Coucouuuuu ! L'attente a pas été trop longue ?

ça fait un mois, Ka-Al !

Qu'est-ce que tu racontes, Vérité ? J'ai pas posté depuis le SLG 91 !

ça fait un mois !

Oh merde...bon, après cette intro de merde, voici mes explications : Déjà, j'avais mon TPE à faire, donc c'est de la méga excuse ! Ensuite, pendant mon temps libre, j'ai dû m'occuper d'un chaton en manque de câlins qui se reconnaîtra XD

Mais me revoilà ! Et surtout, pendant mon absence, j'ai décidé de mettre sur pied un projet qui me tient à coeur depuis longtemps, et qui a un rapport avec SLG ! Quoi me direz-vous ? Vous n'en saurez rien, petits filous ! Mais pour les courageux, sachez que j'en avais parlez sur mon Twitter, il y a loooooooooongtemps !

Mais maintenant, reviews anonyyyyyymes o/

nyxox : pour moi, c'était obligée que ce soit une femme :3

Twix : Et bien cette Deria-là est une fieffée salope aussi, mais pas avec de bonnes intentions XD

Smily : Ben...raté, j'ai pris mon temps XD

la patronne : Ben...si Je les lirai, un jour, peut-être XD

Powa : Ouiiiiiii, câlin !...et main au cul ! Perverse power !

CaptainObscur : Wouah...on se calme, voilà la suite XD Et ensuite, très honorée de te faire hurler comme ça XD Et très contente de te faire prendre ton pied comme ça, gamine B-)

Soofie : Une bad end bien triste...c'est une idée XD Oui, merciiii !

MadokaaChan : Voilà la suite ! o/

Enjoy o/


Deria était assise confortablement dans le fauteuil noir, tel un félin. En la détaillant, le Geek se sentit de plus en plus troublé. Car outre la peur et la haine que lui inspirait la prostituée, il sentit du désir s'immisçait en lui.

Le gamer connaissait parfaitement l'aura attirante qui émanait du Patron, et avait toujours cru que c'était parce que Mathieu l'avait créé ainsi, mais maintenant, il comprenait que ça venait de la jeune femme.

Ses cheveux étaient une cascade d'ondulations s'arrêtant peu avant ses épaules, dont les mèches étaient d'un délicat blond cendré. Sa bouche était petite et rouge, comme composée de deux pétales de roses, mais déformée par un rictus carnassier qui laissait entrevoir un sourire éclatant comme une lame de couteau. Ses yeux, ourlés d'épaisses couches de crayon et de mascara, possédaient des iris d'un bleu roi profond, comme une mer d'apparence inoffensive avant la tempête meurtrière. Sa silhouette était frêle et fine, emprisonnée dans un corset couleur aile de corbeau.

Objectivement, elle n'était ni plus belle, ni mieux foutue que toutes les catins qu'avait vu le nerd. Mais toute sa personne dégageait une prestance envoûtante qui donnait envie de se vautrer dans la luxure avec elle.

Le no-life se mordit l'intérieur des joues. Ce n'était pas le moment d'avoir envie de tirer son coup ! Surtout avec celle qui en voulait à sa vie et à celles de ses proches ! Il fut tiré de ses pensées par la voix de son ennemie :

- On va pas traîner, vu qu'on sait tous les deux pourquoi on est là. Ta vie ou la leurs ?

L'adolescent eu du mal à se concentrer sur ces paroles, à cause de l'effet que lui provoquait la voix de la tueuse. C'était une voix sensuelle et douce. Contrairement à la voix du criminel, qui vous provoquait des frissons de plaisir et de peur, comme si on vous traçait des lignes sur votre dos du bout des ongles, celle de Deria vous donnait l'impression d'être recouvert de miel épais et chaud.

Mais les mots qu'elle avait prononcés glacèrent le plus jeune. Il savait qu'il n'avait qu'un seul choix. Se sacrifier. Il le savait, mais il n'arrivait pas à prononcer son arrêt de mort. Il restait planté là, immobile, attendant.

Quoi ? N'importe quoi. Que la prostituée lui tire une balle dans la tête, que le Patron débarque et les sauve…tout mais pas ça. Pas ce choix si simple mais si inhumain. Car quoi de plus inhumain que de mettre soi-même fin à la vie qu'on s'est donné tant de mal à vivre jusque là. Mais quoi de plus inhumain également que de provoquer la mort de ses proches, qui nous ont aidés à vivre, juste pour se sauver soi-même.

Ta vie ou la leurs ? Une question facile, mais une réponse impossible.

La jeune femme coupa court à ses réflexions.

- En fait, c'est encore plus simple que ça. Soit tu les tues, et tu redeviens mon élève, soit je vous tue tous, sans exception.

Le Geek se figea. Imperturbable, la catin continua :

- Si je t'ai proposé ta vie contre la leurs, c'était pour t'attirer. Tu as vraiment cru que j'allais les laisser en vie ? Tu es tombé encore plus bas que je ne le pensais.

