Bien le bonjour à tous,
Nous sommes lundi et l'inspiration n'a pas fait si défaut que cela malgré les inquiétudes de la semaine passée. C'est grâce à votre support et à vos commentaires.
Pour tous les chapitres et encore plus pour celui-ci merci à ma muse qui a pris beaucoup de son temps pour m'accompagner dans le processus d'écriture, n'hésitant pas à mettre sa main à la pâte ! Grand merci également à ma bêta pour son travail et qui attend maintenant le chapitre 10 ^^
Mistyarrow : Je suis bien content que tu aies apprécié ce chapitre, car je redoutais un peu la perception de la descente aux enfers de Rick. Haha oui tu as bien vu la référence à R&S. Non que je ne veuille pas refaire une FF comme ça mais je doute d'en être capable ! En souhaitant que ce chapitre te plaira aussi alors !
AlwaysCaskett3012 : Hey ! Et non ça ne sera pas encore Martha ou Alexis mais...surprise encore quelques lignes ! J'admets que côté citations il était assez chargé ^^ Promis celui-là il y en a moins ^^ Pour le cahier c'est une bonne idée, je vais peut être m'en resservir et tu auras le copyright ^^ J'espère que tu te seras remise de ma fin de chapitre pour découvrir celui-là alors !
caskett71 : Merci à toi pour ce commentaire. Vu que c'est une petite FF je ne voulais pas détailler plus ce passage alors la prochaine fois que nous verrons Rick il aura retrouvé les siens, mais dans quel état... ?
Pau : Merci, c'est toujours plaisant de lire que la prose plaît. En effet l'inspiration est revenue et n'est pas partie en vacances trop longtemps ^^ Et tes commentaires y contribuent largement. Il y aura un autre POV de Kate mais pas tout de suite, je l'ai prévu pour le chapitre 11 pour le moment ! En espérant malgré tout que celui-ci te plaira.
Quand le masque tombe
Chapitre 9 : Kevin Ryan
Malgré les festivités de la veille liées au mariage de Castle et Beckett, je me réveillai tôt ce matin. Pour célébrer cette union, il était prévu que nous nous rendions tous les Hamptons. Il était donc temps de nous préparer. Si partir en week-end avec une femme nécessitait toujours une certaine organisation, partir avec les deux femmes de ma vie, Jenny et Sarah-Grace, relevait du défi. Le champ de bataille qu'était devenu notre appartement en témoignait de façon évidente.
Je peinais encore à réaliser que "papa" et "maman" comme nous les appelions avec Javi s'étaient enfin unis. Étant sentimental, j'avais versé quelques larmes d'émoi pendant la cérémonie. Les mariages étaient toujours émouvants, bien sûr, mais ils l'étaient d'autant plus lorsqu'il s'agissait d'amis proches, ce qui était le cas présentement. Beckett étaient bien évidemment ma supérieure et je la respectais comme telle. Néanmoins même s'il lui arrivait de nous donner des ordres à Javier et moi, il s'agissait davantage d'une relation d'égal à égal, un travail d'équipe plus que hiérarchique. Nous formions tous une petite famille et je la considérais un peu comme ma grande sœur. J'avais également beaucoup d'amitié pour celui qui était devenu son mari quelques heures plus tôt. Je me sentais proche de Castle que j'avais appris à connaître depuis qu'il avait fait de Beckett sa muse. Bien évidemment cela faisait longtemps qu'il ne la suivait plus pour ses livres. Comme le disait Javi, avec toutes les enquêtes qu'il avait suivies en notre compagnie, il avait de quoi alimenter des livres jusqu'à la fin de sa vie.
Je savais qu'à la criminelle, tout le monde n'approuvait pas forcément ce partenariat mais à mon sens, il était légitime. Même le Capitaine Gates, qui n'était pourtant pas une fanatique de l'écrivain, avait reconnu qu'il était un atout pour notre équipe, notamment grâce à sa façon différente de réfléchir. Nous, les flics, nous étions modelés par notre formation, notre métier et nos antécédents. C'était évident chez Espo, un ancien des forces spéciales, mais également chez Beckett qui avait presque été conditionnée par l'assassinat de sa mère en lui conférant des aptitudes particulières et une ténacité sans égale. Ce devait aussi être le cas pour moi, ancien enquêteur à la brigade des stupéfiants, même s'il m'était difficile de m'en rendre compte.
Le romancier était donc venu compléter notre petit groupe avec brio. Cette manie qu'il avait régulièrement de réfléchir à tous les scenarii possibles pour ses romans était incroyable. Bien évidemment il sortait toujours des théories farfelues et bien à lui, mais malgré les haussements de sourcils de Beckett, elles nous étaient utiles. Comme Montgomery l'avait dit un jour, Castle savait penser "en dehors de la boîte1".
