Cela faisait déjà deux fois que l'équipe d'aurors appelée par McGonagall interrogeait le garçon. Il avait obtenu qu'ils laissent Morgane tranquille, la pauvre était terrorisée, elle venait juste de voir un homme enlever ses deux grandes sœurs, si en plus elle avait dû subir un interrogatoire...

Le chef d'escadron Douglas lui faisait toujours face, un air contrit sur le visage, tout en prenant des notes sur tout ce qu'il disait.

Douglas : Et vous dites que l'homme en noir, les a appeler les descendantes ?

Evan : Oui, et il semblait soulagée de les voir, comme si c'était elles qu'il cherchait, je suis sûr qu'il venait les prendre elles, mais il comptait partir seulement avec Katelyn je crois...

Douglas : Et comment ce fait-il que votre autre sœur ait été enlevée aussi, si il était partit pour enlever seulement Katelyn ?

Evan : Elle s'est jetée devant l'accio qu'il avait lancer sur ma petite sœur, il voulait l'emmener parce qu'elle l'avait provoqué... Vous allez me poser les mêmes questions encore longtemps ? Je vois pas en quoi vous raconter sa va vous aider à ramener ma famille ! Et ou est ma mère ! Elle devrait déjà être là !

Devant l'énervement du garçon, Douglas décida de le laisser un peu tranquille.

Douglas : Ta mère ne va pas tarder, je te laisse avec l'auror Griffin, à qui tu vas décrire exactement l'homme que tu a vu.

Il hocha la tête lorsque le chef d'escadron partit, remplacer par une jeune femme très jeune, brune aux yeux bleus. Elle sortit un crayon et un calepin de nul part et incita le jeune homme à lui décrire l'homme.

Evan : Il était habillé en noir, de la tête aux pieds, avec de grosse bottes et des gants en cuirs, sa cape semblait être en peau de dragon et il faisait bien 1m90. Sa baguette était en noyer, il avait les cheveux long, bruns et bouclés, ses yeux était bruns mais je ne suis pas sûr de sa, il m'est arriver de les voir rouge, j'ai mis sa sur le compte d'un effet d'optique mais... je ne sais pas...

Tandis qu'il parlait, Griffin dessinait un homme à une allure exceptionnelle et vraiment très ressemblant.

Evan soupira en se prenant la tête dans les mains... Cette situation lui paraissait tellement irréelle. Il avait l'impression que son esprit avait tout inventé... Il aurait préféré !

Dans toute l'histoire il n'avait pas eu le temps de prévenir qui que sa soit, à part sa mère. Il redoutait d'envoyer une chouette à Jordan... Le jeune homme serait dévasté, mais il devait le faire...

Il eu soudain très envie de parler avec Nina, d'évacuer tout sa.

Evan : On a finis ? Je suis très fatigué...

Elle le regarda, pas avec pitié comme tout les autres, et lui souris.

Griffin : Bien sûr, votre mère viens d'arriver.

En effet, Elizabeth débarqua dans la cuisine, sa tenue de combat déchirée par endroit, du sang sur le visage. Elle bouscula le chef d'escadron et étreignit son fils à lui briser les os.

Elizabeth : Oh mon dieu, c'est un cauchemar... D'après la description et le témoignage d'un témoin dans la rue devant la maison, l'homme qui à enlever les filles est Mordrog, le mangemort en fuite...

Evan : J'ai essayé de l'en empêcher maman je te jure... si j'avait pu faire quelque chose j'aurait...

Elizabeth : Chut, doucement mon chéri, tu sais bien que ce n'est pas de ta faute. On va les retrouver avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit d'accord ? Je ne laisserait rien leur arriver... Vas te coucher, tu as besoin de repos tu est blessé, je m'occupe de ta petit sœur.

