Mercredi 22 janvier


14H30 - Salle de classe 210
Fond de couloir 2ème étage



Elle entra dans la pièce sans la moindre difficulté. A croire que cette journée était faite pour se dérouler sans une égratignure. Pour la première fois depuis bien longtemps, le plan de Shikamaru s'était déroulé sans imprévu. Tout allait à merveille. Mais elle ne pouvait se résoudre à cette idée.
Au son de la musique qu'elle entendait dans son oreille qui se lisait dans leurs QG, la jeune fille envoya son pied dans le visage du terroriste sans la moindre pitié et le poussa face au mur, son arme visée sur sa tempe. Elle laissa Kiba se charger de le ligoter. Toujours impassible, elle se tourna vers ses autres collègues justes derrière et avança dans leur direction.

Ses nouveaux moyens de communication que leurs avaient fourni Kakashi étaient une bénédiction, comparé aux talkie-walkie qui les avaient plus souvent mis en danger et dans la confusion qu'aidé, plus discret, plus compact, plus léger et tellement plus simple, il leurs changeaient la vie.
La musique l'entraînait, elle avait trouvé ça étrange au début, mais Shikamaru avait fait part de ses motivations sur le sujet : elle lui permettait de se détendre et de réfléchir plus vite en cas de problèmes. Ils avaient accepté sans broncher, après tout, ça ne pouvait que leur faire du bien, mais en entendant l'aire et le rythme parfois étrange du son de Queen, Sakura ne pouvait s'empêcher de sourire par moment.
Son regard croisa celui de Sasuke à ce moment, il était apparemment sur la même longueur d'onde que celle-ci. Et en regardant autours d'elle, elle ne put que remarquer que tous était plus détendu qu'a l'accoutumé. Elle aurait pu mettre ça sur le compte de l'habitude, qu'à force de faire ça ils s'habituaient. Mais on ne s'habituait pas à ce mode de vie. Shikamaru avait eu une idée encore une fois brillante. La musique apaisait les meurt. Et celle-ci les détendait, peut-être était-ce pour cela aussi que tout se passait si bien.

Enfin jusqu'à présent. La musique baissa en fond et la voix de Shikamaru se fit entendre.

- La garde a été relevé et ils sont plus nombreux que prévu, à croire qu'il sait que vous êtes là.
- Ça serait possible, cet homme a des yeux partout, et puis ils nous avait prévenu, il sera intransigeant.

Oui, il les avait effectivement bel et bien averti après la dernière tentative de libération ayant légèrement dérapé. Il s'était amusé à les effrayé, mais il serait plus stricte, le message de la veille leur avait assez bien fait comprendre.

« A la moindre tentative de votre part je n'hésiterais pas à me venger sur qui de droit... » disait son message vidéo. Mais ils n'avaient pas pris sa menace au sérieux. Ils ne pouvaient pas. Ils n'allaient pas rester là bêtement après tout ce qu'il s'était passé juste avec un stupide message que leur avait envoyé leur ennemi. Et puis que fallait-il comprendre au juste ? Se venger sur qui de droit ? Ne s'était-il pas assez venger comme ça ? Ino, Kankuro, qui étaient les suivants ?
Ils en avaient conclu que s'ils restaient ou non, la situation serait toujours là même, c'était à eux de faire attention. Point.

Elle le savait, Shikamaru était en train de calculer toutes les possibilités possibles pour les faire tous sortir de cette salle sans engendrer de blessés, mais ils n'avaient pas le temps devant eux.
Et comme à chaque fois que le temps l'a pressé s'est dernier temps, Sakura eut une idée, une idée complètement loufoque.

- Je sors, je les attire et je les fais monter sur les toits. Ils me suivront forcément, Orochimaru me veut plus que tout apparemment. La porte de l'autre côté du bâtiment pour accéder aux toits a qu'à être déverrouillé, je la refermerais derrière moi juste avant que les terroristes ne puissent l'atteindre. Je cours vite, très vite ! Tous les terroristes de l'étage voir plus vont se précipiter après moi, je connais les lieux mieux que eux, je les emmèneraient tout en haut pour que vous ayez le temps de faire passer tout le monde sans être vue et l'affaire et dans le sac !

Sasuke et Naruto froncèrent les sourcils. Pourquoi fallait-il sans cesse que cette idiote se mette dans des situations plus dangereuses à mesure que les jours passaient.

- C'est complètement fou ! s'énerva Naruto.

- Pas tant que ça. Leurs fit part Shikamaru de l'autre côté.

- Ne commence pas à te mettre de son côté Shikamaru. Souffla Sasuke.

- Réfléchissez, Orochimaru veut Sakura vivante, il a dut donner des ordres bien strictes à ses hommes, il ne peuvent pas la tuer. Ils éviteront donc de lui tirer dessus.

Elle resta silencieuse, les regardant se battre tous ensemble verbalement, pesant le pour et le contre.
Son idée plaisait, elle le voyait bien. Mais les deux hommes de sa vie ne pouvait se résigner à laisser une nouvelle fois la rose se mettre autant en danger.

- Je viens avec toi. Avaient-il dit d'un seul homme.

Elle pouffa bêtement, comme une collégienne et leva les yeux au ciel.

- Vous n'êtes pas assez rapide, vous ne feriez que me ralentir et le but n'est pas de se faire attraper !

- Elle marque un point.

Kiba était de son côté, elle le voyait bien, depuis les derniers évènements, elle pouvait toujours compté sur le soutien du jeune homme. Il lui vouait une confiance totale. Elle le remercia d'un sourire complice.

- Hors de question qu'elle y aille seule.

- Moi je pourrais l'accompagner.

Tous les regards se tournèrent vers les otages et plus précisément sur une jeune homme étrange au cheveux bleu.

- Qui es-tu ?

- Suigetsu, il était... es dans ma classe dans certains cours. Les informa Sasuke.

La jeune fille le regarda de haute en bas. Il était assez fin et grand, apparemment plutôt apte à courir assez vite, mais elle ne le connaissait pas et ne comprenait pas pourquoi il se mettrait dans une telle situation.

- Et pourquoi ferais-tu ça, le but et que tu sorte d'ici, pas que tu y meurt. Dit-elle.

Il se releva nonchalamment, et s'avança.

- Premièrement, qui vous a dit que je voulais qu'on me sorte d'ici. Il eut un sourire carnacié, affichant toutes ses dents, étrangement pointus, la rose pencha la tête attentive. Et ensuite, vous ne vous êtes jamais dit que certains d'entre nous voulaient peut-être aussi être utile à votre cause ?

