Avengers : L'amour n'est pas un long fleuve tranquille.
Chapitre IX : L'étreinte de la jalousie.
La journée s'était terminée, et j'étais parti me coucher sans le moindre signe de mon amant. En me levant, j'appelais Clint pour avoir des nouvelles de Natasha. Il m'expliqua qu'elle commençait à reprendre des forces, mais qu'elle avait besoin d'être alitée encore quelques temps. Il m'expliqua alors qu'elle viendrait se reposer dans sa famille, dès que son état le permettrait. Il me demanda alors, par la même occasion, de prévenir le docteur Banner de son état, mais également de lui proposer de les rejoindre chez lui, le temps du rétablissement. Ce que j'acceptais de faire, après une petite douche rapide. Je me rendis jusqu'au laboratoire de Banner, afin de lui transmettre le message de l'archer. Cela semblait faire plaisir au scientifique qui avait du mal à cacher son bonheur. Que Clint ait suffisamment confiance en lui pour l'inviter dans sa famille avait touché notre scientifique, mais je pouvais voir que cela l'inquiétait également. Je rassurais donc le docteur Banner sur sa capacité à garder son calme, et je lui rappelais, que de toute façon Clint ne ferait rien qui puisse mettre sa famille en danger. De ce fait, s'il l'invitait, c'est qu'à ses yeux Bruce ne représentait pas un danger. Et que de toute façon, il n'y aurait rien qui pourrait l'énerver chez Clint, puisqu'il vit dans un endroit tout à fait paisible. Et que sa famille est adorable.
Par la suite, je retournais prendre des nouvelles de tout le monde, excepté de mon ingénieur. Je me dis qu'il reviendrait de lui-même lorsqu'il en aurait envie. Les autres Avengers ayant l'air suffisamment en forme, je proposais à Vision de venir s'entraîner un peu avec moi. Ce que l'être artificiel déclina poliment, préférant rester veiller sur Wanda. Je décidais donc de tenter ma chance auprès de Sam, afin de lui proposer un petit footing. Toutefois, il déclina aussi mon invitation, car il avait rendez-vous avec une jolie femme. Résigné à courir seul, j'étais en train de me changer quand mon amant fit son apparition :
Tu va courir ? Demanda-t-il dans mon dos.
Tony ? Oui, je vais aller courir, ça va me faire du bien de prendre l'air.
Tu n'est pas censé te reposer ? Dit-il sur un ton accusateur.
Ce n'est pas moi qui suis censé être alité pendant une semaine entière, Tony. Répondis-je sur le même ton.
Mais, je me repose. La preuve en est, je bois tranquillement mon café, sans rien faire d'autre.
Tant mieux, reste au chaud te reposer dans ce cas. Répondis-je sur un ton assez froid.
Un problème, Cap' ?
Non, aucun.
C'est à cause d'hier soir ? Demanda-t-il sur un ton faussement détaché.
Non, je me prépare juste à aller courir, Tony, j'ai quand même le droit, non ?
Tu en a tout à fait le droit, dit-il en posant sa tasse de café sur le meuble à côté de lui avant de venir se glisser contre moi, mais on pourrait faire un genre de sport tout à fait différent ?
Oh Tony, sérieux...t'es revenu pour ça ?
Comment ça pour «ça» ? Dit-il l'air intrigué.
Laisse tomber, bon, je te laisse mon « chéri », dis-je avec une pointe d'amertume. Repose toi.
Steve...Dit-il en tentant de me retenir.
Je me dégageais de son emprise avant de partir pour faire mon jogging. Dans un premier temps, je couru suffisamment vite à un rythme très soutenu pour éviter de penser à la dispute que nous venions d'avoir. Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher d'y songer, et je me sentais un peu stupide de l'avoir repoussé ainsi. Après tout, hier soir, il devait simplement être fatigué, ou peut être qu'il souffrait à cause de ses blessures. S'il avait simplement envie de se reposer, je n'ai fais que le déranger. Certes, il aurait pu y mettre les formes, dans sa façon de me le dire, mais Stark n'est pas le genre de personne qui mâche ses mots.
Je terminais mon footing, et je me rendis jusqu'au vestiaire des Vengeurs. Alors que je m'apprêtais à prendre une douche rapide, Tony se faufila derrière moi, et se lova contre moi. Je le sentis se mettre sur la pointe des pieds avant de m'embrasser dans le cou et de me murmurer :
Revoilà mon brave soldat.
Tu m'attendais ? Demandais-je surpris de le voir ici aussi rapidement.
Il relâcha son emprise, et vient se glisser devant moi. Il attrapa mon visage entre ses mains et m'attira vers lui. Il dit d'un air provocateur: « Et tu ferais quoi si c'était le cas ? ». Je décidais de le soulever et je le porter jusqu'à la douche. Je le plaquais contre la paroi de la douche, et je commençais à faire couler l'eau sur nous deux. Je pressai mes lèvres contre les siennes et je glissais ma main sous son haut. Lorsque nous rompîmes notre baiser, Tony me dévisageait l'air pensif. Il me lançait un regard intense et perçant, comme s'il essayait de savoir ce qui lui avait échappé :
Et bien, je ne m'attendais pas à ça, finit-il par avouer.
Comment ? Le grand Tony Stark serait-il surpris ? Dis-je amusé.
Un peu, je pensais que tu m'en voulais, dit-il avec une voix calme et détachée, tout en détournant cependant le regard.
Et bien oui, je t'en voulais de m'avoir parlé comme ça hier soir, Tony. Tu sais, je ne suis ni ton chien ni un de tes larbins à qui tu peux parler comme tu veux.
Alors pourquoi ce revirement de situation ? Dit-il l'air sceptique.
Parce que je t'aime Tony, et que j'ai failli te perdre. Je n'ai pas envie de m'attarder sur des futilités. Tu devais probablement être fatigué, voir même affaibli par tes blessures, et moi je suis venu t'embêter.
Parce que tu t'inquiétais pour moi, souligna-t-il.
C'est pas faux, donc tu me dois de plates excuses.
Mon chéri, au cas où cela t'aurais échappé, je ne suis pas réellement du genre à m'excuser tu vois. Par contre, je peux te proposer un truc bien plus intéressant que des excuses...dit-il en passant ses bras autours de ma nuque.
Vraiment ? Et quoi donc ?
Je pensais à un truc, qui à tendance à tellement te plaire, que tu ne sais pas te retenir.
Hum, la dernière fois qu'on a fais ça sous une douche, tu m'a un peu laissé dans...l'embarras, je te rappel.
Sauf que cette fois, c'est moi qui ai un truc à me faire pardonner, mon amour.
Dans ce cas, je te laisse faire, et jusqu'au bout. Soulignais-je.
Oh, mais qu'est-ce que ça veut dire ça ? Dit-il l'air faussement intrigué.
Oh, je fais confiance à ton génie pour que tu le comprenne tout seul, Dis-je en caressant son visage.
Dommage, j'aurais bien aimé te l'entendre dire.
Je me contenterais d'en profiter, dis-je en venant l'embrasser.
