Desiderata-girl : J'Espère que tu vas aimer ce chapitre, les horreurs ne sont pas encore finies, je suis faite à la base pour écrire des histoire d'horreur alors j'en profite. Je m'inspire de tueurs en série que je connais bien, j'espère calmer ta frustration momentanément ! Merci énormément pour ton soutien ! Ah et oui, évidemment il y aura un méga Lemon, dans le prochain chapitre ou l'autre. ^^

Jeff-La-Bleue : Merci pour ton commentaire, tu vas voir que tu m'as aidée à dénouer un peu l'histoire, parce que je me fie sur les commentaires que je reçois pour mieux construire la suite en cas de panne d'inspiration. Bonne lecture !

SasuHinaLove : Merci pour ton soutien depuis le début et pour tes commentaires ! Je sais que je suis une sale auteure sadique ! Mais bon, tu vas voir pour Hidan, n'oublies pas que c'est Hinata tout de même. Quoi que je commence à penser que peut-être Gaara… mais bon, je ne suis pas rendue là. Et j'espère bien vous habituer à de la bonne nourriture littéraire, en bonne étudiante de littérature je veux évoluer ! J'ai hâte que tu me donnes ton avis sur ce chapitre-ci !

Fansasuhina : Merci pour ton commentaire ! J'attends ta manifestation ^^ et bonne lecture !

Laissée seule... pratiquement pour morte. C'est ce que je suis, finalement, pratiquement morte. Hidan ne m'a laissée aucune chance. Je ne suis qu'à peine consciente, et dans mes rares moments de lucidité je pense à Gaara, et aux autres, ce qui me donne parfois dix minutes de regain. Mais pas besoin d'espérer plus. Face à ce que cet homme me fait, rien ne peut être pire selon moi. Vraiment... Je suis découragée, et c'est peu dire, moi qui suis toute ensanglantée. Le sang qui coule sur le sol, goutte à goutte, me rend folle surtout lorsque je pense que c'est le mien. Souffrir ? Je ne savais vraiment pas c'était quoi avant de rencontrer Hidan.

Je n'ai aucun espoir de survie, c'est sûr. Je suis allongée sur une table, si je le voulais je pourrais me lever. Mais tout le problème est là ; ce n'est pas que je ne peux pas, c'est tout simplement que je ne suis pas capable. Mon ventre m'élance horriblement. Comme je le disais, dans mes moments de lucidité, je me rappelle des souvenirs heureux. Pas le choix. Je ne veux survivre que pour une seule et unique chose; tuer Hidan. Il le mérite plus que n'importe qui dont j'ai pu faire la connaissance. Bon, je l'accorde, c'est la première fois que je rencontre un tortionnaire. Et à le voir aller, j'ai bien compris que comme tortionnaire, il est expert.

Je ne dois absolument pas lui donner satisfaction. Sinon, j'aurai perdu la partie avant même d'y avoir joué un rôle acceptable. La victime, ce n'est pas acceptable de mon point de vue en tout cas. Je le ferai souffrir autant qu'il l'a fait, mais avec plus de joie. Après tout, il ne m'en veut pas personnellement. Je ne lui ai rien fait. Mais lui oui, et j'aurai beaucoup plus à cœur son anéantissement. Oui, moi, Hinata Hyûga, je veux la mort de quelqu'un. Jamais je n'aurais pensé ça. En fait, j'ai tout faux. Je l'ai pensé après l'histoire d'Itachi. Donc, je me reprends. Je n'aurais jamais pensé ressentir un tel sentiment de haine envers un humain une deuxième fois. Il le mérite. Je suis certaine.

Je ne suis pas la première avec qui il fait de telles choses, je l'ai su tout de suite. Combien de vies a-t-il pu briser ainsi ? Je me sens devenir toute molle, encore une fois. Ma conscience vogue dans des espaces étranges où je ne rencontre personne. L'air est frais. Je ne crie plus. Cela ne sert à rien. Même si je suis égoïste en ce moment, je ne peux m'empêcher de m'apitoyer sur mon sort. Je pleure sans arrêt en repensant au visage du garçon aux cheveux rouges qui m'a sauvée à deux reprises, déjà. Cette fois-ci, ça devrait être moi qui vais le sauver, mais que puis-je faire dans cet état. J'en suis là dans ma réflexion que j'entends quelqu'un s'approcher de la porte et automatiquement je ramène mes genoux vers ma poitrine, ce qui me fait encore plus mal. Je ne suis pas une jeune vierge offerte à un dieu étrange ! C'est l'impression que ça me donne. La porte s'ouvre de nouveau en grinçant. Je ne sais pas cela fait combien de temps que mon tortionnaire est parti, mais je me doute que cela doit faire au moins quelques heures. Je prie pour ne pas voir... Hidan.

