Titre original : Dead Line

Auteur: Meganekko

Traductrice: Naeloj

Beta: Konosuke

Disclamer:
Tout appartient à Hiromu Arakawa et à Meganekko…La vie est dure

Résumé : Lorsqu'Edward se fait enlevé par des tueurs en série, Roy est le seul qui puisse le sauver. Mais va-t-il le faire avant minuit ? RoyEd

Note de Konosuke:
(Je crois qu'y a plus de notes de la beta que de l'auteur... Normal, y a que moi qui doit me faire pardonner). Ne m'en voulez pas pour le retard d'une semaine que j'ai eu pour corriger ce chapitre... Je ferai tout pour que ça ne se passe plus ainsi. ;) Excusez-moi. Bonne lecture.


L'Ultimatum

9. Autumn

(Automne)

Du sang chaud coula des côtes d'Edward, qui marqua la veste bleu foncé de Roy d'une tache sombre. L'adolescent se laissa tomber dans les bras de Roy, celui-ci en état de choc.

« Colonel !! Colonel Mustang, où êtes-vous ?! » Des voix, succédées par de la lumière, résonnèrent depuis le début de la ruelle.

« Ici!! Venez m'aider !! » Roy serra Edward contre lui, sa main entourait fermement la tête du blond pour éviter qu'elle ne se balance. « Aidez-moi! Dépêchez-vous! » Comme celle d'Edward, la voix de Roy se brisa, étranglant ses mots.

Hughes et Hawkeye coururent vers Roy, la dernière se laissa tomber à côté du Colonel et fit un rapide examen des blessures de l'adolescent. Il avait cessé tout mouvement, ses dernières petites forces l'avaient quitté.

« On a besoin d'une autre ambulance!! » cria-t-elle aux personnes derrière elle. Quelqu'un acquiesça et partit. « Passez-moi une couverture! »

Un bref moment passa avant que Fuery n'arrive avec un grand parapluie et une épaisse couverture brune. Riza prit la couverture en laine sans un mot et la serra autour des épaules du Colonel et de l'adolescent.

Hughes posa sa main sur le bras de son ami et le serra juste assez pour lui faire comprendre qu'ils devaient partir. Le Colonel se releva aussi lentement qu'il le pouvait. Il ne voulait pas faire mal au jeune homme. Il porta Edward comme s'il était une mariée, tout en faisant attention à tenir sa tête et son cou. La couverture glissa et couvrit Edward entièrement. La petite équipe de militaire s'avança là où attendait le reste de l'équipe de recherche, formes opaques dans la lumière des différents véhicules.

Même inconscient, Edward tourna son visage et le nicha dans le cou de Roy pour se protéger de la lumière et du bruit. Il faisait chaud contre le corps du Colonel, même avec la pluie gelée qui tombait. Le sang qui avait imbibé la couverture tachait la chemise blanche de Roy et changeait le bleu foncé de ses pantalons en un pourpre intense.Lorsque que Hughes remarqua le flot de sang avec une expression paniquée, il ouvrit un parapluie au-dessus du groupe alors que celui-ci marchait en direction des médecins.

Deux personnes en blouses blanches s'approchèrent et tentèrent de prendre Edward des bras de l'homme aux cheveux noirs. Il résista car il hésitait à l'abandonner à quiconque.

« Monsieur... »Riza posa sa main sur son bras, comme elle l'avait fait dans son rêve plus tôt dans la nuit. Avec réluctance, Roy déposa Edward entre les bras attentionnés des deux médecins. Immédiatement, l'adolescent commença à trembler et son visage passa de serein à une expression de pure agonie.

« N-ne me laisse pas... » murmura-t-il en inspirant le parfum de la veste de Roy toujours enroulée autour de lui. Cendres et sueur mélangées par la pluie. Ses doigts attrapèrent l'avant-bras de Roy. Ce geste le fit frissonner jusqu'à la moelle.

Le premier médecin, une femme qui ressemblait à une matrone italienne, prit Roy à part lorsqu'ils déposèrent Edward dans la civière et l'autorisa à l'accompagner et à lui tenir sa main.