Il ne se fit pas prier et monta dans sa chambre. Arrivé en haut, il se saisit directement d'une plume et d'un parchemin et écrit une lettre à Jordan, tout en lui interdisant de venir paniquer avec lui chez lui... Juste pour ne pas que son ami l'apprenne dans les journaux...Il allait donner sa lettre à sa chouette mais se ravisa, se rassit et en écrivit une deuxième, pour Nina cette fois. Il donna les deux à l'oiseau qui s'envola aussitôt, comme s'il comprenait la détresse de son maître.

Abattu, il s'affala sur le ventre, face contre son oreiller. Il ne sut pas combien de temps il resta là jusqu'à ce que l'on toque à sa porte.

Evan : J'ai pas envie de manger maman...

Il n'entendit aucun bruit de l'autre côté de la porte. Il se releva légèrement lorsque le bruit persista. Il s'assit sur son lit et s'aperçut que le bruit venait de la fenêtre. Il ouvrit prudemment le rideau et découvrit une jeune fille brune avec de magnifiques yeux verts le scruter avec un air inquiet, perchée sur un balais, une chouette sur l'épaule.

Il s'empressa d'ouvrir la fenêtre et elle rentra dans la chambre d'un bond agile.

Evan : Nina ? Qu'est-ce que tu...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la jeune fille s'engouffra dans ses bras, la tête sur son épaule. Il mis un moment à réagir puis finalement, se laissa aller à pleurer silencieusement. Elle lui caressa le dos pendant de longues minutes jusqu'à ce qu'il se calme un peu, puis s'assit à côté de lui sur son lit.

Evan : Tu n'aurait pas du venir, tes parents vont s'inquiéter...

Nina : Je leur ait dit que je rentrerait dans les prochains jours.

Il allait protester mais elle l'en empêcha, lui disant qu'elle ne le laisserait pas tout seul à remuer ses pensées. Il finit par lâcher un petit sourire face au caractère entêté de son amie.

Evan : Comment tu as convaincu tes parents de te laisser venir ici quelques jours ?

Nina : Oh je leur est promis d'essayer d'intégrer Skye à Poudlard...

Devant le regard interrogateur du jeune homme, elle sourit en rougissant.

Nina : Skye est ma cousine, du côté sorcier de mon père, à cause de sa santé fragile elle a du faire les cours chez elle mais elle rentre à Poudlard à la rentrée.

Il hocha la tête et il continuèrent à parler de tout et de rien, en grande partie pour distraire le garçon.

Lorsque Kat' se réveilla, sa tête lui donnait l'impression qu'un troupeau d'Hyppogriffes venait de la piétiner. Elle voulut essayer de se relever mais remarqua que ses bras était retenu par des chaines accrochées au mur dans son dos. elle détailla l'endroit ou elle se trouvait. Il ressemblait fortement à un cachot, dont les mur et le sol semblait toujours humides. Les grilles semblait solide et de toute façon elle remarqua qu'elle n'avait même pas sa baguette.

Elle sentit qu'elle n'était pas blessée, pourtant du sang coulait de son front jusqu'à la base de sa poitrine et que son côté droit en était imprégné. Elle ne compris pas jusqu'à ce qu'un gémissement lui fasse tourner la tête sur sa droite. Par terre dans un coin sombre, gisait Serah, le bras droit totalement déformé et l'arcade sourcilière explosée. Sa cuisse gauche saignait aussi pas mal et c'est de là que devait venir le sang sur son propre t-shirt.

Elle tenta de l'appeler plusieurs fois, mais la jeune fille semblait inconsciente. L'homme n'avait même pas pris la peine de l'attacher tellement elle était affaiblit.

Elle tira sur ses chaines en vain, tentant d'aider sa sœur. Elle s'immobilisa lorsqu'elle entendit un bruit de porte que l'on ouvre, et des bruit de pas lourd venant de leur côté. Elle réfléchis à peine et se laissa pendre à ses chaines, fermant les yeux et calma sa respiration.

Les bruit de pas s'arrêtèrent en face de la cellule.

? : Alors ce sont elles ?

C'était une voix de femme.

? : C'est exact madame.

Elle reconnut la voix grave et rauque de l'homme qui les avait enlever.