- Bonjour ma jolie, tu as passé une belle nuit ? Moi si, j'ai rêvé à ce que j'allais te faire... et je vais me déguster.

Un gémissement sort malgré moi de ma gorge, un gémissement de douleur anticipée. Mes muscles se crispent durement. Je recommence à saigner de plus belle.

- Bon alors. J'ai deux nouvelles : une bonne et une mauvaise. Laquelle veux-tu en premier ?

Quelle question stupide. Dans mon cas, on énumère les possibilités, ça ne change rien aux états d'âme.

- La mauvaise, grognai-je par automatisme.

- Tu ne seras désormais plus en ma bonne compagnie. Je suis désolé de laisser le travail inachevé. J'ai reçu le droit de m'amuser encore une petite heure avec toi, ne t'inquiète pas.

C'est la mauvaise ? Une heure et c'est tout ! Mais c'est une excellente nouvelle ! Je pousse un soupir de soulagement. Passons maintenant à la meilleure.

- Donc, la bonne c'est que quelqu'un d'autre vient me relever et ce n'est pas Kisame.

Je me fous du nom. Ils ne me disent rien, et pour moi c'est aussi pire les uns que les autres.

- On commence tout de suite ? Désolé, mon fantasme de cette nuit va se réaliser. Je suis un peu énervé, mais je te promets la meilleure souffrance du monde, dit-il tout excité.

Je ferme les yeux. Des meilleurs souvenirs, hein ? Le premier réveil aux côtés de Gaara. Ce n'était bien qu'un ami, à ce stade-là. Aaaaah ! Il fouille encore dans mon ventre. J'entends mes intestins bouger dans tous les sens, avec un bruit écœurant. J'ai tellement mal que je ne le sens presque plus. Ma douleur s'est généralisée. Je respire profondément, les joues rouges, la tête ballote. Conscience ? Qu'est-ce que ce mot étrange ? Connais pas... je flotte dans une brume, la même qui se referme sur moi très souvent, qui m'accompagne presque partout maintenant. Il n'y a que ce nom qui me revient en mémoire peu importe mon état; Gaara. Je sens que je suis attachée à lui, sinon pourquoi y penserais-je dans une situation pareille ?

Mais pas moyen de mettre un visage sur ce nom. Je sens seulement que j'ai peur pour lui, pour une raison parfaitement inconnue. Mon cœur me tiraille. Je ne sais pas si c'est physique ou mental, mais ça fait mal. J'entends un nouveau bruit; un SHLINGGG. C'est quoi ça ? J'ouvre les yeux pour voir une aiguille argentée. Il a sorti de nouveaux instruments, on dirait. Je me compte chanceuse que ses fantasmes ne soient pas sexuels, je ne serais pas capable d'imaginer le cas contraire. Déjà, je me suis fait voler mon innocence. Pas question que ça continue. Mon innocence... que j'ai été stupide. Je me suis laissée faire, encore une fois. Pas étonnant que mon père n'ait pas une bonne opinion de moi, franchement.

Plein de choses me reviennent en mémoire simultanément.

Kiba qui me démontrait un sentiment que je ne lui avais encore jamais connu; la jalousie. Je revois Akamaru danser tout autour de moi, inconscient du danger qui rôde. Sasuke en furie qui réussi à jeter son frère par la fenêtre de la chambre de ses parents. Des lèvres sur ma bouche, des lèvres tendres pleines de promesses non encore accomplies. S'il est encore en vie… en fait si nous sommes encore en vie, je ferai tout ce qu'il faut pour le garder. Ce n'est pas tous les jours qu'un garçon porte autant attention à moi tout en me sauvant la vie. Je sens flatter mon ventre sous toutes ses coutures, voulant s'assurer de mes blessures. Apparemment, il fait tout ça dans un but bien précis qui m'échappe totalement. Si j'avais seulement le temps d'y penser. Mais non. Après s'être assuré que tout est bien en ordre, vu son regard scrutateur, il se remet à psalmodier des chansons étranges qui ne me disent rien qui vaille. Normal, c'est moi qui suis étendue sur la table avec un joyeux tortionnaire qui prend plaisir à ma souffrance.

