Bonne lecture :)
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Chapitre 8 [Partie 2] : Années mortes
Edward
Aujourd'hui était un jour spécial, mon anniversaire. J'avais 18 ans ; mais je ne me sentais pas grandi pour autant (1). Mais j'étais sur d'avoir mûrit un bon coup. Je ne pleurais ni m'énervais plus pour un rien ; j'étais devenu plus calme et plus réfléchi.
Pour réfléchir, on peut dire que j'avais réfléchi. A propos de quoi ? A propos de la vie, du bonheur qu'on a et le fait de ne pas s'en rendre compte, à propos des gens qui se plaignent de la vie, mais qui ne savent pas à quel point ils sont heureux et ont de la chance. Moi, on ne peut pas dire que j'avais eu de la chance.
Je descendais d'un pas rapide et joyeux les escaliers de la maison de Pinako et sentis une bonne odeur envahir mes narines. Rien ne sentait aussi bon que du gâteau au chocolat, mais aujourd'hui c'était spécial : du gâteau d'anniversaire, le mien.
- Bonjour Ed, bien dormi ?, m'accueillis gentiment mamie
- Oui, très bien., répondis-je en toute sincérité
- Alors, ça te fais quoi d'avoir un an de plus ?
- Ben , franchement rien. Je me sens pas plus grand (Pinako ri), mais je crois avoir mûri.
- Oui, exactement. Tu es bien plus sage et plus calme qu'avant.
- Alphonse et Winry ne sont pas encore levés ?, demandais-je
- Non, tu les connais. Depuis qu'ils dorment ensemble, c'est grasse mat' presque tous les jours., ri-t-elle
- On se demande ce qu'ils font., ajoutais-je farouchement
- Ed ! Voyons ; encore un point sur lequel tu as changé...
Je rougis, détournais la tête et ne répondais rien. Effectivement, quelques années plus tôt, je ne me serai pas permis une réflexion pareille, même pas avec mon frère. Je dirais même, moins de trois ans auparavant, je ne me serai pas permis. Roy y était certainement pour quelque chose ...
En attendant que les autres se lèvent, je rêvassais, les coudes sur la table, me tenant la tête d'un air franchement pas conscient.
Je repensais à toute cette colère et cette rancœur dont j'avais fais preuve ces deux années ; j'étais en colère contre tout le monde, j'en voulais à tout le monde. Même à Roy. Pourquoi ? Parce qu'il ne m'avais rien expliquer, parce que j'avais eu l'impression qu'il m'évitait, comme si il avait eu quelque chose à se reprocher. J'en voulais aussi à Aki-chan. Mon intuition me disait que c'était peut-être elle qui m'avait violé en fin de compte, même si je ne vois pas Aki-chan faire une chose pareille. Mais Roy aussi, je ne le vois pas me faire ça. J'en voulais également aux juges qui avaient déclarés Roy coupable ; l'était-il vraiment ?
Mais même si il l'était, je l'aimais plus que tout, et rien ne pouvait y faire.
- Bon anniversaire frangin !, m'interpella une voix joyeuse, encore un peu dans le coton
- Salut Al ! Merci.
- Bon anniversaire Ed !!, cria Winry, faisant sursauter tout le monde
- Merci Winry.
Pinako me souhaita à son tour un bon anniversaire, elle ne le faisait que en présence de tous les 'invités' et au moment d'offrir les cadeaux. Winry, comme tous les ans, m'offrit un nouvel auto-mail (encore plus sophistiqué d'après elle, mais moi la seule différence que je voyais avec l'ancien c'est qu'il avait l'air neuf). Pinako et Alphonse m'offrirent des livres sur l'alchimie. Mais mon petit frère m'avait réservé une surprise de taille. Il me tendit un lettre soigneusement fermée, mais je voyais qu'elle avait été ouverte puis refermée. Comme si elle avait été contrôlée avant l'envoi. Je la prit et reconnu immédiatement l'écriture.
A ce moment, quelqu'un sonna à la porte, interrompant cet matinée spéciale.
- Nous voudrions parler à Monsieur Edward Elric. Est-il présent ?, demanda une voix grave suivie d'une autre
- C'est urgent.
- Oui, c'est moi., dis-je une fois arrivés à la porte, passant devant mamie Pinako
- Vous êtes convoqué à Central. Immédiatement.
- Puis-je savoir pourquoi ?
- Cela concerne l'affaire de votre agression.
- Bien., soupirais-je., Je vais chercher mes affaires et je vous rejoins.
J'appuyais ma tête contre la vitre froide, regardant les paysages défiler.
Je retrouvais encore une fois l'ennui prodigieux que me procurais les voyages en train, seul, sans mon frère. Enfin, je n'étais pas seul, mais pas très bien accompagné, pensais-je en relevant la tête. Les deux militaires étaient assis en face de moi.
- Je peux savoir pourquoi exactement je dois venir ?, grognais-je
- Nous avons découvert quelque chose, mais ce n'est pas encore sûr.
Je ne demandais rien d'autre, sachant pertinemment que je n'obtiendrais que des réponses vagues.
- Ne vous inquiétez pas, tout vous sera expliqué.
Petit à petit, la fatigue me regagnait.
Sortis du train, je retrouvais après près de deux ans, l'agitation de Central.
