Me revoilà ! Non ne me frappez pas !
Je suis vraiment désolé pour cet énorme temps d'attente :(:( A vrai dire je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire pendant les vacances et je me suis laissée un peu surprendre par le rythme du lycée je l'avoue.
Et c'est pour cette dernière raison que je ne peux plus vous promettre une publication régulière. Pas que je n'aime pas cette fic hein, je ne compte pas m'arrêter de si tôt ! Mais seulement les études avant tout hélas...
Je remercie de nouveau Lawnon pour ses supers corrections et suggestions, ainsi que tous ceux qui laissent des reviews ça m'aide vraiment merci !
Et comme vous avez déjà trop attendu je m'arrête là : voilà la suite !
Les jardins royaux étaient un des rares endroits épargnés par la terrible attaque qui s'était abattue sur le palais. La dévastation qui imprégnait le gigantesque édifice d'or ne rendait que plus attirante la beauté des jardins, et de nombreux asgardiens venaient se réfugier dans ces lieux paisibles pour tenter d'échapper à la peine et l'horreur créées par l'invasion des elfes noirs.
Ainsi, lorsque les souverains arrivèrent dans ce paradis végétal, ils furent quelque peu étonnés par l'incroyable nombre de personnes s'y trouvant. Mais malgré la foule qui s'était rassemblée là, les jardins étaient toujours aussi calmes et le silence qui y régnait était aussi reposant qu'attristant.
Certains discutaient à voix basse, tentant de se rassurer entre eux et de consoler ceux qui n'arrivaient plus à retenir leurs larmes. D'autres marchaient seuls, tentant d'oublier l'horreur qu'ils avaient vécue il y avait de cela quelques jours, s'arrêtant quelques fois pour admirer une fleur ou un arbre mais sans jamais réussir à les regarder vraiment, l'esprit toujours accaparé par la terreur qui les habitait sans relâche depuis l'attaque. Un grand nombre était simplement assis seuls, sur des bancs ou à même le sol, les yeux perdus dans le vide, murmurant pour certains des paroles qu'eux seuls pouvaient entendre mais que chacun devinait comme étant destinées aux proches perdus.
Mais le plus affectant dans cette atmosphère de misère, c'était le silence des enfants. Aucun ne jouait, aucun ne courait, aucun ne riait, aucun ne parlait… Tous étaient recroquevillés dans les bras de leurs parents, immobiles, si ce n'était leurs sanglots qui parfois faisaient tressauter leurs petites épaules et trembler leurs corps prostrés. Certains levaient parfois le regard, mais on ne pouvait discerner dans leurs pupilles aucune trace de joie ou d'excitation. Ils n'avaient que le regard de ceux qui ont déjà trop vécu, les yeux vides, privés de tout espoir et de gaieté. Plus de bonheur, plus d'enchantement, plus de rire…Seulement l'horreur. L'horreur et la peur. Partout.
Devant ce terrible spectacle, Frigga ne put empêcher un hoquet d'horreur de lui échapper. Ses yeux se remplirent de larmes et sa respiration s'accéléra. Odin le remarqua et la prit doucement par les épaules. Il se maudit intérieurement de ne pas y avoir songé plus tôt. Il avait déjà vu, lui, la destruction et le chagrin qui s'étaient emparés d'Asgard et de ses habitants. Mais ce début de journée si agréable avec sa reine lui avait pendant quelques heures fait oublier l'horreur dans laquelle le royaume vivait et il n'avait pas songé à l'impact que cela pourrait avoir sur sa si douce épouse qui n'avait vu qu'une petite partie des massacres perpétrés lors de l'attaque des elfes noirs.
Doucement, sans la brusquer, il conduisit Frigga dont les épaules étaient secouées par les sanglots loin de cette vision si désolante. Odin était navré de son état, mais connaissait le seul endroit qui pouvait chasser les idées noires qui l'avait envahie.
Prenant sa main avec attention, il bifurqua sur la droite, s'éloignant des principaux jardins pour se diriger vers un endroit plus reculé et plus calme du palais. Frigga se laissa faire sans rien dire, les images qu'elle venait de voir et celles de l'attaque tournant en boucle dans sa tête dans un tourbillon d'horreur et de terreur, faisant couler ses larmes. Elle ne voyait plus que ces terribles souvenirs et seule la main de son mari entourant la sienne la rattachait encore au présent.
Soudain, Odin s'arrêta et se retourna vers sa reine, désolé de voir son si beau visage souillé par les larmes. Il s'empressa de les essuyer d'une main calleuse mais douce, en profitant pour caresser la joue de son aimée et la ramener lentement à la réalité. Frigga cligna des yeux plusieurs fois, sortant de ses souvenirs, elle regarda son époux avec perplexité. Celui-ci sourit et lui reprit la main pour la faire avancer de quelques pas.
A l'instant où ses souliers crissèrent sur les graviers, un sourire étira les lèvres de la reine et ses yeux retrouvèrent quelque peu la lueur de joie qui les habitait auparavant devant le magnifique spectacle qui s'offrait à elle.