C'est vraiment le pire maniaque ! Comment des gens comme cela peuvent-ils exister sans être inquiétés. Sur le peu de peau encore sans tache et saine sur mon ventre, il dessine de curieux dessins à l'aide ses doigts fins et gelés. Ça me fait frissonner. Je me demande une chose par contre; pourquoi s'acharne-t-il seulement sur mon ventre ? C'est vraiment étrange. Ma tête roule d'un côté et de l'autre indéfiniment en prenant de grosses bouffées d'air frais, de la salive coulant sur le côté. Sinon, je suis immobile. À quoi bon, je suis en infériorité. Je m'en remets à la puissance supérieure pour rester en vie. Je suis peut-être lâche, mais il y a quand même une extrémité à ne pas devoir franchir. Toute l'horreur que je subis en ce moment tout en souhaitant pouvoir y survivre est pour une personne en particulier, dont j'ignore le sort à cet instant même. Je me dis qu'il est vivant à l'abri de tout danger, même si je sais pertinemment que c'est faux, sinon mon cœur ne s'en remettrait pas. Je me laisse donc faire par les mains de cet exécrable Hidan. Le prochain sera peut-être d'un autre gabarit.

Pour la première fois, il s'intéresse à mes cuisses et enfonce simultanément deux aiguilles très longues d'un bout à l'autre dans chaque cuisse. Mes membres font un petit soubresaut et c'est tout. Ne pas crier, c'est difficile et ça demande toute ma concentration.

- Voilà ! C'était ma dernière touche finale. Je te trouve très bien ainsi. Tu as bien ressenti la douleur quand même, ça a valu la peine de se donner du mal. Ne bouge pas d'ici, je te ramènes le quelqu'un. Il va bien s'amuser avec toi.

Il ne prend même pas le temps de se laver les mains et sort pas la porte avec un air de fierté volant sur son visage. Il a été ébloui par ma souffrance, quoi de mieux. Et moi qui pensais ne pas lui avoir donné satisfaction. Je suis déçue. Je lui aurai donné ce qu'il voulait finalement. En fait, ça m'enrage plus qu'autre chose. J'entends très clairement mon souffle résonner sur les murs qui me semblent glacés. Au bout de quelque minutes d'attente car Hidan a fait vite, un autre homme entre dans la pièce. Un homme à la longue chevelure blonde attachée en une couette haute et une frange qui traverse son visage. Je le reconnais soudainement.

- Dei… Deidera ? soufflai-je.

- Hinata, chuchote-t-il en s'approchant de la table.

- Tu… tu m'a trahie toi aussi ?

- Je fais partie de l'Akatsuki.

- Non, non non… pas toi… pleurai-je à nouveau.

- Hina… regarde-moi…

Son regard farfouille mon corps à tous les endroits possibles, évaluant mes blessures. Il se pince la lèvre en remarquant ma décrépitude avancée.

- Je ne suis pas Sasori… je n'avais pas de mission d'infiltration.

- Alors tu as recueilli des informations pour les donner à tes supérieurs ?

- Non, si je me suis lié avec toi… c'est que je t'ai apprécié. Mais en sachant ce qu'il était advenu d'Itachi, je savais ce qui allait arriver…

- Qu'est-ce… qu'est-ce que vous avez fait de Gaara…

Il prend mon visage entre ses doigts et me retourne afin que je le voie clairement.

- Ce n'est pas moi qui se suis occupé de lui, je te l'affirme. Je pense que c'est Sasori. Je ne sais pas du tout… j'ai juste reçu l'ordre de venir cet après-midi.

- On… on est l'après-midi …

J'ai totalement perdu le fil du temps, cela va sans dire, après avoir passé tant de temps enfermée ici.

- Akatsuki… je ne pensais jamais devoir me frotter à quelqu'un que j'apprécie.

- Tu es ici pour me tuer, affirmai-je sans crainte.

- En fait… pas vraiment. Je suis ici pour te faire souffrir plus que Hidan.