Une fois notre baiser terminé, Tony glissa sa main le long de mon torse, afin de la descendre jusqu'à mon entre-jambe. Il m'embrassa avec passion, tout en commençant à jouer avec mes parties intimes. Comme je m'apprêtais à aller dans la douche, j'étais déjà nu, alors que mon amant lui était encore entièrement vêtu. Mais alors que je voulais lui enlever son haut, il retient ma main tout en descendant ses baisers le longs de mon cou. Il enchaîna ensuite sur mon torse, s'attardant sur mes tétons, avant d'arriver jusqu'à mon intimité. Il commença à jouer avec sa langue sans jamais la prendre dans son entier. Tout comme la dernière fois, j'étais déjà très excité, sans même qu'il ait commencé à faire quoique ce soit. Seulement, cette fois-ci, j'espérais vraiment qu'il irait jusqu'au bout. Petit à petit, il commença des vas-et-viens qui était, au départ, très lent et très sensuel. Puis, il commença à accélérer, de plus en plus, la cadence m'arrachant des soupires qui s'étiraient. Toutefois, à nouveau, il commença à ralentir afin de faire durer le plaisir un peu plus longtemps. Il recommença à jouer avec mon intimité, et se contentait parfois de simplement l'effleurer avec sa langue. Personnellement, j'étais déjà terriblement excité, et j'avais envie qu'il reprenne un rythme plus soutenu. Néanmoins, je constatais qu'il prenait plaisir à me voir patienter, puisqu'il me jetait régulièrement des coups d'œils, et quand il me sentait trop proche de l'extase, il ralentissait volontairement. Puis, au bout de ce qui me paru une éternité, Tony commença à accélérer à nouveau ses vas-et-viens. Sentir l'humidité de sa bouche, ainsi que la pression de sa langue, sur mon inimité me rendait fou et je sentais que je n'allais pas tarder à venir. Cette fois-ci, pour éviter toute vengeance ultérieure, je décidais de tenter de le prévenir. Je bégayais alors :
Tony...je...je...vais...venir...
Mon amant continua cependant ce qu'il était en train de faire, tandis que mon souffle était de plus en plus saccadé. Je tentais une nouvelle fois de l'avertir, cependant cette fois-ci, je n'eus pas le temps de terminer ma phrase. Le plaisir étant à son paroxysme, je n'avais pu me contenir plus longtemps. Alors que j'étais en train de venir dans un ultime râle, j'avais rependu toute ma semence dans la bouche de mon amant. Par réflexe, j'avais attrapé sa tête, à ce moment là, afin de le maintenir pour qu'il ne bouge pas. Une fois terminé, je reprenais mon souffle, tandis que, mon amant se redressait en s'essuyant la bouche.
Décidément, vous adorez ça, mon cher petit Captain Amercia, souligna-t-il d'une voix sensuelle.
J'aime quand mon amant prend soin de moi, dis-je en me rapprochant de lui. Maintenant, c'est à mon tour de prendre soin de toi... Dis-je en passant mes bras autours de sa taille.
Steve...dit-il en posant un doigt sur mes lèvres comme pour me faire signe de me taire.
Oui ? Finis-je par demander après le petit silence que Tony avait instauré.
Je pense que j'ai déjà suffisamment profité de ta semence, mon amour.
Tu n'a pas envie ? Demandais-je à la fois surpris et inquiet.
Je...suis un peu fatigué, dit-il en coupant l'eau.
Alors, on devrait aller se reposer, dis-je en l'embrassant sur le front. Tu n'étais même pas censé faire ça, tu sais.
Ça quoi ? Dit-il l'air innocent.
Tu le sais, bref, je prendrais bien quand même une petite douche après tout ça, dis-je en regardant mon amant qui était tout trempé.
Moi je vais aller t'attendre dans mon grand lit confortable, Dit-il avec un petit sourire satisfait.
J'acquiesçais, pensant qu'il allait se changer une fois arrivé dans sa chambre. Cependant, il se déshabilla devant moi, et se contenta de prendre l'un de mes Tee shirts qui était trop large pour lui. Étant plus petit et plus fin que moi, ma chemise descendait jusqu'à son caleçon et le dissimulait en partie. Il me fit un petit signe, mais alors qu'il s'apprêtait à quitter la pièce, je l 'appelais ce qui le stoppa.
Tony, tu ne va pas sortir comme ça quand même ?
Et pourquoi pas ? Demanda-t-il avec un petit sourire narquois.
Et si jamais tu croise quelqu'un ?
Allons bon, tu crois que je vais croiser qui ? Et qu'il se passera quoi ?
Je ne sais pas Tony, mais tout de même.
Arrête de paniquer, on vient de faire l'amour dans une salle commune, parce que je te rappel, que tout le monde à accès à ces vestiaires.
Et alors ? C'est pas comme si quelqu'un allait venir ici aujourd'hui.
Et bien je prend le pari que je peux retourner jusqu'à ma chambre sans problème.
Si tu l'dis.
Je finis par capituler, sachant quen je n'aurais jamais le dernier mot avec le milliardaire à l'ego surdimensionné. Mais alors qu'il venait de franchir le seuil de la porte, et que j'eus à peine le temps d'entrer à nouveau sous ma douche, j'entendis la voix de Thor raisonner dans les couloirs. La porte n'étant pas refermée, et Thor parlant de façon plutôt bruyante, je pouvais entendre parfaitement ce qu'il disait à mon amant. Cependant, je ne parvenais pas à distinguer les réponses de Tony, qui devait parler bien moins fort que le divin viking,
Oh Stark ! Qu'est-ce que vous faites dans cette tenue ?
…
Vraiment ? Vous n'étiez pas plutôt avec Captain ? Demanda-t-il visiblement surpris de la réponse de Tony.
…
Alors là, je veux bien vous croire, moi non plus je ne vous laisserais pas repartir à sa place. Surtout dans cette tenue.
…
Hein ? Comment ? Non, mais je ne suis pas gay.
….
Stark, vous êtes en couple avec Rogers, non ? Dit-il d'une voix troublé.
J'en avais trop entendu, et cette situation ne me plaisais pas du tout. J'avais renoncé à me doucher, et je m'étais rhabillé en l'espace d'une seconde afin de les rejoindre. Avant d'arriver jusqu'à eux, j'entendis un bout de la réponse de Tony aux derniers propos de Thor.
… mais ce n'est pas de moi dont on parle, mais de toi. Et de tes envies...Dit-il en posant un doigt sur le torse de Thor.
Avant que le Dieu de la foudre ait le temps de répondre, je fis irruption derrière mon amant qui se retourna surpris vers moi. Il me fit un petit sourire amusé, auquel je ne répondis pas. Je l'attrapais par le bras avec panache, avant de le traîner avec moi jusqu'à sa chambre.
Steve ! Ce n'est pas ce que tu crois, Dit Thor l'air extrêmement gêné, je sais pas ce que tu a entendu, mais je ne suis pas gay ! S'époumona-t-il alors qu'on s'éloignait.
Une fois dans la chambre, je poussais Stark sur son lit, et je lui demandais froidement :
À quoi tu joue, Tony ?
Oh mais à rien du tout Steve, je faisais qu'embêter notre bon vieux Thor. Tu aurais vue...
Je m'en fiche, répondis-je furieux. Tu n'a pas à le draguer, et surtout pas dans cette tenue.
Hum, tu es jaloux ? Demanda-t-il en se redressant du lit.
Tais-toi Tony. Parce que je te jure que sinon...
Sinon quoi ? Tu m'en met une ? Tu me quitte ?
Je vais pas te frapper, tu te relèverais pas.
Oh ! Fit-il surpris.
Sérieux, tu lui a sorti quoi pour qu'il te dise qu'il allait pas te laisser repartir dans cette petite tenue ?
Rien, je lui ai juste dit que je n'étais pas avec toi, parce que, sinon tu ne m'aurais jamais laissé partir dans cette tenue.
Et j'aurais mieux fait, vraiment Tony, tu a le chic pour tout gâcher.