Il posa brièvement deux doigts sur le front de la rose mimant une arme sur sa temps. Elle loucha sur ceux-ci avant de sourire. Apparemment, le jeune homme était assez fêlé, et n'avait rien à perdre, mais il l'amusait, il lui ressemblait assez, personne n'aurait envie de participer à ce qu'elle était sur le point de faire en vérité, mais lui le faisait gratuitement. Ils avaient le même gout du risque. Elle pencha la tête alors qu'il baissait sa main, attendant la suite.

- Et puis, je fais partie du club d'athlétisme depuis que je suis petit, donc je ne te cache pas que le course, ça me connait, je ne serais donc pas un poids pour toi, fillette, ça pourrait même se retourner contre toi.

Elle resta silencieuse. Mais une aide supplémentaire ne pouvait que leurs être bénéfique, et puis si quelqu'un l'accompagnait, elle savait que les garçons seraient moins récalcitrants à la laisser partir.

- C'est pas faux.

Elle eut le temps de voir le sourire satisfait de ce Suigestu avant de se tourner vers les autres.

- Après tout, il court vite d'après ce qu'il dit et on ne peut pas l'obliger à sortir si ce qu'il veut c'est nous aider non ?

- C'est vrai que ça ne nous était jamais arrivé, mais on a fait le même choix nous aussi par le passé, on ne peut pas l'en empêcher. Argumenta Temari.

Elle la soutenait, Sakura l'en remerciait par le regard, depuis la mort d'Ino, Temari et elle s'était « réconcilié » et la blonde se montrait plus avenante envers la rose. Elle s'était rapproché.
Sasuke leva les yeux au ciel. Elle était parvenu à ses fins et c'est tout ce qu'elle voulait. Il le savait. Mais il ne pouvait s'empêcher de se faire un sang d'encre pour elle. Elle le fixa intensément. Elle attendait son approbation, un signe, n'importe quoi. Sasuke le lui donna et ses épaules s'affaissèrent.

- On fait comme ça. Shikamaru, prévient nous quand la porte est ouverte et on y va.

-Très bien.

Le signal fut coupé, le temps qu'il se connecte aux autres.

- Je veux rester moi aussi !

- Décidément ! Karin c'est ça ?

Temari soupira en s'approchant à son tour. Elle connaissait la jeune fille vraisemblablement. Sakura ne la connaissait pas plus que ça, mais en faisant plus attention elle se rappela d'elle. Brièvement aperçu dans les couloirs, elle courait toujours après Sasuke avec un groupe de fille. La rose croisa les bras. Elle n'était pas sûre que les intentions de la rousse soit les bonnes, mais ils avaient accepté Suigetsu sans faire plus d'histoire, ils ne pouvaient pas empêcher une autre personne de vouloir les rejoindre sans raison.
Elle vira son regard sur Sasuke, apparemment blasé. Elle fut rassurée. Ils partageaient les même appréhensions. Et puis Sakura n'avait pas de soucis à se faire sur la situation, ce n'était pas le bon moment et c'était déplacé. Elle fit un signe de la main à Suigetsu pour qu'il la rejoigne au fond de la salle, le temps de lui passer quelques affaires : armes, oreillette et quelques consignes au cas où quelque chose ne se passait pas comme prévu qu'ils ne se retrouve pas sans rien.
Elle lui expliqua aussi brièvement par où elle voulait passer histoire d'être raccordé.

Quand Shikamaru leur donna le feu verts, ils préparèrent leurs affaires. Kiba donnait les instructions aux otages qui allaient être évacués. Ils devaient absolument marcher à quatre pattes pour se protéger des médias. Si les images étaient diffusés en direct, ce qui allait surement être le cas vue ce qu'allait faire Sakura et Suigetsu, ils ne devaient pas être vue où Orochimaru se rendrait compte de la supercherie et les arrêteraient immédiatement. Tous étaient silencieux mais paré. Ils stressaient, mais ils savaient qu'ils pouvaient leur faire confiance et qu'au bout du chemin, la liberté les attenaient.

En accrochant son couteau à sa ceinture, Sakura sentit une présence derrière elle. Sasuke. Le jeune homme ne lui laissa pas le temps de dire le moindre mot rassurant et l'embrassa. Ce fut doux mais brutal à la fois. Il avait peur, elle le savait, mais elle aussi. La peur était toujours présente, à chaque instant. Ses lèvres se décollèrent, elle passa sa main sur sa joue assez rude dut à sa repousse de barbe.

- On se retrouve au QG.

Il la fixa intensément, comme pour garder son image à tout jamais dans son esprit.

- Tu as intérêt à revenir où c'est moi qui vient te chercher femme !

Elle rigola brièvement, se mit sur la pointe des pieds le temps de poser ses lèvres sur les siennes.

- Je serais là.

Il la laissa partir, bien qu'il n'aimait pas cette sensation, en retournant à sa place, il fusilla Suigetsu du regard, espérant quand le message était passé. Sakura était à lui et il n'avait rien dit précédemment, mais il n'avait pas tellement apprécié cette petite scène grotesque qu'il avait fait quelques minutes plus tôt.

Elle se détoura pour se retrouver face à Naruto cette fois-ci. Il ne lui fit pas de long discours, il la fixa juste dans les yeux, lui serrant les épaules, elle lui sourit en retour.

Ils étaient prêts, plus rien ne les retenaient, il était temps de lancer l'assaut avant que l'ennemie ne le fasse par lui-même. Mais avant qu'elle ne puisse toucher la porte, elle fut stoppée, par les otages eux-mêmes.

- Merci.

Sakura les regarda puis sourit. Elle ne voulut rien dire de plus et puis qu'aurait-elle pu dire. Tout se jouait dans le regard et dans l'attitude, Sakura leurs montraient chaque jours qu'elle était là pour eux et encore une fois elle en faisait les frais en se mettant encore en première ligne et ils le savaient.

Se fiant aux indications de Shikamaru qui suivait les images des caméras du couloirs, Sakura ouvrit doucement la porte. Ils étaient de dos, elle sorti sans un regard en arrière juste un geste, levant le poing au ciel vers les otages, elle disparue rapidement dans le couloir, suivi par Suigetsu. La porte se referma, plus bruyamment. Les terroristes se tournèrent d'un seul coup, Sakura regarda Suigetsu avec un faux air étonné et se mit à courir vers l'escalier. Une fois le mur passé, les coups de feu vains se firent entendre, puis des pas. Tant mieux, ils attireraient plus de monde.

- Ils sont tous rentré dans le jeu. Dépêchez-vous ! Ils sont juste derrière. Pour les autres, le couloir et vide, c'est le moment.

