Moi (entre et aperçoit quelques personnes) : Vous êtes revenus ?
Soren (de mauvaise humeur) : Recommence à dire des bêtises et à être si flemmarde et on démissionne pour de bon.
Moi (tristounette) : Je ne recommencerai plus, promis.
Soren (ne se laisse pas attendrir) : Réponds à ta review au lieu de pleurer !
Moi (tristounette) : Tu es un être cruel, Soren.
Soren : Et fier de l'être !
Moi (souriante) : Une review d'Ithil ! Ah, elle se pose encore
des questions, héhé. Est-ce qu'elle va se transformer, quel est ce
mystérieux pouvoir ? Suspense oblige ma grande donc je ne dirai rien.
Sinon oui, Stefan a toujours tendance a ajouté du mystère. Ah, j'adore
trop ce perso !
Stefan : ...
Moi : Enfin, bref, enjoy !
Chapitre 9 : Le désert de Grann
Le lendemain matin, Mia fut la première levée. Elle s'étira longuement avant de jeter un oeil par la fenêtre. Le ciel était gris et il pleuvait averse. La jeune fille poussa un soupir. Elle n'aimait pas la pluie, ça la rendait toujours triste et maussade. Détournant son regard de la vitre, elle entreprit d'aller faire sa toilette et de se vêtir rapidement. Elle accrocha ensuite son épée à sa ceinture, passa un coup de peigne dans ses cheveux mauves et s'apprêta à sortir lorsqu'elle tomba nez à nez avec Stefan. Mia sursauta sous l'effet de surprise.
" Qu'est-ce que tu fais là ? demanda la guerrière, peut-être un peu trop abruptement.
Le bretteur ne se laissa pas distraire par le ton employé et répondit d'une voix calme.
- Je venais voir comment tu allais et si tu désirais t'entraîner un peu avec moi avant le départ.
- Où étais-tu hier ? Tu es encore parti sans rien dire.
- Ca n'a pas d'importance, lui assura-t-il.
- Ca en a pour moi ! J'en ai plus que marre de te voir t'en aller sans savoir pourquoi, j'en ai marre de tous ces secrets ! Alors maintenant dis-moi qui tu es réellement, s'il te plaît.
- Mia...
C'était bien la première fois qu'il voyait la jeune fille craquer ainsi, elle qui semblait toujours souriante.
- Un problème ? interrogea Rhys en surgissant derrière eux.
- Non, tout va bien, répondit le guerrier.
Mais la tension qui semblait régner entre eux deux, démentait ses propos. L'évêque feignit de ne pas l'avoir remarquée et s'adressa à Mia.
- Tu devrais peut-être aller prendre ton petit déjeuner, non ? Tormod, Astrid et Nephenie sont déjà dans la salle à manger.
L'adolescente acquiesça doucement, bouscula Stefan au passage, avant de s'éloigner.
- Tu comptes réellement nous laisser dans le noir encore longtemps ? demanda Rhys, le visage plus sérieux que jamais.
L'homme aux cheveux verts fronça les sourcils.
- Ca ne me pose pas vraiment de problèmes, je l'avoue. Ce sont tes secrets et je respecte ton choix de ne vouloir rien dire là-dessus. Mais Mia veut essayer d'en savoir davantage sur toi, elle veut apprendre à te connaître, elle veut pouvoir te faire pleinement confiance. Tu peux bien essayer de lui parler un peu, non ?
- Rhys, l'interrompit le bretteur. Je sais bien que tu apprécies beaucoup Mia ainsi que tous les autres, mais je n'ai pas la moindre intention de me révéler davantage. Non seulement c'est mieux pour vous et pour elle, mais ça l'est également pour moi.
Et sur ces dernières paroles énigmatiques, le guerrier s'éloigna sous l'oeil insistant du prêtre.
- Eh bien, tu en fais une tête ! nota Shinon avec une voix empreinte d'ironie.
- Ah, Shinon, déclara l'évêque en se tournant vers l'archer d'élite. Tu viens avec moi manger un morceau ?
- Non, je vais m'entraîner un peu.
Puis sans en dire davantage, l'archer d'élite s'éloigna alors que Rhys rejoignait les autres dans la salle à manger. Nephenie et Astrid le saluèrent d'un léger sourire alors que Mia mangeait quelques tartines, l'esprit ailleurs. Soren fit également son entrée peu après et prit place à table en silence, songeur. Le petit déjeuner fut prit dans un silence de plomb, pas un ne parla. Puis finalement, ils se rejoignirent tous devant le palais. Tanith descendit de son pégase et alla saluer le stratège. Tous deux discutèrent un moment avant que Soren ne se tourne de nouveau vers le petit groupe de mercenaires.