Je ne gâche rien, c'est toi qui te monte la tête tout seul, tu sais.
Je ne me monte pas la tête, Tony. Tu me prend pour quoi ? Un imbécile ? Vous étiez en train de flirter, tu va quand même pas le nier ?
Mais non, je flirtais pas avec Thor. Attends, ce n'est pas mon genre du tout.
Quoi ? C'est pas comme si y avais une grande différence entre Thor et moi.
À part le cerveau, tu veux dire ?
Et alors ? C'est pas comme si cela t'avais dérangé par le passé, de coucher avec des bimbos sans cervelle. Et puis Thor n'est pas un idiot, il est plus intelligent que ce que tu sous-entend en permanence.
Steve, dit-il en s'approchant de moi, je ne vais pas te tromper. Et certainement pas avec Thor. Mais bon, là c'était marrant, t'aurais vue sa tête...
Ça ne m'aurais pas fais rire, le coupais-je.
Sûrement, mais ça c'est parce que tu est un rabat-joie, dit-il en posant ses mains sur mon torse.
N'importe quoi, tu aurais réagis comment si moi j'avais dragué quelqu'un comme ça ?
Oh mais Steve, tu va pas en faire toute une histoire, si ?
Bien sûr que si ! Et ce serait l'inverse tu en ferais toute une histoire aussi ! En plus, pourquoi tu es obligé de faire ça, alors qu'on avait passé un bon moment ? On venait à peine de se réconcilier, et toi tu provoque déjà une nouvelle dispute !
C'est toi qui te dispute tout seul, tu sais. Moi je ne vois pas ce que j'ai fais de mal, je discutais simplement avec Thor. Et de toute façon, ce n'est pas comme si j'allais partir coucher avec lui ou je ne sais pas quoi.
Mais je m'en fiche, dis-je en le repoussant, je m'en fiche que tu n'aille pas coucher avec lui. Pour moi flirter, c'est déjà fauter Tony.
Sérieux ? Tu pense que flirter avec quelqu'un c'est le tromper ?
Évidemment, il n'y a bien que toi qui puisse penser le contraire. Et je ne tolérerais pas ce genre de comportement Stark.
Oh ! Tu m'appelle par mon nom de famille, c'est que ça devient sérieux cette dispute.
Arrête de faire le pitre, ça ne m'amuse pas.
Oh mais Steve, arrête de te prendre la tête pour ça, dit-il en s'approchant à nouveau.
Et toi arrête de faire comme si c'était rien.
Mais c'était rien Steve, tu veux que je te dise quoi ? J'étais pas en train de séduire Thor, tu crois quoi ? Que je l'aurais fais alors que tu étais dans la pièce juste à côté ? Je ne suis pas idiot. Je m'amusais juste à le provoquer, comme d'habitude. Cela n'était en rien de la drague. Crois-moi, j'avais juste envie de me moquer de lui.
De toute manière, que tu l'admette ou pas, vous étiez en train de flirter, et ça ne me plaît pas.
Steve, arrête un peu de faire l'idiot. C'est toi que j'aime pas lui. Agh, mon Dieu, je pensais jamais avoir à dire ça un jour...
Je me contentais de serrer les dents à cette déclaration. Dans le fond, je suis sûr qu'il est convaincu qu'il ne l'a pas dragué volontairement, car cette attitude séductrice, Tony l'a en permanence. Tout comme Natasha, il aime plaire et jouer des ses charmes pour troubler les personnes qui sont autours de lui. Cependant, moi je n'aime pas du tout que mon petit ami adopte ce genre de comportement. Même si je savais que Stark était un coureur de jupons, je pensais naïvement qu'il serait sérieux une fois qu'on se serait mis en couple.
De ce fait, je repoussais une nouvelle fois l'ingénieur. J'étais sur les nerfs et je n'avais aucune envie de lui parler, je préféra donc partir de la pièce plutôt que de rester avec lui. Je décidais de retourner dans le gymnase pour me défouler un peu. Je reporta ma colère sur différents sacs de sables qui ont tous finis éventré sous la puissance de mes coups. J'étais vraiment furieux, et j'avais du mal à comprendre pourquoi Stark avait besoin de se comporter comme ça. Personnellement, lorsque je suis amoureux de quelqu'un, je n'éprouve pas le besoin d'aller voir ailleurs pour tester mon pouvoir de séduction. De toute façon, vue le nombre de conquête qu'il a pu avoir, ce n'est pas comme s'il manquait de confiance en lui. Malheureusement, je pense qu'il ne changera pas là dessus. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que cette attitude séductrice m'avait gêné. Lorsque nous avions rencontré Pepper, l'ex de Tony, l'attitude qu'il avait adopté avec elle m'avait quelque peu déplu. Je pensais sincèrement, cependant, que cette attitude était dû à la relation particulière qu'ils avaient. Une relation de confiance et de dépendance qu'ils ont depuis de nombreuses années. Or, je constate aujourd'hui qu'il aura ce comportement avec tout le monde, et je ne sais pas si je serais capable de le supporter longtemps. Mais alors que j'étais encore en train de cogner sur les sacs de musculation, mon amant entra dans le gymnase. Contrairement à toute à l'heure, il était habillé dans un petit costume gris argent, sous lequel il portait une chemise rouge, ornée d'une cravate grise. Je le détaillait de la tête aux pieds, et je constatais qu'il avait un look soigné, ce qui signifie, en général, qu'il s'apprête à partir faire quelque chose d'important. Néanmoins, encore furieux de notre dispute, je ne fus pas celui qui engagea la conversation :
Steve, je peux te parler, ou tu préfère te battre ? Dit-il en ajustant sa montre hors de prix.
Je ne vais pas me battre contre toi, me contentais-je de répondre. Pourquoi cette tenue ?
Pepper vient de m'appeler, elle aimerait que je vienne assister à une réunion importante pour le projet Septembre demain matin.
Bien, tu rentre quand ?
Je ne sais pas trop, je pensais passer quelques jours à ma villa après ça. Comme tout les Avengers sont en convalescences, on pourrait en profiter pour se reposer nous aussi.
Nous ?
Oui, tu ne veux pas venir avec moi ? On sera plus tranquille dans mon immense villa avec vue sur l'océan.
Non merci, j'ai du boulot ici.
Et ce boulot, tu ne peux pas le faire à la villa ?
Non, répondis-je toujours aussi froidement.
Tu dis ça à cause de ce qu'y s'est passé toute à l'heure ?
Écoute Tony, j'ai ni envie de te voir, ni envie de te parler. Donc, je ne vais pas venir dans ta maison avec toi. Tu sais, tu ne peux pas provoquer des disputes et espérer qu'elles se règlent sans que tu ai besoin de faire des efforts, ou simplement de t'excuser.
Pourtant, ça marchais bien jusqu'à présent. Tu n'a plus peur de me perdre ?
Tony...répondis-je las de ses provocations, Tu m'agace, tu sais.
Je sais, alors tu me rejoins ? J'ai encore un peu de temps devant moi avant de devoir partir, souligna-t-il.
Je verrais pour le moment je n'en ai pas envie.
Bien, me répondit-il froidement. Fais donc ce que tu veux.