Sakura sourit, ses idées avaient souvent du génie. Ils montèrent les escaliers à la volée. Suigetsu la surpassant légèrement, elle n'était pas à la ramasse, mais effectivement il n'avait pas menti sur ses capacités.

Une fois arrivé au dernier étage, le jeune homme enfonça la porte. Ils arrivèrent sur le toit. La lumière du jour les aveugla. C'était la première fois pour Suigetsu qu'il respirait de nouveau l'aire frais de l'extérieur depuis un bon bout de temps. Il s'immobilisa, la tête levée vers le ciel, comme éblouit. Il pouvait de nouveau sentir la chaleur des rayons du soleil même en cette période, mais il accueillait aussi le froid glaçant du vent de l'hivers qui lui hérissa les poils avec grand plaisir. Il était comme paralysé. Il avait laissé tomber l'idée de sortir un jour de la salle dans laquelle il avait été pris en otage.

Un bras sur les yeux pour se protéger des rayons du soleil, Sakura referma la porte rapidement faisant le plus de bruit possible pour confirmer leur position aux terroristes qui les suivaient. Son regard se tourna vers l'autre bâtiment d'en face, les journalistes avaient suivi l'action et étaient aux aguets, filmant, flashant de tout part. Essayant même de leurs crier des phrases incompréhensibles avec le vent qui lui frappait les oreilles et la distance. Elle se retourna vers son nouvel acolyte. Il était perturbé, elle le comprenait, mais ils n'avaient pas le temps pour cela. Elle attrapa la main de Suigetsu pour le tirer à sa suite.

Une centaine de mètres les séparaient des terroristes lorsqu'ils arrivèrent à leur tour sur le toit. C'était gagné d'avance, mais alors qu'ils commençaient à ralentir, sûr d'eux, l'un des terroristes fit une chose qui étonna les deux jeunes gens, il sorti une grenade. Sakura le vit la dégoupiller et la balancer dans leur direction avec un grand geste du bras puissant. Sakura et Suigetsu accélérèrent la cadence, apeuré par la tournure des évènements et ne sachant pas la proportion que pouvait prendre les flammes.

Quand la grenade explosa, leurs corps sautèrent et furent propulser en avant par la puissance de celle-ci. Ils atterrirent à quelques mètres plus loin, légèrement sonné par la puissance et la force de cette arme qu'il n'avaient jamais eu l'occasion de voir à l'œuvre et de tester.
Suigetsu fut le premier à se lever pour analyser l'ampleur des dégâts. Un énorme trou les séparait des terroristes. Ils avaient détruit une bonne partie du dernier étage de l'établissement B.

Apparemment personne ne l'occupait. Habituellement réservé aux logements des professeurs, ceux-ci avaient dut être vidés aux cours de l'attentat.

Mais à présent les terroristes de l'autres côté ne pouvaient plus rien contre eux. Eux aussi sonnés par la puissance de la grenade ils étaient affalés au sol, mais pas mort. Il sourit.

Ce fut le bruit de foule à l'opposé qui lui fit tourner la tête. Il se pencha, aidant Sakura à se releva, assez secouée par cette voltige improvisée, mais en bonne état tout de même. Elle avait les bras égratignés par son atterrissage sur le sol bétonné du toit et une légère entaille sur l'arcade sourcilière gauche. Mais tout allait bien. Elle tremblait légèrement, tout comme le jeune homme. Mais c'était son corps qui parlait sous le peur et l'adrénaline. Il la soutint jusqu'au rebord, voulant découvrir la provenance de toutes ces acclamations, et il fut éblouit par le monde qui se trouvait devant le bâtiment attendant que les otages soient libérés et par les forces de police reliés au-devant.

Il ne parvenait pas à croire que tout ce monde pouvait être resté ici depuis le premier jour de la prise d'otage en soutien pour eux. Il devait y avoir des familles, mais aussi des amis, des connaissances, comme des inconnus, venu par curiosité. Enfermé dans sa petite salle depuis des jours, le jeune homme n'avait pas pu observer l'effet qu'avait eu la prise d'otage autours de lui. Il avait été dans l'ombre bien longtemps, coupé de toute communication et nouvelle, n'espérant qu'une chose : pouvoir sortir. Il s'était senti seul, abandonné et plus abandon é que personne au côté de ses camarades de classe. Il ne voyait pas à quel point il était aidé et supporté, il ne voyait pas à quel point les gens étaient là pour eux.
Il prenait à peine conscience de ce qu'était devenu le monde réel et n'en voyait qu'une partie. Mais il commençait à se rendre compte du rôle qu'il venait de jouer dans toute cette histoire.

Sakura le secoua et pointa du doigt un point juste sous eux. La grande entrée, là où les otages, ceux desquelles ils faisaient encore parti il y a quelques minutes, sortaient au compte goutte et étaient pris en charge par les force de police et médecin pour être dirigé vers une grande tante plus loin.
Il n'avait pas de regret, non il était fier. Il tourna la tête vers Sakura y lisant la même expression que le sienne sûrement. La satisfaction. Ils se sourirent puis rigolèrent, prit par l'adrénaline.
Sakura leva le point vers l'extérieur, regardant les civils et il en fit de même. Une victoire de plus pour eux, une victoire dont il faisait à présent parti.

16h00 - QG d'Orochimaru

Orochimaru ne pouvait être que spectateur de ce qu'il voyait. Regardant pour une énième fois les images de ce qu'ils s'étaient passé quelques minutes plus tôt il observait sans rien dire. Les terroristes devant lui n'étaient que excuses et plaintes. Il les écoutait se lamenter en expliquant ce qu'il venait de se passer, tentant de se trouver des excuses plus vaines les unes que les autres. Ils étaient des incapable, voilà tout. Ils avaient failli encore une fois. Ne daignant même pas les regarder il fronça les sourcils, les images de la télévision l'accaparant bien trop quand elles zoomèrent sur une Sakura, souriante, fière d'elle levant le poing en signe de victoire. Une victoire nouvelle qu'il n'acceptait pas. Sa rage muette augmenta encore une fois. Il voyait cet échec qu'il venait de subir dans les yeux d'une rose bien trop enjouée.

- Vous avez échoué donc.

Les terroristes ne dirent plus un mot. Un silence pesant s'installa alors qu'Orochimaru levait son arme péniblement et avant de tirer sur l'un d'entre eux sans un regard. Les autres n'osèrent pas bouger. Effrayés. Voilà ce que leur faisait ressentir le serpent, la peur. Sans attendre un signe de celui-ci ils sortent de la pièce sachant que l'entrevue était finie et qu'il ne valait mieux pas rester au risque de leur vie.
Orochimaru lève les yeux au plafond. Il était énervé mais commencé à être fatigué. Se redressant il tape les numéros d'un portable sur son téléphone. Kabuto lui répondit rapidement.