Plus que… plus que… Hidan ? Non, c'est impossible. Je prends une grande inspiration. Alors je dois me préparer à pire, je ne sais comment. Je vois plusieurs possibilités s'ouvrir à moi. D'autres possibilités que je n'aimerais pour rien au monde ressentir.

- Finis-en alors… je suis trop faible… mon père avait raison…

Il me regarde intensément, ne se décidant pas à me répondre, le regard lourd de sens. Il ôte sa cape noire bordée de nuages rouges. Il est habillé avec un t—shirt noir et un jean noir également. Quelle originalité.

- Vois-tu, ici on s'amuse avec nos victimes et je ne me décide pas à te le faire.

- S'amuse ? demandai-je, les yeux grands ouverts, suppliants.

- Oui… vous êtes comme des objets dont chacun s'occupe comme il le veut… mais généralement la meilleure partie c'est quand on viole…

- Si… si tu t'occupe de moi… comme ça… je n'ai aucun pouvoir de t'arrêter, concluais-je avec effroi.

Décidément, personne ne veut me lâcher. Je ne survivrai sûrement pas à une deuxième tentative.

- Tu as un corps superbe et tu me donnes envie… mais non.

Il enlève son t-shirt, le déchire en plusieurs parties longues. Il s'avance vers moi et les colle sur mes nombreuses plaies, attachant les lambeaux dans mon dos pour que ça tienne. Je le regarde avec incompréhension. Mais que fait-il, au juste ? Il essaie d'être galant ou bien de voir des plaies par lesquelles sortent mes intestins ne le ragoûtent pas trop et lui ôte le désir sexuel ? Ça doit être ça. Il ne fait pas dans la dentelle, je le vois bien maintenant. Rien ne le retient de me faire autant de mal qu'il le veut. Alors je pleure, je pleure comme si c'était la dernière fois.

- Arrête de pleurer.

Il sort un trousseau de clé du fond de son jean et me maintient les bras au-dessus de la tête en jouant avec les menottes froides qui me retiennent prisonnière. Tout d'un coup, un grand bruit retentit et c'est avec joie que mes bras sortent de leur emprise maléfique. Je peux enfin bouger ! Je suis à demi ankylosée, une chance que l'autre s'est contenté d'une certaine partie de mon corps… mon cœur n'est pas touché, ni rien d'autre, mais le plus urgent serait d'aller à l'hôpital, sans aucun doute. Du sang s'écoule de mes plaies qui ont commencé à croûter sérieusement. J'entends des bruits qui ne me plaisent pas qui viennent de l'intérieur de mon corps.

- On va faire une petite chose, toi et moi, et tout sera terminé. Promis.

Que vaut exactement la promesse d'un homme envers qui j'avais confiance, qui a pratiquement habité dans mon salon et dont la principale occupation est de violer les gens sous la torture? Pas grand-chose, je vous le dit.

- C'est très simple. Tu as fait semblant d'être endormie, tu as attendu sagement que je commence à te tripoter et tu m'as foutu le plus gros coup de ta vie entre les jambes. J'étais sonné, je ne t'ai pas vu venir, tu m'as assommé avec les menottes, m'a fouillé pour prendre les clés et tu as piqué mon t-shirt pour t'en faire des bandages temporaires. Tu vois comment c'est simple.

Il me propose un plan d'évasion ? Pour vrai ?

- Et comment ça pourrait marcher…

- Ça m'est déjà arrivé. Sauf que l'autre personne n'a pas reçu de coup de main, alors elle s'est directement fait prendre en sortant d'ici. Sauf que toi, tu as une aide inespérée je crois. Dans le couloir à quand tu sors à droite, ce sont des bureaux. C'est ici le Qg en quelque sorte, et tout le monde qui travaille et qui monte des dossiers doit avoir son bureau. À gauche, ce sont des salles comme la tienne. Tu retiens bien ce que je dis ?

J'acquiesce silencieusement. Il faut se sauver vers la gauche pour ne croiser personne…

- Je te conseille fortement de me prendre la cape et de t'entourer dedans. Vue de dois, tu pourrais ressembler à une des membres. Prends la gauche, et monte cinq étages. Tu vas arriver au rez-de-chaussée. À partir de là, tu te débrouilles seule, compris ?

Je hoche la tête.

- Bon, maintenant les choses sérieuses.