Le couple royal était arrivé dans l'un des endroits les plus reculés des jardins de la reine, et certainement le plus beau. Une rivière coulait doucement entre les arbres et les fleurs étaient toutes plus colorées les unes que les autres. Plantations et fleurs sauvages cohabitaient en parfaite harmonie, donnant au lieu un aspect aussi naturel qu'ordonné surprenant à voir. Ce mélange n'était pas le seul à embellir l'endroit car les fleurs exotiques aux couleurs étonnantes se joignaient aux plantes originaires d'Asgard, créant un amalgame de teintes et d'odeurs aussi époustouflantes qu'agréables à la vue et l'odorat. L'organisation même de ce coin de paradis était incroyable, seul un fin sentier de graviers aux couleurs claires permettait de se déplacer et un petit pont joliment sculpté surplombait le mince court d'eau. Les herbes étaient folles par endroit et des lianes pendaient d'arbres de provenance étrangère. Mais malgré l'apparent désordre qui régnait en ces lieux, nul ne pouvait nier la beauté et le calme qui s'en dégageait, faisait de cette partie des jardins un havre de paix et le lieu préféré de Frigga dans l'immense château d'or. Cette partie des jardins était d'ailleurs réservée à la famille royale et les jardiniers ayant bien d'autres préoccupations suite à l'invasion, les souverains étaient assurés d'être tranquilles pour le reste de la journée.
Souriant de plus belle à l'idée de pouvoir rester seule avec son époux elle se détourna de sa contemplation et vient déposer un chaste baiser sur ses lèvres.
- Merci Odin, murmura-t-elle en se serrant contre son torse.
- Non, merci à vous, ma reine, répondit-il en enroulant ses bras autour des hanches de son aimée pour la serrer contre lui d'une manière protectrice.
- Pourquoi cela ? Questionna Frigga en se reculant juste suffisamment pour pouvoir regarder son mari dans les yeux.
- Pour tout, mon amour, pour tout… Pour votre présence, pour votre soutien, pour votre compréhension envers le vieux roi grognon que je suis, pour votre amour surtout, et tant d'autres choses encore…
La reine rougit quelque peu devant les aveux d'Odin puis rapprocha son visage du sien pour venir l'embrasser passionnément. Celui-ci répondit ardemment au baiser en la serrant encore plus fort contre lui. Après un long moment, ils mirent fin à ce merveilleux baiser et se regardèrent amoureusement, refusant toujours de se séparer.
- Et bien, mon cher roi grognon, dit la reine avec une pointe d'amusement dans la voix, que diriez-vous de profiter de la beauté des jardins tant que l'astre solaire nous fait encore don de sa lumière.
- A cela je réponds, ma magnifique reine, que vous avez un don exquis pour tourner les phrases et que devant une si belle demande je ne peux qu'accepter.
Frigga sourit alors qu'Odin lui offrait son bras qu'elle accepta avec joie. Elle l'aimait tellement lorsqu'il était ainsi, doux, prévenant, et même romantique avec elle sans ses devoirs royaux pesant sur ses épaules. Un léger rire échappa à Frigga lorsqu'elle imagina quelle serait la réaction des hauts membres du conseil s'il voyait son époux ainsi, métamorphosé en un gros nounours en peluche tout doux et affectueux.
Intrigué par ce soudain amusement sur le visage de sa femme, Odin lui lança un regard interrogateur auquel elle répondit par un sourire espiègle.
- Puis-je connaître la raison de ce rire, Frigga, s'enquit le roi, ou tenez-vous tant à me cacher vos pensées qui ont pourtant l'air très divertissantes ?
- Je n'y tiens pas Odin, mais je crains votre réaction en apprenant la source de ma gaieté déclara la magicienne avec un sourire malicieux qui emplit d'un doute son mari.
- La cause de votre hilarité serait-elle liée à une quelconque nouvelle moquerie sur ma personne mon amour ? demanda-t-il en levant un sourcil interrogateur.
- Je n'oserais jamais mon roi ! s'exclama Frigga en riant de nouveau et en se dégageant des bras de son époux pour se mettre à courir dans les jardins.
D'abord surpris, Odin rejoint bien vite sa femme dans ses rires et entra dans son jeu en se mettant à lui courir après. Comme il aimait la voir ainsi, belle et insouciante, mais ces moments étaient hélas trop rare à cause du poids de la royauté qui pesait sur leurs épaules. Cependant, aujourd'hui, tout cela ne comptait plus. Odin passait simplement une journée avec la femme qu'il aimait. Aujourd'hui, il n'y avait plus de roi ni de reine, plus de devoirs ni de réponses à donner, il y avait seulement eux. Et si pour voir Frigga sourire et rire ainsi il devait briser le mythe du roi sévère et inflexible, et bien ainsi soit-il !
Merci de m'avoir lu et à bientôt !... Enfin j'espère !