- Vient dans mon bureau, je pense qu'il est temps de discuter sérieusement de ce que l'on doit faire.

Le pire était encore à prévoir.

17h00 - QG des réfugiés

La soirée avait commencé doucement, au retour de Sakura et Suigetsu, tous avaient fêté leur nouvelle victoire. Le sourire planait sur le visage de quasiment tous. Karine avait su prouver qu'elle était utile aux autres grâce à ses connaissances en médecine. Malgré sa petite réputation et son image de quiche, la rousse cachait d'impressionnantes connaissance dans le domaine. Elle avait d'ailleurs pris en charge Sakura pour soigner sa fracture ouverte à l'arcade sourcilière qui pouvait apparemment s'aggraver si on ne s'en occupait pas sérieusement et de ce fait la déranger plus tard.
Malgré l'ambiance, ils restaient tout de même sérieux.

- Ce qui m'intrigue, c'est la raison pour laquelle ils vous ont attaqué à la grenade, je croyais qu'Orochimaru te voulait vivante Sakura. Réfléchit Shikmaru à haute voix.

- J'ai dut en énerver plus d'un en tentant de tuer certains des leurs la dernière fois.

- T'as tenter de les tuer ?

La question de Suigetsu n'eut jamais de réponse. Tout le monde se tut. Personne n'avait reparlé de ce moment où Sakura avait faillis passer de l'autre côté. C'était sujet tabou. Ils avaient compris ses motivations et son état à ce moment mais n'avait préféré pas revenir sur le sujet.
Mais Sakura ne parut pas perturbé. Elle tenait le coup. Karin avait fini, le picotement incessant dans son crâne la chamboulait un peu et l'avait exténué. Elle était fatigué. Il était temps pour elle d'aller se reposer, si elle avait bien appris une chose aux fils des jours qu'elle passait ici, c'était que son sommeil était plus important que ce qu'elle ne lui accordait. Elle détestait ça, mais elle en avait besoin.
Elle se mit doucement debout et leva les bras en s'étirant mollement. Son corps ne suivait plus.

- Je vais aller me reposer. On reviendra sur tout ça plus tard, si Kakashi appelle vous savez quoi lui dire.

Sasuke la regarda en souriant. Il venait de réaliser une nouvelle fois que même abîmé et balafré, elle restait plus belle et plus forte que n'importe quelle fille qu'il avait pu rencontrer dans sa vie. Elle était magnifique à chaque instant.

Son meilleur ami à sa droite surprit ce sourire. Il se retint de lui balancer une réflexion bien placer. Il connaissait leur relation à présent et en les voyant, il se demandait comment il n'avait pas pu le voir plus tôt. C'était évident. Ils s'aimaient. Et Naruto le lisait dans les yeux de Sasuke à chaque fois qu'il regardait la Rose. Jamais il n'aurait cru ça possible par le passé. L'idée d'une relation entre les deux n'avait jamais effleuré personne même pas eux. Ils étaient tous les deux amis, savaient ce que l'un voulait de l'autre et la seule chose qui les reliaient vraiment, c'était lui-même. Naruto. Il était la troisième personne de ce trio qu'ils formaient. Inséparable juste grâce à lui depuis de nombreuses années. Il le savait, à l'époque, Sasuke et Sakura s'appréciaient, mais ils ne se serraient surement jamais parlé si Naruto ne tenait pas cette place dans leurs vies.

Et les voire aujourd'hui de la sorte. Il aurait dut être choqué. En faire tout une histoire, le crier sur tous les toits, parce que oui, ça aurait été la nouvelle de l'année. Mais l'esprit actuel faisait que ses humeurs n'étaient pas les mêmes. Il pouvait juste être qu'heureux de les voir tous deux comme ça, sans vraiment pouvoir dire quoi que ce soit.
Sakura était de sa famille, sa petite sœur, et jamais il ne l'avait vue autrement depuis longtemps. Il l'aimait, Dieu oui qu'il l'aimait. Elle était plus importante que n'importe qui à ses yeux, même plus que Sasuke malgré le lien qui les unissaient. Au début oui, ses sentiments le perturbaient, il ne savait pas comment les expliquer ni ce qu'il devait en penser. Il lui avait fallu du temps pour comprendre que ce n'était rien de plus que fraternel. Il n'était pas jaloux, pas du tout et il était même rassurer. Parce qu'il savait que dans les mains de Sasuke, Sakura était doublement protégé et c'est tout ce qu'il voulait, la protection de Sakura surtout par les temps qui couraient.

Son regard vrilla sur la rose, qu'il surprit à échanger un regard amusé avec Sasuke, elle l'avait grillé en plein reluquage. Elle était belle, il comprenait Sasuke, et Sakura n'aurait pas été Sakura, que lui aussi se serait battu pour son cœur. Mais elle était surtout épuisée, il le voyait, tout le monde le voyait. Elle ne prenait jamais le temps de s'occuper d'elle.

Mais pour une fois qu'elle était prête à se reposer de son propre grès, on ne lui en laissa de nouveau pas la possibilité.

L'ordinateur principal grésilla, Shikamaru tenta de baisser le volume ou même de reprendre le contrôle, mais à chaque fois qu'Orochimaru parvenait à pirater leur PC il ne pouvait rien faire d'autre que d'observer ce qu'il avait à dire.

Sakura baissa les bras et se rapprocha à pas de loup, tandis que Neji et Sai se positionnaient devant la porte d'entrée au cas où tout cela ne serait qu'une diversion pour rentrer dans leur repère. Ils étaient organisés maintenant, ils avaient tout prévu. Pour toutes les situations. Chacun avait son rôle à jouer.

Seuls Suigetsu et Karin étaient complètement perdu.

Mais peut-être aurait-il mieux fallut que ce soit un guet-apens plutôt qu'un simple message de Orochimaru.

L'image était floue, mais elle se stabilisa et bientôt ils purent nettement voir un jeune garçon ligoté assis sur une chaise de classe simple. La pièce était vide et sombre. Sasuke put remarquer quelques terroristes posés autours de l'otage, armés plus que nécessaire face un gamin de cet âge est dans cet état. Mais il n'eut pas le temps de tenter de voir de qui il s'agissait que Naruto le poussa, se rapprochant de l'écran, prit d'une panique soudaine.

- Non, non, non.