Castle n'était peut-être pas flic de formation et ne portait pas d'insigne mais il en avait l'acuité. C'était un membre à part entière de notre équipe et pour moi, il faisait partie de la famille. C'est la sonnerie de mon téléphone qui me sortit de mes pensées. L'écran affichait une prévisualisation du message. Voyant qu'il était de Beckett j'abandonnai aussitôt ce que j'étais en train de faire et allai consulter le message dans son intégralité. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne m'attendais pas aux mots affichés "On se retrouve tous au 12ème. Nous avons une urgence. KB". Je m'étais plus attendu à des informations sur l'heure à laquelle on se retrouvait dans les Hamptons. Ce message me serra la gorge et l'estomac. Sans être réellement capable de l'expliquer, je savais que quelque chose clochait. Les pires scénarios défilèrent ainsi dans ma tête, déformation professionnelle sans doute. Avant que je n'aie eu le temps d'aller prévenir Jenny, Javi m'appela :
- Tu l'as eu aussi ?
- Oui, quelque chose se trame, Javi. Tu passes me prendre?
- Je pense pareil, mec. Je suis en bas de chez toi dans 10 minutes. Lanie est sur répondeur.
- Je préviens Jenny et j'arrive.
- Ca marche, à toute.
Je raccrochai. Ce n'était pas l'échange le plus amical que j'avais eu avec Javi mais les circonstances n'étaient pas réunies pour que nous passions du temps à nous faire des politesses. Dans ces cas là, c'était le flic en nous qui prenait le dessus. Si on laissait trop parler nos sentiments, nous risquions de perdre de précieuses secondes voire minutes et parfois c'était tout ce qui nous manquait. Alors que je prenais ma plaque et mon arme dans le secrétaire situé dans le salon, Jenny arriva dans la pièce :
- Kevin, quelque chose ne va pas ?
- On a reçu un texto de Beckett, je dois aller au poste.
- Que se passe-t-il, chéri ?
Son inquiétude était perceptible. Pour le moment je n'en savais pas plus alors il était inutile de lui mentir ou de l'alarmer plus que nécessaire.
- Je te tiendrai au courant quand je le saurai d'accord ? En attendant prends soin de toi et de Sarah Grace.
- C'est promis, Kevin.
- Je t'aime, chérie.
Sur ce je posai ma main sous son menton et déposais un baiser sur ses lèvres.
- Je t'aime aussi.
Juste avant de partir je me rendis dans la chambre de notre fille. Elle était en train de s'endormir. La voir aussi paisible me gonflait toujours d'un amour indéfectible. Lorsque faire un bébé n'était qu'un projet, j'avais parlé à Javi de mes craintes sur le fait d'avoir un enfant dans notre société actuelle était dangereux ; mais depuis que Sarah Grace était arrivée, c'était comme si elle avait apporté cette lueur d'espoir supplémentaire. Elle était l'avenir, et pour Jenny et elle, j'étais encore plus motivé à faire mon métier.
En sortant de l'appartement, je vis qu'Espo était déjà là, moteur allumé, ses doigts tapotant nerveusement sur le volant. Je montai rapidement dans la voiture et il démarra en trombe. Le trajet fut aussi rapide que silencieux. Nous étions tous deux perdus dans nos pensées. Lorsque nous arrivâmes à la criminelle, l'équipe du matin prenait son service et je vis Beckett en train de faire les cent pas à côté d'une des salles de réunion.
- Ryan, Espo, vous voilà.
Sur son visage je lus naturellement de l'inquiétude, je devinai également à ses traits tirés qu'elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Elle nous invita à entrer dans la salle dont les stores étaient baissés pour plus d'intimité. En y entrant je vis les personnes déjà présentes : Lanie, Martha, Alexis. Pas besoin d'être devin, il était arrivé quelque chose à Castle. Javi referma la porte derrière lui et une fois que nous fûmes au calme je demandai :
- Qu'est-il arrivé à Castle ?
- Castle a disparu.
Je restai bouche bée à cette nouvelle. Comment était-ce possible ? Ils s'étaient pourtant dit "oui" i peine quelques heures. La surprise m'avait rendu muet, et c'est Javi qui posa la question pour moi.
- Comment ça « disparu » ? Tu viens de te marier avec lui.
C'est alors que quelque chose de surprenant arriva. Beckett fondit en larmes. Je l'avais déjà vu pleurer, mais c'était tout de même assez rare la plupart du temps, elle maîtrisait ses émotions.
- Ce n'était pas lui, les gars. Je me suis marié à un imposteur et je ne me le pardonnerai jamais !
Espo et moi savions bien qu'il était inutile de tenter de rassurer Beckett et nous avions bien plus à faire dans l'immédiat. Je regardai mon collègue repensant aux mots qu'elle avait prononcés et soudain nous eûmes le même nom à la bouche :
- Tyson !