Edward sembla se relaxer, grâce à cela. Une expression sereine fleurit sur son visage marqué de coups. Soudain, Riza laissa échapper un cri et plaça ses mains devant sa bouche, les yeux ronds. Elle désigna du doigt la poitrine d'Edward et le reste du groupe le suivit du regard pour voir ce qui l'avait fait crier.

La pointe d'un os dépassait, entourée d'une aura de sang. Le liquide pourpre gouttait de sa source. L'os saillait de la chair à approximativement un pouce (2, 54cm) du début de l'automail.

Les médecins décidèrent que c'était le moment de transporter Edward dans l'ambulance et ils éloignèrent le reste des militaires. La matrone fixa un masque à oxygène sur la bouche et le nez de l'adolescent et prépara l'engin à respirer pour lui. L'autre médecin injecta une dose de calmant dans le bras d'Edward et dit à Roy de prendre place dans l'ambulance avec eux.

Hawkeye ferma la porte et tapa deux fois dedans pour signaler au conducteur qu'il pouvait partir.

Regardée par un Général furieux, l'ambulance roula rapidement vers l'hôpital, sirène en marche.

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00:14

«-- Lacérations aux chevilles et aux poignets -- a dû être attaché -- sérieuse blessure à la jambe droite -- hémorragie interne aux bras, jambes et torse -- plusieurs plaies recousues sur le haut du bras -- poisons inconnus -- a dû être brutalement torturé.»

Les phrases murmurées des docteurs dansaient un ballet incongru dans l'esprit de Roy. Chaque danse était accompagnée par une musique qui lui donnait froid dans le dos. A chaque acte équivalait une blessure détestable de plus sur le corps de l'adolescent. Un constat du dernier docteur les surpassait de loin toutes les autres.

«-- traces d'agression sexuelle -- possibilité de récidives -- »

Le Colonel passa la main dans ses cheveux et se prit la tête dans les mains, assis sur une chaise d'hôpital. Ses yeux rouges accueillirent une autre salve de larmes, chose qui était devenu familière depuis quelques heures.

« -- possibilité de récidives-- »

Il sanglota dans ses mains gantées. Le tissu inflammable légèrement plus chaud que l'air ambiant faisait évaporer ses larmes. Tout était de sa faute! La raison pour laquelle Edward avait été enlevé, torturé, violé. Il serra ses bras autour de son ventre pour arrêter son envie pressante de vomir alors qu'il s'imaginait exactement ce qu'il s'était passé.

« -- traces d'agression sexuelle -- »

« Edward, Edward, je suis tellement désolé. Je suis désolé! Tellement, tellement désolé! » Le Colonel se balançait d'avant en arrière et fermait les yeux pour essayer de bloquer les images que son cerveau lui infligeait. Il n'avait pas à imaginer les cris; ceux-ci l'avaient hanté dès qu'ils les avaient entendus pour la première fois au téléphone.

-- Arrêtez! Laissez-moi ! --

A ce moment-là, au téléphone, il n'aurait jamais imaginé ce qu'il se passait. Ou peut-être que si, très profondément dans son coeur, il pensait aux pires choses qu'il pouvait arriver à quelqu'un, et qui, d'une manière inexplicable, s'était déroulées.

« Tout est de ma faute, ça aurait dû être moi. Pourquoi n'était-ce pas moi??» demanda-t-il à personne en particulier. Une infirmière qui l'avait regardé nerveusement arriva de l'autre bout de la pièce avec une petite pilule et un verre d'eau.

« Monsieur, le docteur de M. Elric sera bientôt là, l'opération se déroule bien. Si vous pouviez..?» Elle tendit la pilule à Roy qu'il avala sans poser question et prit l'eau.

L'infirmière sembla satisfaite et retourna dans la pièce annexe à la salle d'attente. Roy l'observa lorsqu'elle apparut en discussion avec quelqu'un d'autre. Elle regarda en sa direction et secoua la tête, signe que la deuxième personne avait posé une question. A peu près immédiatement, le Colonel sentit les effets de la petite pilule blanche. Son mal de tête et son inquiétude diminuèrent.

Il se demanda vaguement s'il allait perdre connaissance. Personne avec de telles préoccupations ne pouvait même concevoir la pensée d'être calme. Il regarda l'infirmière revenir vers lui et le prendre gentiment par le bras pour l'aider à traverser le hall.