Le brun chercha dans le regard de la Rose une explication. Mais celle-ci ne put rien lui dire, elle était tout aussi perdu. Ils l'étaient tous d'ailleurs. L'otage avait les yeux bandés et avec l'obscurité de la pièce ils ne parvenaient qu'à peine à voir son visage. Seul Naruto avait apparemment la réponse que tous cherchaient et elle n'avait pas l'aire de lui plaire. Mais ils ne voulaient pas le brusquer. Elle ne put que le regarder, inquiète.

La voix d'Orochimaru se fit enfin entendre. Il n'était pas dans le pièce.

« Je pensais que certains d'entre vous avaient compris que j'arrêtais de rigoler. Mais pas tous. J'en ai assez de m'attaquer toujours aux même personne, un peu de diversité me fera le plus grand bien, je ne voudrais pas que vous vous ennuyiez ou pensiez que je fais du favoritisme.
Mais je reviendrais vers toi ma petite Sakura, sois en certaine, ne soit pas réconforté pour autant. Surtout après ton petit cinéma de cet après-midi. »

Elle grimaça d'exaspération. Qu'est-ce qu'il pouvait en faire des tonnes. Son ton théâtral l'agaçait plus que tout. Elle en avait assez de ce fou qui s'amusait plus qu'autre chose de la situation pour en faire un jeu dont il se croyait le chef.

« Aujourd'hui, je m'attaque à toi Naruto. Peut-être le sais-tu déjà si tu as de bons yeux. Il s'agit bien de ton jeune amie Konohamaru installé juste devant toi à l'écran. »

Hinata plus loin derrière poussa une plainte de surprise. Maintenant ils savait tous ce que Naruto avaient compris depuis le début.

Konohamaru était ce qui se rapprochait le plus d'un membre de sa famille. Il avait toujours connu Naruto. Baladé de familles d'accueil à maison de discipline, il avait souvent eut l'occasion de se croiser. Mais ce fut plus jeune dans une famille où ils furent tous les deux adoptés pendant six mois que les deux garçons avaient pu lier se lien quasi fraternel. Le jeune garçon toujours en quête de supériorité par rapport au blond était sans cesse en compétition avec lui pour tout et n'importe quoi, que ce soit en sport, sur la scolarité ou même sur les conneries. Il était un mini Naruto. Et c'est cette rivalité qui les liés aussi. Naruto ne le prenait jamais au sérieux, le vannait à chaque instant mais il le portait dans son cœur tout comme il pouvait en avoir accepter d'autres. Naruto avait cette facilité à accorder son amour aux gens, un amour toujours partagé, même s'il était parfois masqué.

Sakura et Sasuke qui avait souvent l'occasion de le croiser, courant toujours après le blond, avait déjà pu remarquer des traits de caractères commun aux deux garçons. Konohamaru, à force de traîner avec Naruto, prenait les mêmes tiques, les mêmes gestes et les mêmes répliques, c'était plutôt drôle à voir, même si selon eux, Naruto n'était pas forcement le meilleur mentor. Aux yeux du jeune garçon il l'était et bien plus même. Parce qu'ils s'étaient adopté l'un l'autres et que pour Konohamaru, Naruto était ce qui se rapprochait le plus d'un grand frère, qu'il aurait toujours aimé avoir.

Orphelin à l'âge d'un an, ses parents étant mort dans un violent accident de la route, ce fut son unique parent, son grand père qui prit la charge de Konohamaru. Mais le vieil homme, bien que réputé dans le pays comme un des meilleurs anciens ministres qu'il ait connus, avait passé l'âge de s'occuper d'un petit garçon et surtout avait vécu sa vie. Il fut interner pour des raisons de santé dans une maison de retraite quand Konohamaru eut à peine atteint les 5 ans. Et sans personne pour l'adopter dans sa famille assez excentrique, il fut déposé en orphelinat. Le jeune garçon avait renié les autres membres de sa famille, tous plus cupides les uns que les autres, il avait été dégoûté de tous, mais il vivait le sourire aux lèvres. Il était fort, c'était indéniable.

Mais il était surtout fortement lié à Naruto, et Orochimaru venait de toucher une corde sensible dans le plus grand des calmes.

« Tu as un lien tout particulier avec le jeune Konohamaru apparemment. Ah merci les dossiers de l'établissement et les employés de celui-ci pour leur travail assidu sur chacun des élèves de cette école, ils sont vraiment très impliqués dans leur travail pour savoir tous ses détails.
J'ai tout lu sur vous deux, c'est assez émouvant d'ailleurs, toi et lui avez subits de rudes épreuves, c'est si excitant de se retrouver dans une situation pareille, tu ne trouves pas ? »

Orochimaru eut un petit rire malsain et surfait. Sakura lâcha l'écran de vue pour se tourner vers Naruto. Celui-ci était en transe, il ne disait rien, ne bougeait pas, mais elle voyait dans ses yeux, toute la rage qu'il contenait pour ne pas exploser.

« Suis-je bête, tu ne peux pas me répondre. Et de toute façon qu'est-ce que j'en ai à faire des ta réponse. Soit, écoutes moi bien jeune Uzumaky, je sais que tu tiens à ce gamin, et je sais aussi que tu es un des chefs de cette équipe de jeune dérangés. Tu me connais, tu sais que je n'aime pas que l'on compromette mes plans, mon but et donc de me débarrasser de vous tous, en commençant par ceux qui mènent la danse.
Je vais être claire, retrouves moi ce soir à 18 heures au troisième étage et nous procéderons à l'échange. Le gamin, contre toi, sans violence, sans sang, juste un échange de bon parti dans le plus grand des calmes et dans le jovialité.
Tu as une heure pour réfléchir et faire tes adieux, si tu n'es pas là à l'heure du rendez-vous. Je le tue. »

L'ordinateur s'éteignit et tout fut coupé. Le silence revint dans la salle et personne n'osa l'interrompre. Cette journée avait si bien commencée, ils avaient libéré une nouvelle classe, personne n'était blessé et tout le monde avait le sourire aux lèvres. Ils s'étaient senti poussé des ailes et Orochimaru venait de tout briser de nouveaux.

- Qu'aucun d'entre vous tente de m'en empêcher.

Certains auraient voulu répondre, lui dire que c'était du suicide, sûrement un piège. Mais personne ne fit rien. Ils ne pouvaient pas lui dire non. L'empêcher de tenter le tout pour le tout pour sauver quelqu'un qui lui était cher, parce qu'ils feraient tous la même chose.

- Je viens avec toi. Et ce n'est pas une question.

Sakura ne pouvait laisser son meilleur ami partir comme ça. S'il devait les quitter, échanger sa place avec Konohamaru, pour qu'Orochimaru l'emmène on ne sait où, elle ne pouvait rester ici à attendre bêtement. Elle allait devenir folle. Et elle était persuadé que s'il n'était pas seul, ils pourraient peut-être faire quelque chose.

