettre, il me semble délicat de vous laisser dans la nature sans que vous n'ayez prêté serment auprès de l'Ordre. Ou que je vous ai soumis à un sort de mémoire. », répondit-il doucement mais fermement.

« Donc si j'ai bien compris je dois engager ma sécurité et ma vie à plus ou moins long terme sans avoir de temps de réflexion », rétorqua Holly au vieil homme accusatrice.

Le chef de l'Ordre du phénix soutint son regard sans ciller.

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Sirius se décida à intervenir avant qu'Holly ne dépasse les bornes avec son ancien directeur. L'Auror savait que malgré son côté affable, le vieil homme n'appréciait pas le manque de respect -ou plutôt qu'on le contredise, ce qui semblait être la même chose à ses yeux-. Dumbledore restait malgré tout un grand meneur. Sans doute la meilleure personne possible pour être aux commandes en ces temps troublés.

« Holly pourrait jurer sur sa magie ne pas chercher à aider Voldemort avec ce qu'elle a appris sur l'Ordre du phénix aujourd'hui. Cela lui permettrait d'avoir le temps de réfléchir à votre proposition sans se sentir obligée d'intégrer l'Ordre »

Dumbledore opina du chef pour indiquer son consentement. Holly fit de même. Cette solution semblait convenir aussi à Lily. Seul James aurait aimé que sa fille ne puisse pas avoir le temps à la réflexion et refuser ainsi de rentrer dans l'Ordre.

Quelques jours plus tard Holly Potter intégrait l'Ordre du Phénix. Sa première mission fut d'accompagner le fameux Neville Londubat en Roumanie accompagnée de Sirius Black dans le but d'assurer sa protection.

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Neville Londubat observait nerveusement la jeune fille aux longs cheveux noir en face de lui. Ce devait être la première fois que le professeur Dumbledore le faisait partir en mission pour l'Ordre avec quelqu'un de son âge.

C'était la fille du couple Potter. Des anciens amis de ses parents. Même si ceux-ci n'avaient pas été en contact depuis que les Londubat avaient été placés sous fidelitas.

Dans d'autres circonstances il aurait peut être partagé ses jeux d'enfance. Ils auraient peut être joué à la guerre. Maintenant ils la faisaient.

Comme quoi la vie était étrange parfois se dit-il avec amertume.

Il secoua sa tête pour dissiper ses pensées. Il ne servait à rien de s'imaginer ce qu'aurait été sa vie si cette voyante n'avait pas fait cette prophétie. Il décida alors de se concentrer sur les autres personnes affectées à cette mission.

Il y avait Sirius Black, qui d'après ce qu'il avait compris était le futur chef des aurors. Et Charlie Weasley, qui servait de contact auprès des dresseurs de dragons roumain.

Le but de cette mission était de les rallier à la cause de l'Ordre du Phénix avant que Voldemort ne les débauche.

Pour le moment, les dresseurs de dragons étaient neutres. Mais les avoir dans leur camp permettrait d'avoir un atout aérien non négligeable en cas de bataille. Neville était parfaitement conscient des enjeux, et il ne souhaitait vraiment pas échouer dans sa mission. La première qu'il faisait sans la présence de son mentor, Albus Dumbledore.

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Donc, c'était ça faire partie de l'Ordre du phénix. Poireauter dans une chambre d'hôtel miteuse. Ô pardon, une chambre de motel, pas d'hôtel. Holly c'était toujours dit qu'un motel n'était juste qu'un hôtel miteux. Un Miteux-hôtel. Un Motel...

Elle s'ennuyait. Cela faisait plusieurs heures que Sirius, le fameux mais apparemment timide- Neville Londubat, et Charlie Weasley attendaient avec elle que le représentant de la guilde des Dresseurs de dragons daigne se montrer.

Ils avaient prévus de se retrouver à 2 pm dans ce lieu à la périphérie de Bucarest. Et il était déjà 6 pm.

Il semblerait que cette première mission soit un fiasco, comme pour lui prouver que cette idée de rejoindre l'Ordre était mauvaise.

Elle soupira. Complètement défaite. Ce qui entraîna un léger sourire complice sur les lèvres de Neville. Voyant cela comme un encouragement pour parler, Holly se dirigea vers lui.

« Alors, dis moi Londubat. Qu'est ce que tu as fais ces trois dernières années ? », demanda-t-elle en se laissant tomber aux côté du jeune homme.

Celui ci se dandina sur son siège. Ne sachant pas quoi répondre à la jeune femme.

« C'est bon Londubat. Je demandais juste ça pour briser la glace. Bon tu veux faire une partie de bataille explosive ?

« C'est quoi les règles ? », questionna-t-il gène.

Holly le fixa les yeux ouverts comme des soucoupes. Elle hésitait entre se moquer de lui, et le plaindre. Sa vie craignait un max !

« OK, on va reprendre par les bases. Alors tu vois cette carte là ? », dit-elle en plaçant une carte devant lui. « Elle te sert à augmenter le potentiel explosif de cette série de cartes là... »

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Sirius secoua la tête de gauche à droite. Cette mission ne servait strictement à rien. Encore une heure et ils se replieraient sur Poudlard.

Les deux plus jeunes jouaient maintenant aux cartes. Weasley frère lisait un magasine sur les créatures magiques -Ô surprise. Et lui gardait les yeux fixés sur la porte de la chambre de ce motel pourri.