Femme: Bien, vous emmènerez la brune dès son réveil au repaire, de toute façon à son âge on ne transplane pas, on ne risque pas de la perdre.

Homme : Et l'autre ?

Femme : Sa sera la prochaine sur la liste, gardez la moi au frais.

Elle ne put retenir un frisson, heureusement aucune des deux personnes ne sembla le voir.

Les bruit de talon de la femme s'éloignèrent et Kat' n'osa pas bouger, de peur qu'il en reste un devant la cellule. Finalement, il finit par soupirer et tourna les talons. Lorsqu'elle entendit la porte de verrouiller plus loin, elle releva la tête en cherchant un moyen de s'évader à tout prix.

Au prix d'un grand effort, elle réussit à se tortiller et tendre la jambe vers Serah. Elle la secoua un peu avec son pieds, elle n'avait pas d'autre moyens. La rousse grogna et releva enfin un peu la tête.

Lorsque Kat' jugea qu'elle la regardait à peu près, elle lui fit signe de ne pas faire de bruit.

Elle lui parla en chuchotant.

Kat' : Ne parle pas trop, on est retenue par le mec qui nous as enlever, logique tu me diras... Bref, il faut absolument qu'on s'en aille. Je ne sais pas trop de quoi il parlait, mais il veulent nous emmener quelque part. Il faut qu'on s'échappe.

Elle sembla plus réveillée, et se releva un peu, malgré la douleur évidente de sa cuisse.

Serah : Et comment on fait sa ?

Kat' : Tu te rappelle tu portoloin que maman nous avait tous donner un jour ? En nous disant que si jamais il y avait un problème, il nous transporterait jusqu'à elle ?

Serah : Oui mais... Je ne l'ai pas sur moi !

Kat' lui indiqua une petite poche sur l'étui de sa baguette, au niveau de la cuisse, savamment caché dans le renfoncement du cuir.

Kat': Le mien est là, je ne m'en sépare jamais.

Serah tenta un regard admiratif mais échoua lamentablement.

Kat' : Si tu arrives à atteindre ma poche, et à l'activer quand on l'aura toucher toute les deux, on pourra se téléporter jusqu'à maman. Et avant, je vais tenter un accio baguette, il faut qu'on les récupère...

Serah hocha la tête et se mis au travail. A peine deux mètres séparait les deux jeunes filles mais il semblait qu'elle n'avait jamais été aussi loin l'une de l'autre. Le bras droit de Serah était inutilisable car ses os avait disparus. Sa cuisse gauche souffrait beaucoup mais aucun os ne semblait touché. Elle s'appuya avec son bras gauche et réussit à se mettre à genoux sur sa jambe droite. En s'aidant du mur, elle réussit à s'approcher suffisamment de sa sœur pour la toucher.

Elle s'affala sur le sol et tendit sa main valide vers l'étui à baguette de Kat'. Elle ouvrit la pression et fouilla difficilement à l'intérieur. Finalement, elle en ressortit avec une pièce grosse comme 2€, gravé de termes latin et de feuille de lierre.

Kat' murmura une formule et avec la magie sans baguette, effectua un accio remarquable, faisant voler leur baguette posée sur la table devant les cellules. Une fois leurs précieux biens récupérés, Serah se tourna vers sa sœur.

Serah : Prête ?

Kat' posa ses doigts dessus.

Kat' : Prête si tu est prête.

Une lumière très vive se rependit dans la pièce tandis qu'un cri de rage s'élevait non loin de là.

Elizabeth courait dans tout les sens au bureau des aurors, distribuant des ordres à tout bout de champs. Personne n'osait rien dire face à la détresse de la femme. Le chef du bureau des aurors, Harry Potter, s'avança vers elle et l'attrapa par les épaules, la forçant à se calmer.

Harry : Calme toi Liz', t'agiter n'arrangera rien du tout à leur situation ! Il faut que tu réfléchisse calmement à une solution.

Elle respira un grand coup, le regard perdu.