Le brun tourna donc les talons et partit sans un mot de plus. Quant à moi, je repris ce que je faisais avec encore plus d'énergie et je ne tarda pas à exploser le sac de musculation qui atterri lourdement sur le sol. Je soupirais longuement en repensant à notre discutions, mais également à notre dispute, ainsi qu'à sa façon de gérer tout ça. Il revenait à chaque fois, tout mielleux, en espérant que je l'aurais pardonné sans qu'il ait besoin de faire des efforts à l'avenir. Et pourtant, malgré qu'il ait tort dans cette histoire, je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser de le laisser seul. Je n'aime pas quand on se dispute, j'ai toujours l'impression de détruire ce qu'on a construit et, même si nos disputes ont été fréquentes ces derniers mois, je ne m'y habituerai jamais. Cependant, cette fois-ci, je n'ai aucune envie de revenir vers lui surtout aussi facilement. Je préfère laisser passer un peu de temps, histoire qu'il ait le temps de réfléchir à ce qu'il a fait. Et peut être qu'il évitera à l'avenir de reproduire ce genre de comportement. Je crois que je suis capable de pardonner beaucoup de choses, mais pas l'adultère. Même si en l'occurrence, on n'en étais pas encore là, le fait qu'il flirte avec d'autres personnes ne me plaît pas du tout, et je compte bien lui faire comprendre.
C'est donc ce que je fis les quelques jours qui ont suivis. Je profitais de l'absence de Tony pour peaufiner l'entraînement que je préparais pour les Avengers, et passer un peu de temps avec Wanda, Vision et surtout Sam. Banner, quant à lui, était reparti chez Hawkeye pour prendre soin de la Veuve Noire. Durant cette petite semaine, je n'avais pas eu de nouvelle de Stark, qui était resté muet comme une tombe. Ce qui ne lui ressemblait pas. Un peu inquiet, je décidais donc de retourner le voir, afin de prendre de ses nouvelles. J'enfourchais donc ma moto, et je me rendis jusqu'à Miami où mon amant avait sa magnifique villa.
Après quelques heures de trajet, j'arrivais enfin devant sa maison. Je me garais dans l'immense entrée et je me rendis jusqu'à la porte où je frappais. Au bout de quelques secondes, J.A.R.V.I.S m'invita à entrer, car son maître se trouvait au sous-sol. Je descendis donc les marches, que je connaissais bien, après mon petit séjour de quelques semaines chez Tony. Alors que j'arrivais devant la porte en verre, le majordome artificiel m'ouvrit après une identification rétinienne. Comme toujours, je trouvais Tony penché au dessus d'une machine avec une musique d'AC DC en fond. En entendent le bruit de la porte, le brun se tourna vers moi l'air étonné.
Cap' ? Tu ne m'avais pas dis que tu venais, me dit-il toujours aussi surpris.
Toutefois, il ne fut pas le seul à être surpris puisque, lorsqu'il se tourna vers moi, je ne pouvais que remarquer les hématomes qui recouvrait son visage. S'il n'était pas en forme quand je l'avais laissé, son visage était bien plus tuméfié qu'il y a une semaine. Je m'approchais en quelques pas de mon amant avant de poser ma main sur son visage. Alors que j'allais lui demander ce qui lui était arrivé, il repoussa ma main d'un geste vif avant de déclarer :
Fais attention, Cap', c'est douloureux tu sais.
Qu'est-ce que tu t'est fais ? Demandais-je toujours aussi abasourdi.
Oh trois fois rien, mais tu aurais pu me dire que tu venais.
Trois fois rien ? Regard toi, tu es recouvert d'hématomes, Tony.
Le brun soupira, et passa sa main sur mon visage. Il me fixa quelques secondes en silence avant de soupirer à nouveau et d'ajouter :
Tu ne va pas me lâcher tant que tu ne saura pas ?
Évidemment que non, tu me connais.
Et bien, il y a deux jours un homme connu sous le pseudonyme de Spymaster s'est infiltré à Stark industrie pour voler des plans confidentiels et je l'ai mis en déroute. Toutefois, il m'a donné deux trois bons coups avant ça. Se contenta-t-il d'expliquer.
Mais ton armure ne t'a pas protégé ? Tu ne l'a pas arrêté ?
Et bien, il avait un gadget qui a paralysé mon armure, ce qui lui a permis de reprendre momentanément le dessus. M'affirma-t-il en insistant sur le momentanément.
Mais ton armure peut être désactivée ?
Rectification, pouvait être oui. J'ai travaillé dessus, pour que la prochaine fois que je le recroise, il ne puisse plus utiliser ces gadgets sur moi.
Mais tu ne l'a pas arrêté ?
Non, il s'est enfuit, néanmoins, il est parti sans rien emporter ce qui est l'essentiel.
Mais tu ne sais pas qui c'est ?
Non, je n'ai pas réussi à lui retirer son masque, et je n'ai rien trouvé sur son identité pour le moment, mais je finirais bien par savoir qui c'est, et surtout qui l'a engagé.
Pourquoi tu ne m'a pas appelé pour t'aider ?
Parce que tu n'avais pas envie de me voir, répondit-il froidement.
Tony, je n'ai pas dis ça...
Si tu m'a clairement dit que tu n'avais ni envie de me parler ni de me voir, alors je t'ai laissé tranquille. Me coupa-t-il l'air contrarié.
Mais pas quand ta vie est menacée, Tony
Ma vie n'est pas menacée, me coupa-t-il.
Ce n'est pas ce que me dise les bleus sur ton visage, d'autant plus que, tu n'étais pas rétablit suite au combat de Singapour.
J'avais pas le temps de te prévenir lorsque je l'affrontais, et ensuite, ma vie n'était plus en danger puisqu'il a fuit.
Tony, sérieux, ne joue pas sur les mots comme ça...
Je ne joue pas Steve, tu m'a demandé de te laisser tranquille, c'est ce que je fais, me coupa-t-il à nouveau. De toute façon, ce n'est pas comme si tu te souciais de ce qui pouvais m'arriver.
N'importe quoi...
La preuve que si, m'interrompit-il encore.
Quelle preuve ? Demandais-je un peu agacé.
Tu n'a pris aucune nouvelle de moi durant cette semaine.
Tu n'en a pas pris non plus.
Détrompe toi, J.A.R.V.I.S me tenait au courant de ce que tu faisais. Moi, je savais que tu allais bien. Dit-il avec un ton amère en accentuant sur le Moi.
T'es sérieux ? Tu m'en veux ? Pourquoi toi tu n'es pas revenu ? Tu aurais dû m'appeler quand tu a été blessé.
Tu voulais de l'espace, je t'en ai laissé, alors ne viens pas te plaindre.
Tony, je suis désolé de t'avoir dis ça, je ne le pensais pas. Je ne veux pas que tu affronte ce genre de chose seul, ou que tu me cache le fait que tu a été blessé durant une mission. Alors, la prochaine fois, même si on se dispute, et que je te dis des mots plus hauts que d'autres, promet moi de me prévenir s'il t'arrive quelque chose, d'accord ?
Je verrais, se contenta-t-il de répondre. Et ce n'était pas une mission, c'était juste un vol industriel.
Ce n'est pas grave quand même ? Cela ne t'a rien rouvert j'espère ? Demandais-je en examinant le visage de mon amant.
Non, c'est superficiel.
Oui, enfin si on t'écoute ce que tu avais étais déjà superficiel.
Ça l'est, tant que ça ne m'empêche pas de travailler. En tout cas, dit-il en tapotant sur son armure posée sur la table, la prochaine fois, il ne m'aura pas aussi facilement.
J'espère bien, il faut que Iron Man prenne grand soin de lui.
Oui, vue que le méchant Captain America ne le fais pas, dit-il avec un air provocateur.