Après avoir marché vers l'endroit où se trouvait l'infirmière quelques secondes auparavant, Roy se trouva en face d'un grand docteur,

Le docteur était chauve, la lumière se reflétait légèrement sur son crâne. Des lunettes carrées étaient perchées sur son nez, tachetées de ce qui semblait être du sang. Après avoir regardé de plus près, cela en était, et sa blouse en était aussi maculée. Roy eut alors mal au ventre, lorsqu'il réalisa que c'était le sang d'Edward, pourpre et salissant.

«Êtes-vous le représentant légal d'Edward Elric » questionna le docteur. Il regarda l'infirmière qui lui tendit un bloc note.

« O-oui... » dit Roy. Les questions broyant sa langue.

Le docteur sembla le remarquer. « Mon nom est Docteur Thomas, j'ai été chargé de l'opération du jeune M. Elric. Je peux répondre à toutes les questions que vous avez. Allons dans mon bureau un moment. »

Il sourit à l'infirmière brune: « Maily, pouvez-vous aller vous assurer que M. Elric va bien? Il est dans la chambre 212. »

Roy fut tenté de courir dans la chambre 212, mais garda sa dignité et resta calme. Comme il était question de dignité, il se rendit compte des traces encore humides de larmes sur son visage. Il les sécha rapidement pendant que le docteur ouvrait une lourde porte de bois. Le docteur entra dans le bureau et désigna à Roy une chaise d'apparence confortable en face d'un robuste bureau brun.

Il s'assit et observa attentivement le docteur qui s'affairait à son bureau, fouillant dans une pile de stylo pour trouver un qui fonctionnait. Finalement, il en trouva un, avec un capuchon blond qui semblait écrire à l'encre noire.

« Alors, dans l'intérêt de la franchise, puis-je vous demander quel est le deuxième nom de M. Elric? » questionna abruptement le Dr. Thomas sans regarder Roy.

« Euh, c'est Automne. » Répondit le Colonel qui tenta de comprendre ce que cela avait à voir avec son problème.

«Ah, c'est juste. Je devais m'assurer que vous avez une relation proche avec ce garçon. »

« Pourquoi? »

« Je ne pense pas qu'il soit encore près à croire en un militaire.»

A l'air perplexe de Roy, il développa.

« Tout au long de l'opération, il a n'a pas arrêté de dire que la personne qui lui a fait cela est un militaire, un Général quelque chose, il ne pouvait pas dire le nom. Il est devenu tellement hystérique que nous avons dû lui administrer un tranquillisant. » Le Dr Thomas fit une pause en voyant l'expression de Roy. « A part cela, l'opération s'est très bien déroulée. Bien sûr, il souffre encore et ne sera pas sur pied avant quelques temps. Je pense qu'il va avoir besoin d'une hospitalisation d'au moins une semaine, et de soins à domicile pendant un mois. Et aussi de soins psychiques. »

« Des soins à domicile? » Le docteur remarqua la note masquée d'espoir dans la voix de Roy.

« Oui, il aura besoin de soins constants et d'être surveillé par un de ses parents ou représentant légal, ce qui signifie vous, Colonel Mustang.» Le Dr Thomas griffonna rapidement quelque chose sur un bloc note et finit son mouvement d'une grande fioriture. « Je suppose que vous n'y voyez aucune objection?»

« Non monsieur.» Dit un peu trop rapidement l'homme aux cheveux noirs.

« Alors signez ici s'il vous plait. » Thomas tendit le bloc note et le stylo. Roy les prit, et après avoir parcouru l'écriture presque illisible suivie de ce qu'il ne put imaginer qu'être la signature du docteur, il signa sur le trait fin au bas de la page. Il compara durant un centième de seconde sa propre écriture incurvée et étroite aux pattes de mouches du docteur et se sentit fier.

« Maintenant, allez voir votre Automne, comme vous le vouliez tant. » Sourit l'homme chauve en ouvrant la porte de son bureau. Roy se dépêcha de le suivre, l'inquiétude sembla l'assaillir entièrement, même avec les effets du médicament qu'il avait pris.