- Très bien, j'en suis aussi.

Sasuke posa sa main sur l'épaule de Naruto. Il ne le laisserait pas de sitôt.
Sai se leva de sa chaise.

- Je vais me préparer.

Apparemment, il était aussi prêt à partir avec eux. Et ils ne leurs laissait pas vraiment le choix. Mais personne ne s'en offusqua, tus étaient libre de leurs choix et Sai aussi faisait partie de leur équipe.
Mais celle qui surpris tout le monde, ce fut Hinata, elle s'était approché timidement et qui avait murmuré un petit « moi aussi ».

Naruto sorti de sa transe pour la première fois depuis quelques minutes et se tourna pour la regarder sans rien dire. Sakura les regarda silencieuse. Avait-elle loupé quelque chose pour qu'elle ressente ce lien entre son meilleur amie et la jeune fille d'un coup en pleine figure. Ni Hinata, ni Naruto ne parla, mais elle voyait bien que quelque chose se passait. Elle n'était pas aveugle.
Neji coupa ce lien invisible en entraînant Hinata avec lui pour lui parler. Il s'inquiétait pour sa cousine. Surprotecteur qu'il était, il n'allait jamais accepter que cela arrive. Naruto les suivis du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent. Son visage se tourna vers la rose, sentant son regard pressant sur lui. Il fit enfin attention à elle et passa sa main sur son épaule, avant de la prendre dans ses bras brusquement. Elle se laissa faire et le laissa aller. A cet instant, elle était la seule à savoir ce qu'il se passait dans la tête du jeune homme, la seule à sentir ses larmes cachées dans son épaule et silencieuses.

18h00 - Lieu de l'échange organisé
Couloir du 3ème étage

L'équipe des cinq réfugiés s'approchaient du lieu de rendez-vous avec une assurance non caché. Ils ne voulaient pas montrer à Orochimaru la peur qui leur influait. Il ne voulait pas lui laisser la joie de croire et voir sa supériorité même dans un moment où il avait le dessus sans conteste. Les terroristes à l'autre but du couloir les attendaient, Konohamaru dans les bras d'un terroriste étrange aux cheveux blancs mais à l'apparence jeune. Mais pas de trace d'Orochimaru pour le moment.

Les journalistes à l'extérieur s'en donnaient à cœur joie. Ils avaient vu les terroristes se mettre en place quelques minutes plus tôt, le jeune Konohamaru dans les mains. Ils n'étaient pas au courant de la situation, d'ailleurs, les réfugiés avaient préféré ne pas prévenir Kakashi. Il n'aurait fait que tenter de les empêcher inutilement d'y aller. Il avait raison, ils le savaient très bien, mais c'était inutile de perdre du temps. Les clichés prit par un photographe étaient sans conteste les plus belles qu'il avait eu depuis longtemps. L'assurance et la force qui se lisaient sur le visage de Sasuke, Sakura et Naruto en première ligne lui donnait des frissons, comme à tous. Ils étaient beaux dans un moment si tordu. Il n'en revenait pas. Sai et Hinata derrière faisait pâle figure, mais ils étaient bien là. Sauf que tout montrait qui était les véritables chefs et même si la situation et les faits étaient horribles, ses photos étaient magnifiques.
Ils voyaient ses collègues autours, filmer la scène, retranscrite en direct et il comprenait qu'eux aussi ressentait les mêmes sensations que les siennes. Tous étaient d'accord sur un point, sans même avoir à le partager, Sakura, Sasuke et Naruto transpiraient d'une assurance et d'une force qui les rendaient magnifiques face à toute cette horreur qu'il vivait.

Mais l'incompréhension régnait elle aussi. Que se passait-il ? Aucune information n'avait été partagé sur une possible rencontre entre les réfugiés et les terroristes ce soir. Et surtout que faisait Konohamaru dans leurs mains et qu'allaient-ils se passer.

Le pays entier vivait ce moment en direct. Tous devaient être dans le même état. Fasciné par ses trois jeunes mais aussi paniqué à l'idée de ce qu'il allait se passer et de comment allait finir cette rencontre apparemment organisée.

Ni Sakura, ni Sasuke, ni Naruto ne tournèrent leurs visages vers les journalistes à l'extérieur. Hinata et Sai, perturbés par toute cette foule s'agitant et regardant la scène leurs jetèrent des coups d'œil. Sai trouva ça malsain mais ne dit rien. L'ambiance était tendue dans le couloir. Il se tourna vers ses amis, regardant leur dos. Il était surplombé par leurs aura. Il le ressentait lui aussi alors qu'il ne voyait même pas leur visage. Il savait qu'il ne parviendrait jamais à atteindre cette assurance dont ils faisaient preuve. Après tout ce qu'il s'était passé, ils étaient, pour sûr, les chefs de cette équipe, leurs chefs, ses chefs et il les respectaient plus que personne. Il était fier, même s'il n'avait pas leur valeur, d'être à leur côtés en cette instant, même s'il n'était pas certain de finir la journée.

Arrivé devant les terroristes, la tension de Naruto était à cran, il était sur le point de lâcher prise.

Orochimaru n'était pas là, ais c'était peut-être mieux ainsi. La présence du serpent n'était jamais bon signe et la dernière fois que Sakura l'avait eu en face d'elle, sa meilleure amie avait perdu la vie, elle ne voulait pas recommencer.

- Je suis Kinimaro. Un des disciples de Orochimaru. On pourrait même dire que c'est lui qui m'a fait. Enchanté.

Qu'est ce qu'il en avait à foutre de ses conneries. Naruto voulait en finir maintenant. La voix du jeune garçon, parce qu'il était bien trop jeune pour être ici à cette place, l'insupportait.

- On peut y aller ?

Kinimaro sourit. Le blond était tendu mais pas seulement. Il ne se laissa pas décontenancé après tout, il tenait l'objet de cette tension dans ses bras il avait les pleins pouvoirs en cet instant et il le savait. Il fit un signe à ses collègues.
Deux terroristes s'approchèrent de Naruto pour l'immobiliser. Sakura et Sasuke s'agitèrent, nerveux. Kinimaro les calma.

- L'échange.

Quelques secondes passèrent, le temps que Naruto se laisse faire. Il 'en pouvait plus. A croire que c'était un jeu pour le blanc qui souriait devant la scène. Naruto était là où il voulait qu'il soit, il était temps de laisser parti Konohamaru. Il ne supportait plus de voir cette peur dans le regard de son jeune ami et surtout entre les mains de se taré, une arme pointée sur la tempe.