- C'est ce que j'ai tout de suite pensé aussi, fit Lanie qui venait de se lever pour apporter de l'eau à Beckett. Kate, essaie de raconter aux gars ce que tu nous as dit.
Elle but d'abord un peu d'eau et sécha ses larmes du revers de la main avant de respirer un bon coup puis commença son récit :
- J'ai eu des doutes au moment du vin d'honneur, je le trouvais différent et pas forcément à l'aise avec ses amis écrivains. Bêtement je me suis dit qu'il était comme moi, très ému par l'évènement, mais lorsque nous sommes rentrés au loft, ça a été comme une évidence. Ce n'était pas lui, pas ses mains, pas son odeur, pas son toucher. Comment est-ce que j'ai pu être aussi bête bon sang?
- Ma chérie, ce n'est pas toi. Tyson a choisi le moment parfait pour cela. Il savait que toi et Rick seriez trop dans votre bulle le jour de votre mariage. Tu l'as à peine vu le jour de la cérémonie et comme tu l'as pensé, il aurait très bien pu être stressé par l'enjeu.
- Lanie, j'aurai dû, tout simplement. Si jamais il lui arrive quelque chose je ne me le pardonnerai jamais.
- On va le retrouver, Beckett, fit Espo beaucoup plus fermement que nous tous.
Mon collègue m'impressionnait toujours dans ce genre de situation. D'autres auraient pu dire qu'il était sans émotion, mais c'était son expérience dans les forces spéciales qui lui permettait d'avoir cette attitude dans les moments les plus difficiles. Ainsi, il poursuivit :
- On pense tous à Tyson, mais il faut faire une liste de tous les ennemis potentiels qui auraient voulu vous nuire, à Castle ou à toi.
- Prends la liste de tous ceux qu'on a arrêtés depuis qu'il nous suit dans nos enquêtes.
- Je sais bien, Beckett, mais tous ne sont pas capables de monter quelque chose de cette envergure.
- C'est vrai Javi, il faut faire cette liste. Il faudrait retourner au loft aussi, collecter les empreintes pour voir si l'imposteur a laissé une trace.
- Ok, Martha, Alexis, Lanie et toi vous allez retourner au loft. Lanie tu peux prendre ton matériel et chercher des indices : fibres, cheveux, empreintes ? Tout ce qui nous permettrait de remonter la piste ? Une brigade va vous accompagner et s'occupera de surveiller les alentours. Beckett, si tu pouvais essayer de commencer cette liste. Ryan et moi on va patrouiller un peu et on se penchera également sur les dossiers. Il est 8h30, on vous retrouve au loft vers 19 heures.
C'était une bonne chose qu'il ait pris à ce point le contrôle des opérations car cela allait tous nous aider. Nous savions tous qu'en cas de disparition ou d'enlèvement, les premières heures étaient capitales. Une fois le groupe parti, nous nous mîmes à patrouiller en investiguant les lieux traditionnels où Tyson aimait à agir, à commencer par le motel dans lequel j'avais été attaqué avec Castle, puis l'entrepôt où il nous avait amenés lorsqu'il avait tenté de piéger Castle pour meurtre. Mais ces pistes se révélèrent vaines et nous rentrâmes bredouilles au poste en début d'après-midi.
Tous les dossiers se rapportant à 3XK ayant été volés, nous avions perdu une grande source d'information. Une nouvelle fois il avait tout prévu et sa méticulosité nous retardait dans notre travail. Une fois dans la salle de travail avec les dossiers des affaires résolues par notre équipe depuis l'arrivée de Castle, nous nous partageâmes la pile, décidant de les classer en deux catégories "suspects probables" et "suspects secondaires".
Il était 16h30 quand mon téléphone sonna. C'était Beckett. Je mis la conversation en mode haut parleur afin que Javi puisse entendre :
- Beckett, tu as quelque chose ?
- Il faut que vous veniez au loft les gars.
- Que se passe-t-il ?
- Je ne peux rien vous dire au téléphone, mais venez.
Nous nous regardâmes alors qu'elle venait de raccrocher. Le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne nous donnait pas beaucoup d'informations. Sans prendre la peine de ranger les dossiers, nous nous mîmes en route. Martha nous ouvrit et nous fit entrer les autres étaient dans le salon. J'aperçus un homme que je ne reconnus pas immédiatement. Son visage m'était familier, mais je n'arrivais pas à me rappeler où je l'avais vu. C'est alors que Beckett prit la parole :
- Ryan, Espo, je vous présente le père de Castle.
Référence utilisée :
1 Saison 3 Episode 16
Et voilà pour ce chapitre et donc cette semaine. Semaine prochaine un nouveau personnage aussi, et un indice a été glissé dans ce chapitre là !
D'ici là portez-vous bien et passez une très bonne semaine avec notamment l'épisode de Castle de cette nuit.
Bien à vous,
Gilles