O-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

Chambre 212

Edward se réveilla lentement et sentit instantanément la peur grandir en lui, reste de son inconscience. Même sans le bip électronique du moniteur cardiaque qui était relié à lui, il aurait été parfaitement conscient de la dangerosité de la vitesse à laquelle son coeur battait.

Calme-toi, calme-toi. Tu vas juste te faire plus de mal comme ça. Respire simplement--

Au mot respiré vint une question.

Je ne respire pas par moi-même. Je sais que je ne le fais pas. Alors quoi--

Un tube de plastique sortait de sa bouche jusqu'à une machine dont une petite lumière verte s'allumait périodiquement, ce qui voulait dire qu'une autre dose d'air saturée d'oxygène était libérée. Il sentit le froid de l'air de la machine au milieu de sa poitrine, ce qui lui fit prendre conscience qu'il avait aussi un tube dans la gorge.

Une autre bouffée de peur le submergea et le fit frissonner entièrement. Sa peau était désormais couverte de bandages et il était recouvert de grosses couvertures douces. Elles étaient roses et jaunes, et faites dans un tissus ultra doux. Il bougea lentement en tirant les quelques tubes qui sortaient de son épaule gauche. Celle-ci avait été remboîtée pour qu'il puisse bouger. Il y avait trois tubes: un rouge et deux autres transparents.

Le moniteur cardiaque continua de grimper.

Il bougea son automail, juste pour le tester, et sourit en le jugeant pleinement fonctionnel. Au moins, il pouvait faire quelque chose. Il n'y avait aucun livre dans la chambre, tout était stérile pour essayer de ne pas le contaminer. Il remonta son bras en métal vers son visage. A en juger par les textures étrangères, il devina que le côté droit de son visage était légèrement bandé et qu'il avait un bandeau sur l'oeil droit. Il testa sa paupière droite mais comprit que c'était impossible après beaucoup de difficultés.

Suffisamment calmer par l'usage d'un de ses membres (Il ne pouvait rien faire de sa jambe automail, elle était recouverte d'une multitude de couvertures), le coeur d'Edward ralentit mais resta à une vitesse rapide.

Il se demanda vaguement si quelqu'un savait qu'il était réveillé. Il ne pouvait appeler personne à cause du tube détestable qui descendait dans sa gorge.

Ne traite pas de détestables les choses qui te sauvent la vie. Se sermonna-t-il lui-même. Une idée germa dans son esprit. Il essaya de lever son vrai bras tout en cherchant quelque chose qu'il pourrait transmuter pour s'amuser. Sa main s'approcha de quelque chose mais il la rabaissa rapidement parce qu'il la tendait du côté droit, là où, même avec les médicaments anti-douleurs, il ressentait de la douleur. Deux épais tubes sortaient de sa chair rouge rose, à environ un pouce de son automail.

La deuxième tentative eut un résultat plus positif. Sa main revint pleine de petits papiers qu'il supposa être utilisé comme moyen de communication entre docteurs et patients. Il tapa des mains, toucha chaque petit papier qu'il avait déposé sur son mince bandage de poitrine et les transforma en petites grues parfaites. Elles volèrent au-dessus de lui et se posèrent sur la petite table à côté de la machine respiratoire.

« Ça ne compte pas si tu ne les plies pas avec tes mains, tu sais.» Une voix grave parvint de la porte, suivie par des vêtements blancs et noirs ainsi qu'une armure grise.

« Grand frère, tu es enfin réveillé!! J'ai eu si peur que tu ne le fasses pas!» pleura Alphonse. Sa voix sonnait comme s'il allait fondre en larmes, même s'il n'était qu'une armure.

Edward lui fit demi-sourire, l'autre partie de son visage était couverte de bandages et de son appareil respiratoire. Il secoua doucement sa tête pour chasser sa mèche de cheveux de devant son seul oeil capable de voir.

Bordel, j'ai fait pleurer Al.

« Edward...» commença Roy mais ses mots lui firent défaut. Il avait l'air étrangement normal et moins distant lors qu'il portait un pull blanc et un pantalon noir, remarqua Edward tandis qu'une sensation étrange apparut dans son coeur. Le misérable moniteur cardiaque l'enregistra et bipa plus vite.