Le gamer sentit la peur envahir ses veines. ça ne devait pas se passer comme ça ! Ils devaient vivre ! Même s'il devait en crever dans d'atroces souffrances ! Alors il avança d'un pas et se redressa, et tentant de contrôler ses émotions pour utiliser la voix calme et rauque du pervers, se mit à parler.

- Laisse-les en dehors de ça, Deria. Ils n'ont rien à voir avec notre affaire. Tu m'en veux pour ce qui s'est passé lors de la transaction, alors tue-moi. Mais laisses-les en vie.

Il se crispa, attendant la mort qui allait s'ensuivre de sa tirade, le ventre crispé de peur, les yeux fermés mais l'esprit apaisé. C'était mieux ainsi. Lui mort et eux vivants. Il ne pouvait en être autrement.

- Tu vas arrêter de te foutre de ma gueule, gamin.

Le nerd rouvrit les yeux. Son ennemie avait les traits déformés par l'agacement et la colère. Elle se mit à tapoter ses longs ongles couverts de vernis bordeaux sur l'imposant bureau, tout en continuant de sa voix énervée :

- Ils ont tout à voir avec ce qui se passe. C'est à cause d'eux que tu es devenu si faible. Ils ont foutu en l'air toute mon éducation.

Le no-life la fixait, ne comprenant rien, chose qu'elle remarqua rapidement, lui faisant pousser un soupir.

- Gamin, tu me déçois…je suis donc obligée de tout t'expliquer d ? Je pensais pourtant que tu avais compris quand je t'ai appelé, il y a une semaine pour te dire : «Je suis en vie, et tu m'as déçu. ». Je croyais que c'était suffisamment clair comme message.

L'adolescent ne répondit pas. Son esprit était plus embrouillé que jamais. Elle lui en voulait de ne pas l'avoir sauvé lors de la transaction, oui ou non ? Et qu'avait avoir Mathieu et les autres dans cette histoire ?

La tueuse abattit son poing sur la table, le faisant sursauter, et elle se lança dans ses explications :

- Je t'ai appris à ne jamais avoir de sentiments. Et je pensais que tu l'avais compris quand je t'ai gueulé de me laisser crever pour ramener le fric et que tu m'as obéi. J'ai cru que je pourrai te laisser gérer les affaires pendant que j'en créerais des nouvelles, avec une autre identité. Car tu croyais vraiment que j'allais mourir pour deux balles dans le ventre ? Abruti ! J'ai survécu, mais je voulais me refaire une réputation. Être la plus dangereuse criminelle du monde, c'est bien, mais l'être deux fois, c'est mieux. Et je comptais sur toi pour t'occuper de ce que j'avais déjà construit. Donc je ne t'ai plus donné de nouvelles, afin que tu te concentres sur ton boulot.

Mais tout ce que tu as trouvé à faire, gamin, c'est de dépenser le fric du bordel en matériel de sécurité pour ta petite famille et de perdre du temps à vivre avec eux plutôt que de te donner à fond dans ton commerce.

Donc voilà ce qui va se passer. Soit tu les tues, et tu me prouves que tu es toujours celui que tu étais, l'être noir que j'ai forgé de mes mains, soit tu en es incapable, et je serais obligée de me débarrasser de toi et de tes petits camarades.

Le Geek mit trois respirations avant de répondre.

Une respiration pour comprendre enfin les événements dans leur globalité.

Une respiration pour sentir sa colère envers Deria l'envahir.

Une respiration pour savoir ce que dirait le Patron à sa place.

- Tu dis que je suis faible car je protège mes semblables. Mais en quoi est-ce de la faiblesse ? Je ne fais que m'assurer une défense. Car en cas de besoin, j'ai avec moi des alliés fidèles. Je suis comme le dictateur qui protège ses soldats pour gagner une guerre. Je suis comme le loup qui protège sa meute pour régner sur la forêt. Je suis comme toi qui m'avais protégé pour mieux m'utiliser. Alors qui de nous deux est le faible ?

La prostituée le regarda quelques instants, avant d'éclater de rire. Pour le gamer, ce son était peut-être cristallin comme des clochettes, mais il avait un mauvais pressentiment, comme s'il annonçait la fin.

Se calmant peu à peu, la jeune femme finit par regarder son interlocuteur, et avec un sourire malsain et inquiétant, lâcha :

- Tu parles exactement comme lui. Il t'a bien formé…ou du moins, en partie.

Et sans laisser le temps au nerd de comprendre le sens de ces phrases, elle attrapa une télécommande sur le bureau et appuya sur un bouton, allumant l'écran géant à la gauche du no-life. Ce dernier se tourna pour voir l'image, et en resta figé.

« Non… ».

Un costard en lambeau.

« Non ! ».

Un torse en sang.

« Non ! Non ! Non ! ».

Des lunettes de soleil cassées.

« NON ! ».

La voix de Deria, sonnant comme le glas de l'existence des Sommet.

- Patron, dis bonjour à ton précieux protégé.


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