Ah Tony, sérieusement, ne me cache plus ce genre de chose
Alors ne me parle plus de cette façon.
Dans ce cas, arrête de draguer tout ce qui bouge.
J'ai dragué personne, répondit-il froidement en se tournant à nouveau vers son armure.
Si tu l'dis, mais évite de me cacher ce genre de chose.
Bien, tu avais autre chose à me dire ?
Heu non, rien, répondis-je surpris.
Bien, dans ce cas tu peux prendre tes aises à la villa si tu veux, moi j'ai du travail ici.
D'accord, répondis-je un peu surpris par son comportement.
Je décidais de le laisser un peu respirer dans son laboratoire. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse me cacher ce genre de chose surtout qu'il était déjà blessé. D'autant plus qu'il savait pertinemment que, même si nous étions en froid, il pouvait toujours compter sur moi. S'il ne m'avait pas prévenu, c'était uniquement dans le but de me faire culpabiliser. Afin que je comprenne que si on se disputait ainsi, il ne reviendrait pas vers moi, même si sa vie était en danger. Et connaissant le caractère fière du personnage, cela ne m'étonnerais pas du tout. Néanmoins, si cela avait été ma vie qui avait été menacée, je pense que son comportement aurait été tout autre. Je poussais un long soupire, puisque même si j'avais compris pourquoi il avait fais ça, je ne pouvais m'empêcher de m'en vouloir. Je l'avais tout de même laissé tout seul, alors qu'il était blessé, affronter cet ennemi. Si j'étais venu avec lui, lorsqu'il me l'avait demandé, peut être que j'aurais pu l'épauler, et que non seulement nous aurions pu arrêter ce Spymaster, mais en plus, il n'aurait peut être pas été blessé ainsi. Enfin, heureusement que ces stigmates sont uniquement superficielles et que rien ne lui ait été dérobé. C'est en réfléchissant à tout cela que j'étais remonté au rez-de-chaussé chez Stark. J'ai ensuite passé le reste de la journée à m'occuper comme je le pouvais chez le milliardaire. Si sa maison ne manquait pas de distraction, j'avais espérer que le génie vienne me rejoindre au plus tôt.
La nuit commençait à tomber, tandis que je m'étais installé dans l'immense salon avec vue sur l'océan. J'étais d'ailleurs plus absorbé par le couché de soleil qui reflétait sur la mer, que par le journal à la télévision. Je fus interrompu dans mes songes par une voix, que je connaissais bien, qui demandait à l'intelligence artificielle si Stark était présent. Celui-ci répondit qu'on pourrait le trouver dans son garage, alors que je m'étais levé pour aller à la rencontre de James Rhodes, alias War Machine, un ami proche de Tony. Alors qu'il s'apprêtait à descendre, il m'aperçut et vient me saluer avec un large sourire.
Bonjour Captain, je ne savais pas que vous étiez ici.
Bonjour Rhodes, répondis-je poliment. Et bien, je suis arrivé dans l'après-midi afin de prendre des nouvelles de Tony.
Ah oui, il n'est pas très beau à voir ces derniers jours, mais il en faut plus que ça pour nous fatiguer Tony.
C'est sûr, rien ne l'empêche de travailler, en tout cas.
S'il pouvait plutôt travailler à se soigner, souligna James, mais c'est pas dans sa nature malheureusement. En tout cas, je suis content de vous voir ici, vous venez avec nous ce soir ?
Ce soir ? Vous allez où ?
Tony a insisté pour que nous sortions prendre un verre, c'est pourquoi je viens le chercher.
Je ne suis pas sûr que l'amener prendre un verre soit une bonne idée.
J'ai pensé que le faire sortir lui ferais du bien. Vous savez, depuis que vous vous êtes disputés, il n'est pas beaucoup sorti. Et plus il s'enferme, et plus il est susceptible de nous faire une bêtise. Et puis le laisser déprimer tout seul ne l'empêchera pas de boire s'il en a envie, vous savez.
Pour le coup, je ne peux pas vous donnez tort, confirmais-je.
Et puis, vous et moi nous serons là pour faire en sorte qu'il ne boive pas trop. Mais avant ça, je vais d'abord m'assurer qu'il se prépare, parce qu'on est censé partir dans une heure, et je suis certain qu'il n'est même pas encore douché.
C'est sûr que Stark n'est pas la personne la plus ponctuelle qui existe.
Oh ça je le sais bien ! Combien de fois j'ai eu à l'attendre ? Parfois même pour des cérémonies officielles, et comme on est ami, tout le monde pense que je sais toujours où il est, et ce qu'il fais. Je suis en quelque sorte garant de mon ami. Je ne vous dis pas comment j'étais mort de honte, quand le président de la république a patienté une heure pour le voir et que Monsieur Stark fais le mort alors que j'essaye désespérément de l'appeler.
Effectivement, cela ne doit pas être plaisant.
Oh sûr que non, mais on ne le changera pas, vous savez. C'est pourquoi je vais aller le chercher.
J'emboîtais le pas de War Machine qui descendait le long des marches qui menait droit au laboratoire. Une fois devant la porte vitrée, l'IA nous laissa entrer, lorsque nos identités furent confirmées. Tony se trouvait presque dans la même position qu'à mon arrivée ce matin, et jeta un regard surpris dans notre direction.
Rhodey ? Il est déjà vingt heures passées ?
Il n'est que dix neuf heures, mais je viens te chercher pour m'assurer que tu puisse te préparer, et qu'on puisse partir à l'heure, cette fois-ci.
Dix neuf heures ? Dit-il en réfléchissant. J'ai encore le temps de finir ce que j'ai commencé alors.
Oh non, non, non, s'empressa d'ajouter le militaire.Tu sais que Happy et Pepper vont nous attendre, alors pas question d'arriver en retard, Tony.
Grand-père, dites quelques chose ! J'ai quand même le droit de finir ce que j'ai commencé, non ?
Et bien je suis désolé Tony, mais je suis plutôt du côté de Rhodes sur ce coup là.
Ah tu vois, tu n'a aucun allié, souligna-t-il. Va donc te préparer, plutôt que de nous faire attendre.
Bien, bien, je capitule, dit le génie bien trop rapidement à mon goût.
Il monta alors jusque dans sa chambre afin de se préparer. Pendant ce temps là, Rhodes et moi nous nous étions installés dans la cuisine de Stark, et nous prenions un verre afin de discuter un peu de la soirée qui nous attendait. Je ne savais pas que Pepper, l'ex-femme de Tony, allait être présente, pas plus que son ancien garde du corps, Happy Hogan. J'en profitais alors pour questionner Rhodes sur la relation entre Tony et Pepper afin de savoir s'ils avaient toujours des sentiments l'un pour l'autre. Même si j'essayais d'être discret à propos de mes doutes, au vue du regard que m'a lancé Rhodes, je pense qu'il n'est pas dupe sur mes intentions. Toutefois, il me rassurera sur la relation entre Tony et Pepper, en m'expliquant, qu'à ses yeux, leur relation est belle est bien révolue. Malgré tout, il sous-entendit que Stark pouvait s'avérer très doué pour cacher ses émotions, même si en ce moment, je suis la personne qui le trouble le plus. En effet, selon les dires du militaire, Tony semble abattu depuis la disputes que nous avions eu une semaine auparavant. Ce qui, selon lui, signifie que le milliardaire tient beaucoup à moi.