Il s'approche de moi et déchire le chandail maculé de sang, de sueur et de crasse à la hauteur de la poitrine. Il déchire le jean que je porte encore sur le côté, et se met devant moi pour observer le résultat.

- Parfait. Maintenant, je vais souffrir, mais donne-moi le coup.

- Que… quoi ?

- Le coup !

- Mais ça fait je ne sais pas combien de temps que je ne tiens pas debout !

- Fais-le, c'est tout !

Je prends mon temps pour viser le plus juste possible et avec un grand élan je lui plante le genou entre le haut de la cuisse et son entre-jambe. Pas de raison qu'il souffre inutilement s'il m'aide à sortir d'ici, tout de même. Il s'écroule, blanc comme un drap. Je crois que j'ai bien réussi. Alors je lui prends la tête et la fracasse sur le plancher avec juste ce qu'il faut de force pour qu'il soit assommé. Je lui donne un baiser sur la joue et le remerciant du plus profond de mon cœur. J'ai une idée. Et si… Je vais écouter à la porte. Ils parleront peut-être de Gaara. Si je réussis à avoir des informations, j'irai le sauver, les intestins dehors ou en-dedans. C'est compris, l'Akatsuki ? Alors je prends sa cape, bien trop grande pour moi, je le vois maintenant. Je marche sur le bout des pieds avec difficulté, étant donné mon immobilité plutôt longue. Le résultat est plutôt probant, je trouve. Je cache mes longs cheveux encrassés sous la cape également, et je me mets derrière la porte afin d'entendre un quelconque bruit du dehors.

- Tu t'occupe de notre invité, Pein ? demande une petite voix d'homme que je distingue à peine.

- Ouais…

- Bon alors je le laisse à tes bons soins.

Les pas s'éloignent, et j'entrouvre la porte afin d'apercevoir dans quel pétrin je me suis mise. Un autre jeune homme aux cheveux noirs suit Pein, les chaînes aux pieds et dans un sale état. Je ne me surprends maintenant plus à reconnaître le garçon qui m'a obligée à me ridiculiser lors de mon initiation. Deidera, Sasori, Pein.

- Tu vas faire de la bonne chair humaine pour Zetsu. Et considère-toi chanceux de ne pas être aux prises avec Kakuzu ! chantonne Pein.

L'autre ne dit rien, ne répondant pas à l'horreur proférée. Le seul œil passé par l'entre brasure de la porte est terrifié par la situation critique. Si j'ai le temps je le sauverai lui aussi. Aucun être humain ne mérite un tel traitement, peu importe quel qu'il soit. Cet homme qui va vers son destin, un destin noir et dont la fin est imminente. J'en ai mal au cœur à penser qu'il puisse subir le même châtiment que moi. Mais je dois retrouver Gaara avant ce garçon. Il y a bien des salles à découvrir dans ce lieu sombre, et je les ferai une après l'autre. Dès que je me suis assurée que personne n'adonnait dans mon champ de vision, je sors un bras drapé, puis l'autre, et enfin tout mon corps. Pas de bruit suspect, à part celles venant de mes nombreuses cicatrices. C'est dégoûtant. Je garde soigneusement les clés rangées dans une des poches intérieures. Le tissu ondoie et est réellement agréable à porter. Léger, mais qui ne laisse voir aucune parcelle de peau. Assez rigide pour ne pas que quelqu'un puisse porter attention au fait que je me déplace singulièrement du bout des pieds. La première porte. J'essaie au moins trois clés de différentes grosseurs avant de trouver la bonne. Je respire un grand coup intérieurement et l'entre-ouvre. Personne. Je referme doucement la porte sans bruit. Aller vers la gauche…. Un long couloir s'étend en longueur, des lumières scintillantes et clignotantes par intermittence l'éclairant. Une nouvelle porte. Je décide donc d'être encore plus prudente, jetant sans cesse des regards à droite et à gauche, en tenant mon ventre dont j'ai l'impression que s'échappe une énorme quantité de sang. Je suis faible, certes, mais pas sans ressources. Je tends mon oreille sur le métal froid, à la recherche du bruit décelant une présence quelconque. Encore lui ? J'entends Hidan rire, s'esclaffer sans gêne au milieu d'un concert de gémissements venant de sa victime. J'avais juré quoi, donc. Je glisse de nouveau une clé dans la serrure, qui s'ouvre facilement du premier coup. Mon bourreau se retourne vers moi.