Harry : Je reconnait que je serait dans le même état si il s'agissait de mes enfants, mais on fait tout ce que l'on peux, alors ne panique pas.

Au moment ou il finissait sa phrase, un flash de lumière se propagea autour d'eux, faisant brandir leur baguettes à tout les aurors.

Deux ombres s'écrasèrent au sol, dans un concert de cri de douleur. L'une d'elle se releva, les mains en évidence.

Elizabeth : Katelyn !

Kat' : Maman !

Elle se jeta dans ses bras. Les autres aurors s'avancèrent vers Serah, mal en point par terre.

Harry : Rappelez tout les aurors, les deux petites sont là. Griffin, amenez celle-ci à St Mangouste, et dites à Ginny que c'est moi qui l'envoie.

Elizabeth : Serah que s'est-il passer ?

Griffin : Je m'en occupe Elizabeth, ne vous inquiétez pas, je vous tiens au courant dès que j'en sais plus.

Elle pris la main de Serah et transplana dans un pop discret.

Elizabeth ne lâchait pas Kat' d'un seul centimètre.

Elizabeth : Mon dieu j'ai eu si peur...

Kat' s'autorisa à pleurer de soulagement.

Harry : Rentrez chez vous, vous ferez votre rapport plus tard.

Elle le remercia et transplana avec sa fille dans ses bras.

Lorsque Evan entendit le bruit d'un transplanage dans le salon, il se leva précipitamment de son matelas, réveillant Nina qui dormait sur son lit.

Nina : Un problème ?

Evan : J'ai entendu un bruit.

Elle se leva et sortit sa baguette. Il la suivit et ils sortirent discrètement de la chambre. Il passèrent devant la chambre de Morgane et vérifièrent qu'il n'y ait aucun problème. Ils descendirent ensuite les escaliers, aux aguets, jusqu'à ce qu'Evan reconnaisse la voix de sa mère.

Evan : Maman ?

Elizabeth passa sa tête pour regarder les escaliers et trouva son fils et une fille brune dans l'escalier, la regardant avec curiosité.

Elizabeth : Oh je croyait que tu dormait. Et tu doit être...

Nina : Nina Finnigan madame, enchantée.

Elizabeth : Oh ? La fameuse Nina ? Appelle moi Elizabeth.

Evan rougit furieusement tandis que Nina rigola nerveusement.

Kat' : Maman tu les gêne...

Elle apparut derrière sa mère, le sourire aux lèvres, un pansement au dessus de l'œil gauche.

Evan n'eut pas le temps de comprendre que Nina sauta dans les bras de son amie.

Nina : Oh mon dieu tu vas bien ?!

Kat' : Oui, c'est juste une blessure superficielle.

Elle fit ensuite un câlin à son frère, qui soupira de soulagement.

Evan : J'ai eu tellement peur, je suis vraiment désolé j'aurait du vous sauver...

Kat' : Arrête Evan; dit pas n'importe quoi, on est plus forte que toi !

Nina : Attend, ou est Serah ?

Elizabeth : St Mangouste, elle était un peu plus blessée à la cuisse et au bras. Griffin devrait me tenir au courant dans la soirée. Mais elle va s'en tirer.

Evan hocha la tête et partit en direction de la cuisine.

Evan : Je suis tellement soulagé... Ne bougez pas je prépare à manger !

Kat' : Dit donc frérot, je viens d'échapper à la mort, tu pourrait éviter de vouloir m'achever ?

Elle partit en courant devant le regard noir de son frère, tandis que Nina et Elizabeth rigolait.

Kat' monta à l'étage réveiller Morgane qui la serra tellement fort dans ses bras malgré sa petite taille.

Elles descendirent lorsque Evan appela à table.

Tout le monde mangea en bas, parlant de tout et de rien, soulager d'avoir retrouver tout le monde sain et sauf.

Plus tard, Elizabeth reçut un message de Griffin, disant que la jeune fille allait bien, et pourrait sortir dans les prochains jours.