En parlant du génie, cela fait une bonne heure qu'il avait disparu dans sa chambre, et je sentais que Rhodes commençait à perdre patience. Je lui proposais d'aller voir où en était notre génie et le pousser à accélérer un peu le mouvement sans quoi nous risquions d'être en retard. Lorsque j'arrivais dans la chambre du milliardaire, il n'y avait aucune trace de lui. Quand j'ouvris la porte de sa salle de bain, je le trouvais allongé dans son bain, un bras au dessus de sa tête, visiblement assoupi. Je m'approchais en douceur du bain et je le réveillais délicatement.
Tony, tu t'es endormis.
Si dans un premier temps, un grognement fut sa seule réponse, il finit tout de même par ouvrir les yeux. Il me fixa, tout en grimaçant, à cause de la lumière puis d'une voix encore ensommeillée, il me dit :
Tu a raison, j'ai du m'endormir.
Tu a encore des problèmes pour dormir ?
J'ai pas eu une semaine très reposante, en effet, souligna-t-il. Quelle heure il est ?
Presque vingt heure, on va être en retard Tony.
On est pas à une demi heure du lieu de rendez-vous, j'ai encore le temps, dit-il en s'étirant dans sa baignoire.
Oui, mais Rhodes commence à s'impatienter, alors s'il sait que tu es encore dans ton bain, il risque de râler.
Il râle tout le temps de toute façon, je suis entouré de vieux rabat-joie, dit-il en jetant un petit coup d'œil.
Désolé d'être un rabat-joie, mais, il faut que tu finisse de te préparer. Tu veux que je te sorte des vêtements ? Tu n'aura plus qu'à les enfiler de cette manière.
Hum, fit-il pensif, je me demande bien quel genre de look tu pourrais bien me concocter, alors je te donne la permission d'aller fouiller dans mon dressing.
Bien si j'ai la permission, alors j'y vais. Quant à toi, sort de ton bain et coiffe toi pendant ce temps là.
À vos ordres, Captain ! Dit-il l'air moqueur en imitant un salue militaire.
Je me rendis dans le dressing du milliardaire, et même si je savais qu'il était riche et qu'il possédait bon nombre de vêtement. Je ne m'attendais tout de même pas à un dressing de cette taille. Il devait bien faire la taille de mon salon à Brooklyn. Je regardais parmi les innombrables costumes, vestes et autres Tee Shirts exposés sur les penderies. D'après Rhodes, l'ambiance du petit pub où nous nous rendions serait plutôt décontractée, c'est pourquoi je lui pris un Tee Shirt blanc, avec une veste en cuir noir et un jeans bleu foncé. Je trouvais l'ensemble plutôt sympa, et il était assez rare de voir Tony habillé autrement qu'en costume pour sortir. Alors que je posais les vêtements sur le lit, l'ingénieur sorti enfin de sa salle de bain, impeccablement coiffé et rasé de près, il n'était vêtu que d'un simple peignoir bordeaux. Il inspecta alors la tenue que je lui avais préparé avec un amusement non dissimulée.
Hum, tu aurais pu faire pire, finit-il par lâcher.
Ravi que ça te plaise, dis-je avec un sourire forcé.
Oh mais c'est le cas rassure toi. C'est juste que je m'attendais à un truc un peu plus classe pour sortir.
On va dans un bar plutôt tranquille d'après Rhodes. Et puis, lui aussi est habillé de façon décontractée.
Bien, va pour le Tony décontract' alors. Dit-il en me déposant un petit baiser sur la joue.
Il enleva donc son peignoir qu'il laissa négligemment tomber sur le sol. Il se changea avec des gestes doux et sensuel devant moi. Je dois bien avoué que si Rhodes ne nous attendait pas en bas, je ne l'aurais jamais laissé s'habiller jusqu'au bout. Une fois entièrement vêtu, il se rendit dans son dressing afin d'aller y chercher une montre, mais aussi une paire de lunette de soleil.
Pourquoi tu prend des lunettes de soleil ? Demandais-je surpris.
Pour trois raisons : Premièrement, j'ai des bleus sur tout le visage, donc les lunettes vont en dissimuler une partie. Deuxième, on me reconnaît beaucoup moins dans la rue avec les lunettes. Et troisièmement, le style mon chéri.
Mais tu ne vas rien voir, il fais nuit. Dis-je pragmatique.
Steve, je sais qu'au XVIII ème siècle, les lunettes teintées nous empêchais de bien voir le soir, mais plus aujourd'hui.
Je ne viens pas du XVIII ème, Tony. Dis-je en soupirant.
J'y peux rien si tu parle comme un grand-père, mon chéri. Bon on y va avant que Rhodey vienne nous déranger ?
J'acquiesçais, car il devait réellement s'impatienter en bas. Une fois tout le monde prêt, au plus grand soulagement du militaire, Tony et moi montions dans l'une des ses magnifiques voitures de sport, tandis que Rhodes partait dans sa berline avec laquelle il était venu. Et à mon plus grand dam, une course s'engagea entre Tony et Rhodes. Malgré mes demandes répétés pour qu'il ralentisse, il n'en fit rien et pris même un malin plaisir à pousser la bête dans ses extrêmes. Ce qui, nous permis de gagner haut la main contre Rhodes, qui avait certes une Audi A3, mais ce n'était rien comparé à la Audi R8 E-tron qui avait une accélération à faire pâlir. Lorsqu'on se garait sur le parking, Tony s'amusa à la faire ronfler un peu ce qui attira sur nous les regards de tous les passants. Devant l'agitation que provoquait une telle voiture, je me demandais sincèrement pourquoi l'Iron Man avait pris soin de prendre des lunettes afin de cacher son identité, si c'est pour attirer l'attention à peine arrivé. Quelques minutes après nous, Rhodes vient se garer derrière nous. Alors que nous marchions jusqu'à lui, il lança :
Ah Tony tu n'es pas possible !
Quoi ? Tu es dégoûté d'avoir perdu ? Lança mon amant tout sourire.
Facile de gagner avec une voiture pareil.
Oh arrête, tu sais que ce n'est même pas ma voiture la plus rapide.
Oh ça je sais, mais tu a dis à ton petit copain pourquoi tu aime prendre celle-ci, malgré le fait que ce ne soit pas la plus rapide, hein ?
Oh mon chéri, Dit-il en se tournant vers moi, J'aime cette voiture parce qu'elle est unique au monde. Audi me l'a offerte pour que je leur fasse de la pub, mais finalement faute de marché, ce modèle ne sera pas commercialisé. De ce fait, je suis le seul au monde à la posséder. Le seul, souligna-t-il l'air enjoué.
D'où l'intérêt d'avoir cette voiture, c'est ça ?
Tout à fait, j'aime les choses rares, comme les vieux de plus de cent ans, avec un corps absolument parfait, me dit-il en venant m'embrasser.
Je rougissais lorsqu'il vient m'embrasser, car je n'avais toujours pas l'habitude de faire cela en public. Surtout qu'avec notre arrivée en fanfare, tout le monde nous fixait et nous prenait en photo. Alors que Rhodes et Tony discutaient sur le bitume, Pepper et Happy sont venus à notre rencontre avec un large sourire. Tony se tourna vers la belle rousse avant de la saluer chaleureusement. Une fois les salutations terminées, nous entrions enfin dans le bar, qui était bien plus chic que ce que j'aurais pensé. On nous accompagna à une petite table dans un coin tranquille.