- Ah, Karin, tu as bien fait de venir. Tu t'es teint les cheveux ? Tu as passé un mauvais quart d'heure, on dirait.

Il s'avance vers moi comme un imbécile, les yeux exorbités, la bouche fendue en un large sourire épanoui, n'ayant pas remarqué mes yeux nacrés dans l'obscurité, comme un enfant à qui l'on vient d'offrir un cadeau. Mais ce cadeau, c'est moi qui le recevrai. Sans un mot, je me mets à sa hauteur et donne un coup de main sur son nez, le cassant et le renforçant dans l'os. Pas un cri n'est sorti de cette bouche sordide. Il aime trop ça, j'ai bien l'impression. Alors je me déchaîne sur celui qui m'a fait passer par un véritable enfer sur terre, celui qui m'oblige à faire un geste afin de sauver le jeune homme étendu sur la table, saignant de partout. Je sens encore les aiguilles s'enfoncer dans ma peau, dans mes cuisses. Elles me font mal. Je m'assure, après avoir légèrement remodelé son visage, qu'il ne risque plus de se réveiller de sitôt. Cet homme est chanceux. Je suis beaucoup trop faible pour tuer quelqu'un, le faire souffrir pour vrai. Autant que lui me l'a fait.

- Tu es capable de te lever ? demandai-je à l'homme.

- Il me regarde avec stupéfaction.

- J'étais emprisonnée à deux cellules de la tienne. J'ai assommé mon tortionnaire. Prends sa cape et couvre-toi, tu t'en vas. Monte cinq étages et va-t-en. J'ai un ami à sauver.

- Le jeune garçon, d'environ la début vingtaine, bien musclé mais parsemé de petits trous sur la première moitié du corps, suis mon conseil à la lettre.

- Sois subtil, je ne veux pas que tu me fasses prendre. Regarde, sois attentif à toi ce qui se passe. Continue vers la gauche en sortant. Ne vas surtout pas vers la droite, l'avertis-je.

- Comment … dit-il se voix grave enrouée.

- T'occupes, ce sont mes affaires, d'accord ?

- Qui… c'est qui ?

- Gaara. Il a des cheveux rouges et les yeux verts, un peu plus grand que toi… il a mon âge.

- J'en ai entendu parler. Il est ici, va six cellules sur ta gauche, et tu l'y trouveras. Je te dois au moins ce renseignement.

- Merci de tout cœur, tu me fais sauver beaucoup de temps. J'y vais. Bonne chance !

En écoutant par la porte, j'entends des pas s'éloigner vers les bureaux. Sinon, c'est le silence. C'est le temps d'y aller. Je me faufile, tout en réenclenchant la serrure de la porte derrière nous. Je distingue une odeur de mort qui flotte dans les airs, la même que lorsque je me suis réveillée la première fois dans ma cellule sans ventilation. Je compte. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept... Je suis très nerveuse. Je dois me préparer au pire. À le voir dans tous les états, même dans la mort. Dans ce cas, plus jamais son assassin ne dormira sur ses deux oreilles. Je le retrouverai de toutes les façons possibles. J'ouvre tout d'un coup. La porte n'est même pas barrée. Quelle négligence. Il est là, je crois. Je ne pense pas que ce soit un mirage ou une projection, mais il possède une aura blanche, dénuée d'expression, presque de vie. Je souhaite de toute mon âme qu'il aie survécu aux mauvais traitements. Pourtant, il n'a pas tant de blessures physiques. Il est écorché en grande partie du bras droit, la peau mise à part sur un plateau d'argent, on dirait une mauvaise blague. Je me retiens de vommir. De toute façon, je n'ai rien à régurgiter. Cela fait beaucoup trop de temps que je n'ai pas mangé. Quelqu'un apparaît soudain derrière moi. Une odeur inconnue.

- Tu as essayé de le toucher, Karin ? Tu devrais changer ta cape, elle est pleine de sang. Ne t'approche plus, je pense qu'il est vraiment furieux, me dit la voix inconnue.