Roy tomba abruptement sur ses genoux. Sa tête était à la hauteur du matelas d'Edward. Il parla à voix basse, étouffée par des émotions contenues.

« Je suis désolé Edward. Tout est de ma faute. Je suis le seul coupable. S'il te plait, s'il te plait pardonne-moi...» les yeux d'Edward s'agrandirent, l'or les dominait, lorsqu'il fixa la forme courbée du Colonel.

Lentement, il souleva une nouvelle fois son automail, le bougea et le plaça sur la tête de Roy, seul réconfort qu'il pouvait donner à l'homme. Roy le regarda, ses yeux couleur de la nuit étaient embués de pluie. Ils étaient accrochés aux étoiles célestes qu'étaient les iris d'Edward et ils communiquaient à travers le paradis qui les entourait. Edward hocha la tête, brisant le lien visuel qui l'unissait à Roy.

Pour les personnes extérieures, la scène qui s'était déroulée entre eux avait peut-être quelque chose de comique: un homme tremblant qui pleurait silencieusement réconforté par une main posée sur la tête comme s'il n'avait que 5 ans. Cette main appartenait à un adolescent qui paraissait très jeune et qui reposait sur un lit d'hôpital, vulnérable et brisé. L'homme faible et fragile réconfortait l'homme supposé fort.

Alphonse les regardait silencieusement et vit le lien qui les unissait comme il ne l'avait jamais vu auparavant. Il y avait de l'amour. Les épaules de Roy s'affaissèrent. Il posa sa tête contre le matelas et commença à pleurer. Alphonse remarqua que les doigts d'acier doux et rassurants d'Edward se frayaient un chemin à travers les mèches des cheveux de jais. Argent sur ébène.

« Je suis désolé!! » fit Roy. Sa voix était étouffée et rendue étrange par les pleurs. Alphonse se sentit pleurer, lui aussi. Il n'aurait jamais pensé que Roy serait celui qui s'effondrerait après ce qu'il s'était passé. En tout cas, son empathie naturelle lui donnait envie de réconforter cet homme, de pleurer avec lui. Il ne le fit pourtant pas, recula dans l'ombre et regarda le couple. Il s'assit calmement sur un banc robuste contre le mur et attendit.

Edward déplaça ses doigts vers le front de Roy et l'effleura avec le métal froid. Un frisson parcourut l'échine de Mustang au contact soudain du froid contre sa peau. Il releva la tête et chassa d'un clignement des yeux ses dernières larmes.

« Merci. » murmura-t-il en souriant avec les yeux fermés tandis qu'Edward essuyait les traces humides sur son visage. Il se leva en gardant la main d'acier dans la sienne. Curieux, Edward ouvrit les yeux. Il releva légèrement la tête et remarqua le visage doux et souriant du Colonel.

L'homme plus âgé pencha avec énormément de douceur sa tête et posa un chaste baiser sur le coin des lèvres d'Edward, là ou il était certain de ne pas lui faire mal.

L'adolescent aux cheveux d'or sourit gentiment, et s'enfonça encore plus dans son oreiller. Le moniteur cardiaque ralentit et atteignit un rythme que Roy comprit être normal: Edward s'était endormi, le sourire aux lèvres.

Roy alla de l'autre côté du lit, s'assit dans l'une des deux chaises et posa sa tête sur le matelas à côté de la main d'Edward. L'adolescent la tendit et effleura le nez du Colonel. Celui-ci accepta les requêtes silencieuses et posa sa tête plus près pour qu'Edward puisse le toucher.

Alphonse les observait en silence, stupéfait.


J'adore / je hais (jamais pu choisir) ce genre de scène. Après je suis toute flapie (et ça veut rien dire). J'ai envie de crier telle l'hystérique que je suis face au charme intense que nos deux héros dégage, de pleurer parce que c'est trop chou et que j'en ai pas de comme ça, et finalement de leur péter la gueule parce que ce romantisme c'est rien que du cliché et ça se passe pas comme ça dans la vie. Après je suis de mauvaise humeur parce que je ne sais pas quoi faire!

Si vous voulez que j'arrête de vous raconter ma vie, laissez un review :)

Naeloj