- J'espère que vous vous êtes bien préparés car nous partons dès maintenant.
Tous opinèrent du chef et notre petite troupe se mit en route, les deux chevaliers pégases partant en éclaireurs. Ils parcoururent ainsi une bonne distance, ne rencontrant aucun bandit ou truand sur la route. Tout était calme, peut-être même un peu trop d'ailleurs.
- Vous ne voyez toujours aucun danger à l'horizon ? lança Astrid à l'adresse de Marcia.
- Non, répondit cette dernière en se posant au sol. C'est assez étrange je dois l'admettre. Il y a toujours quelques bandits qui se terrent ici pourtant d'habitude.
- Soyons sur nos gardes alors, recommanda Nephenie.
Tormod qui marchait à côté de Sothe ainsi que de Ranulf, se tourna vers eux tout en jetant un bref coup d'oeil au bretteur et à Mia qui ne semblaient échanger aucune parole.
- Mais qu'est-ce qu'ils ont tous les deux ?
- Si tu veux mon avis, commença le Laguz. Ils ont dû se disputer.
Le voleur, pas plus intérressé que ça par la conversation, alla rejoindre le sage en tête du groupe.
- Mia a l'air bien maussade aussi, poursuivit Tormod. Le sourire lui va mieux.
Ranulf posa une main sur l'épaule du mage avant de lui sourire.
- Bah t'en fais pas va. Tout ça finira bien par s'arranger.
Puis, sans un mot, ils reprirent le chemin tout en jetant de temps à autres des regards dans tous les coins, histoire de ne pas se faire surprendre. Il fut ensuite décidé d'établir le camp quand le ciel commença peu à peu s'obscurcir. On installa les tentes et Soren fut assigné au premier tour de garde. Le stratège ne se fit pas prier et prit place auprès du feu, jetant de temps en temps des sorts de vent pour attiser les flammes. Il laissa ensuite tomber sa tête dans la paume de sa main, réfléchissant aux divers événements, cherchant ainsi à trouver des réponses. Mais il fallait avouer qu'il nageait vraiment dans le brouillard, rien n'était clair, tout demeurait flou. Sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, un soupir de lassitude s'échappa de ses lèvres. Dès demain soir, ils seraient sûrement arrivés à destination, qui rencontreraient-ils là-bas ?
- Encore en train de réfléchir, constata le bretteur du désert en s'approchant.
- Que me veux-tu cette fois-ci ?
- Tu m'as bien dit dernièrement que tu étais prêt à te rendre au désert de Grann pour trouver des réponses, non ?
- Où veux-tu en venir ? interrogea-t-il en fronçant les sourcils.
- Pourquoi ne pas y aller dès aujourd'hui ? Nous ne sommes pas très loin du repaire des Marqués, Soren.
- Nous irons en effet, mais après avoir effectué la mission confiée par l'apôtre Sanaki.
- Aurais-tu peur de les rencontrer ? questionna le bretteur, moqueur.
Pour unique réponse, le sage lui lança un regard noir qui fit sourire l'homme aux cheveux verts.
- Alors ? insista ce dernier.
Le stratège se leva, jeta un léger coup d'oeil au feu puis aux tentes closes, avant de reporter son attention sur Stefan. Il n'arrivait pas à lui faire confiance, mais qu'avait-il à perdre ? Au pire, il risquait de tomber dans un traquenard, mais Soren ne pensait pas que le bretteur puisse le piéger ainsi, il semblait bien trop sérieux quand il parlait de ces autres Marqués.
- Allons-y, se contenta-t-il de répondre.
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- Tu devrais dormir, conseilla Kleith, adossé contre l'un des murs de la prison.
- Il doit bien y avoir un moyen pour sortir d'ici ! s'entêta Emeline en cherchant un quelconque mécanisme secret.
- Tu perds ton temps, lui assura-t-il.
- Il est hors de question qu'ils se servent de moi pour semer le chaos sur ce continent ! s'écria-t-elle en se retournant vers lui, des larmes ruisselant doucement sur ses joues.