Passons en revue les membres déjà connus : Pein, Deidera, Sasori, Itachi, Kakuzu, Zetsu, Hidan, Karin… Je n,en connais pas d'autres pour l'instant. Ceux que je n'ai pas vus encore : Karin, mais je lui ai piqué son identité temporairement, Kakuzu et Zetsu. Les deux derniers, selon les dires de Pein, ne sont pas les plus enclins à la miséricorde. Ne pas dire un mot. J'essaie de ne pas montrer que je sue à grosse gouttes sous la cape déjà trempée. Je me tasse de sur son chemin, et veux sortir par la porte sans qu'il ne s'en rende compte pour le moment. Je me dirige à pas fins, sans voir vers où je vais, mais mes repères me disent que bientôt je serai sortie d'affaire. Je dois trouver au moins une arme, car celui-ci ne me laissera pas faire aussi facilement que Hidan. D'ailleurs, je suis déjà chanceuse qu'il ne se soit pas encore réveillé. Je le saurais, l'alarme serait déjà sonnée. Et personne n'a semblé se préoccuper de mon sort, puisque Deidera n'a pas été découvert non plus. Je sors rapidement, sans faire de bruit, en entendant encore la voix me parler au travers de la porte :

- Karin, tu t'en vas ? Ahhhh… tu as entendu dire qu'il était de ton goût, hein ? Je te le laisserai après si tu veux.

Un long frisson me parcourt l'échine… après… je le veux, mais je n'attendrai pas que tu en finisse avec lui. Nom d'un nécrophile, à quoi il a pensé ce tordu ? Je ne savais pas qu'une femme pouvait être réellement attirée par ce genre de chose. Je longe de nouveau le couloir en sens contraire, cherchant la cellule sans bruit, évitant celle dont j'avais déjà visité l'occupation. J'entre donc dans la troisième. Personne, comme prévu. Il n'y a rien non plus. Ça veut dire que… je dois aller en chercher directement dans les bureaux, à mes risques et périls. Karin, Karin… J'espère vraiment ne pas la croiser, sinon ma couverture est fichue ! Je dois chercher «mon» bureau. Il y a beaucoup plus de chances que je trouve quelque chose à ma taille. C'est sûr, les noms ne sont pas écrits sur les portes, comme sur des bureaux normaux. Sûrement au cas où quelqu'un s'échapperait ou une visite incongrue.

Alors, seule solution selon ma conclusion, je dois écouter aux portes, comme à chaque fois. Je passe devant chaque, m'arrêtant souvent dans la peur que quelqu'un ouvre et s'aperçoive de la couleur inhabituelle de mes yeux. J'entre dans la première inoccupée. J'ai la frousse. Je me retrouve dans un repaire de gens qui tuent, violent sans scrupules, possèdent des bureaux de permanence, ont une certaine immunité, ils me semblent toujours autant intouchables même après deux KO des Akatsuki. Je ne suis qu'une faible femme, s'est tout, et surtout je suis seule. On ne m'a jamais préparée à une telle chose.

Je suis très malheureuse, je m'affaisse sur la chaise de cuir qui roule sur elle-même. Je suis simplement terrifiée. J'ouvre les trois tiroirs des bureaux, avec des outils plus que salvateurs pour moi. Des stylos, en quantité infinie. Un rapala, couteau fait par les amérindiens afin de dépecer de la viande, encore dans son étui de cuir. Une trousse de scalpels de médecins. Je prends le tout et le fourre dans mes poches intérieures. Je ne fais même pas attention à ce qui m'entoure, je ne regarde pas le bureau qui semble décoré assez richement. Je sors après avoir vérifié l'absence dans le couloir. Parfait. Donc, je retourne avec mes outils de destruction au lieu de torture. Cette fois-ci, j'oublie ma timidité et ma prudence. J'ouvre la porte et tire un des scalpels préalablement affilés dans la cape devant moi. J'entends un bruit, un corps qui tombe, des gémissements. Mais tout est noir, je ne vois rien .

Merci de vous être rendus jusqu'à cette fin de chapitre !

Il a été plus long à écrire, le manque d'inspiration s'est fait sentir rapidement, mais dans mes cours on dirait que j'écris prolifiquement, alors je vais continuer sur cette voie sage ( pour vous ) .

En même temps j'aimerais savoir si il y a quelqu'un à qui ça tente de devenir mon ( ou ma ) bêta-lecteur(trice) !

ET SURTOUT, je veux savoir si quelqu'un voudrait faire un fan-art sur cette fiction ( si jamais vous avez de l'inspiration... )

Commentaires, s'il-vous-plaît ! ^^