Une fois bien installé, avec nos verres servis, la discutions s'engagea tout naturellement entre l'ingénieur et ses proches. C'était impressionnant de voir à quel point il pouvait être différent lorsqu'il était à leurs côtés, comparé à la personne qu'il est en compagnie des Vengeurs. Il est beaucoup plus détendu, mais surtout, bien plus souriant. Simplement heureux d'être en compagnie de ses proches, alors pour une fois, je le laissais profiter de sa soirée, sans prêter attention à ce qu'il boit. De ce fait, la soirée fut bonne, même si à mon goût Pepper et Tony sont encore bien trop proche. Ce qui m'avait le plus dérangé ce n'était pas les sourires complices, ou les petits regards qu'ils se sont échangés tout au long de la soirée. C'était plutôt le ton agressif qu'avait Tony à chaque fois qu'il évoquait le compagnon actuel de Pepper. Il avait tout de l'attitude d'un ex jaloux qui souhaite récupérer la femme qu'il aime. Mais, ne voulant pas faire une scène je n'avais rien dit, et je m'étais contenté d'ignorer tout cela pour le moment. Je lui en reparlerai à un moment plus propice à une discutions privée.
Alors que la nuit était déjà bien avancée, nous quittions enfin le bistro afin de rentrer jusqu'à la villa. Après avoir salué tout le monde, je décidais de prendre le volant, car mon partenaire avait bien trop bu pour ce soir. La preuve en est, la difficulté avec laquelle il avait retrouvé ses clefs dans ses poches. Au moment où il déverrouilla la voiture, je saisi ses clefs d'un geste vif tout en lui déposant un petit baiser sur les lèvres.
Ce soir, c'est moi qui conduit mon cœur.
Quoi ? Demanda-t-il avec une voix alcoolisée.
Je t'ai laissé boire, mais je ne te laisserai pas conduire. Tu devrais connaître le slogan, boire ou conduire, il faut choisir, dis-je avec un petit sourire.
Tu a bu aussi, souligna-t-il.
Sauf que moi, j'ai un sérum de super soldat qui m'empêche d'être ivre, lui rappelais-je.
C'est d'une tristesse ta vie...déclara-t-il l'air épuisé.
Profite-en, et repose toi.
Sans trop broncher, le milliardaire tituba jusqu'à la portière et s'installa dans la voiture. Le trajet du retour fut silencieux, puisque le génie s'était déjà endormi. Bercé par l'alcool et la route, il n'avait tenu que quelques minutes avant de sombrer dans un sommeil plutôt profond. Même si personnellement, j'aurais préférer parler de cette soirée avec lui, je n'allais pas le réveiller pour le faire, et puis, au vue de son état je ne suis pas certain que ce soit utile.
Une fois arrivée, j'aidais Tony à descendre de sa voiture et à regagner sa chambre. Après avoir fait ma toilette, je me glissa dans le lit aux côtés de mon amant qui empestait l'alcool. Quand celui-ci me sentit à ses côtés, il vient se lover contre moi et passa ses bras autours de ma nuque. Il me déposa un baiser auquel je ne répondis pas. Toutefois, il ne semblait pas en avoir conscience puisqu'il me murmura :
Je t'aime, mon amour.
Je t'aime aussi, répondis-je sans grande conviction.
Il se colla contre moi avant de m'embrasser à nouveau. Il me répéta alors plusieurs fois qu'il m'aimait vraiment avant d'ajouter :
Tu ne sais pas à quel point je t'aime Steve, tu m'a manqué cette semaine.
Tu m'a manqué aussi Tony, répondis-je en baissant enfin ma garde.
Non, tu m'a manqué, tu sais. Dit-il sans avoir trop compris ce que je venais de lui répondre. Je t'aime, mais j'aime pas qu'on se dispute, j'ai pas envie de te perdre...je pourrais pas...
Tu ne pourrais pas quoi ? Lui demandais-je surpris par sa voix sanglotante.
Je pourrais pas te perdre...j'ai trop perdu...je pourrais pas vivre sans toi.
À ces mots, je serra fort l'ingénieur contre moi avant de l'embrasser avec tendresse. Je lui déclara alors mon amour, et je lui promis qu'il ne me perdrais jamais. Tony se contenta de rester blottit contre moi un long moment. Je sentis alors sa respiration commencer à se régulariser tandis qu'il ne bougeait plus. Je déposais un baiser dans ses cheveux avant de me laisser à mon tour happer par les bras de Morphée.
Je me réveillais le matin vers huit heures avec l'ingénieur toujours blottit contre moi. Visiblement, nous n'avions pas beaucoup bougé cette nuit, puisque nos positions étaient restés assez similaires qu'au moment où nous nous sommes endormi. Je décidais de me lever discrètement pour laisser mon amant se reposer. Entre la soirée d'hier, et surtout les blessures qu'il avait accumulées depuis Singapour, un peu de repos lui ferait le plus grand bien.
Après avoir avalé un petit déjeuner équilibré, j'avais envie d'aller faire un petit footing matinal. Toutefois, je n'avais pour seule tenue que les vêtements que j'avais porté la veille. Je n'avais pas apporté d'autres habits, car originellement je ne faisais que passer. Je n'avais d'ailleurs pas pensé à laisser quelques vêtements de ma dernière visite prolongée chez mon amant. Je me décidais donc à aller jeter un œil au dressing de mon amant, dans le cas où je pourrais trouver quelque chose à ma taille. C'est à pas feutré que je me rendis dans cette immense dressing, et que je commençais à regarder les habillements du milliardaire. Cependant, forcé de constater que je ne rentrerais dans rien. Mon amant faisant du S alors que moi j'étais entre le L et le XL. Alors que j'étais sur le point de renoncer, j'entendis la porte derrière moi s'ouvrir, tandis que, mon amant vient se glisser à mes côtés l'air endormi.
Tony ? Demandais-je surpris de le voir réveillé si tôt.
Tu sais que les portes du dressing sont en verre ? Donc si tu allume ici, cela me réveille.
Oh, pardon je n'avais pas fais attention, dis-je me sentant bête.
Tu cherche quoi ?
Rien, tu n'a rien à ma taille de toute façon.
Oh que tu crois, me dit-il avant d'entamer un long bâillement. Je te signal que cette partie du dressing est à toi. Dit-il en désignant un pend de mur.
Mais je n'ai rien laissé chez toi, dis-je surpris par cette déclaration.
Mais je t'ai acheté des fringues, au cas où tu aurais envie de venir ici à l'improviste. Et j'ai eu raison à ce que je vois.
Merci, dis-je surpris par la quantité de vêtement qu'il avait prévu au cas où. Tu n'étais pas obligé d'en prendre autant tu sais.
Je savais pas comment tu aurais envie de t'habiller moi. Bien je retourne me coucher, Dit-il en s'étirant mollement.
Tony, dis-je en retenant son bras avant de le ramener jusqu'à moi. Je t'aime.
Je le soulevais un peu par la taille afin de l'embrasser avec passion. Malgré qu'il soit encore moitié endormi, mon amant me rendit mon geste d'affection. Après l'avoir laissé regagner son lit, je me changea afin de partir courir. Comme à mon habitude, je pris le petit sentier qui longeait la côte et qui donnait une vue imprenable sur l'océan. Je dois avouer que l'on s'habitue très vite à la vue magnifique de Miami. Cette petite course me laissa le temps pour repenser à ce qui s'était produit hier soir. L'attitude qu'avait eu Tony avec Pepper. Ce n'était pas simplement de la drague, il regrettait de s'être séparer d'elle. Et surtout, il n'aimait pas l'idée que la femme d'affaire se soit remise avec quelqu'un d'autre. S'il le supportait aussi mal, c'était sans doute parce qu'il l'aimait encore. Penser à tout cela, me rongeait de l'intérieur, et je savais que je ne pourrais pas rester ainsi très longtemps. J'étais quelqu'un de plutôt honnête, et je n'aimais pas cacher des choses à mes proches. Encore moins lorsque cela perturbe notre relation, et je pense sincèrement qu'il valait mieux discuter de ses problèmes plutôt que de les laisser traîner. Cela ne résout jamais rien.