Kleith poussa un soupir, cette fille l'émouvait plus que de raison. Se relevant lentement, il s'avança vers elle avant de la prendre dans ses bras. Emeline demeura un moment surprise de ce geste inattendu de la part de ce garçon, mais se laissa finalement aller à cette étreinte. Ils restèrent ainsi pendant plusieurs minutes avant qu'il ne finisse par la relâcher. La jeune fille sécha ses larmes avant de sourire légèrement.
- Merci...
- Pas de quoi, répondit son interlocuteur avant de reprendre sa position initiale.
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Il faisait un froid glacial et le vent soufflait avec force, soulevant la cape du sage. Du sable commença peu à peu à se répandre dans l'air, leur piquant les yeux et réduisant par la même occasion leur visibilité.
- On arrive bientôt ? grogna Soren.
- De quoi tu te plains ? lâcha Stefan. Toi tu marches sur le sable comme si tu marchais sur du sol correct, ce qui n'est pas mon cas.
- Peut-être, mais ça ne m'empêche pas pour autant de me prendre du sable plein la figure. Et pourquoi faut-il qu'il fasse toujours aussi froid la nuit, dans les déserts ?
Le bretteur eût un léger sourire, le stratège avait vraiment sale caractère.
- Nous y sommes bientôt, sois donc un peu patient.
Patient, patient ! Il lui en demandait de bonnes ! Comment vouliez-vous être calme quand du sable vous fouettait le visage ou vous aveuglait presque en s'infiltrant dans vos yeux ? Soren n'était pas souvent du genre à se plaindre, c'est vrai. Mais cette fois-ci c'était vraiment la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Il garda néanmoins le peu de calme qu'il lui restait, et ils poursuivirent leur chemin dans un silence complet. Stefan s'arrêta enfin devant une immense dune de sable, Soren ne tarda pas à en faire de même, lançant un regard quelque peu interrogateur à l'homme aux cheveux verts.
- Nous arrivons, l'informa-t-il.
Il franchirent donc la dune avant de tomber nez à nez avec une petite forteresse construite à l'aide de pierres grises inégales. Devant la petite porte d'acier qui faisait office d'entrée, deux hommes montaient la garde, le visage impassible. Stefan se dirigea vers l'un d'eux et entama la discussion. Soren vit l'homme hocher plusieurs fois la tête avant d'ouvrir la porte qui grinça un peu sur ses gonds. Le bretteur du désert invita ensuite le stratège à le suivre et ils pénétrèrent tous deux à l'intérieur de la forteresse. Le jeune homme aux cheveux noirs de jais jeta un oeil autour de lui. Ils se trouvaient tous deux présentement devant un long couloir aux murs sombres et plusieurs ouvertures étaient présentes, creusées à même la pierre.
- Stefan ! s'écria une voix aiguë.
Une adolescente de quatorze ans, aux longs cheveux sable et aux yeux saphirs se précipita vers eux avant de se jeter sur le bretteur, le faisant tomber au sol.
- Pourquoi est-ce que tu n'es pas venu me voir quand tu es passé, hein ? bouda-t-elle.
- Heu... Ely, tu pourrais descendre maintenant ?
-
Ah, oui bien sûr ! assura la dénommée Ely en se
relevant.
Soren les observa tous deux avec étonnement,
visiblement surpris de voir que cette fille, Marquée qu'elle
était, possédait toujours cette joie de vivre propre à
l'enfance. Chose qu'il n'avait plus depuis longtemps d'ailleurs.
- Mais au fait Stefan, qui est-ce ? interrogea l'adolescente en pointant le sage du doigt. C'est un Marqué lui aussi ? Il a l'air triste... Personne ne devrait être triste.
- Ely je te présente Soren, c'est un de mes amis si l'on puis dire et en effet c'est un Marqué. Soren, voici Ely.
- Enchantée de faire votre connaissance ! s'exclama la jeune fille en souriant au stratège.
- Ely, est-ce que ton frère est rentré ? Nous avons quelques questions à lui poser.
L'adolescente fit mine de réfléchir.
- Moui, il doit être dans son bureau je pense. Mais il est de mauvaise humeur. Bien qu'à y bien penser, grand-frère est toujours de mauvaise humeur, acheva-t-elle dans un sourire.
Stefan la remercia avant de tirer Soren par le bras, se rendant tout au fond du couloir. Ils firent ainsi tous deux face à une porte d'acier où figurait un étrange symbole en forme de triangle. Le stratège eût dans l'idée de demander au bretteur ce que ce symbole représentait, mais ce dernier avait déjà frappé. Une voix grave lui répondit, invitant nos deux amis à entrer, ce qu'ils firent.
- Vous voilà enfin."