- Qu'est-ce que tu attends putain ! ragea le blond.

- De quoi parles-tu ? demanda Kinimaro en souriant de plus belle.

- Relâche-le ! C'était le pacte.

- Ah ça ! Parce que tu pensais vraiment qu'Orochimaru était un homme de parole ?

Et soudain tout ralenti à aux yeux du blond. Il vit l'arme de Kinimaro descendre doucement dans le dos de Konohamaru et entendit la balle quitté le revolver pour traverser son corps. Il vit le regard de Konohamaru passer de la peur à la douleur en tombant lentement au sol. Et alors Naruto ne se mua en une autre personne. Son visage rougit par la rage laissa passer un cri de rage alors qu'il attrapa le premier terroriste à sa droite qui le tenait avant de lui retourner le poignet. Il n'entendit pas le cri de douleur de celui-ci. Il n'entendit pas les coups de feu tirés par ses amis derrière lui prêt à l'aider. Il n'entendait plus rien à part un son sourd qui le rendait aveugle devant ses imposants assaillant et la douleur dans son cœur.

Sai protégeant Hinata derrière lui, ne put qu'être spectateur de la scène, mais il avait promis à Neji que rien n'arriverait à sa cousine. Il vit Sakura se faire choper par la taille violemment par un terroriste enragé après qu'elle est tiré sur un autre et être violemment propulsé contre la baie vitré sans pouvoir rien faire. Il n'était pas seulement paralysé pour protéger Hinata mais aussi par ce qu'il se passait devant lui. Le corps de Sakura percuta si violemment la vitre que celle-ci se fissura en plusieurs morceau mais ne se brisa pas forte heureusement. La Rose retomba au sol lourdement mais n'eut pas le temps d'essayer de se relever que le terroriste recommença une seconde fois. Sasuke était bien trop occupé avec un terroriste pour pouvoir aller l'aider mais alors que Sai commençait à avancer un pied, Naruto arriva derrière le terroriste et lui sauta dessus, passant un bras autours de son cou pour l'empêcher de respirer, criant encore et encore.
Il ne reconnaissait pas son ami. Il ne l'avait jamais vu comme ça. Et il commençait même à se demander de qui il devait avoir le plus peur.

Sakura toujours au sol, ne tenta rien contre Naruto, un filet de sang coulant de sa bouche sous la violence des chocs qu'elle venait de recevoir, elle rampa jusqu'à Konohamaru, lui aussi au sol, tremblant. Elle passa derrière lui, l'attrapa dans ses bras, doucement, le rassurant et le berçant. Sa main se posa sur le trou dans son torse, espérant vainement calmer l'hémorragie. Sachant pertinemment que c'était inutile mais incapable de se l'avouer à elle-même alors qu'en était-il de Naruto.
Son meilleur ami s'était mué en une bête sauvage qu'elle ne connaissait pas. Sasuke et Sai ne bougeait plus. Le combat était fini, les terroristes étaient tous à terre. Mais Naruto continuait de cogner du pied rageusement l'un d'entre eux au sol, inerte. Personne n'avait osé aller le stopper, même Sasuke se retrouvait dans une situation où il ne savait comment gérer le blond.

- Naruto !

La Rose l'appela, inutilement. Il ne l'entendait pas, il n'entendait rien.

Mais Hinata fit une nouvelle fois la chose la plus surprenante de la journée, elle courut vers le jeune homme, nullement effrayé par cette aura qui l'entourait et l'attrapa dans ses bras par derrière, le suppliant d'arrêter en pleurant et répétant on nom inlassablement.

Et alors, Naruto se calma.

Ce moment dura quelques minutes, mais personne n'osa rien dire. La situation était horrible. Jusqu'à ce que Konohamaru se mette à tousser, crachant du sang, que Sakura tenta de lui essuyer avec les mains.
Alors à ce moment-là, Naruto se tourna vers eux, vers lui et doucement il se rapprocha. Il tomba à genou devant le corps de Konohamaru, les larmes baignant son visage. Sakura en fut surprit, ne les ayant même pas vue commencer à couler. Elle sera plus fort la blessure du jeune garçon, tentant de le garder en vie un peu plus longtemps, comme si elle pouvait y changer quelque chose. La main de Naruto s''approcha de celui qu'il considérait comme son petit frère, comme sa famille. Le moment était bien trop fort, bien trop puissant, mais tous se retinrent de pleurer ou de faire le moindre bruit, c'était le moment de Naruto et de personne d'autre.

Konohamaru se mit à sourire. La peine se lisait sur son visage, ce geste lui coûtait. Naruto ne le lâcha pas du regard en reniflant, s'excusant tout doucement. Jamais il ne se pardonnerait, il le savait. Il n voulait pas le lâcher du regard, de peur de perdre ce contact. Que par le moindre battement de cil, Konohamaru parte à tout jamais sans qu'il ait pu en profiter jusqu'au bout.

- Tu es mon héro Naruto.

Ce fut ses dernières paroles. Et son dernier souffle. Konohamaru n'avait pas pleurer. Il avait accepté sa mort, il avait compris qu'elle était inévitable. Bien plus mature que n'importe qui, il y avait fait face, sans osciller.

Naruto hurla. De rage, de désespoir, de haine, de tristesse. Tout était mélangé. Lui, à son inverse, ne l'acceptait pas. Il n'acceptait pas que cet être si cher, si jeune et si fragile puisse partir et e quitter. Ils ne partageraient plus jamais rien. Plus leurs bêtises ni leur rire ou bien leur rivalité déplacé l'un envers l'autre.
Konohamaru était mort. Il n'était plus rien. Et c'était bien trop dur. Il se laissa tomba lentement tête la première sur le corps du jeune décédé. Pleurant encore. A bout.

Dehors, tous respectaient ce silence. Choqué, attristé. Tous avaient pu suivre en direct la scène grâce aux caméras des journalistes. Que ça soit sur leur télévision ou téléphone, partout le monde pouvait assister à cette mort tragique et touchante. La scène donnait à trembler. Cette enfant, mort dans les bras de cette gamine, pleuré par son meilleur ami. Sans que personne ne puisse rien faire ou dire. Tous n'étaient que des visionneurs, devant faire face et subir cette tragédie sans rien pouvoir dire. Ils ne pouvaient que ressentir la peine de l'Uzumaky, la partager. Touché.

Et quand le temps de deuil fut passé, quand les esprits s'échauffèrent, alors là, la communauté se lâcha. Criant sa rage, dans les rue, à travers les réseaux sociaux. Partageant sa tristesse avec leurs familles, leurs amis.