Les gens, allant et venant pour je ne sais quelle raison, les enfants courant dans les rues, pendant que leurs parents marchaient tranquillement loin derrière eux. Absolument rien n'avait changé depuis que j'étais parti.
Alors que je suivais les deux militaires à pied, je m'arrêtais, m'agrippant à un poteau, sentant mes forces m'abandonner au fur et à mesure que d'angoissantes secondes passaient.
Et merde ...
C''est vraiment pas le moment, là !
Je suis très mal !!
- Asseyez-vous ici, je vous prie., demanda un homme assis derrière son bureau.
Je m'exécutais et regardais les deux militaires sortir du bureau de ce médecin de l'hôpital dans lequel il m'avaient conduis.
- Je me présente. Je suis le professeur Nisan(2).
- Oui, je vous connais, vous êtes plutôt réputé comme médecin. Mais ...
- Pourquoi êtes-vous ici ? Pourquoi m'a-t-on apporté votre cas c'est cela que vous voulez savoir ?
- Oui.
- Eh bien, avant de vous répondre, je voudrais savoir ; n'êtes-vous pas malade en ce moment ?
- Un peu, mais ce n'est rien., répondis-je avec un sourire forcé, mais, difficile de mentir sur ce genre de chose à un médecin aussi doué
- Je voudrais vous examiner, si vous le permettez ?, demanda-t-il soudain
Je tressaillit, mais obéis, ne pouvant plus rien faire pour échapper à ce que je redoutais. Je m'assis sur sa table d'occultation, retirais ma veste, et attendis. Mais, au lieu de me demander quoi que ce soit, il me regarda tandis que les larmes me montaient aux yeux, et que je baissais la tête. Il me demanda de retirer ma chemise, ce que je fis, les mains tremblantes, découvrant mon bras de chair où trônaient quelques taches violacées.
- C'est bien ce que je pensais., murmura-t-il en prenant une seringue
Il me préleva du sang, le mit dans un petit flacon qu'il alla donner à son assistante qui se trouvait dans la pièce à côté et revint.
- Cette jeune fille, Aki-chan, a été retrouvée morte il y a une semaine.
Je ne répondit rien, je savais ce qu'il allait dire.
- Morte du sida, et vous l'avez aussi., ajouta-t-il d'une voix pleine de regrets
Je continuais à pleurer en silence, en remettant ma chemise, cherchant à tout prix à cacher ce que je cachais à tout le monde depuis bientôt deux ans. J'avais le sida, je le savais pertinemment, mais la honte m'empêchais d'en parler. Mais pas seulement la honte, je savais aussi que j'étais condamné, que ma vie était sans issue, que de toute façon je ne vivrai pas.
- Pourquoi n'avoir rien dit ?, demanda le professeur
- J'avais honte et peur de faire de la peine au autres si ils découvraient que je n'est qu'une faible espérance de vie.(3)
- Oui ; mon assistante va analyser votre sang et nous allons voir combien de temps il vous reste. Le tribunal a pris connaissance de cela, et je vais leur envoyer une lettre leur expliquant que vous êtes atteint.
- D'accord.
- Votre ami, monsieur Mustang ; il n'a pas le sida ?
- Non, je ne crois pas., soufflais-je
J'étais tellement heureux de savoir que Roy allait être libéré, mais je ne savais comment j'allais lui annoncer, car j'étais sûr que ce serais à moi de le faire.
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HAHA x) Le retour de la sadique, heiin ? Mais vous en faîtes pas, j'aime quand ça finit bien. Alors pourquoi m'embarquer dans une histoire qui a 99.9 chances sur 100 de finir mal ? Je ne sais pas, c'est la seule idée que j'ai trouvée.
Voici les réponses aux reviews :
Eveu : Je sais c'est triste mais c'est comme ça...Alors ça t'as plu ? Mais bon toi tu savais que Ed avais le sida x)
Ayu : Merci. Et oui, havoc est gentil, mais c'est pas nouveau non ?
Matsuyama : Oui c'est long, mais cette semain j'ai eu le brevet blanc ! Promis, samedi prochain (dans une semaine exactement) vous aurez le chapitre 9 3 ou avant si je le décide et si ma livebox (qui passe le plus clair son temps à planter) me le permet ... _ _ " Sinon pour toutes tes questions, bah les réponses sont dans le texte, mais si tu n'as pas compris je veux bien t'expliquer
Sabine02 : Tu as la flemme de te connecter ? c'est pas bien ça xD Bon, ça m'arrive aussi ... Sinon merci pour tes reviews et merci de me lire. Bon courage pour tes fics ! (même si je ne laisse pas de reviews, je les lis :DD)
A la prochaine les gens :)
(1) Ed : tu aurais pu t'abstenir de faire cette réflexion ! Auteur : Oui, mais je ne l'ai pas fait ! *BAFF*
(2) Cet homme existe vraiment. Il s'occupe du service de néo-natologie de l'hôpital de Poissy (78). Mes parents et moi lui devont ma vie, alors j'énnonce son nom plutôt qu'un autre :)
(3) Vu que l'histoire se passe en ... 1916 à l'heure ou Ed parle, il n'y a pas de traitement pour le sida ... (il n'est même pas sensé avoir de sida mais bon ...)