Une petite heure plus tard, je revenais à la villa où je trouvais mon amant dans la cuisine en train de petit déjeuner. Une fois douché, je suis redescendu afin de discuter un peu avec mon amant. Il était toujours assis avec un café entre les mains, et avais toujours l'air un peu fatigué.
Je crois que je vais devoir diminuer ma consommation d'alcool à mes prochaines sorties, dit-il en se malaxant le crâne.
C'est normal, je vous ai habitué à moins boire, et de ce que j'ai compris hier, vous n'aviez pas beaucoup dormi.
Non, j'ai du mal à dormir sans Toi, dit-il en soulignant le toi avec une voix mielleuse.
Désolé Tony, dis moi est ce que je peux te parler de quelque chose sans que tu t'énerve ? Demandais-je un peu hésitant.
Malgré la déclaration que m'avais fais l'ingénieur hier soir, j'avais tout de même envie de revenir sur son comportement avec Pepper. Je ne l'avais pas apprécié, et j'aimerais qu'on en discute afin d'éviter que ce genre de chose se reproduise à l'avenir. Cependant, je savais que ce genre de discutions risquerait de l'agacer, c'est pourquoi je tentais d'adoucir les choses. Mais j'avais besoin d'en parler avec lui, et j'avais besoin qu'il me rassure sur ses sentiments en étant sobre.
Rien que de me demander de ne pas m'énerver, m'énerve. Me dit-il avec un air blasé.
Hier soir, quand tu discutais avec Pepper, on aurait dit que...comment dire...tu étais jaloux de son compagnon...
Jaloux ? Moi ? C'est plutôt toi qui à l'air d'être jaloux, dit-il sur le même ton.
Et bien oui, on ne peut pas dire que ça m'ait fais plaisir.
Et ? Qu'est-ce que j'y peux si tu est jaloux ?
Évite de la draguer, répondis-je aussitôt contrarié par ce genre de remarques.
Mais je ne l'ai pas dragué, tu es le seul à penser à ça. Et puis, je t'avais prévenu, je ne changerais pas de comportement avec Pepper.
Je le sais, mais je ne te demande pas de changer de comportement...
C'est exactement ce que tu fais, me coupa-t-il. Et je ne changerais pas Steve.
Tony, je voulais juste savoir si tu étais jaloux pas la peine de t'énerver, lui rappelais-je.
Et moi, ça m'énerve de savoir que tu n'a pas passé une bonne soirée avec mes amis, et que tu es encore jaloux pour une raison imaginaire.
C'est normal que je sois jaloux, tu étais avec ton ex, et tu avais l'air très proche d'elle.
Non, ce n'est pas normal. Pepper est l'une des mes amies les plus proches, et je tiens énormément à elle. Et cela sans ambiguïté. Elle et moi, on sait très bien où on en est, alors pourquoi tu t'imagine des choses ? Comme avec Thor l'autre fois, tu m'avais fais une crise de jalousie pour des absurdités !
Absurde? Tu l'a dragué Tony !
C'est toi qui t'énerve là, dit-il avec une voix toujours aussi froide.
C'est normal que je m'énerve, tu nie les faits.
Parce que les faits sont faux.
Sérieusement, je ne sais même pas pourquoi je prend la peine de discuter avec toi.
Et moi, je ne vois pas pourquoi tu viens me prendre la tête, dès le matin, alors que nous avions passé une bonne soirée, après que tu m'ait ignoré toute une semaine, uniquement parce que tu étais jaloux, pour quelque chose qui ne s'est produit que dans ta tête.
J'étais dépité de l'attitude de Stark qui ne prenait aucunement attention à ce que je lui disais. Il n'était absolument pas prêt à discuter de ses faits et gestes. Mais dans un sens, il avait raison, nous venions juste de nous retrouver, et ce n'était pas le moment de nous disputer à nouveau. Surtout après ce qui s'est passé avec le Spymaster. Mais alors que je m'apprêtais à calmer les choses, ce fut Tony qui brisa en premier le silence qui s'était peu à peu instauré.
Steve, ça ne marchera pas entre nous. Dit-il d'une voix très calme sans toutefois me regarder.
Quoi ? Demandais-je choqué par ce retournement de situation.
On ne fais que de se disputer, alors, c'est fini. Rentre chez les vengeurs. Dit-il sans me lancer un seul regard.
Tony attends ! Tu ne peux pas me dire ça d'un coup ! Lui lançais-je déboussolé.
Si je peux et je le fais, alors rentre chez toi.
Alors dis le moi en me regardant dans les yeux.
Ça changera quoi ? Me demanda-t-il en relavant enfin les yeux.
Je saurais que tu es sincère.
Je te quitte Steve. Me dit-il d'une voix froide tout en me fixant. Alors rentre chez toi.
Tony, le suppliais-je, je suis désolé si je t'ai...
Y a pas que hier soir, Steve. On passe littéralement notre temps à nous disputer, alors nous n'avons rien à faire ensemble. J'ai pas besoin de ça dans ma vie actuelle...
Tony, tu ne va pas me dire ça, juste parce que j'ai voulu parler avec toi.
Non, je te dis ça parce que j'ai failli mourir la semaine dernière, et que je ne peux pas compter sur toi.
Tony, me contentais-je de répondre, je suis désolé, je...
Va-t-en, maintenant.
Non, Tony, écoute, je serais moins jaloux, mais soit juste plus...
Plus quoi ? Démonstratif ? Plus démonstratif que de te dire je t'aime ? Que de te demander de rester ? Que te dire que tu m'avais manqué ? T'avoir préparer des fringues pour que tu emménage ici ? Parce que je ne pourrais jamais être plus démonstratif que ça, je t'ai...il se coupa et ravala un sanglot, je t'ai fais confiance...Pour beaucoup de choses...Mais, je ne peux pas...
Tony, je suis désolé, si je ne suis pas assez à l'écoute et le problème ce n'est pas que n'est pas assez démonstratif mais...
Trop tard pour les excuses, j'ai pris ma décision. Me coupa-t-il. C'est fini, que tu le veuille ou non. Alors, tu peux prendre le temps que tu veux mais, pars d'ici.
L'ingénieur se leva et quitta la table avant de se diriger vers son laboratoire. Sous le choc, je ne réalisais pas que je venais de me faire quitter. J'avais juste besoin qu'il me rassure, et il m'avait quitté. Dans un sens peut être avait-il raison, peut-être que nous n'étions pas fais l'un pour l'autre...Il est vrai que nous passions notre temps à nous disputer, pour des broutilles, mais je n'aurais jamais pensé que cela puisse aller aussi loin. Je regrettais de m'être emporté, mais surtout, je m'en voulais d'être jaloux, ainsi sans que je ne puisse rien y faire. De ne pas être quelqu'un de fiable pour Tony. C'est la mort dans l'âme que je repartis de chez lui.
Voici le neuvième chapitre de cette fiction! Déjà! J'espère que cela vous plait pour le moment! La fiction va prendre une toute nouvelle tournure à partir du prochain chapitre, et on s'approche de la fin! (Même s'il reste encore pas mal de chapitre ^^)
Je vous souhaite à tous une bonne lecture!