Des inconnus dans la rue, qui attendaient devant le bâtiments, se prirent dans les bras, sans même ne jamais s'être adressé un seul mot.
La population fit alors preuve d'une humanité telle qui n'en fut jamais auparavant. Les journalistes des quatre coins ne manquèrent pas d'enregistrer l'instant. Mais il était si triste de se dire, qu'il fallait en arriver là, pour que enfin, les humains, qu'elles qu'ils soient, puissent enfin, pendant même un court instant, se soutenir et faire preuve d'une telle fraternité. Ils étaient à présent tous égaux, les un aux yeux des autres. Et il se rendait juste compte de cette liberté à laquelle il touchaient chaque jour. Libre de leurs mouvement, de respirer l'aire extérieur, de faire et dire ce que bon leur semblait.

Oui, il était triste de se dire, qu'il fallait en arriver là, pour que la France, comme tous les autres pays, répondent enfin à ces valeurs qu'étaient les leurs : Liberté, Egalité, Fraternité.

Ororchimaru avait eu sa vengeance. Il en était de soi. Il était satisfait. Aucun autre mot e collait mieux à la situation. La TV même lui montrait le fruit de son labeur. Il avait touché au but en touchant le jeune blond. Et sa vision des choses étaient toujours exacte. Il pouvait lire cette tristesse dans son regard. Il avait gagné face au jeune homme. Il reposa délicatement son verre de vin sur la table, mais le garda dans la main en regardant la suite des images. Tous ses gens à l'extérieurs, plus que compatissant avec la situation des réfugiés, commençait à l'agacer. L'image revint sur le bâtiment et son verre explosa dans sa main quand il vit le regard de Naruto lors qu'il releva la tête et vue cette rage de vaincre et de vengeance dans ses pupilles. Ils n'avaient pas gagné, loin de là.

18h20 - Lieu de l'échange organisé
Couloir du 3ème étage

Sakura regarda une dernière fois le couloir. Les yeux encore humides, le visage tendu. Et elle se demandait quand cela se finira-t-il. Elle ferma les yeux quelques secondes. Seul les pas de ses amis derrière elle perturbaient le silence qui s'était installé depuis plusieurs minutes à la suite de ce carnage. Il lui paraissait étrange, lui faisait presque peur, alors qu'elle aurait dut le savourer plus que tout par les temps qui couraient. Elle inspira un bon coup puis se retourna pour reprendre la suite de ses amis et rentrer, une bonne fois pour toute, se reposer. Elle en avait besoin, ils en avaient besoin.
Hinata l'attendait, à quelques pas de là. La rose voyait la jeune fille troublée. C'était la première fois qu'elle se retrouvait dans l'action même. Elle ne savait plus quoi faire, comment se mettre. Les mains entremêlée l'une à l'autre, elle regardait Sakura, comme une enfant perdu, et elle ne put que se prendre une bouffée d'affection pour son amie en plein visage à cette vision. Elle lui sourit doucement avant de s'approcher pour l'amener avec elle. Il était grand temps de quitter les lieux.

Mais les choses ne se passèrent pas comme elle l'avait prévu. Alors qu'elles arrivaient au niveau de Sai, une nouvelle troupe de terroristes les surprirent par derrière. Le jeune homme eut tout juste le temps de s'interposer entre Hinata et l'arme de l'un d'entre eux avant qu'il ne la touche et tomba au sol d'un coup, touché en pleine épaule. Hinata pétrifiée, ne réagit pas. Sakura se tourna vers les deux garçons déjà arrivés à l'autre bout du couloir depuis tout ce temps et d'entendre d'autres pas se dépêcher dans les escaliers. Ne réfléchissant pas plus que ça, elle attrapa le bras de la jeune fille et la poussa pour qu'elle court vers l'extrémité du couloir rejoindre les autres avant qu'il ne soit trop tard pour elle. Ses yeux rencontrèrent au loin ceux de Sasuke, déjà prêt à poser le corps de Konohamaru pour venir l'aider, mais elle le stoppa d'un geste de la main. Tout ce qu'elle eut le temps de voir fut Hinata, passant juste à temps l'intersection reliant l'escalier et rejoindre les deux jeunes hommes, alors que la masse noire de terroriste se profilait. Ils devaient fuir. Elle ne devait pas s'être sacrifié pour rien. Elle se retourna vers Sai pour le prendre dans ses bras, l'aidant à se relever et une fois debout, elle leva sa main libre, comme présage de drapeau blanc, ils avaient gagné, elle ne se battrait pas. Elle ne pouvait plus rien faire.

Le regard fière, elle tourna tout de même le visage vers l'extérieur, la lumière, pour regarder les journalistes, attroupé sur ce maudit toit, les regarder se faire prendre sans rien faire pour les aider, assister à tout cela avec une pointe d'excitation.

Puis elle tomba dans l'inconscient. Son corps tombant lourdement sur le sol accompagné de celui de son ami.


Jeudi 23 janvier


12h30 - Cantine du lycée
Otages: Quatre cent cinquante six élèves, cent un adultes dont quarante sept professeurs

Ses yeux papillonnèrent doucement. Elle avait mal aux bras. Des crampes surement. Son regard tenta de s'habituer à la lumière bien trop puissante pour elle qui lui brûlait les pupilles. Elle n'avait même pas la force de se les frotter. Quand ce fut fait, elle releva la tête, allongé au sol, elle tenta de se redresser brièvement, juste le temps d'analyser son environnement, de voir dans quel piège elle s'était retrouvé. Et son cœur rata un battement alors qu'elle ressentait pour la première fois ce que l'on pouvait comparer à de la panique quand elle comprit qu'elle se retrouvait de nouveau dans la même pièce où tut avait commencé pour elle. Le réfectoire.

Elle tourna la tête dans tous les sens, mollement tout de même, sonné par le coup qui l'avait assommé un peu plus tôt. Les otages se tenaient à une distance plus que respectables, quelques mètres sûrement, la tête baissée, apeuré. Ils formaient un cercle autour d'elle, et elle se retrouvait en pleins centre de cet prison humaine et de la pièce par la même occasion.

En se tournant, son bras percuta quelque chose, Sai ! Elle inspira un grand coup mais fut vite rassuré en le voyant respirer. Il était en vie, elle n'était pas seule. Car malgré tout ce monde autour d'elle, elle se sentait plus seule que jamais, plus abandonnée, perdue et en danger qu'elle ne l'avait jamais ressenti. Et elle avait peur, très peur.

Elle était à présent la prisonnière d'Orochimaru. Ils l'étaient tous les deux. Et elle savait que ça ne présageait rien de bon. Son cœur loupa un nouveau battement alors qu'une larme traîtresse se permit de longer sa joue. Vaincue.