Soudain, il sentit l'atmosphère autour de lui changer. Il ne devait pas être le seul à avoir sentit quelque chose d'étrange car les autres occupants de la pièces se figèrent brusquement. Ça ne voulait dire qu'une seule chose. Des barrières anti-transplanage venaient d'être posées. Ils avaient été piégés.

« Holly, Londubat vous protégez la fenêtre. Weasley, avec moi, on s'occupe de la porte ! Tous à vos place. On ne devrait pas tarder à avoir de la visite »

Aussitôt dit, la porte vola en éclats. Puis ce fut un déluge de sorts.

« Tous à terre ! », hurla Holly en entraînant Londubat vers le sol.

Charlie fût touché par un sortilège de couleur rouge qui l'envoya voler à travers la pièce.

Sirius riposta nerveusement, jetant à l'aveuglette des sorts vers l'endroit d'où les sorts ennemies semblaient venir.

« Holly ! Tu vas te désillusionner et sortir par la fenêtre pour prendre nos assaillants par revers. Londubat ! Occupes toi de Weasley. Je vais créer une diversion pour être sûr qu'ils ne remarquent pas nos manœuvres », chuchota Sirius rapidement.

Il lança alors de petites fioles de potions vers l'entrée, qui une fois cassées émirent une fumée opaque. Les sorts ennemis se firent moins précis, puis au fur et à mesure que Holly neutralisait un mangemort par derrière, les sortilèges se firent de moins en moins nourris.

Lorsque cela fut possible à Sirius de sortir de la pièce, il sortit donner un coup de main à Holly pour se débarrasser des derniers mangemorts.

Le calme finit par revenir, avant même que la fumée générée par les fioles de Sirius se soit totalement dissipée.

Sirius et Holly s'occupèrent alors de ficeler tous les mangemorts ensemble et de les envoyer par portoloin au ministère avec un patronus qui expliquerait la situation à ceux qui les réceptionneraient.

La silhouette de Londubat et celle de Weasley se détachèrent de la porte. Le rouquin semblait sonné, mais rien d'insurmontable. Il réussit même à articuler en grimaçant :

« Le représentant de la guilde à dû être lui aussi attaqué. Nous devons aller voir s'il est toujours en vie »

Sirius opina du chef pour montrer son accord, et tous le suivirent dans les couloirs du motel.

Ils n'eurent pas à aller bien loin pour trouver ce qu'ils cherchaient. Le représentant de la Guilde se trouvait étendu sur le dos dans le couloir, les yeux écarquillés fixant le vide. La vie avait depuis longtemps quitté son regard.

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Albus Dumbledore était accroupi au bord de la cheminée du salon du 12 square grimaud en grande conversation avec Sirius Black.

Ils ne savaient pas encore si les nouvelles qu'il entendait étaient bonnes ou pas. Il savait que convaincre les dresseurs de dragons de se joindre à lui ne serait pas une mince affaire. Et quiconque penserait que le fait que leur représentant soit mort durant une réunion avec les membres de son ordre, pourrait poser problème pour que le but qu'il s'était fixé puisse être atteint. Mais Albus gardait espoir. Il connaissait le légendaire esprit de fraternité qui régnait au sein de la Guilde des dresseurs de dragons et comptait dessus aujourd'hui. Un mangemort avait assassiné l'un des leurs. En théorie, cela devrait pousser la Guilde à venir d'elle même vers l'Ordre du phénix. Et encore une fois les plans de Voldemort échoueraient à cause de son incapacité à comprendre des notions tel que l'amour, l'amitié, et la camaraderie.

Il ressortit la tête de l'âtre dès la fin du rapport du jeune monsieur Black -à son âge, tout le monde lui paraissait jeune-.

Dans quelque minutes Mr Lupin ferait à son tour son rapport sur son voyage auprès des grandes meutes de loups garou vivants dans les steppes russe. C'était là aussi un travail de longue haleine mais il gardait espoir.

Alors le grand Albus Dumbledore s'autorisa à se poser dans un grand fauteuil , enfonça un bonbon dans sa bouche et le laissa fondre en fermant les yeux.

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Ils étaient tous de retour à Square Grimaud. Molly Weasley serrait frénétiquement Charlie dans ses bras tout le repoussant régulièrement pour vérifier telle où telle partie de son corps, et s'assurer que tout allait bien.

Holly et Neville échangèrent un sourire en coin à cette vue. Puis Holly sentit une main appuyer légèrement au niveau de ses reins. Elle tourna à peine la regard pour apercevoir Sirius lui faire un signe discret de la tête pour l'enjoindre à le suivre dans une autre pièce à l'abri des regards.

Dés qu'ils furent enfin seuls, Sirius pris Holly par la taille et embrassa doucement la jeune femme sur les lèvres.

« Je n'ai pas dû tout aimé te voir prendre part à cette mission, mais je dois avouer que tu as été bien plus efficace que je ne l'aurais pensé », chuchota Sirius à l'oreille de la jeune femme.

Elle le repoussa légèrement pour pouvoir le regarder dans les yeux.

« Avoue que je t'ai épaté », affirma-t-elle joueuse.

« Je dois l'admettre », reprit-il sur le même ton en l'embrassant à nouveau.

La porte du réduit dans lequel ils s'étaient réfugiés s'ouvrit brutalement sur un Rémus Lupin hors de lui.